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    <title>Reflets d'actualité</title>
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    <description>L'actualité de la semaine vue sous un regard chrétien</description>
    <pubDate>Mon, 06 Apr 2026 08:19:34 +0000</pubDate>
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      <title>S’informer… ou se former ? | Reflet d’actualité 2026-13</title>
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      <description>Chaque année, elle passe presque inaperçue… et pourtant, elle concerne directement notre manière de voir le monde : la semaine de la Presse et des Médias dans l’École revient pour sa 37e édition. Son objectif est simple : apprendre aux jeunes à décrypter l’information, à comprendre les médias, à faire la différence entre un fait, une opinion, une rumeur. Autrement dit… apprendre à s’informer.
Et c’est sans doute plus crucial aujourd’hui que jamais. Parce que nous vivons dans un monde où l’information est partout, en continu, instantanée et brute. Mais une information abondante… n’est pas forcément une information fiable. Aujourd’hui, chacun peut produire du contenu, commenter, partager, influencer. Et très souvent, sans filtre, sans recul, sans vérification.Le résultat : les fake news circulent plus vite que les faits, les opinions prennent la place de la vérité, et l’émotion remplace parfois la réflexion. Alors on apprend aux jeunes à vérifier leurs sources, à croiser les informations et à développer leur esprit critique. Et c’est une excellente chose !
Mais au fond, une question demeure : savoir s’informer… est-ce suffisant pour bien comprendre le monde ? Parce que derrière l’information, il y a toujours une interprétation, un angle et même une vision. Deux personnes peuvent recevoir la même information… et en tirer des conclusions totalement opposées.
Pourquoi ? Parce que nous ne regardons jamais le monde de manière neutre. Nous regardons le monde à travers ce que nous croyons déjà. Alors la vraie question n’est peut-être pas seulement « est-ce que cette information est vraie ?” mais aussi “À partir de quoi je lacomprends ?”
Dans la Bible, il est écrit :“Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres.” (Jean 8,32)Une parole intéressante et forte. Parce qu’elle ne parle pas simplement d’information… mais de vérité. Et la différence est essentielle. L’information éclaire un fait. La vérité éclaire le sens. L’information nous dit ce qui se passe. La vérité nous aide à comprendre pourquoi… et surtout comment nous positionner.
Alors oui, il est indispensable d’apprendre à s’informer. Mais peut-être est-il encore plus essentiel d’apprendre à se former intérieurement. Former son discernement, son regard et même sa conscience. Parce que dans un monde saturé d’informations, le vrai enjeu n’est plus seulement d’avoir accès à la vérité. Mais de savoir la reconnaître. Et peut-être aussi… d’avoir le courage de s’y attacher.
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#Podcast #Vote #Elections #Democratie #Citoyennete #EngagementCitoyen #Politique #DroitDeVote #Debat #Societe #ComprendreLeMonde #Analyse #Actualite #EducationCivique #Participation #VoixDuPeuple #Informer #Reflexion #PodcastFrancais #Media</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Chaque année, elle passe presque inaperçue… et pourtant, elle concerne directement notre manière de voir le monde : la semaine de la Presse et des Médias dans l’École revient pour sa 37e édition. Son objectif est simple : apprendre aux jeunes à décrypter l’information, à comprendre les médias, à faire la différence entre un fait, une opinion, une rumeur. Autrement dit… apprendre à s’informer.</p>
<p>Et c’est sans doute plus crucial aujourd’hui que jamais. Parce que nous vivons dans un monde où l’information est partout, en continu, instantanée et brute. Mais une information abondante… n’est pas forcément une information fiable. Aujourd’hui, chacun peut produire du contenu, commenter, partager, influencer. Et très souvent, sans filtre, sans recul, sans vérification.<br />Le résultat : les fake news circulent plus vite que les faits, les opinions prennent la place de la vérité, et l’émotion remplace parfois la réflexion. Alors on apprend aux jeunes à vérifier leurs sources, à croiser les informations et à développer leur esprit critique. Et c’est une excellente chose !</p>
<p>Mais au fond, une question demeure : savoir s’informer… est-ce suffisant pour bien comprendre le monde ? Parce que derrière l’information, il y a toujours une interprétation, un angle et même une vision. Deux personnes peuvent recevoir la même information… et en tirer des conclusions totalement opposées.</p>
<p>Pourquoi ? Parce que nous ne regardons jamais le monde de manière neutre. Nous regardons le monde à travers ce que nous croyons déjà. Alors la vraie question n’est peut-être pas seulement « est-ce que cette information est vraie ?” mais aussi “À partir de quoi je la<br />comprends ?”</p>
<p>Dans la Bible, il est écrit :<br />“Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres.” (Jean 8,32)<br />Une parole intéressante et forte. Parce qu’elle ne parle pas simplement d’information… mais de vérité. Et la différence est essentielle. L’information éclaire un fait. La vérité éclaire le sens. L’information nous dit ce qui se passe. La vérité nous aide à comprendre pourquoi… et surtout comment nous positionner.</p>
<p>Alors oui, il est indispensable d’apprendre à s’informer. Mais peut-être est-il encore plus essentiel d’apprendre à se former intérieurement. Former son discernement, son regard et même sa conscience. Parce que dans un monde saturé d’informations, le vrai enjeu n’est plus seulement d’avoir accès à la vérité. Mais de savoir la reconnaître. Et peut-être aussi… d’avoir le courage de s’y attacher.</p>
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<p>#Podcast #Vote #Elections #Democratie #Citoyennete #EngagementCitoyen #Politique #DroitDeVote #Debat #Societe #ComprendreLeMonde #Analyse #Actualite #EducationCivique #Participation #VoixDuPeuple #Informer #Reflexion #PodcastFrancais #Media</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 06:30:00 +0000</pubDate>
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      <title>A quoi bon  ? | Reflet d'actualité 2026 #12</title>
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      <description>Ce week-end, les Français étaient appelés à voter pour le premier tour des élections municipales. Un moment important de la vie démocratique… et pourtant, un chiffre retient toute notre attention : 42 % d’abstention. Un record dans l’histoire des élections en France. Près d’un électeur sur deux ne s’est pas déplacé. Un chiffre qui interroge, car au-delà du désintérêt ou de la lassitude, une question commence à se poser : quelle est la réelle légitimité d’un élu quand il est choisi par seulement la moitié des français ?Nous pouvons malgré tout constater que lorsqu’une part importante du pays reste silencieuse,la démocratie continue de fonctionner… mais sur une base alors plus fragile parce qu’elle repose sur la participation.Participer, c’est accepter de prendre part, de peser dans une décision collective et donc d’exprimer un choix. Mais quand près d’un électeur sur deux se retire, c’est tout le système qui commence à vaciller.Pourtant, on a l’impression que cette abstention ne dit pas seulement quelque chose à propos de la politique. Elle révèle aussi un phénomène plus large, car ne pas choisir… c’est encore faire un choix. Le choix de rester à distance, de ne pas s’impliquer et aussi de laisser les autres décider. Et ce réflexe dépasse largement les urnes. On le retrouve dans nos engagements, nos responsabilités et aussi dans notre manière d’habiter la société. Comme si, face aux déceptions et à la complexité du monde, la tentation était devenue celle du retrait.Se protéger en se mettant en retrait.Mais ce retrait a un prix. Car à force de ne plus participer, on finit par perdre toute influence sur ce qui nous concerne. Dans le livre de l’Apocalypse, une parole très forte est adressée à une communauté qui hésite à se positionner :« tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! Ainsi, parce que tu es tiède,et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. »Une parole rude ! Mais elle vise précisément cette tentation humaine : celle de rester au milieu, de ne pas trop s’engager, de ne pas trop se mouiller.La tiédeur…Et peut-être que cette abstention record en est une illustration. Une société fatiguée, désabusée, qui doute de l’utilité de sa propre voix. Mais l’abstention n’est jamais neutre. Car lorsque beaucoup se taisent, c’est finalement seulement quelques-uns qui décident.Au fond peut-être que le vrai sujet n’est pas seulement celui de la légitimité des élus, mais aussi que lorsque près d’un citoyen sur deux renonce à participer, ce n’est pas seulement la démocratie qui s’affaiblit… c’est aussi le sens même de notre responsabilité collective qui s’efface.Alors face au découragement et au doute, la tentation du retrait peut sembler confortable. Mais l’histoire montre que les sociétés se construisent avec des citoyens engagés… et non pas avec des spectateurs silencieux !

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#Podcast #Vote #Elections #Democratie #Citoyennete #EngagementCitoyen #Politique #DroitDeVote #Debat #Societe #ComprendreLeMonde #Analyse #Actualite #EducationCivique #Participation #VoixDuPeuple #Informer #Reflexion #PodcastFrancais #Media</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><br />Ce week-end, les Français étaient appelés à voter pour le premier tour des élections municipales. Un moment important de la vie démocratique… et pourtant, un chiffre retient toute notre attention : 42 % d’abstention. Un record dans l’histoire des élections en France. Près d’un électeur sur deux ne s’est pas déplacé. Un chiffre qui interroge, car au-delà du désintérêt ou de la lassitude, une question commence à se poser : quelle est la réelle légitimité d’un élu quand il est choisi par seulement la moitié des français ?<br />Nous pouvons malgré tout constater que lorsqu’une part importante du pays reste silencieuse,la démocratie continue de fonctionner… mais sur une base alors plus fragile parce qu’elle repose sur la participation.<br />Participer, c’est accepter de prendre part, de peser dans une décision collective et donc d’exprimer un choix. Mais quand près d’un électeur sur deux se retire, c’est tout le système qui commence à vaciller.<br />Pourtant, on a l’impression que cette abstention ne dit pas seulement quelque chose à propos de la politique. Elle révèle aussi un phénomène plus large, car ne pas choisir… c’est encore faire un choix. Le choix de rester à distance, de ne pas s’impliquer et aussi de laisser les autres décider. Et ce réflexe dépasse largement les urnes. On le retrouve dans nos engagements, nos responsabilités et aussi dans notre manière d’habiter la société. Comme si, face aux déceptions et à la complexité du monde, la tentation était devenue celle du retrait.<br />Se protéger en se mettant en retrait.<br />Mais ce retrait a un prix. Car à force de ne plus participer, on finit par perdre toute influence sur ce qui nous concerne. Dans le livre de l’Apocalypse, une parole très forte est adressée à une communauté qui hésite à se positionner :<br />« tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! Ainsi, parce que tu es tiède,<br />et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. »<br />Une parole rude ! Mais elle vise précisément cette tentation humaine : celle de rester au milieu, de ne pas trop s’engager, de ne pas trop se mouiller.<br />La tiédeur…<br />Et peut-être que cette abstention record en est une illustration. Une société fatiguée, désabusée, qui doute de l’utilité de sa propre voix. Mais l’abstention n’est jamais neutre. Car lorsque beaucoup se taisent, c’est finalement seulement quelques-uns qui décident.<br />Au fond peut-être que le vrai sujet n’est pas seulement celui de la légitimité des élus, mais aussi que lorsque près d’un citoyen sur deux renonce à participer, ce n’est pas seulement la démocratie qui s’affaiblit… c’est aussi le sens même de notre responsabilité collective qui s’efface.<br />Alors face au découragement et au doute, la tentation du retrait peut sembler confortable. Mais l’histoire montre que les sociétés se construisent avec des citoyens engagés… et non pas avec des spectateurs silencieux !</p>

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<p>#Podcast #Vote #Elections #Democratie #Citoyennete #EngagementCitoyen #Politique #DroitDeVote #Debat #Societe #ComprendreLeMonde #Analyse #Actualite #EducationCivique #Participation #VoixDuPeuple #Informer #Reflexion #PodcastFrancais #Media</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 20 Mar 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title>La Guerre dans nos têtes  | Reflets d'actualité 2026 #10</title>
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      <description>Le week-end dernière, une nouvelle étape a été franchie au Moyen-Orient.

L’attaque lancée contre l’Iran marque une escalade majeure dans une région déjà sous haute tension.
Frappes ciblées. Ripostes annoncées. Menaces croisées.
Les équilibres fragiles vacillent.
Le Moyen-Orient n’est jamais un théâtre secondaire.
C’est une zone stratégique,militaire, énergétique et diplomatique.
Quand cette région s’embrase, le monde retient son souffle.
Et même si nous sommes loin des bombes,
nous ne sommes pas loin du trouble.
Car la guerre moderne ne reste pas confinée au champ de bataille.
Elle traverse les écrans.
Elle envahit les fils d’actualité.
Elle s’installe dans nos conversations et fini par s’installer dans nos têtes.
Très vite, l’inquiétude s’infiltre.
Jusqu’où cela peut-il aller ?
S’agit-il d’un affrontement limité… ou du début d’un embrasement régional plus large ?
Dans ces contextes de guerre et de grande instabilité, le cœur humain est fragile.
Nous pouvons vite être troublés et imaginer le pire.
Or il y a deux mille ans, dans un monde lui aussi traversé par les conflits et les tensions
politiques, Jésus prononcait ces paroles que l’on retrouve dans la Bible :
« Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres : gardez-vous d’être troublés ; car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin. »
(Matthieu 24:6)
Il ne nie pas la réalité des guerres.
Il ne les minimise pas.
Il ne promet pas qu’elles disparaîtront.
Il dit qu’elles feront partie de l’histoire humaine.
Mais il ajoute cette phrase étonnante :
“gardez-vous d’être troublés.”
Autrement dit : le fracas des armes ne doit pas automatiquement devenir fracas intérieur.
Et c’est ici que la question devient spirituelle.
Pourquoi se tourner vers Jésus-Christ quand les nations s’affrontent ?
Pour une raison simple.
Parce qu’il est venu réconcilier l’être humain avec Dieu.
Et lorsqu’un être humain sait qu’il est réconcilié avec Dieu, que son avenir ultime ne dépend pas des décisions militaires ni des équilibres géopolitiques, alors une paix profonde devient possible.
Ce n’est pas une paix diplomatique, ni même fragile suspendue à un cessez-le-feu.
C’est une paix intérieure.
Jésus n’est pas seulement un messager de paix.
Il est venu en être la source.
Il est venu proclamer cette paix… en la rendant accessible par la réconciliation avec Dieu.
Les guerres continueront d’exister.
Le Moyen-Orient restera une région sensible.
L’histoire connaîtra encore des secousses.
Au fond le trouble n’est pas une fatalité.
La vraie question, désormais, est personnelle :
Quand le monde s’embrase…
où est ancrée ma paix ?

#Actualité #MoyenOrient #Iran #Conflit #Guerre #Géopolitique #Analyse #ComprendreLeMonde #ActualitéInternationale #Tensions #Paix #Espérance #Foi #Bible #JésusChrist #MessageBiblique #VersetBiblique #Matthieu24 #Espoir #PaixIntérieure #FoiChrétienne #Dieu #RéflexionSpirituelle #EspéranceChrétienne #HopeRadio #PodcastChrétien</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Le week-end dernière, une nouvelle étape a été franchie au Moyen-Orient.</p>
<p></p>
<p>L’attaque lancée contre l’Iran marque une escalade majeure dans une région déjà sous haute tension.</p>
<p>Frappes ciblées. Ripostes annoncées. Menaces croisées.</p>
<p>Les équilibres fragiles vacillent.</p>
<p>Le Moyen-Orient n’est jamais un théâtre secondaire.</p>
<p>C’est une zone stratégique,militaire, énergétique et diplomatique.</p>
<p>Quand cette région s’embrase, le monde retient son souffle.</p>
<p>Et même si nous sommes loin des bombes,</p>
<p>nous ne sommes pas loin du trouble.</p>
<p>Car la guerre moderne ne reste pas confinée au champ de bataille.</p>
<p>Elle traverse les écrans.</p>
<p>Elle envahit les fils d’actualité.</p>
<p>Elle s’installe dans nos conversations et fini par s’installer dans nos têtes.</p>
<p>Très vite, l’inquiétude s’infiltre.</p>
<p>Jusqu’où cela peut-il aller ?</p>
<p>S’agit-il d’un affrontement limité… ou du début d’un embrasement régional plus large ?</p>
<p>Dans ces contextes de guerre et de grande instabilité, le cœur humain est fragile.</p>
<p>Nous pouvons vite être troublés et imaginer le pire.</p>
<p>Or il y a deux mille ans, dans un monde lui aussi traversé par les conflits et les tensions</p>
<p>politiques, Jésus prononcait ces paroles que l’on retrouve dans la Bible :</p>
<p>« Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres : gardez-vous d’être troublés ; car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin. »</p>
<p>(Matthieu 24:6)</p>
<p>Il ne nie pas la réalité des guerres.</p>
<p>Il ne les minimise pas.</p>
<p>Il ne promet pas qu’elles disparaîtront.</p>
<p>Il dit qu’elles feront partie de l’histoire humaine.</p>
<p>Mais il ajoute cette phrase étonnante :</p>
<p>“gardez-vous d’être troublés.”</p>
<p>Autrement dit : le fracas des armes ne doit pas automatiquement devenir fracas intérieur.</p>
<p>Et c’est ici que la question devient spirituelle.</p>
<p>Pourquoi se tourner vers Jésus-Christ quand les nations s’affrontent ?</p>
<p>Pour une raison simple.</p>
<p>Parce qu’il est venu réconcilier l’être humain avec Dieu.</p>
<p>Et lorsqu’un être humain sait qu’il est réconcilié avec Dieu, que son avenir ultime ne dépend pas des décisions militaires ni des équilibres géopolitiques, alors une paix profonde devient possible.</p>
<p>Ce n’est pas une paix diplomatique, ni même fragile suspendue à un cessez-le-feu.</p>
<p>C’est une paix intérieure.</p>
<p>Jésus n’est pas seulement un messager de paix.</p>
<p>Il est venu en être la source.</p>
<p>Il est venu proclamer cette paix… en la rendant accessible par la réconciliation avec Dieu.</p>
<p>Les guerres continueront d’exister.</p>
<p>Le Moyen-Orient restera une région sensible.</p>
<p>L’histoire connaîtra encore des secousses.</p>
<p>Au fond le trouble n’est pas une fatalité.</p>
<p>La vraie question, désormais, est personnelle :</p>
<p>Quand le monde s’embrase…</p>
<p>où est ancrée ma paix ?</p>

<p>#Actualité #MoyenOrient #Iran #Conflit #Guerre #Géopolitique #Analyse #ComprendreLeMonde #ActualitéInternationale #Tensions #Paix #Espérance #Foi #Bible #JésusChrist #MessageBiblique #VersetBiblique #Matthieu24 #Espoir #PaixIntérieure #FoiChrétienne #Dieu #RéflexionSpirituelle #EspéranceChrétienne #HopeRadio #PodcastChrétien</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 13 Mar 2026 09:25:00 +0000</pubDate>
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      <title>Voter c'est s'impliquer | Reflets d'actualité 2026 #11</title>
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      <description>Voter, c’est s’impliquer !Ce dimanche, les Français sont appelés à se rendre aux urnes pour le premier tour desélections municipales.
Un rendez-vous démocratique important… qui, cette année, est presque passé sous les radars.Il faut dire que l’actualité internationale a largement occupé l’espace médiatique ces dernièressemaines. Les tensions et la guerre au Moyen-Orient, les inquiétudes géopolitiques, les crisesqui secouent le monde…dans ce contexte, la campagne municipale est restée relativementdiscrète.
Et pourtant, paradoxalement, ces élections sont sans doute celles qui touchent le plusdirectement notre vie quotidienne. Car ce qui se décide dans une commune influence trèsconcrètement notre vie :les écoles, l’aménagement de la ville, les transports, les équipements sportifs, la sécurité, lavie associative… Bref, tout ce qui fait le cadre de notre vie de tous les jours.Depuis plusieurs années, beaucoup parlent d’une forme de fatigue démocratique. Le sentimentque voter ne change plus grand-chose. Et pourtant, la démocratie locale reste un espaceparticulier. Parce qu’ici, la politique n’est pas abstraite. Elle est incarnée. Elle concerne la ruedans laquelle on habite, l’école de ses enfants, le quartier où l’on vit. Finalement, cettequestion dépasse largement la politique. Elle touche à quelque chose de plus profond : notrerelation à la cité.
Dans la Bible, il existe un passage étonnant qui parle justement de cela, dans le livre deJérémie, on peut lire alors ces paroles :« Recherchez la paix de la ville où je vous ai envoyés… et priez pour elle, parce que votrebonheur dépend du sien »
La foi n’invite pas à se retirer de la société. Elle encourage au contraire à s’intéresser au biencommun. À prendre part à la vie de la cité. À ne pas rester simple spectateur. Bien sûr, voterne résout pas tout. Une élection ne transforme pas le monde en un jour. Mais une démocratievit précisément de ces gestes simples : ces moments où chacun accepte de prendre quelquesminutes pour participer à une décision collective.Car une ville ne se construit pas seulement par ceux qui la dirigent. Elle se construit aussi parceux qui s’y impliquent.
Alors dimanche, au moment de passer devant un bureau de vote, chacun pourra se poser cettequestion simple : Quel rôle ai-je envie de jouer dans la ville où je vis ?
Car chercher le bien de la ville…c’est peut-être parfois aussi simple que de se déplacer jusqu’à l’urne

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      <content:encoded><![CDATA[<p>Voter, c’est s’impliquer !<br />Ce dimanche, les Français sont appelés à se rendre aux urnes pour le premier tour des<br />élections municipales.</p>
<p><br />Un rendez-vous démocratique important… qui, cette année, est presque passé sous les radars.<br />Il faut dire que l’actualité internationale a largement occupé l’espace médiatique ces dernières<br />semaines. Les tensions et la guerre au Moyen-Orient, les inquiétudes géopolitiques, les crises<br />qui secouent le monde…dans ce contexte, la campagne municipale est restée relativement<br />discrète.</p>
<p><br />Et pourtant, paradoxalement, ces élections sont sans doute celles qui touchent le plus<br />directement notre vie quotidienne. Car ce qui se décide dans une commune influence très<br />concrètement notre vie :<br />les écoles, l’aménagement de la ville, les transports, les équipements sportifs, la sécurité, la<br />vie associative… Bref, tout ce qui fait le cadre de notre vie de tous les jours.<br />Depuis plusieurs années, beaucoup parlent d’une forme de fatigue démocratique. Le sentiment<br />que voter ne change plus grand-chose. Et pourtant, la démocratie locale reste un espace<br />particulier. Parce qu’ici, la politique n’est pas abstraite. Elle est incarnée. Elle concerne la rue<br />dans laquelle on habite, l’école de ses enfants, le quartier où l’on vit. Finalement, cette<br />question dépasse largement la politique. Elle touche à quelque chose de plus profond : notre<br />relation à la cité.</p>
<p><br />Dans la Bible, il existe un passage étonnant qui parle justement de cela, dans le livre de<br />Jérémie, on peut lire alors ces paroles :<br />« Recherchez la paix de la ville où je vous ai envoyés… et priez pour elle, parce que votre<br />bonheur dépend du sien »</p>
<p><br />La foi n’invite pas à se retirer de la société. Elle encourage au contraire à s’intéresser au bien<br />commun. À prendre part à la vie de la cité. À ne pas rester simple spectateur. Bien sûr, voter<br />ne résout pas tout. Une élection ne transforme pas le monde en un jour. Mais une démocratie<br />vit précisément de ces gestes simples : ces moments où chacun accepte de prendre quelques<br />minutes pour participer à une décision collective.<br />Car une ville ne se construit pas seulement par ceux qui la dirigent. Elle se construit aussi par<br />ceux qui s’y impliquent.</p>
<p><br />Alors dimanche, au moment de passer devant un bureau de vote, chacun pourra se poser cette<br />question simple : Quel rôle ai-je envie de jouer dans la ville où je vis ?</p>
<p>Car chercher le bien de la ville…<br />c’est peut-être parfois aussi simple que de se déplacer jusqu’à l’urne</p>

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<p>#Podcast #PodcastFrancais #Chronique #Radio #CulturePodcast #EmissionRadio #HopeRadio #LectureEtPodcast</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 13 Mar 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>Voter c'est s'impliquer | Reflets d'actualité 2026 #11</itunes:title>
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    </item>
    <item>
      <title>L'habitude du pire | Reflets d'actualité 2026 #9</title>
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      <description>Il y a quatre ans, le 24 février 2022, l’Europe se réveillait sous le choc.
La guerre revenait sur notre continent.
Des villes bombardées.
Des familles sur les routes.
Le mot “invasion” s’imposait brutalement dans nos conversations.
Pendant des semaines, l’émotion fut immense.
Solidarité.
Indignation.
Mobilisation.
Puis le temps a passé.
Quatre ans plus tard, la guerre est toujours là.
Des milliers de morts.
Des territoires détruits.
Une génération marquée.
Mais quelque chose a changé.
Ce n’est plus le choc.
C’est l’habitude.
La guerre est devenue une information régulière.
Elle apparaît entre un débat politique et un sujet économique.
Elle ne sidère plus.
Elle accompagne le flux.
Et c’est peut-être là le danger le plus discret.
Car lorsqu’un conflit dure, il ne transforme pas seulement les frontières.
Il transforme les esprits.
Les budgets militaires augmentent.
Les discours se durcissent.
L’idée d’un monde instable devient une normalité.
La paix, qui semblait acquise, redevient fragile.
Mais au-delà des stratégies, une question plus profonde se pose :
Que devient notre cœur lorsque l’inacceptable devient familier ?
La Bible évoque cette réalité avec une lucidité troublante.
Dans l’Évangile selon Matthieu, Jésus dit : « Parce que l’iniquité se sera accrue, l’amour du plus grand nombre se refroidira. »
Se refroidira.
Voilà le risque.
Pas seulement la violence extérieure.
Mais le refroidissement intérieur.
À force d’exposition à la brutalité,
le cœur humain peut se protéger…
en se fermant.
On s’indigne moins.
On compatit moins.
On s’habitue.
Or le champ de bataille, le vrai, est bien réel.
Il est en Ukraine.
Il est vécu par des soldats, par des familles, par des civils qui paient le prix fort.
Mais pendant que cette guerre continue là-bas,
une décision se prend ici.
Allons-nous laisser la violence devenir une habitude ?
Allons-nous accepter que notre sensibilité s’émousse ?
La guerre détruit des villes.
L’indifférence, elle, fragilise les consciences.
Mais l’amour, lui, peut encore résister.
Si Jésus avertit que l’amour peut se refroidir,
ce n’est pas pour annoncer une fatalité.
C’est pour nous inviter à choisir autrement.
Refuser le cynisme.
Refuser l’endurcissement.
Refuser la banalisation du mal.
Quatre ans après le début de cette guerre,
rester humain est déjà un acte de résistance.
Et garder un cœur vivant
est peut-être l’une des premières pierres
d’une paix à reconstruire.
#Ukraine #24Février2022 #GuerreEnEurope #Conflit #Paix #PrionsPourLaPaix #Solidarité #Mémoire #Résistance #Espérance #ResterHumain #NePasSabituer #RefuserLIndifférence #Conscience #Humanité #Justice #Amour #Foi #EspéranceChrétienne #Évangile #Matthieu24 #Veiller #Engagement #Réflexion #HopeRadio
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      <content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quatre ans, le 24 février 2022, l’Europe se réveillait sous le choc.</p>
<p>La guerre revenait sur notre continent.</p>
<p>Des villes bombardées.</p>
<p>Des familles sur les routes.</p>
<p>Le mot “invasion” s’imposait brutalement dans nos conversations.</p>
<p>Pendant des semaines, l’émotion fut immense.</p>
<p>Solidarité.</p>
<p>Indignation.</p>
<p>Mobilisation.</p>
<p>Puis le temps a passé.</p>
<p>Quatre ans plus tard, la guerre est toujours là.</p>
<p>Des milliers de morts.</p>
<p>Des territoires détruits.</p>
<p>Une génération marquée.</p>
<p>Mais quelque chose a changé.</p>
<p>Ce n’est plus le choc.</p>
<p>C’est l’habitude.</p>
<p>La guerre est devenue une information régulière.</p>
<p>Elle apparaît entre un débat politique et un sujet économique.</p>
<p>Elle ne sidère plus.</p>
<p>Elle accompagne le flux.</p>
<p>Et c’est peut-être là le danger le plus discret.</p>
<p>Car lorsqu’un conflit dure, il ne transforme pas seulement les frontières.</p>
<p>Il transforme les esprits.</p>
<p>Les budgets militaires augmentent.</p>
<p>Les discours se durcissent.</p>
<p>L’idée d’un monde instable devient une normalité.</p>
<p>La paix, qui semblait acquise, redevient fragile.</p>
<p>Mais au-delà des stratégies, une question plus profonde se pose :</p>
<p>Que devient notre cœur lorsque l’inacceptable devient familier ?</p>
<p>La Bible évoque cette réalité avec une lucidité troublante.</p>
<p>Dans l’Évangile selon Matthieu, Jésus dit : « Parce que l’iniquité se sera accrue, l’amour du plus grand nombre se refroidira. »</p>
<p>Se refroidira.</p>
<p>Voilà le risque.</p>
<p>Pas seulement la violence extérieure.</p>
<p>Mais le refroidissement intérieur.</p>
<p>À force d’exposition à la brutalité,</p>
<p>le cœur humain peut se protéger…</p>
<p>en se fermant.</p>
<p>On s’indigne moins.</p>
<p>On compatit moins.</p>
<p>On s’habitue.</p>
<p>Or le champ de bataille, le vrai, est bien réel.</p>
<p>Il est en Ukraine.</p>
<p>Il est vécu par des soldats, par des familles, par des civils qui paient le prix fort.</p>
<p>Mais pendant que cette guerre continue là-bas,</p>
<p>une décision se prend ici.</p>
<p>Allons-nous laisser la violence devenir une habitude ?</p>
<p>Allons-nous accepter que notre sensibilité s’émousse ?</p>
<p>La guerre détruit des villes.</p>
<p>L’indifférence, elle, fragilise les consciences.</p>
<p>Mais l’amour, lui, peut encore résister.</p>
<p>Si Jésus avertit que l’amour peut se refroidir,</p>
<p>ce n’est pas pour annoncer une fatalité.</p>
<p>C’est pour nous inviter à choisir autrement.</p>
<p>Refuser le cynisme.</p>
<p>Refuser l’endurcissement.</p>
<p>Refuser la banalisation du mal.</p>
<p>Quatre ans après le début de cette guerre,</p>
<p>rester humain est déjà un acte de résistance.</p>
<p>Et garder un cœur vivant</p>
<p>est peut-être l’une des premières pierres</p>
<p>d’une paix à reconstruire.</p>
<p>#Ukraine #24Février2022 #GuerreEnEurope #Conflit #Paix #PrionsPourLaPaix #Solidarité #Mémoire #Résistance #Espérance #ResterHumain #NePasSabituer #RefuserLIndifférence #Conscience #Humanité #Justice #Amour #Foi #EspéranceChrétienne #Évangile #Matthieu24 #Veiller #Engagement #Réflexion #HopeRadio</p>
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      <pubDate>Thu, 26 Feb 2026 14:22:00 +0000</pubDate>
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      <title>La culture du mal | Reflets d'actualité 2026 #8</title>
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      <description>Reflet d’actualité 2026-08 Oscar Mihani — La culture du malIl y a des affaires d’actualité qui dépassent le simple fait divers.Des affaires qui nous obligent à regarder en face ce que l’humanité peut produire de plussombre.Depuis plusieurs semaines, l’affaire Epstein revient brutalement dans l’actualitéinternationale… et désormais dans le champ judiciaire français.Jeffrey Epstein était un financier américain immensément riche, introduit dans les cerclespolitiques, économiques et médiatiques les plus puissants du monde.Pendant des années, il a été accusé d’avoir mis en place un système organisé d’exploitationsexuelle de mineures.Pas des actes isolés.Pas des dérives ponctuelles.Mais un système.Des adolescentes recrutées, manipulées, utilisées…Parfois sous contrainte psychologique.Parfois sous pression financière.Parfois par simple abus d’autorité.Ce qui glace, dans ce dossier, ce n’est pas seulement l’existence d’un prédateur.C’est la possibilité qu’un réseau entier ait fonctionné pendant des années.Avec des complicités.Avec des silences.Avec parfois… une forme d’aveuglement volontaire.En 2019, Epstein est retrouvé mort dans sa cellule, officiellement par suicide.Mais pour beaucoup, les questions restent nombreuses.Qui savait ?Qui a bénéficié de ce système ?Pourquoi a-t-il pu durer aussi longtemps ?Aujourd’hui, la publication massive de documents judiciaires relance les enquêtes dansplusieurs pays.Y compris en France, où la justice cherche à déterminer si certaines ramifications ont existé.Mais derrière les procédures, derrière les noms, derrière les réseaux…Il y a une réalité plus terrible encore :Des vies brisées.Des enfances volées.Des personnes marquées pour toute une existence.Et cette affaire nous met face à une vérité inconfortable :Le mal n’est pas toujours désorganisé.Parfois, il se structure.Parfois, il s’achète.Parfois, il se protège lui-même.Alors une question se pose :Sommes-nous condamnés à vivre dans un monde où le mal finit toujours par gagner ?L’Évangile apporte une réponse radicale.Pas une réponse naïve.Pas une réponse qui nie la violence du réel.Mais une réponse qui affirme que le mal existe… sans être éternel.Dans l’Évangile selon Jean, il est écrit :« La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. »Ce verset ne dit pas que les ténèbres disparaissent immédiatement.Il dit que la lumière continue de briller.Qu’elle finit par révéler.Qu’elle finit par exposer.Qu’elle finit par libérer.Et peut-être que notre responsabilité, aujourd’hui, commence là.Choisir la lumière.Protéger les plus fragiles.Refuser le silence quand l’injustice s’installe.Refuser de banaliser ce qui détruit des vies.Parce que le combat entre le bien et le mal ne se joue pas seulement dans les tribunaux oudans les grandes affaires internationales.Il se joue dans chaque société.Dans chaque institution.Et aussi… dans chaque conscience.L’affaire Epstein est l’image d’un monde capable du pire.Mais elle est aussi la preuve que la vérité finit par remonter à la surface.
Et peut-être que l’espérance chrétienne commence là :Croire que même quand le mal semble puissant…Il n’a jamais le dernier mot.


#LaCultureDuMal #PodcastFrancophone #PodcastChretien #AnalyseSocietale #DebatDeSociete #ReflexionProfonde #CultureContemporaine #Actualite #ComprendreLeMonde #Societe #EspritCritique #FoiEtSociete #Valeurs #QuestionDeSens #MediaChretien #HopeRadio #PodcastInspiration #Debat #PenserAutrement #MondeActuel</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Reflet d’actualité 2026-08 Oscar Mihani — La culture du mal<br />Il y a des affaires d’actualité qui dépassent le simple fait divers.<br />Des affaires qui nous obligent à regarder en face ce que l’humanité peut produire de plus<br />sombre.<br />Depuis plusieurs semaines, l’affaire Epstein revient brutalement dans l’actualité<br />internationale… et désormais dans le champ judiciaire français.<br />Jeffrey Epstein était un financier américain immensément riche, introduit dans les cercles<br />politiques, économiques et médiatiques les plus puissants du monde.<br />Pendant des années, il a été accusé d’avoir mis en place un système organisé d’exploitation<br />sexuelle de mineures.<br />Pas des actes isolés.<br />Pas des dérives ponctuelles.<br />Mais un système.<br />Des adolescentes recrutées, manipulées, utilisées…<br />Parfois sous contrainte psychologique.<br />Parfois sous pression financière.<br />Parfois par simple abus d’autorité.<br />Ce qui glace, dans ce dossier, ce n’est pas seulement l’existence d’un prédateur.<br />C’est la possibilité qu’un réseau entier ait fonctionné pendant des années.<br />Avec des complicités.<br />Avec des silences.<br />Avec parfois… une forme d’aveuglement volontaire.<br />En 2019, Epstein est retrouvé mort dans sa cellule, officiellement par suicide.<br />Mais pour beaucoup, les questions restent nombreuses.<br />Qui savait ?<br />Qui a bénéficié de ce système ?<br />Pourquoi a-t-il pu durer aussi longtemps ?<br />Aujourd’hui, la publication massive de documents judiciaires relance les enquêtes dans<br />plusieurs pays.<br />Y compris en France, où la justice cherche à déterminer si certaines ramifications ont existé.<br />Mais derrière les procédures, derrière les noms, derrière les réseaux…<br />Il y a une réalité plus terrible encore :<br />Des vies brisées.<br />Des enfances volées.<br />Des personnes marquées pour toute une existence.<br />Et cette affaire nous met face à une vérité inconfortable :<br />Le mal n’est pas toujours désorganisé.<br />Parfois, il se structure.<br />Parfois, il s’achète.<br />Parfois, il se protège lui-même.<br />Alors une question se pose :<br />Sommes-nous condamnés à vivre dans un monde où le mal finit toujours par gagner ?<br />L’Évangile apporte une réponse radicale.<br />Pas une réponse naïve.<br />Pas une réponse qui nie la violence du réel.<br />Mais une réponse qui affirme que le mal existe… sans être éternel.<br />Dans l’Évangile selon Jean, il est écrit :<br />« La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. »<br />Ce verset ne dit pas que les ténèbres disparaissent immédiatement.<br />Il dit que la lumière continue de briller.<br />Qu’elle finit par révéler.<br />Qu’elle finit par exposer.<br />Qu’elle finit par libérer.<br />Et peut-être que notre responsabilité, aujourd’hui, commence là.<br />Choisir la lumière.<br />Protéger les plus fragiles.<br />Refuser le silence quand l’injustice s’installe.<br />Refuser de banaliser ce qui détruit des vies.<br />Parce que le combat entre le bien et le mal ne se joue pas seulement dans les tribunaux ou<br />dans les grandes affaires internationales.<br />Il se joue dans chaque société.<br />Dans chaque institution.<br />Et aussi… dans chaque conscience.<br />L’affaire Epstein est l’image d’un monde capable du pire.<br />Mais elle est aussi la preuve que la vérité finit par remonter à la surface.</p>
<p>Et peut-être que l’espérance chrétienne commence là :<br />Croire que même quand le mal semble puissant…<br />Il n’a jamais le dernier mot.</p>


<p>#LaCultureDuMal #PodcastFrancophone #PodcastChretien #AnalyseSocietale #DebatDeSociete #ReflexionProfonde #CultureContemporaine #Actualite #ComprendreLeMonde #Societe #EspritCritique #FoiEtSociete #Valeurs #QuestionDeSens #MediaChretien #HopeRadio #PodcastInspiration #Debat #PenserAutrement #MondeActuel</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 18 Feb 2026 07:51:00 +0000</pubDate>
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      <title>Question de trajectoire -  Reflets d'actualité 2026 #7</title>
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      <description>Question de trajectoire
Cette semaine, l’actualité mondiale se tourne vers l’Italie, où se déroulent les Jeux
Olympiques d’hiver.
Un rendez-vous qui, tous les quatre ans, dépasse largement le cadre du sport.
Pendant quelques jours, les tensions semblent suspendues.
Des athlètes venus du monde entier partagent la même montagne, la même glace, la même piste.
Langues différentes. Cultures différentes. Mais une même recherche : se dépasser.
Certains dévalent une pente à plus de 120 km/h en ski alpin.
D’autres recherchent l’endurance pure en ski de fond.
Certains s’élancent dans le vide en saut à ski.
D’autres cherchent l’équilibre parfait sur une lame de patin, ou la précision millimétrée d’une pierre lancée sur la glace au curling.
Sans oublier les sports de glisse sur piste : bobsleigh, luge ou skeleton, où tout se joue sur la trajectoire.
Des disciplines très différentes…
Mais un point commun : maîtriser sa trajectoire.
Car aux Jeux d’hiver, il ne s’agit pas seulement d’aller vite.
Il faut lire la piste.
Anticiper.
Corriger.
S’adapter à la neige, à la glace, aux conditions changeantes.
Et surtout, tenir l’équilibre… même quand tout peut basculer en une fraction de seconde.
Et au fond, cela ressemble beaucoup à la vie.
Dans la foi aussi, il est souvent question de trajectoire.
Pas forcément d’aller toujours plus vite.
Mais d’avancer dans la bonne direction.
Dans la Bible, l’apôtre Paul utilise une image sportive forte quand il écrit :
« Courez de manière à remporter le prix. »
Derrière cette image, il y a surtout une idée : vivre avec un cap.
Un sens.
Un objectif qui dépasse le simple résultat immédiat.
Car le sport nous rappelle quelque chose de profondément humain : on peut tomber… et se relever.
On peut rater une porte en slalom… perdre l’équilibre sur la glace… et revenir plus fort.
La foi propose ce même regard : la valeur d’une vie ne se joue pas sur une performance unique, mais sur un chemin. Un chemin parfois lent. Parfois difficile. Mais un chemin qui construit.
Peut-être que ces Jeux Olympiques nous invitent à nous poser une question simple :
Dans ma vie… quelle trajectoire suis-je en train de prendre ?
Parce qu’au fond, chacun avance vers quelque chose.
Une réussite.
Une sécurité.
Une reconnaissance.
Ou peut-être… une paix intérieure.
Les Jeux Olympiques passeront.
Les médailles changeront de mains.
Les records tomberont.
Mais la question du sens, elle, restera.
Et peut-être que la vraie victoire n’est pas seulement d’aller plus vite que les autres… ni même d’arriver premier… Peut-être que la vraie victoire, c’est de garder le cap,
même quand la piste devient instable.
C’est de continuer d’avancer, même quand on doute.
Et peut-être, au fond, que la plus belle des victoires…
c’est de ne pas perdre ce qui donne un sens à notre trajectoire.

#JeuxOlympiques #JOHiver #Trajectoire #SensDeLaVie #Foi #Espérance #Réflexion #DéveloppementPersonnel #Inspiration #CourseDeLaFoi #Équilibre #Cap #Méditation #PodcastChrétien #HopeRadio</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Question de trajectoire</p>
<p>Cette semaine, l’actualité mondiale se tourne vers l’Italie, où se déroulent les Jeux</p>
<p>Olympiques d’hiver.</p>
<p>Un rendez-vous qui, tous les quatre ans, dépasse largement le cadre du sport.</p>
<p>Pendant quelques jours, les tensions semblent suspendues.</p>
<p>Des athlètes venus du monde entier partagent la même montagne, la même glace, la même piste.</p>
<p>Langues différentes. Cultures différentes. Mais une même recherche : se dépasser.</p>
<p>Certains dévalent une pente à plus de 120 km/h en ski alpin.</p>
<p>D’autres recherchent l’endurance pure en ski de fond.</p>
<p>Certains s’élancent dans le vide en saut à ski.</p>
<p>D’autres cherchent l’équilibre parfait sur une lame de patin, ou la précision millimétrée d’une pierre lancée sur la glace au curling.</p>
<p>Sans oublier les sports de glisse sur piste : bobsleigh, luge ou skeleton, où tout se joue sur la trajectoire.</p>
<p>Des disciplines très différentes…</p>
<p>Mais un point commun : maîtriser sa trajectoire.</p>
<p>Car aux Jeux d’hiver, il ne s’agit pas seulement d’aller vite.</p>
<p>Il faut lire la piste.</p>
<p>Anticiper.</p>
<p>Corriger.</p>
<p>S’adapter à la neige, à la glace, aux conditions changeantes.</p>
<p>Et surtout, tenir l’équilibre… même quand tout peut basculer en une fraction de seconde.</p>
<p>Et au fond, cela ressemble beaucoup à la vie.</p>
<p>Dans la foi aussi, il est souvent question de trajectoire.</p>
<p>Pas forcément d’aller toujours plus vite.</p>
<p>Mais d’avancer dans la bonne direction.</p>
<p>Dans la Bible, l’apôtre Paul utilise une image sportive forte quand il écrit :</p>
<p>« Courez de manière à remporter le prix. »</p>
<p>Derrière cette image, il y a surtout une idée : vivre avec un cap.</p>
<p>Un sens.</p>
<p>Un objectif qui dépasse le simple résultat immédiat.</p>
<p>Car le sport nous rappelle quelque chose de profondément humain : on peut tomber… et se relever.</p>
<p>On peut rater une porte en slalom… perdre l’équilibre sur la glace… et revenir plus fort.</p>
<p>La foi propose ce même regard : la valeur d’une vie ne se joue pas sur une performance unique, mais sur un chemin. Un chemin parfois lent. Parfois difficile. Mais un chemin qui construit.</p>
<p>Peut-être que ces Jeux Olympiques nous invitent à nous poser une question simple :</p>
<p>Dans ma vie… quelle trajectoire suis-je en train de prendre ?</p>
<p>Parce qu’au fond, chacun avance vers quelque chose.</p>
<p>Une réussite.</p>
<p>Une sécurité.</p>
<p>Une reconnaissance.</p>
<p>Ou peut-être… une paix intérieure.</p>
<p>Les Jeux Olympiques passeront.</p>
<p>Les médailles changeront de mains.</p>
<p>Les records tomberont.</p>
<p>Mais la question du sens, elle, restera.</p>
<p>Et peut-être que la vraie victoire n’est pas seulement d’aller plus vite que les autres… ni même d’arriver premier… Peut-être que la vraie victoire, c’est de garder le cap,</p>
<p>même quand la piste devient instable.</p>
<p>C’est de continuer d’avancer, même quand on doute.</p>
<p>Et peut-être, au fond, que la plus belle des victoires…</p>
<p>c’est de ne pas perdre ce qui donne un sens à notre trajectoire.</p>

<p>#JeuxOlympiques #JOHiver #Trajectoire #SensDeLaVie #Foi #Espérance #Réflexion #DéveloppementPersonnel #Inspiration #CourseDeLaFoi #Équilibre #Cap #Méditation #PodcastChrétien #HopeRadio</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 13 Feb 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Plus pauvres… ou plus fragiles ? Reflets d'actualité 2026 #6</title>
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      <description>Quand on regarde les #chiffreséconomiques récents, un constat surprend :
Aujourd’hui, en moyenne, un #Français produit un peu moins de #richesse qu’un #Européen moyen.
Alors certains y voient un #signaldalarme.D’autres parlent d’un simple #cycleéconomique.
Mais sur le terrain… beaucoup ressentent autre chose.
Un sentiment d’#effortpermanent.L’impression que le #coûtdelavie augmente.La sensation que l’#avenir est moins #prévisible.
Et ce ressenti, on le retrouve dans beaucoup de #sociétésoccidentales.
Car au fond, la question n’est pas seulement #économique.Elle est aussi #psychologique.#sociale.Et parfois même #spirituelle.
Il existe d’ailleurs une réalité intéressante :
Dans les périodes où les sociétés doutent le plus d’elles-mêmes…les expressions de l’#espérance prennent souvent plus de place.
On le voit dans l’#histoire, notamment à travers certaines #culturesmusicales comme le #gospel,né dans des contextes de grande #précarité.
Mais plus largement, on le constate dans toutes les #sociétéshumaines :Quand la #sécuritématérielle vacille, les #questionsdesens deviennent plus fortes.
Et cela nous renvoie à une idée simple :
La #richesse d’un peuple ne se mesure jamais uniquement en #chiffres.Elle se mesure aussi dans sa capacité à #resterdebout.À rester #solidaire.À continuer d’#investirdanslhumain.
Dans la #traditionchrétienne, il existe cette phrase très simple :« Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. »
Autrement dit :Ce que nous considérons comme #essentiel… finit toujours par orienter nos #choix,nos #priorités,et parfois même notre manière de voir les #autres.
Une société reste forte quand elle #protègelesplusfragiles.Quand elle #transmetdesrepères.Quand elle refuse de réduire la valeur d’une #personne à sa #performanceéconomique.
Peut-être que la vraie question aujourd’hui n’est pas seulement :Sommes-nous plus riches qu’avant ?
Mais plutôt :Qu’est-ce qui fait notre #richesseprofonde…
comme #peuple,comme #société,comme #êtreshumains ?
Parce qu’une #richesseéconomique peut fluctuer.Mais une #espérancevivante…elle, peut traverser toutes les #tempêtes.
#podcast #analyse #réflexion #actualité #sens #foi #espérance</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Quand on regarde les <strong>#chiffreséconomiques</strong> récents, un constat surprend :</p>
<p>Aujourd’hui, en moyenne, un <strong>#Français</strong> produit un peu moins de <strong>#richesse</strong> qu’un <strong>#Européen</strong> moyen.</p>
<p>Alors certains y voient un <strong>#signaldalarme</strong>.<br />D’autres parlent d’un simple <strong>#cycleéconomique</strong>.</p>
<p>Mais sur le terrain… beaucoup ressentent autre chose.</p>
<p>Un sentiment d’<strong>#effortpermanent</strong>.<br />L’impression que le <strong>#coûtdelavie</strong> augmente.<br />La sensation que l’<strong>#avenir</strong> est moins <strong>#prévisible</strong>.</p>
<p>Et ce ressenti, on le retrouve dans beaucoup de <strong>#sociétésoccidentales</strong>.</p>
<p>Car au fond, la question n’est pas seulement <strong>#économique</strong>.<br />Elle est aussi <strong>#psychologique</strong>.<br /><strong>#sociale</strong>.<br />Et parfois même <strong>#spirituelle</strong>.</p>
<p>Il existe d’ailleurs une réalité intéressante :</p>
<p>Dans les périodes où les sociétés doutent le plus d’elles-mêmes…<br />les expressions de l’<strong>#espérance</strong> prennent souvent plus de place.</p>
<p>On le voit dans l’<strong>#histoire</strong>, notamment à travers certaines <strong>#culturesmusicales</strong> comme le <strong>#gospel</strong>,<br />né dans des contextes de grande <strong>#précarité</strong>.</p>
<p>Mais plus largement, on le constate dans toutes les <strong>#sociétéshumaines</strong> :<br />Quand la <strong>#sécuritématérielle</strong> vacille, les <strong>#questionsdesens</strong> deviennent plus fortes.</p>
<p>Et cela nous renvoie à une idée simple :</p>
<p>La <strong>#richesse</strong> d’un peuple ne se mesure jamais uniquement en <strong>#chiffres</strong>.<br />Elle se mesure aussi dans sa capacité à <strong>#resterdebout</strong>.<br />À rester <strong>#solidaire</strong>.<br />À continuer d’<strong>#investirdanslhumain</strong>.</p>
<p>Dans la <strong>#traditionchrétienne</strong>, il existe cette phrase très simple :<br />« Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. »</p>
<p>Autrement dit :<br />Ce que nous considérons comme <strong>#essentiel</strong>… finit toujours par orienter nos <strong>#choix</strong>,<br />nos <strong>#priorités</strong>,<br />et parfois même notre manière de voir les <strong>#autres</strong>.</p>
<p>Une société reste forte quand elle <strong>#protègelesplusfragiles</strong>.<br />Quand elle <strong>#transmetdesrepères</strong>.<br />Quand elle refuse de réduire la valeur d’une <strong>#personne</strong> à sa <strong>#performanceéconomique</strong>.</p>
<p>Peut-être que la vraie question aujourd’hui n’est pas seulement :<br />Sommes-nous plus riches qu’avant ?</p>
<p>Mais plutôt :<br />Qu’est-ce qui fait notre <strong>#richesseprofonde</strong>…</p>
<p>comme <strong>#peuple</strong>,<br />comme <strong>#société</strong>,<br />comme <strong>#êtreshumains</strong> ?</p>
<p>Parce qu’une <strong>#richesseéconomique</strong> peut fluctuer.<br />Mais une <strong>#espérancevivante</strong>…<br />elle, peut traverser toutes les <strong>#tempêtes</strong>.</p>
<p><strong>#podcast #analyse #réflexion #actualité #sens #foi #espérance</strong></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 06 Feb 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Protéger ou réparer - Reflets d'actualité 2026 #5</title>
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      <description>Protéger ou réparer ?
Ces derniers jours, l’Assemblée nationale a voté une mesure attendue : l’interdiction del’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Une décision qui marque une étape importante dans la prise de conscience des effets du numérique sur les plus jeunes.Mais ce vote, aussi symbolique soit-il, pose immédiatement une question : pourquoi avoir attendu si longtemps… et surtout, sommes-nous réellement prêts pour la suite ?Car depuis des années, les signaux d’alerte sont bien connus. Les réseaux sociaux ne sont pas de simples outils neutres. Chez les adolescents, ils influencent profondément le rapport à l’image, à la réussite, à la relation aux autres. Addictions, troubles du sommeil, anxiété, baisse de la concentration, exposition précoce à des contenus violents ou inadaptés… Autant de réalités désormais largement documentées.
Les algorithmes ne cherchent pas à éduquer, mais à capter l’attention, en jouant sur l’émotion, la comparaison et l’instantanéité. Or ce sont précisément des mécanismes auxquels les plus jeunes sont les plus vulnérables.Face à ce constat, la responsabilité politique ne peut être éludée. Le sujet n’est pas nouveau.Le président Emmanuel Macron lui-même a déjà souligné une réalité troublante : TikTokexiste sous deux formes. Une version internationale, tournée vers un divertissement sans limites, et une autre version, réservée aux jeunes Chinois, strictement encadrée, limitée dans le temps, et orientée vers des contenus éducatifs et culturels.
Un même outil, mais deux usages radicalement différents. Et donc, deux visions de laprotection de la jeunesse. 
Pourquoi la France, comme beaucoup d’autres pays occidentaux, a-t-elle mis autant de temps à agir, alors que certains États ont rapidement posé des cadres clairs ? La loi votée aujourd’hui ressemble moins à une avancée audacieuse qu’à un rattrapage nécessaire, après des années d’hésitation.
Et déjà, un autre défi se présente : celui de l’intelligence artificielle. Les jeunes y ontdésormais accès sans véritable filtre. IA génératives, assistants conversationnels, outilscapables de produire des réponses, des images, des raisonnements… Là encore, la technologie avance plus vite que la réflexion collective. Quand cet accès sera-t-il encadré ?
Quels repères donnons-nous à des esprits encore en construction face à des outils capables d’influencer l’apprentissage, la pensée, et même la perception du réel ?Ces questions ne sont pas seulement techniques ou juridiques. Elles sont profondément humaines. Et c’est ici qu’une valeur évangélique éclaire puissamment le débat. Jésus parle sans détour de la place des enfants et de la responsabilité des adultes à leur égard. Il dit : « Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les empêchez pas ; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. »Et il ajoute une parole particulièrement forte : « Si quelqu’un scandalisait un seul de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui attache au cou une meule de moulin et qu’on le jette au fond de la mer. »Ces paroles ne parlent pas de réseaux sociaux ni d’intelligence artificielle. Mais elles parlent de protection, de vigilance et de responsabilité. Mettre des limites n’est pas un refus du progrès. C’est un acte de soin. C’est reconnaître que la liberté se construit dans un cadre, surtout lorsqu’on est jeune.Au fond, le vrai débat n’est peut-être pas seulement celui des écrans ou des algorithmes. Il est celui de notre capacité collective à protéger les plus vulnérables avant qu’il ne soit trop tard. Car une société se juge aussi à la manière dont elle prend soin de sa jeunesse — non pas en la laissant seule face à des forces qui la dépassent, mais en lui donnant les conditions pour grandir librement et en confiance
 
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#ProtectionDesJeunes #RéseauxSociaux #SantéMentaleJeunesse #ÉducationNumérique #ResponsabilitéPolitique #ImpactDuNumérique #JeunesseEtSociété #ÉthiqueEtTechnologie #EncadrerLeNumérique #AvenirDesEnfants
 
</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Protéger ou réparer ?</p>
<p>Ces derniers jours, l’Assemblée nationale a voté une mesure attendue : l’interdiction de<br />l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Une décision qui marque une étape importante dans la prise de conscience des effets du numérique sur les plus jeunes.<br />Mais ce vote, aussi symbolique soit-il, pose immédiatement une question : pourquoi avoir attendu si longtemps… et surtout, sommes-nous réellement prêts pour la suite ?<br />Car depuis des années, les signaux d’alerte sont bien connus. Les réseaux sociaux ne sont pas de simples outils neutres. Chez les adolescents, ils influencent profondément le rapport à l’image, à la réussite, à la relation aux autres. Addictions, troubles du sommeil, anxiété, baisse de la concentration, exposition précoce à des contenus violents ou inadaptés… Autant de réalités désormais largement documentées.</p>
<p>Les algorithmes ne cherchent pas à éduquer, mais à capter l’attention, en jouant sur l’émotion, la comparaison et l’instantanéité. Or ce sont précisément des mécanismes auxquels les plus jeunes sont les plus vulnérables.<br />Face à ce constat, la responsabilité politique ne peut être éludée. Le sujet n’est pas nouveau.<br />Le président Emmanuel Macron lui-même a déjà souligné une réalité troublante : TikTok<br />existe sous deux formes. Une version internationale, tournée vers un divertissement sans limites, et une autre version, réservée aux jeunes Chinois, strictement encadrée, limitée dans le temps, et orientée vers des contenus éducatifs et culturels.</p>
<p><br />Un même outil, mais deux usages radicalement différents. Et donc, deux visions de la<br />protection de la jeunesse. </p>
<p>Pourquoi la France, comme beaucoup d’autres pays occidentaux, a-t-elle mis autant de temps à agir, alors que certains États ont rapidement posé des cadres clairs ? La loi votée aujourd’hui ressemble moins à une avancée audacieuse qu’à un rattrapage nécessaire, après des années d’hésitation.</p>
<p><br />Et déjà, un autre défi se présente : celui de l’intelligence artificielle. Les jeunes y ont<br />désormais accès sans véritable filtre. IA génératives, assistants conversationnels, outils<br />capables de produire des réponses, des images, des raisonnements… Là encore, la technologie avance plus vite que la réflexion collective. Quand cet accès sera-t-il encadré ?</p>
<p>Quels repères donnons-nous à des esprits encore en construction face à des outils capables d’influencer l’apprentissage, la pensée, et même la perception du réel ?<br />Ces questions ne sont pas seulement techniques ou juridiques. Elles sont profondément humaines. Et c’est ici qu’une valeur évangélique éclaire puissamment le débat. Jésus parle sans détour de la place des enfants et de la responsabilité des adultes à leur égard. Il dit : « Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les empêchez pas ; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. »<br />Et il ajoute une parole particulièrement forte : « Si quelqu’un scandalisait un seul de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui attache au cou une meule de moulin et qu’on le jette au fond de la mer. »<br />Ces paroles ne parlent pas de réseaux sociaux ni d’intelligence artificielle. Mais elles parlent de protection, de vigilance et de responsabilité. Mettre des limites n’est pas un refus du progrès. C’est un acte de soin. C’est reconnaître que la liberté se construit dans un cadre, surtout lorsqu’on est jeune.<br />Au fond, le vrai débat n’est peut-être pas seulement celui des écrans ou des algorithmes. Il est celui de notre capacité collective à protéger les plus vulnérables avant qu’il ne soit trop tard. Car une société se juge aussi à la manière dont elle prend soin de sa jeunesse — non pas en la laissant seule face à des forces qui la dépassent, mais en lui donnant les conditions pour grandir librement et en confiance</p>
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<p>#ProtectionDesJeunes #RéseauxSociaux #SantéMentaleJeunesse #ÉducationNumérique #ResponsabilitéPolitique #ImpactDuNumérique #JeunesseEtSociété #ÉthiqueEtTechnologie #EncadrerLeNumérique #AvenirDesEnfants</p>
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      <pubDate>Fri, 30 Jan 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Le monde en force - Reflets d'actualité 2026#4</title>
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      <description>#LeMondeEnForce
Quand on écoute l’#actualité, on a parfois l’impression d’un monde éclaté.Des #crises partout.Des sujets qui n’ont, en apparence, rien à voir.Et pourtant.
Regardez le #Groenland.Ces derniers jours, les propos de #DonaldTrump ont remis sur la table une idée déjà entendue :celle d’un territoire immense, stratégique, riche en #ressources, que les #ÉtatsUnis devraient contrôler pour défendre leurs #intérêts.Un territoire dont on parle comme d’un #enjeu.Presque comme d’un objet.Alors qu’il s’agit avant tout d’une terre habitée, d’un #peuple, d’une #histoire.
Regardez maintenant la #France.Et ses #agriculteurs.Depuis des mois, la #colère monte.#Blocages, #manifestations, appels à l’aide.Derrière tout cela, un sentiment très simple : ne plus être maître de son travail.Produire, toujours plus.Vendre, toujours moins cher.Et avoir le sentiment que les décisions se prennent loin des champs, loin des réalités, loin des hommes et des femmes qui nous nourrissent.
Et puis il y a l’#Iran.Un pays sous pression constante.#Sanctions économiques.#Tensions diplomatiques.#Menaces militaires.On parle de #stratégie, de #sécurité, d’#équilibre régional.Mais on oublie souvent de dire que, sur place, ce sont des #familles entières qui vivent dans l’incertitude, la peur, parfois la répression.
Trois situations différentes.Trois contextes.Trois continents.Mais un même langage.Celui de la #force.Celui du #contrôle.Celui du rapport de #puissance.
Un monde où un territoire devient un enjeu stratégique.Où un agriculteur devient une ligne #comptable.Où un peuple devient un problème à gérer.
Et dans cette logique, il y a toujours les mêmes perdants :ceux qui n’ont pas la #parole,ceux qui subissent des décisions prises ailleurs,ceux qui comptent… mais qui ne pèsent pas.
Face à cela, la #Bible raconte une autre histoire.Pas celle d’un Dieu qui écrase ou qui impose,mais celle d’un Dieu qui se tient du côté de ceux qui n’ont plus le #pouvoir.Un Dieu qui rappelle que la #grandeur ne se mesure pas à la force,mais à la manière dont on traite les plus #vulnérables.
Peut-être que l’#actualité ne nous demande pas de choisir un camp.Ni même d’avoir des réponses simples à des crises complexes.Peut-être qu’elle nous oblige à une question plus profonde :quelle logique acceptons-nous pour organiser notre #monde ?
Un monde gouverné par la force finit toujours par oublier pourquoi il existe.
 


</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><br /><b>#LeMondeEnForce</b></p>
<p>Quand on écoute l’#actualité, on a parfois l’impression d’un monde éclaté.<br />Des #crises partout.<br />Des sujets qui n’ont, en apparence, rien à voir.<br />Et pourtant.</p>
<p>Regardez le <b>#Groenland</b>.<br />Ces derniers jours, les propos de <b>#DonaldTrump</b> ont remis sur la table une idée déjà entendue :<br />celle d’un territoire immense, stratégique, riche en #ressources, que les <b>#ÉtatsUnis</b> devraient contrôler pour défendre leurs #intérêts.<br />Un territoire dont on parle comme d’un #enjeu.<br />Presque comme d’un objet.<br />Alors qu’il s’agit avant tout d’une terre habitée, d’un #peuple, d’une #histoire.</p>
<p>Regardez maintenant la <b>#France</b>.<br />Et ses <b>#agriculteurs</b>.<br />Depuis des mois, la #colère monte.<br />#Blocages, #manifestations, appels à l’aide.<br />Derrière tout cela, un sentiment très simple : <b>ne plus être maître de son travail</b>.<br />Produire, toujours plus.<br />Vendre, toujours moins cher.<br />Et avoir le sentiment que les décisions se prennent loin des champs, loin des réalités, loin des hommes et des femmes qui nous nourrissent.</p>
<p>Et puis il y a <b>l’#Iran</b>.<br />Un pays sous pression constante.<br />#Sanctions économiques.<br />#Tensions diplomatiques.<br />#Menaces militaires.<br />On parle de #stratégie, de #sécurité, d’#équilibre régional.<br />Mais on oublie souvent de dire que, sur place, ce sont des #familles entières qui vivent dans l’incertitude, la peur, parfois la répression.</p>
<p>Trois situations différentes.<br />Trois contextes.<br />Trois continents.<br />Mais un même langage.<br />Celui de la #force.<br />Celui du #contrôle.<br />Celui du rapport de #puissance.</p>
<p>Un monde où un territoire devient un enjeu stratégique.<br />Où un agriculteur devient une ligne #comptable.<br />Où un peuple devient un problème à gérer.</p>
<p>Et dans cette logique, il y a toujours les mêmes perdants :<br />ceux qui n’ont pas la #parole,<br />ceux qui subissent des décisions prises ailleurs,<br />ceux qui comptent… mais qui ne pèsent pas.</p>
<p>Face à cela, la <b>#Bible</b> raconte une autre histoire.<br />Pas celle d’un Dieu qui écrase ou qui impose,<br />mais celle d’un Dieu qui se tient du côté de ceux qui n’ont plus le #pouvoir.<br />Un Dieu qui rappelle que la #grandeur ne se mesure pas à la force,<br />mais à la manière dont on traite les plus #vulnérables.</p>
<p>Peut-être que l’#actualité ne nous demande pas de choisir un camp.<br />Ni même d’avoir des réponses simples à des crises complexes.<br />Peut-être qu’elle nous oblige à une question plus profonde :<br /><b>quelle logique acceptons-nous pour organiser notre #monde ?</b></p>
<p>Un monde gouverné par la force finit toujours par oublier pourquoi il existe.</p>
<p></p><p> </p>


]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 28 Jan 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Croire sous pression — Reflets d'actualité 2026 #3</title>
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      <description>#Croire sous #Pression
Ce mercredi 14 janvier, une publication est passée presque inaperçue dans le flot de l’#actualité.Et pourtant, elle dit beaucoup de notre #monde.
L’ONG #PortesOuvertes a publié l’édition 2026 de l’#IndexMondial des #Persécutions des #Chrétiens.Un travail mené depuis 33 ans, pays par pays, données vérifiées à l’appui, pour rendre visible une réalité que l’on préfère souvent ignorer.
Aujourd’hui encore, dans plus de 50 pays, être #chrétien n’est pas une évidence.Cela peut signifier être discriminé dans son #travail, rejeté par sa #famille, vivre sous #surveillance ou pratiquer sa #foi dans la #clandestinité.
Dans certains pays, posséder une #Bible peut suffire à attirer des ennuis.Dans d’autres, se rendre à une #célébration expose à des #arrestations.Et parfois, la foi chrétienne coûte la #liberté… ou la #vie.
Ce que montre cet index, année après année, c’est que la #Persécution des #Chrétiens ne prend pas une seule forme.Elle peut venir de #régimes autoritaires, de #pressions religieuses majoritaires, de #groupes extrémistes, ou de sociétés où la #LibertéDeConscience se réduit lentement, presque sans bruit.
Et pourtant, cette réalité reste largement absente de nos #débats publics.Peut-être parce qu’elle dérange.Peut-être aussi parce qu’elle concerne des chrétiens… ailleurs.Loin de nos quotidiens protégés.
Mais l’Index de #PortesOuvertes ne parle pas seulement de #violence.Il parle aussi de #fidélité.De #communautés qui continuent à se réunir malgré la peur.De #croyants qui choisissent de rester, sans haine, sans provocation.De femmes et d’hommes qui persévèrent, parfois en silence, simplement parce qu’ils #croient.
La #Bible rappelle une chose essentielle :Dieu ne contraint jamais la #conscience humaine.Il appelle.Il invite.Il laisse libre.
C’est cette #Liberté qui donne tout son sens à la #foi.Et c’est elle qui est bafouée quand des femmes et des hommes sont #persécutés pour avoir choisi de #suivre le #Christ.
En publiant cet index, #PortesOuvertes ne fait pas qu’alerter.L’ONG nous rappelle que, dans de nombreuses régions du monde, confesser sa #foi chrétienne reste un acte de #courage — parfois une #RésistanceSilencieuse.
Face à cela, le message biblique demeure inchangé :la foi peut être étouffée, surveillée, menacée… mais elle ne se laisse jamais enfermer.
Et tant qu’il y aura des croyants pour choisir librement de #croire,l’#Espérance continuera de se transmettre.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>#Croire sous #Pression</p>
<p>Ce mercredi 14 janvier, une publication est passée presque inaperçue dans le flot de l’#actualité.<br />Et pourtant, elle dit beaucoup de notre #monde.</p>
<p>L’ONG #PortesOuvertes a publié l’édition 2026 de l’#IndexMondial des #Persécutions des #Chrétiens.<br />Un travail mené depuis 33 ans, pays par pays, données vérifiées à l’appui, pour rendre visible une réalité que l’on préfère souvent ignorer.</p>
<p>Aujourd’hui encore, dans plus de 50 pays, être #chrétien n’est pas une évidence.<br />Cela peut signifier être discriminé dans son #travail, rejeté par sa #famille, vivre sous #surveillance ou pratiquer sa #foi dans la #clandestinité.</p>
<p>Dans certains pays, posséder une #Bible peut suffire à attirer des ennuis.<br />Dans d’autres, se rendre à une #célébration expose à des #arrestations.<br />Et parfois, la foi chrétienne coûte la #liberté… ou la #vie.</p>
<p>Ce que montre cet index, année après année, c’est que la #Persécution des #Chrétiens ne prend pas une seule forme.<br />Elle peut venir de #régimes autoritaires, de #pressions religieuses majoritaires, de #groupes extrémistes, ou de sociétés où la #LibertéDeConscience se réduit lentement, presque sans bruit.</p>
<p>Et pourtant, cette réalité reste largement absente de nos #débats publics.<br />Peut-être parce qu’elle dérange.<br />Peut-être aussi parce qu’elle concerne des chrétiens… ailleurs.<br />Loin de nos quotidiens protégés.</p>
<p>Mais l’Index de #PortesOuvertes ne parle pas seulement de #violence.<br />Il parle aussi de #fidélité.<br />De #communautés qui continuent à se réunir malgré la peur.<br />De #croyants qui choisissent de rester, sans haine, sans provocation.<br />De femmes et d’hommes qui persévèrent, parfois en silence, simplement parce qu’ils #croient.</p>
<p>La #Bible rappelle une chose essentielle :<br />Dieu ne contraint jamais la #conscience humaine.<br />Il appelle.<br />Il invite.<br />Il laisse libre.</p>
<p>C’est cette #Liberté qui donne tout son sens à la #foi.<br />Et c’est elle qui est bafouée quand des femmes et des hommes sont #persécutés pour avoir choisi de #suivre le #Christ.</p>
<p>En publiant cet index, #PortesOuvertes ne fait pas qu’alerter.<br />L’ONG nous rappelle que, dans de nombreuses régions du monde, confesser sa #foi chrétienne reste un acte de #courage — parfois une #RésistanceSilencieuse.</p>
<p>Face à cela, le message biblique demeure inchangé :<br />la foi peut être étouffée, surveillée, menacée… mais elle ne se laisse jamais enfermer.</p>
<p>Et tant qu’il y aura des croyants pour choisir librement de #croire,<br />l’#Espérance continuera de se transmettre.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 14 Jan 2026 10:36:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>Croire sous pression — Reflets d'actualité 2026 #3</itunes:title>
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      <title>PODCAST REFLEXION - Venez acheter... sans rien payer ? Reflet d'actualité - Gabriel Golea</title>
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      <description>
J’ai récemment lu un article[1] qui parlait des nouvelles tendances en matières d’achats…
En s’inspirant de méthodes employées par les sites d’achat en ligne, des chercheurs américains proposent une nouvelle méthode pour réorganiser périodiquement la disposition des produits dans les magasins physiques traditionnels afin de stimuler les achats impulsifs.
Il s’agit d’une méthode de repositionnement périodique des produits fondée sur des informations issues de grandes bases de données et s'appuyant sur la connaissance qu’ont les clients des endroits où se trouvaient auparavant leurs produits préférés. Ce qui est nouveau, c’est que ce modèle est conçu de manière à ce que les clients qui se promènent dans une allée qu'ils parcourent normalement remarquent les produits qui sont susceptibles de les intéresser en fonction des associations avec ce qui était là auparavant ». « Classique » vous me direz… « On le savait ! »
Et pourtant, il s’agit d’un modèle de disposition des produits qui utilise des techniques d’exploration de données pour extraire des informations sur la rentabilité et l'affinité des produits à partir de dizaines de milliers de transactions réelles de clients.
Ce modèle utilise ensuite un processus en trois étapes pour déterminer l’emplacement idéal des produits :
- Tout d'abord, il identifie les produits les plus rentables d’un magasin afin de les placer à des endroits très visibles.
- Ensuite, il détermine les articles qui ont tendance à être achetés ensemble afin de les placer de manière à ce que les clients remarquent quelque chose d’intéressant à côté d’un achat prévu. 
- Enfin, le modèle utilise ce qu’on appelle l'impulsion du passé pour tirer parti de la familiarité des clients avec l'emplacement habituel des produits. Ainsi les personnes qui cherchent dans un endroit familier, disons des chips, remarquent quelque chose de nouveau qui les intéressera.
Il faut savoir que 80% des acheteurs ne font pas de liste avant de se rendre chez un détaillant. Donc une forme de spontanéité dans le choix.
Les achats…
Ce sujet me fait penser à notre matérialité, à nos besoins. Réels ! Mais aussi besoin d’une autre nature.
Une parole biblique invite : « Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, Même celui qui n'a pas d’argent ! Venez, achetez et mangez, Venez, achetez […], sans argent, sans rien payer ! » (Esaïe 55,1).
Aussi, à l’occasion d’une fête, Jésus se tenant debout, avait dit : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive ». (Jean 7,37).
Faim ? Soif ? S’approvisionner ! 
C’est possible, pourquoi pas ? Autrement !…
 
Gabriel Goléa - mardi 21 février 2023
 
 
 




[1] Gihan S. Edirisinghe – Charles L. Munson, “Strategic rearrangement of retail shelf space allocations: Using data insights to encourage impulse buying”, in: Expert Systems with Applications, Volume 216, 15 April 2023.


</description>
      <content:encoded><![CDATA[
<p><span>J’ai récemment lu un article<a href="#_ftn1" title=""><span><span><span>[1]</span></span></span></a> qui parlait des nouvelles tendances en matières d’achats…</span></p>
<p><span>En s’inspirant de méthodes employées par les sites d’achat en ligne, des chercheurs américains proposent une nouvelle méthode pour réorganiser périodiquement la disposition des produits dans les magasins physiques traditionnels afin de stimuler les achats impulsifs.</span></p>
<p><span>Il s’agit d’une méthode de repositionnement périodique des produits fondée sur des informations issues de grandes bases de données et s'appuyant sur la connaissance qu’ont les clients des endroits où se trouvaient auparavant leurs produits préférés. Ce qui est nouveau, c’est que ce modèle est conçu de manière à ce que les clients qui se promènent dans une allée qu'ils parcourent normalement remarquent les produits qui sont susceptibles de les intéresser en fonction des associations avec ce qui était là auparavant ». « Classique » vous me direz… « On le savait ! »</span></p>
<p><span>Et pourtant, il s’agit d’un modèle de disposition des produits qui utilise des techniques d’exploration de données pour extraire des informations sur la rentabilité et l'affinité des produits à partir de dizaines de milliers de transactions réelles de clients.</span></p>
<p><span>Ce modèle utilise ensuite un processus en trois étapes pour déterminer l’emplacement idéal des produits :</span></p>
<p><span>- Tout d'abord, il identifie les produits les plus rentables d’un magasin afin de les placer à des endroits très visibles.</span></p>
<p><span>- Ensuite, il détermine les articles qui ont tendance à être achetés ensemble afin de les placer de manière à ce que les clients remarquent quelque chose d’intéressant à côté d’un achat prévu. </span></p>
<p><span>- Enfin, le modèle utilise ce qu’on appelle l'impulsion du passé pour tirer parti de la familiarité des clients avec l'emplacement habituel des produits. Ainsi les personnes qui cherchent dans un endroit familier, disons des chips, remarquent quelque chose de nouveau qui les intéressera.</span></p>
<p><span>Il faut savoir que 80% des acheteurs ne font pas de liste avant de se rendre chez un détaillant. Donc une forme de spontanéité dans le choix.</span></p>
<p><span>Les achats…</span></p>
<p><span>Ce sujet me fait penser à notre matérialité, à nos besoins. Réels ! Mais aussi besoin d’une autre nature.</span></p>
<p><span>Une parole biblique invite : « Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, Même celui qui n'a pas d’argent ! Venez, achetez et mangez, Venez, achetez […], sans argent, sans rien payer ! » (Esaïe 55,1).</span></p>
<p><span>Aussi, à l’occasion d’une fête, Jésus se tenant debout, avait dit : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive ». (Jean 7,37).</span></p>
<p><span>Faim ? Soif ? S’approvisionner ! </span></p>
<p><span>C’est possible, pourquoi pas ? Autrement !…</span></p>
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<p><b><span>Gabriel Goléa - mardi 21 février 2023</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
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<p><a href="#_ftnref1" title=""><span><span><span><span>[1]</span></span></span></span></a><span> Gihan S. Edirisinghe – Charles L. Munson, “Strategic rearrangement of retail shelf space allocations: Using data insights to encourage impulse buying”, in: Expert Systems with Applications, Volume 216, 15 April 2023.</span></p>


]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 24 Feb 2023 21:57:00 +0000</pubDate>
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      <title>PODCAST - Pour oublier - Reflet d'actualité, Philippe Aurouze</title>
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      <description>
Un début de week-end comme les autres. Certains s’organisent pour aller faire du sport, sortir au théâtre ou aller manifester, d’autres pour passer du temps en famille. Pour que tout se déroule au mieux, des courses sont nécessaires. Personnellement, je vais dans une grande surface bien achalandée. Pour la petite histoire, il semblerait qu’elle fut la plus grande de France au moment de sa construction. Bref, un début de week-end classique.  
Soudain, tout bascule : l’actualité nous rattrape. Sur la route, en face de cette grande surface, un banal accident de la route. Banal entre guillemet. D’abord parce qu’un accident de la route avec des blessés ou des morts reste un drame ; ensuite parce qu’il s’agit d’une personnalité connue, célèbre. En effet, l’humoriste Pierre Palmade vient de se déporter sur la voie de gauche et heurter frontalement un autre véhicule. Tous les médias relatent les faits : quatre personnes transportées en hélicoptère vers les hôpitaux parisiens avec un pronostic vital engagé. Malheureusement, le fœtus de 7 mois ne survivra pas ! Drames quotidiens sur les routes de France métropolitaine où plus de 53 000 accidents corporels se dénombrent chaque année. 
Mais là, facteur aggravant, le conducteur était sous l’emprise de la cocaïne ! Stupéfiant illicite mais largement consommé. Stupéfiant permettant un état secondaire de décontraction, de bien-être allant presque jusqu’à l’euphorie. Enfin, c’est ce que l’on dit car je n’ai jamais testé cette substance. 
La cocaïne pour soulager. La cocaïne pour éliminer les pensées qui pèsent, angoissent, obsèdent. La cocaïne pour passer dans un autre monde, celui de l’oubli. Tellement facile mais tellement trompeur et dangereux. 
Pierre, selon ses dires et ses témoignages, avait beaucoup à oublier. Oublier ces choses qui torturent l’âme, qui enferment, qui oppressent. A 8 ans, le décès de son père, entre autres. Une violence, comme il en témoignera, je cite « Je fabriquai ma peine. Ma douleur était trop enfouie, donc je la simulais »[1] ; et en 1995 de poursuivre « Je prenais de l’alcool et des produits pour décompresser de mes angoisses. »[2]
Trop de poids enfouis à l’intérieur de lui. Trop de tensions et l’envie, le besoin d’oublier. Alors les psychotropes de toutes sortes deviennent une béquille voire un enfermement pour ne plus penser, ne plus souffrir. L’engrenage s’enclenche, sans fin. Ou plutôt si, bien souvent avec un drame comme celui évoqué. 
Nous avons tous, à des degrés divers, un passé qui nous travaille, nous obsède voire nous angoisse. La fuite reste une option mais pas durable et surtout dangereuse. De l’autre côté, Jésus propose une autre option. « Venez auprès de moi, vous tous qui portez des charges très lourdes et qui êtes fatigués, et moi je vous donnerai le repos. »[3] Il s’agit de placer sa confiance en celui qui peut guérir les maux de la vie, qui peut offrir un avenir sans psychotrope. Libre. 
Nos pensées à toutes les victimes de ces accumulations du passé, de ces accidentés de la vie.  

Philippe Aurouze : édito du mardi 14 février 2023
 




[1] https://www.closermag.fr/people/je-simulais-ma-douleur-pierre-palmade-se-confie-sur-la-mort-de-son-pere-963089




[2] www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/pierre-palmade-et-lenfer-de-la-drogue-en-1995-il-avait-deja-ete-arrete_428227




[3] Matthieu 10.28 (PdV)


</description>
      <content:encoded><![CDATA[
<p><span>Un début de week-end comme les autres. Certains s’organisent pour aller faire du sport, sortir au théâtre ou aller manifester, d’autres pour passer du temps en famille. Pour que tout se déroule au mieux, des courses sont nécessaires. Personnellement, je vais dans une grande surface bien achalandée. Pour la petite histoire, il semblerait qu’elle fut la plus grande de France au moment de sa construction. Bref, un début de week-end classique. </span></p><span></span><p> </p>
<p><span>Soudain, tout bascule : l’actualité nous rattrape. Sur la route, en face de cette grande surface, un banal accident de la route. Banal entre guillemet. D’abord parce qu’un accident de la route avec des blessés ou des morts reste un drame ; ensuite parce qu’il s’agit d’une personnalité connue, célèbre. En effet, l’humoriste Pierre Palmade vient de se déporter sur la voie de gauche et heurter frontalement un autre véhicule. Tous les médias relatent les faits : quatre personnes transportées en hélicoptère vers les hôpitaux parisiens avec un pronostic vital engagé. Malheureusement, le fœtus de 7 mois ne survivra pas ! Drames quotidiens sur les routes de France métropolitaine où plus de 53 000 accidents corporels se dénombrent chaque année. </span></p>
<p><span>Mais là, facteur aggravant, le conducteur était sous l’emprise de la cocaïne ! Stupéfiant illicite mais largement consommé. Stupéfiant permettant un état secondaire de décontraction, de bien-être allant presque jusqu’à l’euphorie. Enfin, c’est ce que l’on dit car je n’ai jamais testé cette substance. </span></p>
<p><span>La cocaïne pour soulager. La cocaïne pour éliminer les pensées qui pèsent, angoissent, obsèdent. La cocaïne pour passer dans un autre monde, celui de l’oubli. Tellement facile mais tellement trompeur et dangereux. </span></p>
<p><span>Pierre, selon ses dires et ses témoignages, avait beaucoup à oublier. Oublier ces choses qui torturent l’âme, qui enferment, qui oppressent. A 8 ans, le décès de son père, entre autres. Une violence, comme il en témoignera, je cite « Je fabriquai ma peine. Ma douleur était trop enfouie, donc je la simulais »<a href="#_ftn1" title=""><span><span><span>[1]</span></span></span></a> ; et en 1995 de poursuivre « Je prenais de l’alcool et des produits pour décompresser de mes angoisses. »<a href="#_ftn2" title=""><span><span><span>[2]</span></span></span></a></span></p>
<p><span>Trop de poids enfouis à l’intérieur de lui. Trop de tensions et l’envie, le besoin d’oublier. Alors les psychotropes de toutes sortes deviennent une béquille voire un enfermement pour ne plus penser, ne plus souffrir. L’engrenage s’enclenche, sans fin. Ou plutôt si, bien souvent avec un drame comme celui évoqué. </span></p>
<p><span>Nous avons tous, à des degrés divers, un passé qui nous travaille, nous obsède voire nous angoisse. La fuite reste une option mais pas durable et surtout dangereuse. De l’autre côté, Jésus propose une autre option. « Venez auprès de moi, vous tous qui portez des charges très lourdes et qui êtes fatigués, et moi je vous donnerai le repos. »<a href="#_ftn3" title=""><span><span><span>[3]</span></span></span></a> Il s’agit de placer sa confiance en celui qui peut guérir les maux de la vie, qui peut offrir un avenir sans psychotrope. Libre. </span></p>
<p><span>Nos pensées à toutes les victimes de ces accumulations du passé, de ces accidentés de la vie. <span> </span></span></p>

<p><b><span>Philippe Aurouze : édito du mardi 14 février 2023</span></b></p><p><b></b></p><b></b>
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<p><a href="#_ftnref1" title=""><span><span><span><span>[1]</span></span></span></span></a><span> https://www.closermag.fr/people/je-simulais-ma-douleur-pierre-palmade-se-confie-sur-la-mort-de-son-pere-963089</span></p>




<p><a href="#_ftnref2" title=""><span><span><span>[2]</span></span></span></a> <span>www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/pierre-palmade-et-lenfer-de-la-drogue-en-1995-il-avait-deja-ete-arrete_428227</span></p>




<p><a href="#_ftnref3" title=""><span><span><span>[3]</span></span></span></a> <span>Matthieu 10.28 (PdV)</span></p>


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      <pubDate>Fri, 17 Feb 2023 06:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Les mots les plus utilisés - Reflet d'actualité, Gabriel Golea</title>
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      <description>Je lisais récemment dans un grand quotidien régional français, dans Ouest France, que le moteur de recherche Google a dévoilé les recherches les plus populaires effectuées dans le monde en 2022. Cette année, le mot le plus recherché est… « Wordle », un jeu de lettres en ligne racheté par le New York Times.
Puis vient : « India » versus « England » (Inde versus Angleterre), qui a notamment atteint un pic en juillet lors d’une rencontre de cricket entre les deux pays, et par « Ukraine ». Le nom du pays figure par ailleurs à la première place dans la catégorie actualités, alors que l’année a évidemment été marquée par la guerre en Ukraine. Suivent ensuite « Queen Elizabeth passing » (décès de la reine Elizabeth) et « Election results » (résultats des élections).
« La variole du singe » arrive en cinquième place. Le procès Johnny Depp-Amber Heard a marqué aussi Google pour les tendances 2022 au niveau des people. Johnny Depp arrive en tête en raison du procès très médiatisé contre son ex-compagne Amber Heard. Celle-ci arrive d’ailleurs troisième, juste derrière Will Smith, remarqué pour ce qui s’est passé lors de la cérémonie des Oscar.
Au niveau des sportifs, on retrouve un trio de joueurs et joueuses de tennis. Novak Djokovic, d’abord, qui a fait l’actualité en début d’année pour sa non-participation à l’Open d’Australie. Le joueur serbe est suivi par Rafael Nadal et Serena Williams, qui a pris sa retraite (ou pas !) lors du dernier US Open. Pour les plus curieux, vous pouvez aussi retrouver les tendances pour les films, titres de chanson et même… décès. À noter que vous pouvez filtrer les recherches les plus populaires sur Google, par pays. Mais la France n’est pas encore disponible.
Faisons alors notre propre classement, pour nous. Pour cela, je vous propose un jeu simple, j’espère agréable : quels sont les mots que vous utilisez le plus souvent dans vos conversations quotidiennes ? Quels sujets-thème reviennent le plus souvent dans vos échanges ?
Récemment j’ai écouté une interview où la personne qui parlait essayait de faire avancer son argumentaire à l’aide des mots d’introduction qui devenaient répétitifs : « C’est vrai que… », « C’est vrai que… », « C’est vrai que… ». Mais plus que pour la forme (les cacophonies, l’utilisation des mots rudes, les expressions inappropriées ou le langage trop « fonctionnel » – aucun effort pour la musicalité, pour l’élégance, pour la beauté finalement de la langue) qu’en est-il du contenu ? Des mots comme : « j’apprécie ta présence », « je t’aime beaucoup », « je me réjouis de te voir », « tu représentes une richesse pour nous, pour notre équipe… ».
Le conseil de l’apôtre Paul peut être un réel encouragement : « Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun » (Colossiens 4,6).
Ou, toujours dans la Bible nous lisons : « La langue a un incroyable pouvoir [de vie et de mort] ; ceux qui aiment parler en goûteront les fruits » (Proverbes 18,21).
Formulons autrement : Parlons peu, parlons bien !
 
Gabriel GOLEA, le mardi 24 janvier 2023</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Je lisais récemment dans un grand quotidien régional français, dans Ouest France, que le moteur de recherche Google a dévoilé les recherches les plus populaires effectuées dans le monde en 2022. Cette année, le mot le plus recherché est… « Wordle », un jeu de lettres en ligne racheté par le New York Times.</span></p>
<p><span>Puis vient : « India » versus « England » (Inde versus Angleterre), qui a notamment atteint un pic en juillet lors d’une rencontre de cricket entre les deux pays, et par « Ukraine ». Le nom du pays figure par ailleurs à la première place dans la catégorie actualités, alors que l’année a évidemment été marquée par la guerre en Ukraine. Suivent ensuite « Queen Elizabeth passing » (décès de la reine Elizabeth) et « Election results » (résultats des élections).</span></p>
<p><span>« La variole du singe » arrive en cinquième place. Le procès Johnny Depp-Amber Heard a marqué aussi Google pour les tendances 2022 au niveau des people. Johnny Depp arrive en tête en raison du procès très médiatisé contre son ex-compagne Amber Heard. Celle-ci arrive d’ailleurs troisième, juste derrière Will Smith, remarqué pour ce qui s’est passé lors de la cérémonie des Oscar.</span></p>
<p><span>Au niveau des sportifs, on retrouve un trio de joueurs et joueuses de tennis. Novak Djokovic, d’abord, qui a fait l’actualité en début d’année pour sa non-participation à l’Open d’Australie. Le joueur serbe est suivi par Rafael Nadal et Serena Williams, qui a pris sa retraite (ou pas !) lors du dernier US Open. Pour les plus curieux, vous pouvez aussi retrouver les tendances pour les films, titres de chanson et même… décès. À noter que vous pouvez filtrer les recherches les plus populaires sur Google, par pays. Mais la France n’est pas encore disponible.</span></p>
<p><span>Faisons alors notre propre classement, pour nous. Pour cela, je vous propose un jeu simple, j’espère agréable : quels sont les mots que vous utilisez le plus souvent dans vos conversations quotidiennes ? Quels sujets-thème reviennent le plus souvent dans vos échanges ?</span></p>
<p><span>Récemment j’ai écouté une interview où la personne qui parlait essayait de faire avancer son argumentaire à l’aide des mots d’introduction qui devenaient répétitifs : « C’est vrai que… », « C’est vrai que… », « C’est vrai que… ». Mais plus que pour la forme (les cacophonies, l’utilisation des mots rudes, les expressions inappropriées ou le langage trop « fonctionnel » – aucun effort pour la musicalité, pour l’élégance, pour la beauté finalement de la langue) qu’en est-il du contenu ? Des mots comme : « j’apprécie ta présence », « je t’aime beaucoup », « je me réjouis de te voir », « tu représentes une richesse pour nous, pour notre équipe… ».</span></p>
<p><span>Le conseil de l’apôtre Paul peut être un réel encouragement : « Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun » (Colossiens 4,6).</span></p>
<p><span>Ou, toujours dans la Bible nous lisons : « La langue a un incroyable pouvoir [de vie et de mort] ; ceux qui aiment parler en goûteront les fruits » (Proverbes 18,21).</span></p>
<p><span>Formulons autrement : Parlons peu, parlons bien !</span></p>
<p><span></span></p><p> </p>
<p><span>Gabriel GOLEA, le mardi 24 janvier 2023<br /></span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 27 Jan 2023 06:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>PODCAST - La générosité... exercée par qui ? - Ps Gabriel Golea - Reflet d'actualité, une approche chrétienne de l'actuaité de la semaine</title>
      <link>https://hoperadio.live/podcasts/podcast-la-generosite-exercee-par-qui-ps-gabriel-golea-reflet-d-actualite-une-approche-chretienne-de-l-actuaite-de-la-semaine-837</link>
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      <description>La générosité est définie comme étant la qualité de quelqu’un, de son action, qui se montre bienveillant, clément, indulgent ; magnanimité, grandeur d’âme. Maintenant une question :la générosité est-elle réservée à certaines personnes seulement ou la générosité peut être exprimée par chacun d’entre nous ?C’était un mercredi 15 décembre 2021 lorsque Daniel Dehee effectue son don de sang à la maison du don d’Arras ! 47 ans après son premier don, Daniel a passé la barre symbolique des 500 dons. Ce donneur émérite est un magnifique exemple de générosité et de fidélité. À l’occasion de son passage à la maison du don d’Arras, les équipes de l’Établissement Français du Sang ont célébré cet événement et ont échangé avec ce donneur sur son histoire et sa relation avec le don de sang.Daniel Dehee est né le 27 septembre 1951 à Duisans dans le Pas-de-Calais et habite désormais à Frévin-Capelle. Après avoir travaillé dans la menuiserie avec son père, il intègre une entreprise de PVC en 1982 jusqu’à sa retraite en 2008. Il prend conscience très jeune de l’importance du don de sang et commence à donner en 1974. Tout au long de ces décennies il donne son sang, son plasma et aussi ses plaquettes. Quand on lui demande ce que représente pour lui le don de sang, Daniel est fier d’évoquer son statut de donneur universel (il est O négatif). Il sait donc pouvoir sauver un grand nombre de personnes. Ravi d’avoir pu participer toutes ces années à cette noble cause, il continuera à donner son sang jusqu’à la veille de ses 71 ans, comme la loi le lui permet. Daniel a prévu de donner 4 fois en 2022. En plus d’être un donneur émérite, Daniel est également un ambassadeur auprès des futurs donneurs : « Comment convaincre quelqu’un qui n’ose pas franchir le pas ? C’est simple, c’est un geste citoyen, solidaire, une bonne action qui peut sauver de nombreuses vies. Il ne faut donc pas hésiter ! »Cet exemple m’interpelle et me fait réfléchir sur la générosité en général, sur le don de soi :1_ La générosité ne dépend pas des moyens dont nous disposons, de la santé, de nos richesses. D’ailleurs, ce n’est pas parce que nous sommes riches, que nous offrons aux autres. Mais nous partageons parce que le coeur nous y invite. Peu importe nos moyens. Donc on le fait ! C’est plutôt une attitude d’esprit et non pas une question de richesse. Bien sûr, le montant, le volume mesurable de notre action compte beaucoup, surtout pour être efficace, faire « bouger les lignes » comme on dit mais la quantité n’est pas le seul paramètre. D’autres aspects sont à prendre en compte.2_ La générosité n’est pas l’expression de ce que nous avons mais de ce que nous sommes. « Un jour, Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor (Marc 12, 35-44). Il regardait comment la foule mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara : ‘Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre ».Jésus parlait de cette femme pauvre qui a tout donné, non pas parce qu’il souhaitait faire l’apologie de la médiocrité ou donner l’impression que puisqu’on le fait, ça devrait suffire…Jésus a voulu mettre en avant cette femme qui avait tout donné, même si ce n’était pas grande chose, c’était tout ! Dans d’autres situations (Marie qui va oindre les pieds de Jésus avant samort), Jésus fait l’éloge de l’investissement total de la personne qui se donne, au prix d’être mal comprise voire éventuellement jugée, rejetée. Ce qui compte ce n’est pas ce qu’elle donne mais c’était sa propre personne qui s’offrait.3_ La générosité n’est pas un acte de condescendance vis-à-vis de l’autre. C’est le reflet du soi à travers les circonstances rencontrées. Jamais quelqu’un qui fait un acte de générosité authentique et spontané ne réclamera cela comme étant quelque chose d’extraordinaire, alors que lui, il a fait quelque chose de naturel, presque banal (en tout cas pour lui, le plus souvent d’une manière anonyme). Dans une autre de ses paraboles, Jésus met en avant ce principe, celui de la « normalité », celui de l’action qui devait être menée comme telle. Il s’agit de la parabole des ouvriers qui rentrent du travail avec leur maître (Luc 17). Alors que leur maître se repose, les ouvriers continuent de travailler, de préparer le repas. Et quand ils sont appréciés pour ce travail supplémentaire, ils répondent : nous sommes des « ouvriers indignes ». Autrement dit : nous avons fait ce qu’il fallait faire, c’est normal. La générosité, comme le service, ce n’est pas un mérite, c’est un état d’esprit.4_ La générosité… On pense que c’est au bénéfice de l’autre. En réalité, quelque part, c’est pour soi-même. Quel bonheur de pouvoir partager ! Jésus, dans une parole qui a été retenue oralement (Ac 20,35) disait : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ».Soyons donc dans le bonheur, partageons, exprimons amplement la générosité !
Gabriel Goléa - mardi 26 avril 2022</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>La générosité est définie comme étant la qualité de quelqu’un, de son action, qui se montre bienveillant, clément, indulgent ; magnanimité, grandeur d’âme. Maintenant une question :<br />la générosité est-elle réservée à certaines personnes seulement ou la générosité peut être exprimée par chacun d’entre nous ?<br />C’était un mercredi 15 décembre 2021 lorsque Daniel Dehee effectue son don de sang à la maison du don d’Arras ! 47 ans après son premier don, Daniel a passé la barre symbolique des 500 dons. Ce donneur émérite est un magnifique exemple de générosité et de fidélité. À l’occasion de son passage à la maison du don d’Arras, les équipes de l’Établissement Français du Sang ont célébré cet événement et ont échangé avec ce donneur sur son histoire et sa relation avec le don de sang.<br />Daniel Dehee est né le 27 septembre 1951 à Duisans dans le Pas-de-Calais et habite désormais à Frévin-Capelle. Après avoir travaillé dans la menuiserie avec son père, il intègre une entreprise de PVC en 1982 jusqu’à sa retraite en 2008. Il prend conscience très jeune de l’importance du don de sang et commence à donner en 1974. Tout au long de ces décennies il donne son sang, son plasma et aussi ses plaquettes. Quand on lui demande ce que représente pour lui le don de sang, Daniel est fier d’évoquer son statut de donneur universel (il est O négatif). Il sait donc pouvoir sauver un grand nombre de personnes. Ravi d’avoir pu participer toutes ces années à cette noble cause, il continuera à donner son sang jusqu’à la veille de ses 71 ans, comme la loi le lui permet. Daniel a prévu de donner 4 fois en 2022. En plus d’être un donneur émérite, Daniel est également un ambassadeur auprès des futurs donneurs : « Comment convaincre quelqu’un qui n’ose pas franchir le pas ? C’est simple, c’est un geste citoyen, solidaire, une bonne action qui peut sauver de nombreuses vies. Il ne faut donc pas hésiter ! »<br />Cet exemple m’interpelle et me fait réfléchir sur la générosité en général, sur le don de soi :<br />1_ La générosité ne dépend pas des moyens dont nous disposons, de la santé, de nos richesses. D’ailleurs, ce n’est pas parce que nous sommes riches, que nous offrons aux autres. Mais nous partageons parce que le coeur nous y invite. Peu importe nos moyens. Donc on le fait ! C’est plutôt une attitude d’esprit et non pas une question de richesse. Bien sûr, le montant, le volume mesurable de notre action compte beaucoup, surtout pour être efficace, faire « bouger les lignes » comme on dit mais la quantité n’est pas le seul paramètre. D’autres aspects sont à prendre en compte.<br />2_ La générosité n’est pas l’expression de ce que nous avons mais de ce que nous sommes. « Un jour, Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor (Marc 12, 35-44). Il regardait comment la foule mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie. Jésus appela ses disciples et leur déclara : ‘Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le trésor plus que tous les autres. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre ».<br />Jésus parlait de cette femme pauvre qui a tout donné, non pas parce qu’il souhaitait faire l’apologie de la médiocrité ou donner l’impression que puisqu’on le fait, ça devrait suffire…<br />Jésus a voulu mettre en avant cette femme qui avait tout donné, même si ce n’était pas grande chose, c’était tout ! Dans d’autres situations (Marie qui va oindre les pieds de Jésus avant sa<br />mort), Jésus fait l’éloge de l’investissement total de la personne qui se donne, au prix d’être mal comprise voire éventuellement jugée, rejetée. Ce qui compte ce n’est pas ce qu’elle donne mais c’était sa propre personne qui s’offrait.<br />3_ La générosité n’est pas un acte de condescendance vis-à-vis de l’autre. C’est le reflet du soi à travers les circonstances rencontrées. Jamais quelqu’un qui fait un acte de générosité authentique et spontané ne réclamera cela comme étant quelque chose d’extraordinaire, alors que lui, il a fait quelque chose de naturel, presque banal (en tout cas pour lui, le plus souvent d’une manière anonyme). Dans une autre de ses paraboles, Jésus met en avant ce principe, celui de la « normalité », celui de l’action qui devait être menée comme telle. Il s’agit de la parabole des ouvriers qui rentrent du travail avec leur maître (Luc 17). Alors que leur maître se repose, les ouvriers continuent de travailler, de préparer le repas. Et quand ils sont appréciés pour ce travail supplémentaire, ils répondent : nous sommes des « ouvriers indignes ». Autrement dit : nous avons fait ce qu’il fallait faire, c’est normal. La générosité, comme le service, ce n’est pas un mérite, c’est un état d’esprit.<br />4_ La générosité… On pense que c’est au bénéfice de l’autre. En réalité, quelque part, c’est pour soi-même. Quel bonheur de pouvoir partager ! Jésus, dans une parole qui a été retenue oralement (Ac 20,35) disait : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ».<br />Soyons donc dans le bonheur, partageons, exprimons amplement la générosité !</p>
<p><br />Gabriel Goléa - mardi 26 avril 2022</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 29 Apr 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>PODCAST - La générosité... exercée par qui ? - Ps Gabriel Golea - Reflet d'actualité, une approche chrétienne de l'actuaité de la semaine</itunes:title>
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      <title>PODCAST - Le christianisme aux ordres... mais de qui ? Ps Jethro Camille - Reflet d'actualité, une approche chrétienne de l'actualité de la semaine</title>
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      <description>Deux articles extraodinairement contrastés parlant du christianisme m’ont interpellé cette semaine.
Le premier s’intitule Guerre en Ukraine : l’Eglise orthodoxe russe en rangs serrés derrière Vladimir Poutine. Son titre est un excellent résumé de son contenu, dont voici toutefois deux extraits édifiants :
Un responsable orthodoxe Russe a affirmé, dans un entretien à la revue religieuse Prikhojanine, reproduit le 13 avril sur le site du patriarcat de Moscou, que « ce qui se passe actuellement n’est pas un conflit entre l’Ukraine et la Russie, c’est le déferlement de la grande apostasie, de peuples entiers qui se détournent de Dieu, c’est l’œuvre de l’ennemi du genre humain. C’est pourquoi [ils doivent] tous soutenir [leur] président et son action ».
Voilà la rhétorique, les thématiques et le vocabulaire religieux pleinement assujettis à projet politique qui ne ressemble ni de près, ni de loin à ce que Jésus a fait sur terre et encore moins à ce qu’il a enseigné. L’envahissement de l’Ukraine, et une guerre brutale qui menace la vie sur terre, les forces de dissuasion nucléaires ont été mis en alerte.
Autre citation : Quant à l’évêque Pitirime de Syktyvkar, dans la République des Komis, il a affirmé : « Tout ce que fait notre président est parfait. Le président est en communion de pensée avec nos saints [et] avec la Russie profonde. »
Si cela n’est pas être aux ordres, je ne sais pas ce que c’est !
En émettant des propositions pareilles, le christianisme n’est même plus inutile, il devient toxique, comme celui qui a voulu voir à toute force un Messie en Adolf Hitler en tordant notamment les prophéties du prophète Esaïe. D’ailleurs les commentaires sur l’article du site lemonde.fr regorgent de propos vilipendant la religion en général, et le christianisme en particulier. L’époque n’est définitivement plus à la nuance et à la précision de la
pensée. Raison de plus pour revenir aux sources du christianisme comme le fait le deuxième article relayant l’appel du Père Delorme :
« Que les évêques de France disent qu’aucune voix chrétienne ne doit aller à l’extrême droite le 24 avril ! »
Face à des mouvements migratoires qui appartiennent à l’histoire naturelle du monde mais dont la réalité est fortement travestie, et par peur de l’essor, dans notre société comme dans le monde entier, d’un islam de plus en plus prégnant, une partie de l’extrême droite en appelle, manifestement avec succès, à une sorte de « contre-offensive » chrétienne… dans une société majoritairement déchristianisée. Mais de quel christianisme s’agit-il ? Certainement pas d’un christianisme se référant au témoignage de Jésus de Nazareth, lui qui a prêché l’accueil de l’étranger, la fraternité universelle ! Il s’agit d’un christianisme sans Jésus ! Il s’agit d’un christianisme transformé en idéologie de haine. D’un christianisme de
l’exclusion de l’autre. Autrement dit : d’un christianisme perverti, d’une hérésie contemporaine.
Cet article réagit  à une triste réalité : selon une étude de l’IFOP pour le quotidien La Croix [1], 40 % des catholiques pratiquants ont voté pour l’extrême droite !
Vivant moi-même dans un quartier populaire de Seine et Marne , je ne suis pas sans savoir que l’intégration d’étrangers est un défi compliqué, en particulier quand lesdits étrangers arrivent en conquérants. Mais quand on parle de Christianisme, on parle -EN PRINCIPE- de l’exemple de Jésus qui a été un modèle extraordinaire d’accueil, de tolérance et d’amour.
Si j’approuve profondément le principe de séparation de l’église et de l’Etat, je crois tout aussi profondément que le devoir du Christianisme est de rappeler les valeurs, l’attitude et
le cadre éthique de son fondateur, au moins pour ne pas être instrumentalisé par des partis politiques qui par leur poujadisme, leur ethnocentrisme, leur obsession nationaliste, sont à l’opposé de ce que Jésus a enseigné.
Le Christianisme aux ordres, oui, mais du Christ !

Pasteur Jethro Camille - Le 19 avril 2022</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Deux articles extraodinairement contrastés parlant du christianisme m’ont interpellé cette semaine.</p>
<p>Le premier s’intitule Guerre en Ukraine : l’Eglise orthodoxe russe en rangs serrés derrière Vladimir Poutine. Son titre est un excellent résumé de son contenu, dont voici toutefois deux extraits édifiants :</p>
<p>Un responsable orthodoxe Russe a affirmé, dans un entretien à la revue religieuse Prikhojanine, reproduit le 13 avril sur le site du patriarcat de Moscou, que « ce qui se passe actuellement n’est pas un conflit entre l’Ukraine et la Russie, c’est le déferlement de la grande apostasie, de peuples entiers qui se détournent de Dieu, c’est l’œuvre de l’ennemi du genre humain. C’est pourquoi [ils doivent] tous soutenir [leur] président et son action ».</p>
<p>Voilà la rhétorique, les thématiques et le vocabulaire religieux pleinement assujettis à projet politique qui ne ressemble ni de près, ni de loin à ce que Jésus a fait sur terre et encore moins à ce qu’il a enseigné. L’envahissement de l’Ukraine, et une guerre brutale qui menace la vie sur terre, les forces de dissuasion nucléaires ont été mis en alerte.</p>
<p>Autre citation : Quant à l’évêque Pitirime de Syktyvkar, dans la République des Komis, il a affirmé : « Tout ce que fait notre président est parfait. Le président est en communion de pensée avec nos saints [et] avec la Russie profonde. »</p>
<p>Si cela n’est pas être aux ordres, je ne sais pas ce que c’est !</p>
<p>En émettant des propositions pareilles, le christianisme n’est même plus inutile, il devient toxique, comme celui qui a voulu voir à toute force un Messie en Adolf Hitler en tordant notamment les prophéties du prophète Esaïe. D’ailleurs les commentaires sur l’article du site lemonde.fr regorgent de propos vilipendant la religion en général, et le christianisme en particulier. L’époque n’est définitivement plus à la nuance et à la précision de la</p>
<p>pensée. Raison de plus pour revenir aux sources du christianisme comme le fait le deuxième article relayant l’appel du Père Delorme :</p>
<p>« Que les évêques de France disent qu’aucune voix chrétienne ne doit aller à l’extrême droite le 24 avril ! »</p>
<p>Face à des mouvements migratoires qui appartiennent à l’histoire naturelle du monde mais dont la réalité est fortement travestie, et par peur de l’essor, dans notre société comme dans le monde entier, d’un islam de plus en plus prégnant, une partie de l’extrême droite en appelle, manifestement avec succès, à une sorte de « contre-offensive » chrétienne… dans une société majoritairement déchristianisée. Mais de quel christianisme s’agit-il ? Certainement pas d’un christianisme se référant au témoignage de Jésus de Nazareth, lui qui a prêché l’accueil de l’étranger, la fraternité universelle ! Il s’agit d’un christianisme sans Jésus ! Il s’agit d’un christianisme transformé en idéologie de haine. D’un christianisme de</p>
<p>l’exclusion de l’autre. Autrement dit : d’un christianisme perverti, d’une hérésie contemporaine.</p>
<p>Cet article réagit  à une triste réalité : selon une étude de l’IFOP pour le quotidien La Croix [1], 40 % des catholiques pratiquants ont voté pour l’extrême droite !</p>
<p>Vivant moi-même dans un quartier populaire de Seine et Marne , je ne suis pas sans savoir que l’intégration d’étrangers est un défi compliqué, en particulier quand lesdits étrangers arrivent en conquérants. Mais quand on parle de Christianisme, on parle -EN PRINCIPE- de l’exemple de Jésus qui a été un modèle extraordinaire d’accueil, de tolérance et d’amour.</p>
<p>Si j’approuve profondément le principe de séparation de l’église et de l’Etat, je crois tout aussi profondément que le devoir du Christianisme est de rappeler les valeurs, l’attitude et</p>
<p>le cadre éthique de son fondateur, au moins pour ne pas être instrumentalisé par des partis politiques qui par leur poujadisme, leur ethnocentrisme, leur obsession nationaliste, sont à l’opposé de ce que Jésus a enseigné.</p>
<p>Le Christianisme aux ordres, oui, mais du Christ !</p>

<p>Pasteur Jethro Camille - Le 19 avril 2022</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 22 Apr 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>PODCAST - Engagement démocratique - Ps Philippe Aurouze - Reflet d'actualité, une approche chrétienne de l'actualité de la semaine</title>
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      <description>« Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ! »[1] selon l’adage ou plus exactement la réponse donnée par Jésus à ses disciples. Pour certains cela signifie une séparation stricte entre le temporel et le spirituel, entre l’engagement politique et l’engagement ecclésial.  
Pourtant, les croyants d’aujourd’hui s’impliquent dans la vie de la cité, de leur ville, de leur pays. Selon l’enquête Ifop - La Croix du 10 avril, les protestants, les catholiques et les musulmans ont plus votés au premier tour de l’élection présidentielle que la moyenne des personnes se qualifiant « sans religion »[2]. Une bonne nouvelle.
L’engagement citoyen du croyant témoigne normalement des valeurs de l’Evangile et d’une compréhension du projet divin pour tous les hommes. Maintenant, la réalité dépasse bien souvent cette utopie. La réalité des intérêts personnels ou d’une minorité (de quelque forme soit-elle) peut déboucher sur une tension interne et des choix différents de ses convictions. Cela d’autant plus que la hiérarchisation des valeurs dépend de chacun et génère des conséquences bien différentes. Pour preuve, toujours selon l’enquête Ifop-La Croix, les enjeux déterminants du vote : en priorité la santé, le pouvoir d’achat et la sécurité. L’éducation et la lutte contre la précarité ainsi que la protection de l’environnement arrivent bien plus loin dans les priorités.
La fracture générationnelle principalement mais aussi entre les urbains et les ruraux, les diplômés et les non-diplômés se constate ainsi de plus en plus. La polarisation de la vie sociétale se manifeste au quotidien et plus particulièrement au moment des élections, du choix, du vote. Sans trop caricaturer les positionnements, les uns tentent de voir plus loin qu’eux-mêmes, les autres regardent plus à leurs propres intérêts.
Dans tous les cas, la liberté d’expression existe. Liberté où chacun peut exprimer ses opinions, ses convictions et même ses oppositions. Comme l’écrit Steven Pinker « Le désaccord est nécessaire dans les délibérations entre mortels : comme le veut la formule consacrée, plus nous sommes en désaccord, plus il y a de chances qu’au moins l’un d’entre nous soit dans le vrai » [3]. Mais lequel ? Qui a raison ? Complexe surtout au moment d’un choix par le vote démocratique.
La démocratie ! Régime politique dans lequel tous les citoyens participent aux décisions politiques par le vote serait, selon les termes d’Abraham Lincoln en 1860, le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». En cela la démocratie diffère de la monarchie, de l’oligarchie, de la dictature pour ne citer que ces trois exemples. Les citoyens, pour remplacer la notion de peuple trop galvaudée actuellement, (les citoyens) c’est-à-dire les habitants de la cité organisée exercent le pouvoir. Bien sûr, ce pouvoir s’accomplit par délégation sinon cela serait ingérable. Délégation au Président, aux députés, aux maires entre autres. Le pouvoir du citoyen s’incarne dans le droit de vote, dans la possibilité de choisir, de décider du représentant de tous. Un choix empreint de gravité. L’idéal démocratique prend racine à Athènes au Vème siècle avant Jésus-Christ. Initié par les Grecs, il sera peaufiné à Rome puis par les philosophes des Lumières au XVIIème siècle.
Aujourd’hui, la démocratie s’essouffle. Crises multiples mais surtout de confiance, de déceptions envers les gouvernants, d’exigences accrues, autant de raisons qui font vaciller la démocratie. Malheureusement en écorchant voire en déstabilisant ce modèle de fonctionnement social, des libertés peuvent être mises à mal. C’est le risque mais un risque dangereux.
En s’impliquant, le croyant manifeste son engagement pour que tous, sans discrimination, puissent exprimer leur voix. Pour Dieu, chaque être humain, riche ou pauvre, instruit ou non, homme ou femme, etc. chaque individu est précieux à ses yeux et possède la même valeur. Il peut et doit s’impliquer pour faire valoir ses idées, ses conceptions, ses choix de vie et de société.
Aucun système n’est parfait mais certains permettent une vie plus respectueuse de la Vie avec un grand V, de l’Humain avec un grand H. Il en est de même dans le choix de celles ou ceux qui exercent le pouvoir par délégation. Ils sont là, normalement, pour le bien de tous.
Alors le débat reste nécessaire.
L’engagement démocratique aussi.
Le vote en est l’une de ses manifestations.
 
Philippe Aurouze

[1] Matthieu 22.21
[2] www.ifop.com/publication/le-vote-des-electorats-confessionnels-au-1er-tour-de-lelection-presidentielle-2
[3] PINKER Steven, Rationalité, Ce qu’est la pensée rationnelle et pourquoi nous en avons plus que jamais besoin, Paris, éd. Les Arènes, 2021, p. 56</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>« Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ! »<a href="#_ftn1"><span>[1]</span></a> selon l’adage ou plus exactement la réponse donnée par Jésus à ses disciples. Pour certains cela signifie une séparation stricte entre le temporel et le spirituel, entre l’engagement politique et l’engagement ecclésial.  </p>
<p>Pourtant, les croyants d’aujourd’hui s’impliquent dans la vie de la cité, de leur ville, de leur pays. Selon l’enquête Ifop - La Croix du 10 avril, les protestants, les catholiques et les musulmans ont plus votés au premier tour de l’élection présidentielle que la moyenne des personnes se qualifiant « sans religion »<a href="#_ftn2"><span>[2]</span></a>. Une bonne nouvelle.</p>
<p>L’engagement citoyen du croyant témoigne normalement des valeurs de l’Evangile et d’une compréhension du projet divin pour tous les hommes. Maintenant, la réalité dépasse bien souvent cette utopie. La réalité des intérêts personnels ou d’une minorité (de quelque forme soit-elle) peut déboucher sur une tension interne et des choix différents de ses convictions. Cela d’autant plus que la hiérarchisation des valeurs dépend de chacun et génère des conséquences bien différentes. Pour preuve, toujours selon l’enquête Ifop-La Croix, les enjeux déterminants du vote : en priorité la santé, le pouvoir d’achat et la sécurité. L’éducation et la lutte contre la précarité ainsi que la protection de l’environnement arrivent bien plus loin dans les priorités.</p>
<p>La fracture générationnelle principalement mais aussi entre les urbains et les ruraux, les diplômés et les non-diplômés se constate ainsi de plus en plus. La polarisation de la vie sociétale se manifeste au quotidien et plus particulièrement au moment des élections, du choix, du vote. Sans trop caricaturer les positionnements, les uns tentent de voir plus loin qu’eux-mêmes, les autres regardent plus à leurs propres intérêts.</p>
<p>Dans tous les cas, la liberté d’expression existe. Liberté où chacun peut exprimer ses opinions, ses convictions et même ses oppositions. Comme l’écrit Steven Pinker « Le désaccord est nécessaire dans les délibérations entre mortels : comme le veut la formule consacrée, plus nous sommes en désaccord, plus il y a de chances qu’au moins l’un d’entre nous soit dans le vrai »<span> <a href="#_ftn3">[3]</a></span>. Mais lequel ? Qui a raison ? Complexe surtout au moment d’un choix par le vote démocratique.</p>
<p>La démocratie ! Régime politique dans lequel tous les citoyens participent aux décisions politiques par le vote serait, selon les termes d’Abraham Lincoln en 1860, le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». En cela la démocratie diffère de la monarchie, de l’oligarchie, de la dictature pour ne citer que ces trois exemples. Les citoyens, pour remplacer la notion de peuple trop galvaudée actuellement, (les citoyens) c’est-à-dire les habitants de la cité organisée exercent le pouvoir. Bien sûr, ce pouvoir s’accomplit par délégation sinon cela serait ingérable. Délégation au Président, aux députés, aux maires entre autres. Le pouvoir du citoyen s’incarne dans le droit de vote, dans la possibilité de choisir, de décider du représentant de tous. Un choix empreint de gravité. L’idéal démocratique prend racine à Athènes au Vème siècle avant Jésus-Christ. Initié par les Grecs, il sera peaufiné à Rome puis par les philosophes des Lumières au XVIIème siècle.</p>
<p>Aujourd’hui, la démocratie s’essouffle. Crises multiples mais surtout de confiance, de déceptions envers les gouvernants, d’exigences accrues, autant de raisons qui font vaciller la démocratie. Malheureusement en écorchant voire en déstabilisant ce modèle de fonctionnement social, des libertés peuvent être mises à mal. C’est le risque mais un risque dangereux.</p>
<p>En s’impliquant, le croyant manifeste son engagement pour que tous, sans discrimination, puissent exprimer leur voix. Pour Dieu, chaque être humain, riche ou pauvre, instruit ou non, homme ou femme, etc. chaque individu est précieux à ses yeux et possède la même valeur. Il peut et doit s’impliquer pour faire valoir ses idées, ses conceptions, ses choix de vie et de société.</p>
<p>Aucun système n’est parfait mais certains permettent une vie plus respectueuse de la Vie avec un grand V, de l’Humain avec un grand H. Il en est de même dans le choix de celles ou ceux qui exercent le pouvoir par délégation. Ils sont là, normalement, pour le bien de tous.</p>
<p>Alors le débat reste nécessaire.</p>
<p>L’engagement démocratique aussi.</p>
<p>Le vote en est l’une de ses manifestations.</p>
<p> </p>
<p><b>Philippe Aurouze<br /></b></p>

<p><a href="#_ftnref1"><span>[1]</span></a> Matthieu 22.21</p>
<p><a href="#_ftnref2"><span>[2]</span></a> www.ifop.com/publication/le-vote-des-electorats-confessionnels-au-1er-tour-de-lelection-presidentielle-2</p>
<p><a href="#_ftnref3"><span>[3]</span></a> PINKER Steven, Rationalité, Ce qu’est la pensée rationnelle et pourquoi nous en avons plus que jamais besoin, Paris, éd. Les Arènes, 2021, p. 56</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 15 Apr 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>PODCAST - Engagement démocratique - Ps Philippe Aurouze - Reflet d'actualité, une approche chrétienne de l'actualité de la semaine</itunes:title>
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      <title>PODCAST - Jésus est la raison de la saison - Ps Philippe Penner - Reflet d'actualité, une approche chrétienne de l'actualité de la semaine</title>
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      <description>Montreux, en Suisse, est une petite ville très agréable. Coincée entre le bout du lac Léman et les montagnes fribourgeoises du parc naturel Gruyère Pays-d’En-Haut. C’est un lieu de villégiature mais aussi de vie, particulièrement l’été, lors du festival de Jazz et le célèbre festival d’humour. Mais jeudi 24 mars, c’est pour une toute autre raison que cette dernière est apparue dans l’actualité helvétique mais aussi française. Une famille entière, originaire de France, et vivant au cœur de la cité s’est donnée la mort en sautant du balcon de leur appartement. Ce sont les premières conclusions de l’enquête qui ont été dévoilée au grand public et qui glace le sang. Le père, la mère, la sœur de cette dernière, et les deux enfants ont successivement sauté dans le vide pour se donner la mort. Sur les deux enfants, le jeune adolescent est encore vivant à ce jour, dans le coma. Face à une telle violence les amis et la famille, vivant à distance, essayent de comprendre cet acte qu’on ne peut décrire.
Le suicide est un véritable fléau de notre société post-moderne et particulièrement dans nos pays occidentaux. Problèmes financiers, une crise de couple ou divorce, dépression, graves maladies sont les éléments déclencheurs de l’acte irréparable et violent. Mais dans cette situation il semble y avoir une toute autre cause.
Depuis des mois, la famille s’est terre dans son appartement. Ne sortant presque pas, faisant des provisions abondantes, que les enquêteurs vont retrouver dans plusieurs pièces de l’appartement, la famille s’est coupée du monde extérieur qui lui était devenu hostile. Ce n’est pas un conflit de voisinage et encore moins une situation de guerre qui est à l’origine de ce replis mais une montée de la pensée survivaliste, complotiste.
Le matin du drame, la gendarmerie est venu frappée à la porte. L’adolescent de la famille n’étant plus scolarisée, les autorités se sont inquiétées. Est-ce que cette action a précipité le drame ? L’enquête, toujours en cours, va être longue et surtout douloureuse.
Un détail, révélé par la presse et les vidéos évoquant ce drame m’a interpellé. Sur la porte de l’appartement, figurait un slogan sur une pièce de bois peinte : « Jésus is the reason for season » « Jésus est la raison de la saison ». Ce slogan est très utilisé dans les milieux évangéliques à la période de noël pour évoquer la vraie raison de fêter la naissance du Christ. Il faut donc entendre Jésus est la véritable raison de faire la fête.
Revenons à cette famille. Etait-elle chrétienne ? Il y a de fortes chances. Mais se pose alors une autre question. Comment des croyants, des gens espérant au Salut en Jésus et à son proche retour, peuvent-ils en arriver à se couper du monde dans lequel ils vivent et en arrive à un geste si terrible ?
Loin de moi de vouloir juger ou condamner ces personnes qui sont avant tout des victimes. Mais résonne en moi un aveu d’impuissance, voire d’échec, dans ces périodes de crises que sont le covid ou la guerre en Ukraine. Sentiment d’échec car un nombre important de croyants, comme non croyants, a basculé dans une vision obscure et clivante du monde qui ne leur permet plus de voir la lumière qui peut jaillir. Sentiment d’impuissance face à la désinformation où la notion de justice, de raison ou de sagesse est devenue secondaire voire indifférente.
La Bible est le témoin de périodes de guerres, maladies, famines ou injustices telles que nous les vivons actuellement. Mais elle apporte aussi un espoir, un réconfort.
Dans Deutéronome 31.6 il est dit « Fortifiez-vous et prenez courage ! N’ayez pas peur et ne soyez pas effrayés devant eux, car l’Eternel, ton Dieu, marchera lui-même avec toi. Il ne te délaissera pas, il ne t’abandonnera pas. »
Certes dans ce texte il est fait allusion à la guerre, mais il évoque aussi toutes les guerres de nos vies face aux questions sans réponses.
Alors permettez-moi de conclure cette chronique en déformant ce slogan : « Jésus est la raison de toutes nos saisons ». Que nous traversions le bonheur au printemps, la joie en été, la tristesse en automne ou les pleurs en hiver, Jésus, Dieu, est toujours à nos côtés.
Ps Philippe Penner.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Montreux, en Suisse, est une petite ville très agréable. Coincée entre le bout du lac Léman et les montagnes fribourgeoises du parc naturel Gruyère Pays-d’En-Haut. C’est un lieu de villégiature mais aussi de vie, particulièrement l’été, lors du festival de Jazz et le célèbre festival d’humour. Mais jeudi 24 mars, c’est pour une toute autre raison que cette dernière est apparue dans l’actualité helvétique mais aussi française. Une famille entière, originaire de France, et vivant au cœur de la cité s’est donnée la mort en sautant du balcon de leur appartement. Ce sont les premières conclusions de l’enquête qui ont été dévoilée au grand public et qui glace le sang. Le père, la mère, la sœur de cette dernière, et les deux enfants ont successivement sauté dans le vide pour se donner la mort. Sur les deux enfants, le jeune adolescent est encore vivant à ce jour, dans le coma. Face à une telle violence les amis et la famille, vivant à distance, essayent de comprendre cet acte qu’on ne peut décrire.</p>
<p>Le suicide est un véritable fléau de notre société post-moderne et particulièrement dans nos pays occidentaux. Problèmes financiers, une crise de couple ou divorce, dépression, graves maladies sont les éléments déclencheurs de l’acte irréparable et violent. Mais dans cette situation il semble y avoir une toute autre cause.</p>
<p>Depuis des mois, la famille s’est terre dans son appartement. Ne sortant presque pas, faisant des provisions abondantes, que les enquêteurs vont retrouver dans plusieurs pièces de l’appartement, la famille s’est coupée du monde extérieur qui lui était devenu hostile. Ce n’est pas un conflit de voisinage et encore moins une situation de guerre qui est à l’origine de ce replis mais une montée de la pensée survivaliste, complotiste.</p>
<p>Le matin du drame, la gendarmerie est venu frappée à la porte. L’adolescent de la famille n’étant plus scolarisée, les autorités se sont inquiétées. Est-ce que cette action a précipité le drame ? L’enquête, toujours en cours, va être longue et surtout douloureuse.</p>
<p>Un détail, révélé par la presse et les vidéos évoquant ce drame m’a interpellé. Sur la porte de l’appartement, figurait un slogan sur une pièce de bois peinte : « Jésus is the reason for season » « Jésus est la raison de la saison ». Ce slogan est très utilisé dans les milieux évangéliques à la période de noël pour évoquer la vraie raison de fêter la naissance du Christ. Il faut donc entendre Jésus est la véritable raison de faire la fête.</p>
<p>Revenons à cette famille. Etait-elle chrétienne ? Il y a de fortes chances. Mais se pose alors une autre question. Comment des croyants, des gens espérant au Salut en Jésus et à son proche retour, peuvent-ils en arriver à se couper du monde dans lequel ils vivent et en arrive à un geste si terrible ?</p>
<p>Loin de moi de vouloir juger ou condamner ces personnes qui sont avant tout des victimes. Mais résonne en moi un aveu d’impuissance, voire d’échec, dans ces périodes de crises que sont le covid ou la guerre en Ukraine. Sentiment d’échec car un nombre important de croyants, comme non croyants, a basculé dans une vision obscure et clivante du monde qui ne leur permet plus de voir la lumière qui peut jaillir. Sentiment d’impuissance face à la désinformation où la notion de justice, de raison ou de sagesse est devenue secondaire voire indifférente.</p>
<p>La Bible est le témoin de périodes de guerres, maladies, famines ou injustices telles que nous les vivons actuellement. Mais elle apporte aussi un espoir, un réconfort.</p>
<p>Dans Deutéronome 31.6 il est dit « Fortifiez-vous et prenez courage ! N’ayez pas peur et ne soyez pas effrayés devant eux, car l’Eternel, ton Dieu, marchera lui-même avec toi. Il ne te délaissera pas, il ne t’abandonnera pas. »</p>
<p>Certes dans ce texte il est fait allusion à la guerre, mais il évoque aussi toutes les guerres de nos vies face aux questions sans réponses.</p>
<p>Alors permettez-moi de conclure cette chronique en déformant ce slogan : « Jésus est la raison de toutes nos saisons ». Que nous traversions le bonheur au printemps, la joie en été, la tristesse en automne ou les pleurs en hiver, Jésus, Dieu, est toujours à nos côtés.</p>
<p>Ps Philippe Penner.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 08 Apr 2022 14:48:00 +0000</pubDate>
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      <title>PODCAST - Tout peut basculer ? - Ps Philippe Penner - Reflet d'actualité, une approche chrétienne de l'actualité de la semaine</title>
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      <description>Elle est 82 ème joueuse mondiale de tennis et vient de perdre en final du tournoi de Lyon.  Dayana Yastremska, 22 ans, s’est inclinée face à la chinoise Shuai Zhang, 3-6, 6-3, 6-4. Mais Dayan a touché le public lyonnais et gagne haut la main le cœur des internautes en ce début de semaine. Si je vous parle de cette sportive c’est parce que moi-même ce matin, en écoutant France info, je me suis retrouvé à pleurer dans ma voiture en écoutant son histoire.
Il y a 15 jours, la sportive est dans sa famille en Ukraine. Elle fête son prochain départ pour ce tournoi international en France. Elle devait s’envoler au petit matin. Mais là tout bascule. Ce sont des bruits de bombe qui la réveille. La Russie vient de lancer son offensive massive sur soin voisin de l’Ouest. L’aéroport est fermé. Dayana se retrouve avec les siens dans une cave pendant 48 h. "Nous ne comprenions pas ce qui se passait, dit-elle, ce n’était ni un film, ni un jeu vidéo, nous n’arrivions pas à réaliser". Ses parents lui disent qu’elle doit fuir avec sa sœur. Commence alors pour elles une très longue semaine à pied vers la Roumanie, en bateau sur le Danube, en voiture pour rejoindre Bucarest et enfin prendre un avion pour Lyon. Ensuite elle a pris sa raquette, car c’est ce qu’elle sait faire, jouer au tennis.
Après une semaine de folie entre le tournoi et les nouvelles du pays jusqu’à tard dans la nuit, elle arrive en final. Emue aux larmes, et ovationnée par tous les spectateurs, elle annonce faire don de sa prime de 14 000€ à une association humanitaire ukrainienne.
Cette histoire comme des milliers d’autres, notamment dans le contexte de la crise ukrainienne, nous rappelle la fragilité des choses. Nous construisons pendant des années, voire une vie entière, notre foyer, nos relations, nos loisirs. Et tout d’un coup tout s’effondre. Actuellement des millions de gens se retrouvent sur le chemin de l’exode avec quelques bagages pour survivre. Femmes, enfants et vieillards doivent reconstruire ailleurs, mais reconstruire quoi, où, avec qui, comment, et pour combien de temps ?  
Ces situations nous rappellent que tout peut basculer et très vite. Une rupture, un divorce, un licenciement, le chômage, la dépression, un décès ou une longue maladie sont autant de choc qui peuvent impacter nos vies. A une autre échelle et avec des implications différentes nous vivons ces fragilités de l’existence de manière différente. Les situations de vies nous font basculer de la lumière à l’obscurité, de la joie à la peine, de la vie à la mort.
Alors comment construire, reconstruire malgré tout. En fin de compte, c’est cette dernière  question qui est essentielle : Pourquoi reconstruire ? Finalement ces précarités de la vie nous permettent de revenir aux choses les plus fondamentales. Qu’est ce qui nous anime, nous motive ? Pour Dayana, ce sont les siens. Fuir l’Ukraine, pour sa jeune sœur, est une chose importante. Finalement pour sauver la vie avant toute chose. Voici ce qui peut, voire doit, tous nous animer en ce moment et en tout temps.
Dans le judaïsme, il existe toutes les nuances de pratiques religieuses, tout comme dans tous les courants religieux. Des plus rigoristes aux plus libéraux, des plus fondamentalistes au plus spiritualistes, la foi hébraïque est diverse et riche de contrastes. Il y a un point très intéressant dans les milieux les plus orthodoxes qui sont très attachés aux lois et rituels juifs qui rassemble tous ces croyants. C’est la sauvegarde de la vie. En effet, les règles de la torah (613 commandements), du talmud ou de la Mishna sont très souvent signes de rigueurs mais toutes ces règles dont la plus sainte « le respect du sabbat », peuvent être enfreintes pour sauver une vie.
Dans les temps troublés que nous vivons et avec l’incertitude des jours à venir voici une valeur biblique qui est plus que jamais d’actualité : Sauver la vie sous toutes ses formes, en tous lieux et pour toutes populations.
Philippe Penner - 9 mars 2022</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Elle est 82 ème joueuse mondiale de tennis et vient de perdre en final du tournoi de Lyon.  Dayana Yastremska, 22 ans, s’est inclinée face à la chinoise Shuai Zhang, 3-6, 6-3, 6-4. Mais Dayan a touché le public lyonnais et gagne haut la main le cœur des internautes en ce début de semaine. Si je vous parle de cette sportive c’est parce que moi-même ce matin, en écoutant France info, je me suis retrouvé à pleurer dans ma voiture en écoutant son histoire.</p>
<p>Il y a 15 jours, la sportive est dans sa famille en Ukraine. Elle fête son prochain départ pour ce tournoi international en France. Elle devait s’envoler au petit matin. Mais là tout bascule. Ce sont des bruits de bombe qui la réveille. La Russie vient de lancer son offensive massive sur soin voisin de l’Ouest. L’aéroport est fermé. Dayana se retrouve avec les siens dans une cave pendant 48 h. "Nous ne comprenions pas ce qui se passait, dit-elle, ce n’était ni un film, ni un jeu vidéo, nous n’arrivions pas à réaliser". Ses parents lui disent qu’elle doit fuir avec sa sœur. Commence alors pour elles une très longue semaine à pied vers la Roumanie, en bateau sur le Danube, en voiture pour rejoindre Bucarest et enfin prendre un avion pour Lyon. Ensuite elle a pris sa raquette, car c’est ce qu’elle sait faire, jouer au tennis.</p>
<p>Après une semaine de folie entre le tournoi et les nouvelles du pays jusqu’à tard dans la nuit, elle arrive en final. Emue aux larmes, et ovationnée par tous les spectateurs, elle annonce faire don de sa prime de 14 000€ à une association humanitaire ukrainienne.</p>
<p>Cette histoire comme des milliers d’autres, notamment dans le contexte de la crise ukrainienne, nous rappelle la fragilité des choses. Nous construisons pendant des années, voire une vie entière, notre foyer, nos relations, nos loisirs. Et tout d’un coup tout s’effondre. Actuellement des millions de gens se retrouvent sur le chemin de l’exode avec quelques bagages pour survivre. Femmes, enfants et vieillards doivent reconstruire ailleurs, mais reconstruire quoi, où, avec qui, comment, et pour combien de temps ?  </p>
<p>Ces situations nous rappellent que tout peut basculer et très vite. Une rupture, un divorce, un licenciement, le chômage, la dépression, un décès ou une longue maladie sont autant de choc qui peuvent impacter nos vies. A une autre échelle et avec des implications différentes nous vivons ces fragilités de l’existence de manière différente. Les situations de vies nous font basculer de la lumière à l’obscurité, de la joie à la peine, de la vie à la mort.</p>
<p>Alors comment construire, reconstruire malgré tout. En fin de compte, c’est cette dernière  question qui est essentielle : Pourquoi reconstruire ? Finalement ces précarités de la vie nous permettent de revenir aux choses les plus fondamentales. Qu’est ce qui nous anime, nous motive ? Pour Dayana, ce sont les siens. Fuir l’Ukraine, pour sa jeune sœur, est une chose importante. Finalement pour sauver la vie avant toute chose. Voici ce qui peut, voire doit, tous nous animer en ce moment et en tout temps.</p>
<p>Dans le judaïsme, il existe toutes les nuances de pratiques religieuses, tout comme dans tous les courants religieux. Des plus rigoristes aux plus libéraux, des plus fondamentalistes au plus spiritualistes, la foi hébraïque est diverse et riche de contrastes. Il y a un point très intéressant dans les milieux les plus orthodoxes qui sont très attachés aux lois et rituels juifs qui rassemble tous ces croyants. C’est la sauvegarde de la vie. En effet, les règles de la torah (613 commandements), du talmud ou de la Mishna sont très souvent signes de rigueurs mais toutes ces règles dont la plus sainte « le respect du sabbat », peuvent être enfreintes pour sauver une vie.</p>
<p>Dans les temps troublés que nous vivons et avec l’incertitude des jours à venir voici une valeur biblique qui est plus que jamais d’actualité : Sauver la vie sous toutes ses formes, en tous lieux et pour toutes populations.</p>
<p>Philippe Penner - 9 mars 2022</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 11 Mar 2022 21:33:00 +0000</pubDate>
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      <title>PODCAST - Rien n'est ce qui semblait être ! Reflet d'actualité, une approche chrétienne de l'actualité de la semaine</title>
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      <description>Quelle semaine terrible. En quelques heures, en quelques jours, notre avenir proche se trouve complètement chamboulé. Nos certitudes volent en éclats et des peurs de ce que nous considérions comme d’un autre âge refont surface.
Dans ce cyclone, un élément particulier m’a marqué : rien n’est finalement ce qu’il semblait être.
A première vue, la petite armée Ukrainienne, 22e armée mondiale, n’avait aucune chance de résister plus de deux jours face à la géante Russie, plus nombreuse, mieux équipée, 2e armée mondiale. Et pourtant, il y avait bien plus à voir dans cette armée ukrainienne que ce qui frappait les yeux. On peut compter les chars, les missiles, les fusils, mais qui peut compter le courage, l’abnégation, le patriotisme, la résilience ?
Ces dernières années, si certains se méfiaient de Vladimir Poutine, jugé froid, calculateur, sans pitié, certains le décrivaient tout de même comme « l’homme de la situation », « un leader qui ose prendre des décisions », « un patriote ». Dans tous les cas, il était décrit comme un stratège froid, qui prévoit toujours tout et suit une logique implacable. Il s’est révélé un dictateur sanguinaire, révisionniste, qui cristallise en lui tout ce que l’Europe veut réfuter. Quelle terrible chute. Comme nos certitudes peuvent nous tromper.
Et au contraire le président Ukrainien, Volodymyr Zelensky était pour beaucoup d’entre nous un parfait inconnu au nom difficilement prononçable. Et pour ceux un peu plus informés, un acteur devenu président, un homme sûrement pas à la hauteur en cas de problème. Il s’est en fait révélé d’un immense courage, d’un sang-froid admirable et être un meneur d’homme qui a su insuffler à ses concitoyens la force de lutter sans faiblir face à une menace inattendue et dévastatrice. A quel point il y avait plus à voir en cet homme que la surface. A quel point ces circonstances terribles et exceptionnelles l’ont révélé dans tout ce qu’il avait le potentiel d’être.
Regarder au-delà de ce qui frappe les yeux, parce que nos connaissances sont si partielles, si partiales. Parce que nous effleurons la surface sans voir ce qui fait le cœur, l’essence des hommes et des femmes. Et surtout sans voir et sans savoir, parfois même pour nous même, ce dont nous serions capables face à l’adversité.
Dans les histoires de la Bible, je suis impressionnée de voir la même chose être représentée à plusieurs reprises. Ce sont des gens inattendus, qui n’ont pas le profil type qui font les grandes actions, celles qui auront du sens, un impact :
Le roi d’Israël, David, l’un des plus connus. Grand guerrier, unificateur est choisi par Dieu comme roi alors qu’il n’est qu’un petit jeune homme, aimant la musique et s’occupant de moutons. Drôle de casting.
Le leader Gédéon qui mène son peuple de victoire en victoire considérait qu’il faisait partir de la famille la plus insignifiante, dans la tribu la plus insignifiante et que lui-même était le moins impressionnant de ses frères. Pourtant Dieu fait appel à lui et à personne d’autre.
Jésus lui-même vient comme un homme humble, qui prend soin des faibles, qui mange avec les infréquentables quand tout le monde attendait un roi fort, militaire, puissant pour chasser l’envahisseur.
Tout se résume peut-être à ce qu’un ange dit au prophète Samuel qui ne comprend pas le choix de Dieu de faire David roi : l’Eternel n’a pas le même regard que l’homme. L’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Eternel regarde au cœur[1] »
Nous ne sommes que des humains. Bien incapables, malgré nos efforts de voir au cœur des gens, au cœur des choses et des évènements. Certains sont peut-être plus intuitifs, reconnaissent des signes, lisent les micro-expressions et les lapsus tels des mentalistes.
Il est toujours facile de regarder en arrière pour dire « les signes étaient là »
Mais au fond, notre capacité de compréhension et de prédiction reste assujettie à ce que nous pouvons voir.
Alors que retenir de ce qu’il se passe en ce moment ? Ne soyons pas trop prompts à juger des gens ou des évènements. Gardons à l’esprit qu’il y a bien plus derrière la surface de ce que nous pouvons voir, et que les autres pourraient bien nous surprendre en bien ou en mal.
 
Elise Lazarus - 1er mars 2022

[1] 1 Samuel</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Quelle semaine terrible. En quelques heures, en quelques jours, notre avenir proche se trouve complètement chamboulé. Nos certitudes volent en éclats et des peurs de ce que nous considérions comme d’un autre âge refont surface.</p>
<p>Dans ce cyclone, un élément particulier m’a marqué : rien n’est finalement ce qu’il semblait être.</p>
<p>A première vue, la petite armée Ukrainienne, 22e armée mondiale, n’avait aucune chance de résister plus de deux jours face à la géante Russie, plus nombreuse, mieux équipée, 2e armée mondiale. Et pourtant, il y avait bien plus à voir dans cette armée ukrainienne que ce qui frappait les yeux. On peut compter les chars, les missiles, les fusils, mais qui peut compter le courage, l’abnégation, le patriotisme, la résilience ?</p>
<p>Ces dernières années, si certains se méfiaient de Vladimir Poutine, jugé froid, calculateur, sans pitié, certains le décrivaient tout de même comme « l’homme de la situation », « un leader qui ose prendre des décisions », « un patriote ». Dans tous les cas, il était décrit comme un stratège froid, qui prévoit toujours tout et suit une logique implacable. Il s’est révélé un dictateur sanguinaire, révisionniste, qui cristallise en lui tout ce que l’Europe veut réfuter. Quelle terrible chute. Comme nos certitudes peuvent nous tromper.</p>
<p><span>Et au contraire le président Ukrainien, Volodymyr Zelensky était pour beaucoup d’entre nous un parfait inconnu au nom difficilement prononçable. Et pour ceux un peu plus informés, un acteur devenu président, un homme sûrement pas à la hauteur en cas de problème. Il s’est en fait révélé d’un immense courage, d’un sang-froid admirable et être un meneur d’homme qui a su insuffler à ses concitoyens la force de lutter sans faiblir face à une menace inattendue et dévastatrice. A quel point il y avait plus à voir en cet homme que la surface. A quel point ces circonstances terribles et exceptionnelles l’ont révélé dans tout ce qu’il avait le potentiel d’être.</span></p>
<p><span>Regarder au-delà de ce qui frappe les yeux, parce que nos connaissances sont si partielles, si partiales. Parce que nous effleurons la surface sans voir ce qui fait le cœur, l’essence des hommes et des femmes. Et surtout sans voir et sans savoir, parfois même pour nous même, ce dont nous serions capables face à l’adversité.</span></p>
<p>Dans les histoires de la Bible, je suis impressionnée de voir la même chose être représentée à plusieurs reprises. Ce sont des gens inattendus, qui n’ont pas le profil type qui font les grandes actions, celles qui auront du sens, un impact :</p>
<p>Le roi d’Israël, David, l’un des plus connus. Grand guerrier, unificateur est choisi par Dieu comme roi alors qu’il n’est qu’un petit jeune homme, aimant la musique et s’occupant de moutons. Drôle de casting.</p>
<p>Le leader Gédéon qui mène son peuple de victoire en victoire considérait qu’il faisait partir de la famille la plus insignifiante, dans la tribu la plus insignifiante et que lui-même était le moins impressionnant de ses frères. Pourtant Dieu fait appel à lui et à personne d’autre.</p>
<p>Jésus lui-même vient comme un homme humble, qui prend soin des faibles, qui mange avec les infréquentables quand tout le monde attendait un roi fort, militaire, puissant pour chasser l’envahisseur.</p>
<p>Tout se résume peut-être à ce qu’un ange dit au prophète Samuel qui ne comprend pas le choix de Dieu de faire David roi : l’Eternel n’a pas le même regard que l’homme. L’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Eternel regarde au cœur<a href="#_ftn1"><span>[1]</span></a> »</p>
<p>Nous ne sommes que des humains. Bien incapables, malgré nos efforts de voir au cœur des gens, au cœur des choses et des évènements. Certains sont peut-être plus intuitifs, reconnaissent des signes, lisent les micro-expressions et les lapsus tels des mentalistes.</p>
<p>Il est toujours facile de regarder en arrière pour dire « les signes étaient là »</p>
<p>Mais au fond, notre capacité de compréhension et de prédiction reste assujettie à ce que nous pouvons voir.</p>
<p>Alors que retenir de ce qu’il se passe en ce moment ? Ne soyons pas trop prompts à juger des gens ou des évènements. Gardons à l’esprit qu’il y a bien plus derrière la surface de ce que nous pouvons voir, et que les autres pourraient bien nous surprendre en bien ou en mal.</p>
<p> </p>
<p><b>Elise Lazarus - 1er mars 2022<br /></b></p>

<p><a href="#_ftnref1"><span>[1]</span></a> 1 Samuel</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 04 Mar 2022 06:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Chauvin ! Reflet d'actualité - Ps Jethro Camille - Un regard chrétien sur l'actualité de la semaine</title>
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      <description>Quel curieux contraste il y a entre la dimension supposément  universelle des jeux olympiques, et les comptes-rendus qui sont faits dans les journaux nationaux. Ainsi, ce 8 février, l’intégralité des titres parlant des JO sur le site « lemonde.fr » ne parlent que des performances ou contre-performances des sportifs français 
N’y aurait-il pas là une forme de chauvinisme ? Derrière cette question purement rhétorique se cache une vraie interrogation sur les motivations du chauvinisme.
Avez-vous remarqué, par exemple, que quand un français « issu de la diversité » gagne, il est français, tout simplement. Quand il perd, on mentionne plus facilement ses origines, ou celle de ses parents, ou celle de ses grands-parents, puisque parfois plusieurs générations se sont écoulées entre l’arrivée d’un immigré et l’advenue de la graine de champion dont il est question.
Je croyais moi-même avoir une tendance au chauvinisme, jusqu’à ce que je lise la définition suivante, tirée du dictionnaire Antidote :
Attachement aveugle et exclusif à sa patrie, à sa région, à sa ville.
Ayant eu le bonheur de voyager un peu, et disposant de quelques éléments de comparaison sur différents styles de vie, différentes cultures, j’ai réalisé que je ne suis pas chauvin, même si je suis très heureux et très privilégié de vivre en France.
L’attachement aveugle est d’autant plus facile que l’on ne s’intéresse pas à autrui, et il me semble qu’il y a deux raisons possibles pour cela 
1 soit par incapacité, parce que l’on vit dans une vallée perdue au milieu de l’Himalaya, coupée monde. 
2 soit par un manque de volonté de se mettre en perspective, et cette deuxième piste qui va mener notre réflexion. 
Le chauvinisme se décline de nombreuses manières différentes. On a par exemple :
- Le patriotisme ou le nationalisme, basée sur l’idée abstraite de la patrie, de la nation comme idéal transcendant. La France est un phare pour le monde, pourrait penser quelqu’un de nationaliste.
- Le chauvinisme régional, local, topologique donc. Les lorrains sont des gens arriérés pourrait penser un Alsacien, et inversement. Remplacez lorrain par martiniquais et Alsacien par guadeloupéen, ou ce que vous voulez, d’ailleurs…
- Le chauvinisme ethnique, ethnocentrisme qui place son ethnie propre comme modèle à suivre pour le reste de l’humanité. Les  suprémacismes blancs, noirs, jaunes, sont des ethnocentrismes radicaux.
- Le chauvinisme religieux dans lequel le système de rites et de croyances est l’idéal transcendant. Même si on  connaît mal, et qu’on comprend peu sa religion, le simple fait de se déclarer appartenant à une obédience religieuse peut être un marqueur identitaire fort.

Et au fond, cette notion de marqueur identitaire est au cœur de la notion de chauvinisme : l’individu lambda va ancrer le sentiment de son identité et du sentiment de sa valeur dans un substrat qui lui est externe en grande partie, et pour lequel il n’est pas responsable. A moins que quelqu’un n’ai créé à lui tout seul une nation, une ethnie, une région, une religion, il a objectivement peut de raison de s’enorgueillir d’être «italien, blond, orthodoxe, socialiste »
Et pourtant il en tire de la fierté, de l’orgueil et même parfois un orgueil aveugle, tiré du fait que l’objet de son chauvinisme lui procure dans son imaginaire un élément de supériorité sur autrui. S’il n’y avait qu’un seul pays, une seule langue, une seule religion, une seule culture, le chauvinisme serait tout simplement vide d’objet. 
D’où peut-être l’intérêt de déplacer notre fierté vers des valeurs qui ne dépendent pas de simples contigences, mais d’une vision supérieure.
Ce qui m’amène à cet extraodinaire texte de philippiens. Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n'a point regardé comme une proie à arracher d'être égal avec Dieu, mais s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; 
Nous avons ici un chauvinisme complètement inversé : Dieu qui quitte son lieu, sa patrie, se dépouille de ses attributs divins, de sa gloire pour venir chercher dans la fange une humanité qui le méprise. Pourquoi ? parce que sa patrie, sa nation, son lieu, sa religion, c’est le cœur de l’être humain. Quel magnifique chauvinisme !</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span>Quel curieux contraste il y a entre la dimension supposément  universelle des jeux olympiques, et les comptes-rendus qui sont faits dans les journaux nationaux. Ainsi, ce 8 février, l’intégralité des titres parlant des JO sur le site « <a href="http://lemonde.fr/">lemonde.fr</a> » ne parlent que des performances ou contre-performances des sportifs français </span></p>
<p><span>N’y aurait-il pas là une forme de chauvinisme ? Derrière cette question purement rhétorique se cache une vraie interrogation sur les motivations du chauvinisme.</span></p>
<p><span>Avez-vous remarqué, par exemple, que quand un français « issu de la diversité » gagne, il est français, tout simplement. Quand il perd, on mentionne plus facilement ses origines, ou celle de ses parents, ou celle de ses grands-parents, puisque parfois plusieurs générations se sont écoulées entre l’arrivée d’un immigré et l’advenue de la graine de champion dont il est question.</span></p>
<p><span>Je croyais moi-même avoir une tendance au chauvinisme, jusqu’à ce que je lise la définition suivante, tirée du dictionnaire Antidote :</span></p>
<p><span>Attachement aveugle et exclusif à sa patrie, à sa région, à sa ville.</span></p>
<p><span>Ayant eu le bonheur de voyager un peu, et disposant de quelques éléments de comparaison sur différents styles de vie, différentes cultures, j’ai réalisé que je ne suis pas chauvin, même si je suis très heureux et très privilégié de vivre en France.</span></p>
<p><span>L’attachement aveugle est d’autant plus facile que l’on ne s’intéresse pas à autrui, et il me semble qu’il y a deux raisons possibles pour cela </span></p>
<p><span>1 soit par incapacité, parce que l’on vit dans une vallée perdue au milieu de l’Himalaya, coupée monde. </span></p>
<p><span>2 soit par un manque de volonté de se mettre en perspective, et cette deuxième piste qui va mener notre réflexion. </span></p>
<p><span>Le chauvinisme se décline de nombreuses manières différentes. On a par exemple :</span></p>
<ul><li><span><span>-Le patriotisme ou le nationalisme, basée sur l’idée abstraite de la patrie, de la nation comme idéal transcendant. La France est un phare pour le monde, pourrait penser quelqu’un de nationaliste.</span></span></li>
<li><span><span>-Le chauvinisme régional, local, topologique donc. Les lorrains sont des gens arriérés pourrait penser un Alsacien, et inversement. Remplacez lorrain par martiniquais et Alsacien par guadeloupéen, ou ce que vous voulez, d’ailleurs…</span></span></li>
<li><span><span>-Le chauvinisme ethnique, ethnocentrisme qui place son ethnie propre comme modèle à suivre pour le reste de l’humanité. Les  suprémacismes blancs, noirs, jaunes, sont des ethnocentrismes radicaux.</span></span></li>
<li><span><span>-Le chauvinisme religieux dans lequel le système de rites et de croyances est l’idéal transcendant. Même si on  connaît mal, et qu’on comprend peu sa religion, le simple fait de se déclarer appartenant à une obédience religieuse peut être un marqueur identitaire fort.</span></span></li>
</ul>
<p><span>Et au fond, cette notion de marqueur identitaire est au cœur de la notion de chauvinisme : l’individu lambda va ancrer le sentiment de son identité et du sentiment de sa valeur dans un substrat qui lui est externe en grande partie, et pour lequel il n’est pas responsable. A moins que quelqu’un n’ai créé à lui tout seul une nation, une ethnie, une région, une religion, il a objectivement peut de raison de s’enorgueillir d’être «italien, blond, orthodoxe, socialiste »</span></p>
<p><span>Et pourtant il en tire de la fierté, de l’orgueil et même parfois un orgueil aveugle, tiré du fait que l’objet de son chauvinisme lui procure dans son imaginaire un élément de supériorité sur autrui. S’il n’y avait qu’un seul pays, une seule langue, une seule religion, une seule culture, le chauvinisme serait tout simplement vide d’objet. </span></p>
<p><span>D’où peut-être l’intérêt de déplacer notre fierté vers des valeurs qui ne dépendent pas de simples contigences, mais d’une vision supérieure.</span></p>
<p><span><span>Ce qui m’amène à cet extraodinaire texte de philippiens</span><span>. Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n'a point regardé comme une proie à arracher d'être égal avec Dieu, mais s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; </span></span></p>
<p><span>Nous avons ici un chauvinisme complètement inversé : Dieu qui quitte son lieu, sa patrie, se dépouille de ses attributs divins, de sa gloire pour venir chercher dans la fange une humanité qui le méprise. Pourquoi ? parce que sa patrie, sa nation, son lieu, sa religion, c’est le cœur de l’être humain. Quel magnifique chauvinisme !</span></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 11 Feb 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>Chauvin ! Reflet d'actualité - Ps Jethro Camille - Un regard chrétien sur l'actualité de la semaine</itunes:title>
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      <title>Dommages collatéraux - Reflet d'actualité, Ps Jacques Trujillo - un regard chrétien sur l'actualité de la semaine</title>
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      <description>Dans toute guerre, nous dit-on, il y a des dommages collatéraux. Les populations civiles, les animaux, la nature en général. L’humanité à coup sûr.
Dans la guerre contre la covid aussi.
Nous le savons ! La covid est partout.  Dans tous les pays du monde. Dans les médias et dans les conversations. Malheureusement dans nos familles aussi et parmi nos amis et connaissances. Dans nos hôpitaux évidemment. Partout ! Tellement omniprésente que certaines choses semblent disparaître de nos radars. Passent à l’arrière-plan de notre vision. Et même passent inaperçues.
C’est le cas de deux informations qui, habituellement, nous parviennent au mois de janvier. Et cette fois-ci encore. Elles sont là.
-       Le rapport d’Amnesty International sur La situation des droits humains dans le monde pour 2020-2021
L’Index mondial de persécution des chrétiens pour l’année 2021, publié par l’Association Portes ouvertes.
Le premier comprend 500 pages ! Le second une seule ! Mais une page A3, il est vrai.  Appuyée par les parutions mensuelles de la revue Portes ouvertes magazine.
A° Amnesty international relève les effets négatifs, dommages collatéraux, de la pandémie de covid et des mesures prises pour lutter contre elle.
Cela se traduit par l’accentuation des inégalités raciales, ethniques ou de genre puisque ces populations, déjà discriminées, ont vu leur situation fortement s’aggraver. Le rapport cite comme exemple le combat mené par les mouvements citoyens tel que Black Lives Matter.
« Dans de nombreux pays, les minorités ethniques et les populations autochtones présentaient des taux d’infection et de décès disproportionnellement élevés, en raison, entre autres, d’inégalités préexistantes et d’un manque d’accès aux soins de santé »
La pandémie a eu des effets révélateurs ou aggravant des lacunes et carences des systèmes politiques de gouvernement dans différents secteurs. Trois domaines sont particulièrement touchés :
« Les atteintes aux droits à la vie, à la santé et à la protection sociale ;
Les violences liées au genre et les menaces pesant sur les droits sexuels et reproductifs ;
Et la répression de la dissidence ».
 
En 2020 la Covid a tué au moins 1 800 000 personnes.
La situation de nombre de travailleurs a été fortement impactée par la hausse du chômage. L’insécurité alimentaire aigüe a doublé, touchant ainsi 270 millions de personnes.
Dans certains états les personnels soignants ont été peu protégés. Les victimes dans ces professions se sont comptées par milliers.
« Les femmes travaillant dans le domaine de la santé et des soins ont été tout particulièrement affectées, dans la mesure où elles représentaient 70 % des personnes employées dans le secteur de l’action sanitaire et sociale – un secteur où les écarts de salaires selon le genre étaient par ailleurs considérables ».
A cette liste de victimes collatérales non pas directement du covid mais des mesures prises par les gouvernements pour lutter contre l’épidémie, confinement, enseignement en ligne, Amnesty rajoute les étudiants (es). Particulièrement ceux appartenant à des groupes déjà marginalisés.
La situation des migrants a été, elle aussi, impactée, situation : « déjà précaire, » pour ceux « enfermés dans des camps ou des centres de détention insalubres ou bloqués devant des frontières fermées. Des « refoulements » de réfugiés et de migrants ont été signalés dans 42 des 149 pays suivis par Amnesty International ».
Comme toujours, la recherche du bouc émissaire, coupable idéal, a été lancée. Ainsi : « Des personnalités politiques ou religieuses s’en sont prises aux groupes marginalisés, les accusant de répandre le virus. Les musulmans ont ainsi fait partie des populations prises pour cibles dans certains pays d’Asie du Sud-Est, et les personnes LGBTI dans plusieurs pays africains et européens. »
La solidarité dans la lutte internationale contre le virus, par la mise en place et la distribution de vaccins « a souffert de l’absence de la Russie et des États-Unis, ainsi que de l’accaparement des doses par les pays riches et du refus des entreprises de partager les brevets. Plus de 90 pays ont adopté des restrictions à l’exportation touchant des articles tels que des fournitures médicales, des équipements de protection individuelle et des produits pharmaceutiques ou alimentaires. ». On ne donne qu’aux riches dit-on avec beaucoup de cynisme.
La liberté elle aussi peut être placée dans la liste des dommages collatéraux. « De nombreux gouvernements ont réprimé la dissidence et, plus généralement, restreint l’espace civique. Face à des mouvements de protestation contre l’attitude de dirigeants refusant de rendre des comptes, contre l’érosion des droits sociaux et économiques et contre le racisme structurel (les manifestations de Black Lives Matter, par exemple), les forces de sécurité ont fait un usage abusif d’armes à feu et d’armes à létalité réduite, notamment de gaz lacrymogènes, tuant en toute illégalité des centaines de personnes ». Des journalistes et des défenseurs des droits humains ont été arrêtés et mis en prison.
D’autres mesures ont été prises : augmentation des systèmes de surveillance, interdictions de manifestation etc. Certains pays se sont servis de la pandémie comme prétexte pour réduire les oppositions.
La France, quant à elle est épinglée pour l’usage parfois excessif de la force publique. Le nom de Cédric Chouviat mort en janvier lors d’un contrôle routier est mentionné. Mais le rapport mentionne 15 autres cas de violences des forces de l’ordre.
La situation des migrants fortement aggravée par l’épidémie est aussi signalée. « À Paris et dans le nord de la France, les migrants et les réfugiés qui vivaient dans des campements de fortune ont cette année encore fait l’objet d’évacuations forcées récurrentes, y compris pendant le confinement, sans que ne leur soient proposés une autre solution d’hébergement ni un accès aux soins de santé. À Calais, les forces de l’ordre ont régulièrement soumis les personnes migrantes et réfugiées à des actes de harcèlement et à un usage excessif de la force. La police aux frontières a continué de refouler vers l’Italie des personnes migrantes ou demandeuses d’asile. »
En résumé, le rapport signale :
Police et pandémie. Les mesures prises en Europe pour faire face à la pandémie de COVID-19 ont donné lieu à des violations des droits humains (EUR 01/2511/2020)
« France. Les poursuites engagées contre les policiers qui avaient agressé un bénévole à Calais sont un signal positif contre l’impunité » (communiqué de presse, 11 juin)
« France. La relaxe de l’agriculteur qui a aidé des personnes demandeuses d’asile montre que la solidarité n’est pas un délit » (nouvelle, 13 mai)
France. Les mesures prises après le meurtre de Samuel Paty soulèvent des inquiétudes quant au respect des droits humains (EUR 21/3281/2020)
« France. Des milliers de manifestants sanctionnés à tort en application de lois draconiennes avant et après la pandémie de COVID-19 » (nouvelle, 28 septembre)
 
B° Portes ouvertes, donne, dans l’index mondial de persécution des chrétiens, un classement des 50 pays dans lesquels la persécution contre les églises chrétiennes se manifeste. Au sommet de ce palmarès se trouvent la Corée du Nord, l’Afghanistan et la Somalie.
Lorsqu’on analyse, de plus près, cette liste, l’on remarque que les persécutions contre les chrétiens sont signalées dans des pays d’idéologie communiste (la Corée du Nord, la Chine) mais davantage dans les pays où existe une religion d’Etat, l’Islam tout particulièrement, mais aussi l’hindouisme et plus minoritairement, mais quand même, le bouddhisme et l’orthodoxie.
Est-ce que la pandémie actuelle a accentué ces persécutions ? Sans doute puisque cette période de crise, comme bien d’autres sans doute, se présente comme « un commun démultiplicateur ». Par la désorganisation, la peur qui se traduit souvent par des recherches de boucs émissaires et par les violences, par le sentiment peut-être, dans le marasme international, d’une impunité accrue.
Quoi il en soit, là aussi, combien de victimes collatérales indirectement provoquées par cette situation mondiale pourrons- nous un jour peut-être dénombrées ? Je n’en sais rien.
Mais la liberté religieuse elle aussi figure sur cette liste de victimes.
Le rapport d’Amnesty International et l’Index de l’Association Portes ouvertes sont passés en tous cas, presque, inaperçus.
Portes ouvertes accompagne l’index d’un texte biblique, celui de Paul aux Romains 12.12 : « Réjouissez-vous dans l’espérance et soyez patients dans la détresse. Persévérez dans la prière. »
 
 
 </description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Dans toute guerre, nous dit-on, il y a des dommages collatéraux. Les populations civiles, les animaux, la nature en général. L’humanité à coup sûr.</p>
<p>Dans la guerre contre la covid aussi.</p>
<p>Nous le savons ! La covid est partout.  Dans tous les pays du monde. Dans les médias et dans les conversations. Malheureusement dans nos familles aussi et parmi nos amis et connaissances. Dans nos hôpitaux évidemment. Partout ! Tellement omniprésente que certaines choses semblent disparaître de nos radars. Passent à l’arrière-plan de notre vision. Et même passent inaperçues.</p>
<p>C’est le cas de deux informations qui, habituellement, nous parviennent au mois de janvier. Et cette fois-ci encore. Elles sont là.</p>
-       Le rapport d’Amnesty International sur La situation des droits humains dans le monde pour 2020-2021
<ul><li><b>L’Index mondial de persécution des chrétiens pour l’année 2021, publié par l’Association Portes ouvertes.</b></li>
</ul><p>Le premier comprend 500 pages ! Le second une seule ! Mais une page A3, il est vrai.  Appuyée par les parutions mensuelles de la revue Portes ouvertes magazine.</p>
<p><b>A° Amnesty international</b> relève les effets négatifs, dommages collatéraux, de la pandémie de covid et des mesures prises pour lutter contre elle.</p>
<p>Cela se traduit par l’accentuation des inégalités raciales, ethniques ou de genre puisque ces populations, déjà discriminées, ont vu leur situation fortement s’aggraver. Le rapport cite comme exemple le combat mené par les mouvements citoyens tel que Black Lives Matter.</p>
<p>« Dans de nombreux pays, les minorités ethniques et les populations autochtones présentaient des taux d’infection et de décès disproportionnellement élevés, en raison, entre autres, d’inégalités préexistantes et d’un manque d’accès aux soins de santé »</p>
<p>La pandémie a eu des effets révélateurs ou aggravant des lacunes et carences des systèmes politiques de gouvernement dans différents secteurs. Trois domaines sont particulièrement touchés :</p>
<ul><li>« Les atteintes aux droits à la vie, à la santé et à la protection sociale ;</li>
<li>Les violences liées au genre et les menaces pesant sur les droits sexuels et reproductifs ;</li>
<li>Et la répression de la dissidence ».</li>
</ul><p> </p>
<ol><li>En 2020 la Covid a tué au moins 1 800 000 personnes.</li>
</ol><p>La situation de nombre de travailleurs a été fortement impactée par la hausse du chômage. L’insécurité alimentaire aigüe a doublé, touchant ainsi 270 millions de personnes.</p>
<p>Dans certains états les personnels soignants ont été peu protégés. Les victimes dans ces professions se sont comptées par milliers.</p>
<p>« Les femmes travaillant dans le domaine de la santé et des soins ont été tout particulièrement affectées, dans la mesure où elles représentaient 70 % des personnes employées dans le secteur de l’action sanitaire et sociale – un secteur où les écarts de salaires selon le genre étaient par ailleurs considérables ».</p>
<p>A cette liste de victimes collatérales non pas directement du covid mais des mesures prises par les gouvernements pour lutter contre l’épidémie, confinement, enseignement en ligne, Amnesty rajoute les étudiants (es). Particulièrement ceux appartenant à des groupes déjà marginalisés.</p>
<p>La situation des migrants a été, elle aussi, impactée, situation : « déjà précaire, » pour ceux « enfermés dans des camps ou des centres de détention insalubres ou bloqués devant des frontières fermées. Des « refoulements » de réfugiés et de migrants ont été signalés dans 42 des 149 pays suivis par Amnesty International ».</p>
<p>Comme toujours, la recherche du bouc émissaire, coupable idéal, a été lancée. Ainsi : « Des personnalités politiques ou religieuses s’en sont prises aux groupes marginalisés, les accusant de répandre le virus. Les musulmans ont ainsi fait partie des populations prises pour cibles dans certains pays d’Asie du Sud-Est, et les personnes LGBTI dans plusieurs pays africains et européens. »</p>
<p>La solidarité dans la lutte internationale contre le virus, par la mise en place et la distribution de vaccins « a souffert de l’absence de la Russie et des États-Unis, ainsi que de l’accaparement des doses par les pays riches et du refus des entreprises de partager les brevets. Plus de 90 pays ont adopté des restrictions à l’exportation touchant des articles tels que des fournitures médicales, des équipements de protection individuelle et des produits pharmaceutiques ou alimentaires. ». On ne donne qu’aux riches dit-on avec beaucoup de cynisme.</p>
<p>La liberté elle aussi peut être placée dans la liste des dommages collatéraux. « De nombreux gouvernements ont réprimé la dissidence et, plus généralement, restreint l’espace civique. Face à des mouvements de protestation contre l’attitude de dirigeants refusant de rendre des comptes, contre l’érosion des droits sociaux et économiques et contre le racisme structurel (les manifestations de Black Lives Matter, par exemple), les forces de sécurité ont fait un usage abusif d’armes à feu et d’armes à létalité réduite, notamment de gaz lacrymogènes, tuant en toute illégalité des centaines de personnes ». Des journalistes et des défenseurs des droits humains ont été arrêtés et mis en prison.</p>
<p>D’autres mesures ont été prises : augmentation des systèmes de surveillance, interdictions de manifestation etc. Certains pays se sont servis de la pandémie comme prétexte pour réduire les oppositions.</p>
<p>La France, quant à elle est épinglée pour l’usage parfois excessif de la force publique. Le nom de Cédric Chouviat mort en janvier lors d’un contrôle routier est mentionné. Mais le rapport mentionne 15 autres cas de violences des forces de l’ordre.</p>
<p>La situation des migrants fortement aggravée par l’épidémie est aussi signalée. « À Paris et dans le nord de la France, les migrants et les réfugiés qui vivaient dans des campements de fortune ont cette année encore fait l’objet d’évacuations forcées récurrentes, y compris pendant le confinement, sans que ne leur soient proposés une autre solution d’hébergement ni un accès aux soins de santé. À Calais, les forces de l’ordre ont régulièrement soumis les personnes migrantes et réfugiées à des actes de harcèlement et à un usage excessif de la force. La police aux frontières a continué de refouler vers l’Italie des personnes migrantes ou demandeuses d’asile. »</p>
<p>En résumé, le rapport signale :</p>
<ol><li>Police et pandémie. Les mesures prises en Europe pour faire face à la pandémie de COVID-19 ont donné lieu à des violations des droits humains (EUR 01/2511/2020)</li>
<li>« France. Les poursuites engagées contre les policiers qui avaient agressé un bénévole à Calais sont un signal positif contre l’impunité » (communiqué de presse, 11 juin)</li>
<li>« France. La relaxe de l’agriculteur qui a aidé des personnes demandeuses d’asile montre que la solidarité n’est pas un délit » (nouvelle, 13 mai)</li>
<li>France. Les mesures prises après le meurtre de Samuel Paty soulèvent des inquiétudes quant au respect des droits humains (EUR 21/3281/2020)</li>
<li>« France. Des milliers de manifestants sanctionnés à tort en application de lois draconiennes avant et après la pandémie de COVID-19 » (nouvelle, 28 septembre)</li>
</ol><p> </p>
<p><b>B° Portes ouvertes, </b>donne, dans l’index mondial de persécution des chrétiens, un classement des 50 pays dans lesquels la persécution contre les églises chrétiennes se manifeste. Au sommet de ce palmarès se trouvent la Corée du Nord, l’Afghanistan et la Somalie.</p>
<p>Lorsqu’on analyse, de plus près, cette liste, l’on remarque que les persécutions contre les chrétiens sont signalées dans des pays d’idéologie communiste (la Corée du Nord, la Chine) mais davantage dans les pays où existe une religion d’Etat, l’Islam tout particulièrement, mais aussi l’hindouisme et plus minoritairement, mais quand même, le bouddhisme et l’orthodoxie.</p>
<p>Est-ce que la pandémie actuelle a accentué ces persécutions ? Sans doute puisque cette période de crise, comme bien d’autres sans doute, se présente comme « un commun démultiplicateur ». Par la désorganisation, la peur qui se traduit souvent par des recherches de boucs émissaires et par les violences, par le sentiment peut-être, dans le marasme international, d’une impunité accrue.</p>
<p>Quoi il en soit, là aussi, combien de victimes collatérales indirectement provoquées par cette situation mondiale pourrons- nous un jour peut-être dénombrées ? Je n’en sais rien.</p>
<p>Mais la liberté religieuse elle aussi figure sur cette liste de victimes.</p>
<p>Le rapport d’Amnesty International et l’Index de l’Association Portes ouvertes sont passés en tous cas, presque, inaperçus.</p>
<p>Portes ouvertes accompagne l’index d’un texte biblique, celui de Paul aux Romains 12.12 : « Réjouissez-vous dans l’espérance et soyez patients dans la détresse. Persévérez dans la prière. »</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 04 Feb 2022 06:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Janvier sans alcool - Reflet d'actualité, Ps Philippe Penner - Un regard chrétien sur l'actualité de la semaine</title>
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      <description>La tradition nous vient d’Angleterre. Elle s’appelle « dry january » entendez la traduction française « janvier sans alcool ». L’idée est simple. Après un mois de décembre festif chargé d’excès alimentaire mais surtout d’alcool, le corps a besoin de se purifier. Alors rien de tel qu’une petite cure d’abstinence.
Le but de ce défi est de ne pas boire une seule goutte d’alcool pendant un mois complet. Selon le docteur David Mété, chef de service d’addictologie au CHU Félix Guyon de Saint Denis, le mois sans alcool va apporter « un mieux être évident au corps après une période d’excès. » « Il va y avoir une meilleure qualité de sommeil et une perte de poids. L’état psychique des personnes et la forme physique vont s’améliorer tout comme la mémoire. On aura également plus d’énergie ».  En Bref, votre vie va changer.
Il est temps de faire un petit point sur notre consommation d’alcool. La France a un problème avec l’alcool. Selon l’Insee, en 2016, le français est le 8ème plus gros consommateur d’alcool pur. De fait, on y consacre pas mal d’argent puisque cela représente 707€ par an et par personne. Mais derrière ces chiffres, nous pouvons déjà deviner le fléau qui touche notre société. Dépendance, endettement, santé dégradée, hausse de la violence, accident de la route, maladie prématurée, accident vasculaire cérébrale, et la liste est longue, très longue des conséquences directes et indirecte de la consommation d’alcool.
J’imagine certain m’écoutant aujourd’hui me dire « oui, mais je maitrise ma consommation, je suis raisonné ». La recommandation médicale est de 2 verres par jour et pas plus de 5 jours par semaine soit au minimum deux jours d’abstinence par semaine. Il est toujours curieux de se dire que oui l’alcool est toxique mais un petit peu ça passe.
Une fois n’est pas coutume, je voudrais vous partager une tranche de vie. J’ai un rapport très particulier à l’alcool. Dans ma région d’origine on initie les enfants très tôt à l’alcool. Quand je dis très tôt c’est parfois dans le biberon, et ce n’est pas qu’une métaphore. Enfant on nous faisait gouter l’alcool sur un sucre, pour adoucir, le goût trop prononcé. C’était une sorte de rite initiatique. « Je te fais gouter ce que tu pourras boire quand tu seras grand, quand tu seras un homme » voilà ce que les adultes nous transmettaient sans dire un mot.
Je viens vous présenter mes excuses pour la violence des mots qui vont suivre. Des années plus tard, mon oncle s’est pendu car rongée par l’alcool. L’alcool l’a petit à petit éloigné de sa femme, de sa famille, de ses amis, puis il a sombré de l’alcool solitaire, l’alcool violent, l’alcool qui tue à petit feu. Etait-il dépressif ou l’est-il devenu ? Etait-il malheureux ou l’alcool l’a-t-il rendu malheureux ? Une chose est certaine, l’alcool ne l’a pas aidé mais bien au contraire, l’a détruit. Elle a distillé son venin petit à petit dans les fêtes, les anniversaires, les soirées entre amis et finalement l’a rongé de l’intérieur tant au niveau du ventre qu’au niveau de l’esprit.
Alors ne me dites pas que l’alcool à petite dose ce n’est pas grave. Quand j’étais pompiers dans 80 % des interventions que nous faisions dans les foyers, l’alcool avait joué un rôle dans un processus de destruction relationnel, émotionnel ou physique. En faisant un peu d’humour noir parfois nous disions que telle personne est blessée de manière légère ou grave. Mais soyons conscient qu’il n’y a pas de mort Legé ou grave. Un mort est mort. Et c’est bien là le problème avec l’alcool. Il n’existe pas de consommation anodine. La mort est présente dans chaque verre et elle se déverse petite à petit.
La Bible n’évoque pas le fléau de l’alcool. La vigne et son fruit sont souvent le signe de bénédiction, mais en tant que fruit. La consommation, elle, est rigoureusement interdite pour une catégorie de personne : Le prêtre. Deutéronome 32 l’évoque en ces termes : Le vin, c’est le venin des dragons, c’est le poison cruel des vipères ». Quelques verset en avant, le texte biblique parle de la sagesse du peuple, du manque d’intelligence, et de discernement. En tant que chef, les prêtres sont donc invités à montrer l’exemple de ce qui est bon.
Je voudrais terminer cette chronique en vous exposant très clairement ma pensée. Aucun produit toxique n’est bon, même à petite dose. Il n’est que l’amorce, la porte d’entrée, vers des malheurs beaucoup plus grands. Mon invitation n’est pas de faire un « dry january » mais une abstinence permanente, ainsi peut-être rendrons-nous notre monde moins malade, moins violent.
Philippe Penner.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>La tradition nous vient d’Angleterre. Elle s’appelle « dry january » entendez la traduction française « janvier sans alcool ». L’idée est simple. Après un mois de décembre festif chargé d’excès alimentaire mais surtout d’alcool, le corps a besoin de se purifier. Alors rien de tel qu’une petite cure d’abstinence.</p>
<p>Le but de ce défi est de ne pas boire une seule goutte d’alcool pendant un mois complet. Selon le docteur David Mété, chef de service d’addictologie au CHU Félix Guyon de Saint Denis, le mois sans alcool va apporter « un mieux être évident au corps après une période d’excès. » « Il va y avoir une meilleure qualité de sommeil et une perte de poids. L’état psychique des personnes et la forme physique vont s’améliorer tout comme la mémoire. On aura également plus d’énergie ».  En Bref, votre vie va changer.</p>
<p>Il est temps de faire un petit point sur notre consommation d’alcool. La France a un problème avec l’alcool. Selon l’Insee, en 2016, le français est le 8ème plus gros consommateur d’alcool pur. De fait, on y consacre pas mal d’argent puisque cela représente 707€ par an et par personne. Mais derrière ces chiffres, nous pouvons déjà deviner le fléau qui touche notre société. Dépendance, endettement, santé dégradée, hausse de la violence, accident de la route, maladie prématurée, accident vasculaire cérébrale, et la liste est longue, très longue des conséquences directes et indirecte de la consommation d’alcool.</p>
<p>J’imagine certain m’écoutant aujourd’hui me dire « oui, mais je maitrise ma consommation, je suis raisonné ». La recommandation médicale est de 2 verres par jour et pas plus de 5 jours par semaine soit au minimum deux jours d’abstinence par semaine. Il est toujours curieux de se dire que oui l’alcool est toxique mais un petit peu ça passe.</p>
<p>Une fois n’est pas coutume, je voudrais vous partager une tranche de vie. J’ai un rapport très particulier à l’alcool. Dans ma région d’origine on initie les enfants très tôt à l’alcool. Quand je dis très tôt c’est parfois dans le biberon, et ce n’est pas qu’une métaphore. Enfant on nous faisait gouter l’alcool sur un sucre, pour adoucir, le goût trop prononcé. C’était une sorte de rite initiatique. « Je te fais gouter ce que tu pourras boire quand tu seras grand, quand tu seras un homme » voilà ce que les adultes nous transmettaient sans dire un mot.</p>
<p>Je viens vous présenter mes excuses pour la violence des mots qui vont suivre. Des années plus tard, mon oncle s’est pendu car rongée par l’alcool. L’alcool l’a petit à petit éloigné de sa femme, de sa famille, de ses amis, puis il a sombré de l’alcool solitaire, l’alcool violent, l’alcool qui tue à petit feu. Etait-il dépressif ou l’est-il devenu ? Etait-il malheureux ou l’alcool l’a-t-il rendu malheureux ? Une chose est certaine, l’alcool ne l’a pas aidé mais bien au contraire, l’a détruit. Elle a distillé son venin petit à petit dans les fêtes, les anniversaires, les soirées entre amis et finalement l’a rongé de l’intérieur tant au niveau du ventre qu’au niveau de l’esprit.</p>
<p>Alors ne me dites pas que l’alcool à petite dose ce n’est pas grave. Quand j’étais pompiers dans 80 % des interventions que nous faisions dans les foyers, l’alcool avait joué un rôle dans un processus de destruction relationnel, émotionnel ou physique. En faisant un peu d’humour noir parfois nous disions que telle personne est blessée de manière légère ou grave. Mais soyons conscient qu’il n’y a pas de mort Legé ou grave. Un mort est mort. Et c’est bien là le problème avec l’alcool. Il n’existe pas de consommation anodine. La mort est présente dans chaque verre et elle se déverse petite à petit.</p>
<p>La Bible n’évoque pas le fléau de l’alcool. La vigne et son fruit sont souvent le signe de bénédiction, mais en tant que fruit. La consommation, elle, est rigoureusement interdite pour une catégorie de personne : Le prêtre. Deutéronome 32 l’évoque en ces termes : Le vin, c’est le venin des dragons, c’est le poison cruel des vipères ». Quelques verset en avant, le texte biblique parle de la sagesse du peuple, du manque d’intelligence, et de discernement. En tant que chef, les prêtres sont donc invités à montrer l’exemple de ce qui est bon.</p>
<p>Je voudrais terminer cette chronique en vous exposant très clairement ma pensée. Aucun produit toxique n’est bon, même à petite dose. Il n’est que l’amorce, la porte d’entrée, vers des malheurs beaucoup plus grands. Mon invitation n’est pas de faire un « dry january » mais une abstinence permanente, ainsi peut-être rendrons-nous notre monde moins malade, moins violent.</p>
<p>Philippe Penner.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 21 Jan 2022 06:00:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>Janvier sans alcool - Reflet d'actualité, Ps Philippe Penner - Un regard chrétien sur l'actualité de la semaine</itunes:title>
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      <title>Antivax - Reflet d'actualité, Ps Jethro Camille</title>
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      <description>Lors de l’épidémie de variole de Montréal en 1885 ayant fait plus de 5000 morts, le conseil provincial de santé après différents échecs finit par imposer la vaccination. Ce qui donnera lieu à des émeutes d'une rare violence, une partie de la population étant fermement opposée non seulement à la vaccination obligatoire, mais aussi à la vaccination tout court.
Quand il découvrit le vaccin contre la rage qui a pourtant sauvé tant de vies, Louis Pasteur lui-même a été traité d'apprenti sorcier. On qualifie alors l'institut pasteur d'Usine  à maladie. Il faudra bien du temps pour que la vaccination soit acceptée par une large majorité. Majorité, mais jamais unanimité en particulier dans les périodes où la vaccination est imposée.  
Il y a toujours eu des gens pour refuser les vaccins, avec plus ou moins de véhémence.  Les plus violents et les moins rationnels d'entre eux  sont actuellement particulièrement audibles dans un contexte pandémique où les réseaux sociaux servent de caisse de résonnance à toutes les théories complotistes des plus crédibles aux plus farfelues.
Un facteur aggravant est le refus contemporain de la verticalité du savoir. Tu as peut être deux doctorats en biochimie, mais j'ai 3 800 000 followers sur Instagram, je sais exploiter leurs biais cognitifs, notamment celui de confirmation pour leur servir une discours qu'ils relaieront.
 
Pourtant, je peux personnellement comprendre que l'on soit réticent, voire opposé à la vaccination contre la Covid :
D’abord, Le tempo est excessivement rapide entre l’émergence de la maladie et la vaccination obligatoire
Ensuite, La vitesse de développement dudit vaccin l’est aussi. Après tout, les laboratoires pharmaceutiques ne sont ni infaillibles, et au vu des différents scandales sanitaire qui ont émaillé l’histoire récente, on hésitera à leur donner le bon Dieu sans confession. De plus, les effets secondaires ne se manifestent bien souvent qu’à long terme.
De plus, quand le PDG de Pfizer laisse entendre que non seulement il faudra une troisième dose mais que selon toute vraisemblance il faudra se faire vacciner chaque année, on visualise presque les billets de banque qui s’accumulent autour de lui, comme une montagne d’argent. On se demande quelle est sa motivation réelle.
 
Enfin, dernier argument mais pas le moindre, on vous injecte quelque chose dans le corps. C’est très intime. Vous n’avez pas la moindre idée de ce que c’est, et de ce qui se passera en vous  à court, moyen et long terme.
Trois fois j’ai été vacciné, trois fois on m’a injecté une solution transparente dont j’ignore tout. J’ai bien lu quelques articles sur le mode opératoire du vaccin à ARN, j’ai écouté la radio, et même regardé un peu la télévision sur ces sujets. Mais en dernière analyse, quand on me plante l’aiguille dans le bras, je ne dispose que des informations que l’on a bien voulu me donner, du témoignage de quelques amis travaillant dans le médical, et de la relative confiance que je place dans le système. En somme me voilà dans une position de vulnérabilité, de non-contrôle. Cela dans un contexte où s’exercent de fortes contraintes sur les libertés individuelles. Pire encore, ces contraintes sont à géométrie variable, et on n’a pas le temps d’assimiler un modus vivendi que les règles changent, encore et encore. Bien que je désapprouve le complotisme, je peux comprendre que certains se raccrochent à une illusion de contrôle et créent leur propre vérité en picorant dans la jungle de théories à la mode sur les réseaux sociaux. Quête compréhensible, mais vaine et sans issue.
 
Un homme dans la Bible s’est un peu retrouvé dans notre situation, balloté par la vie, éprouvé plus qu’à son tour, et ayant aussi l’impression que certains tirent toujours leur épingle du jeu. Il s’appelle Asaph et est auteur du psaume 73. Et Asaph qui ne comprend pas pourquoi il s’échine à bien faire, à être droit, et galère alors que ceux qu’il nomme les « riches et les méchants » prospèrent. Dans son univers mental, bien agir aurait dû lui garantir le succès et le bonheur.  Mais cette croyance, utilisée par beaucoup pour alimenter le sentiment de contrôle dont on a un légitime besoin, s’est révélée incompatible avec le monde réel. Jusqu’à ce qu’il opère une révolution copernicienne et réalise que le succès et le bonheur résident dans le fait de bien agir et d’être avec son Dieu. Ils n’en sont pas une conséquence…
Nous inspirant de son exemple, nous pouvons mieux accepter notre vulnérabilité et les limites du contrôle que nous exerçons sur le monde. « Pour moi, mon bien, dit Asaph, c’est de m’approcher de Dieu » et si je ne contrôle pas tout, eh bien tant pis, cela ne donne que plus de valeur à cet amour que personne ne peut m’enlever.
Jethro Camille.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Lors de l’épidémie de variole de Montréal en 1885 ayant fait plus de 5000 morts, le conseil provincial de santé après différents échecs finit par imposer la vaccination. Ce qui donnera lieu à des émeutes d'une rare violence, une partie de la population étant fermement opposée non seulement à la vaccination obligatoire, mais aussi à la vaccination tout court.</p>
<p>Quand il découvrit le vaccin contre la rage qui a pourtant sauvé tant de vies, Louis Pasteur lui-même a été traité d'apprenti sorcier. On qualifie alors l'institut pasteur d'Usine  à maladie. Il faudra bien du temps pour que la vaccination soit acceptée par une large majorité. Majorité, mais jamais unanimité en particulier dans les périodes où la vaccination est imposée.  </p>
<p>Il y a toujours eu des gens pour refuser les vaccins, avec plus ou moins de véhémence.  Les plus violents et les moins rationnels d'entre eux  sont actuellement particulièrement audibles dans un contexte pandémique où les réseaux sociaux servent de caisse de résonnance à toutes les théories complotistes des plus crédibles aux plus farfelues.</p>
<p>Un facteur aggravant est le refus contemporain de la verticalité du savoir. Tu as peut être deux doctorats en biochimie, mais j'ai 3 800 000 followers sur Instagram, je sais exploiter leurs biais cognitifs, notamment celui de confirmation pour leur servir une discours qu'ils relaieront.</p>
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<p>Pourtant, je peux personnellement comprendre que l'on soit réticent, voire opposé à la vaccination contre la Covid :</p>
<ul><li>D’abord, Le tempo est excessivement rapide entre l’émergence de la maladie et la vaccination obligatoire</li>
<li>Ensuite, La vitesse de développement dudit vaccin l’est aussi. Après tout, les laboratoires pharmaceutiques ne sont ni infaillibles, et au vu des différents scandales sanitaire qui ont émaillé l’histoire récente, on hésitera à leur donner le bon Dieu sans confession. De plus, les effets secondaires ne se manifestent bien souvent qu’à long terme.</li>
<li>De plus, quand le PDG de Pfizer laisse entendre que non seulement il faudra une troisième dose mais que selon toute vraisemblance il faudra se faire vacciner chaque année, on visualise presque les billets de banque qui s’accumulent autour de lui, comme une montagne d’argent. On se demande quelle est sa motivation réelle.</li>
</ul><p> </p>
<p>Enfin, dernier argument mais pas le moindre, on vous injecte quelque chose dans le corps. C’est très intime. Vous n’avez pas la moindre idée de ce que c’est, et de ce qui se passera en vous  à court, moyen et long terme.</p>
<p>Trois fois j’ai été vacciné, trois fois on m’a injecté une solution transparente dont j’ignore tout. J’ai bien lu quelques articles sur le mode opératoire du vaccin à ARN, j’ai écouté la radio, et même regardé un peu la télévision sur ces sujets. Mais en dernière analyse, quand on me plante l’aiguille dans le bras, je ne dispose que des informations que l’on a bien voulu me donner, du témoignage de quelques amis travaillant dans le médical, et de la relative confiance que je place dans le système. En somme me voilà dans une position de vulnérabilité, de non-contrôle. Cela dans un contexte où s’exercent de fortes contraintes sur les libertés individuelles. Pire encore, ces contraintes sont à géométrie variable, et on n’a pas le temps d’assimiler un modus vivendi que les règles changent, encore et encore. Bien que je désapprouve le complotisme, je peux comprendre que certains se raccrochent à une illusion de contrôle et créent leur propre vérité en picorant dans la jungle de théories à la mode sur les réseaux sociaux. Quête compréhensible, mais vaine et sans issue.</p>
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<p>Un homme dans la Bible s’est un peu retrouvé dans notre situation, balloté par la vie, éprouvé plus qu’à son tour, et ayant aussi l’impression que certains tirent toujours leur épingle du jeu. Il s’appelle Asaph et est auteur du psaume 73. Et Asaph qui ne comprend pas pourquoi il s’échine à bien faire, à être droit, et galère alors que ceux qu’il nomme les « riches et les méchants » prospèrent. Dans son univers mental, bien agir aurait dû lui garantir le succès et le bonheur.  Mais cette croyance, utilisée par beaucoup pour alimenter le sentiment de contrôle dont on a un légitime besoin, s’est révélée incompatible avec le monde réel. Jusqu’à ce qu’il opère une révolution copernicienne et réalise que le succès et le bonheur résident dans le fait de bien agir et d’être avec son Dieu. Ils n’en sont pas une conséquence…</p>
<p>Nous inspirant de son exemple, nous pouvons mieux accepter notre vulnérabilité et les limites du contrôle que nous exerçons sur le monde. « Pour moi, mon bien, dit Asaph, c’est de m’approcher de Dieu » et si je ne contrôle pas tout, eh bien tant pis, cela ne donne que plus de valeur à cet amour que personne ne peut m’enlever.</p>
<p>Jethro Camille.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 14 Jan 2022 06:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Pour un drapeau - Reflet d'actualité, Philippe Aurouze</title>
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      <description>2021 s’éclipse, presque sur la pointe des pieds, laissant place à 2022. Alors en ce début d’année permettez-moi, pour commencer cette chronique, de vous souhaiter une excellente année 2022. Qu’elle soit belle à tous les niveaux et cela bien au-delà des circonstances qui nous entourent, pour certaines bien anxiogènes. Qu’elle soit remplie de joie et de paix.Cette année s’ouvre, comme la précédente, sous le signe du Covid. Pour les plus jeunes, dès 6 ans, cela se résumera vraisemblablement à un masque porté tant à l’école qu’à l’extérieur. Même pour jouer avec les copains ! Pour les plus âgés, cela prendra la forme de rendez-vous pour la dose de rappel et pour les actifs, savoir comment échapper à la contamination, en télé-travaillant quand cela est possible.Cette année ouvre également d’autres perspectives, électorales cette fois-ci. Qui sortira vainqueur au soir du 24 avril ? Bien malin celui qui, aujourd’hui, peut écrire avec certitude le résultat. Néanmoins, j’espère que notre démocratie restera solide et gouvernée par un homme, ou une femme, soucieux du respect des droits fondamentaux de tous, mais aussi, soucieux d’une solidarité humaine, fierté de notre histoire.En ces temps où tout est chamboulé, bousculé, il peut être intéressant de prendre quelques instants pour revisiter ses valeurs, ses croyances, ses engagements. De ces réflexions procéderont des actions témoignant de notre projet personnel mais aussi collectif.Collectif qui peut se référer à ma famille, à mes amis, à ma tribu des réseaux sociaux, à ma commune, mon département, ma région, mon pays, l’humanité. Collectif qui restreint ou qui développe les relations, les interactions. Collectif qui sclérose ou qui engendre.Hisser comme un étendard, ce collectif détermine ma vision du monde. Et ce n’est pas pour rien qu’un drapeau flottant sous l’Arc de triomphe a fait couler beaucoup d’encre. Pour célébrer la présidence française de l’Union européenne, les autorités ont fait hisser le drapeau bleu étoilé sous un monument emblématique au soir du 31 décembre. Pour un drapeau tous s’enflamment. Sacrilège, scandale pour certains, simple geste symbolique temporel pour d’autres. D’ailleurs, il a disparu dans la nuit du 2 janvier.Polémique terminée ? Pas si sûr !Pour un drapeau tous s’enflamment : dans les stades, les manifestations, les meetings ou ailleurs. Simple pièce d’étoffe, il est l’emblème d’une nation, d’un groupe, d’un collectif, ainsi identifié. Le drapeau est, en lui-même, signifiant. Il identifie, témoigne, agrège. Ses couleurs, ses armoiries rappellent l’histoire. Le brandir indique son adhésion, l’appartenance au groupe qu’il identifie. Le brûler témoigne de la haine du groupe ainsi stigmatisé.Pour un drapeau, des hommes et des femmes peuvent mourir. Drapeau national ou politique, noir pour la piraterie, blanc pour parlementer, pour sauver des vies pour la croix rouge sur fond blanc, quel que soit sa couleur, sa forme, le drapeau regroupe ou éloigne.Quelles sont donc mes couleurs ? Quel est donc mon drapeau en ce début d’année ? Drapeau blanc, rouge, noir ? Drapeau de paix, de polémique ou de conflit jusqu’à la mort ? Ces questions rejoignent celles de mes valeurs, de mes croyances, de mes engagements.Quel drapeau vais-je hisser sur le pavillon de ma vie en 2022 ?Un verset biblique m’accompagne depuis plusieurs décennies. Il se trouve dans l’ancien testament, dans le livre d’un prophète appelé Michée. Voici ce qu’il dit, dans un contexte de rassemblement, de paix : « Tandis que tous les peuples marchent, Chacun au nom de son dieu, Nous marchons, nous, Au nom de l’Éternel, notre Dieu, A toujours et à perpétuité. »1 Mon étendard, mon drapeau est celui de Dieu. Car, comme l’écrit, bien plus tard, l’apôtre Paul aux éphésiens : Jésus-Christ « est venu annoncer la Bonne Nouvelle de la paix pour vous qui étiez loin, et aussi pour ceux qui étaient proches. […] C’est pourquoi vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens de passage. Mais vous faites partie du peuple de Dieu, vous en avez tous les droits et vous êtes de la famille de Dieu. »2En prenant la bannière du ciel, il s’agit d’unir pas de rejeter.En prenant l’étendard du ciel, il s’agit de croire dans les promesses de notre Dieu, promesses de paix et d’éternité car il souhaite rassembler tous les blessés de la vie.En prenant le drapeau du ciel, il s’agit de marcher en nouveauté de vie, dans le respect de tous et dans la joie du service à tous.Alors quel drapeau pour 2022 ?Pour ma part, j’ai choisi et souhaite m’engager, au quotidien, avec les valeurs de fraternité, avec les valeurs de l’Evangile.
Philippe Aurouze</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>2021 s’éclipse, presque sur la pointe des pieds, laissant place à 2022. Alors en ce début d’année permettez-moi, pour commencer cette chronique, de vous souhaiter une excellente année 2022. Qu’elle soit belle à tous les niveaux et cela bien au-delà des circonstances qui nous entourent, pour certaines bien anxiogènes. Qu’elle soit remplie de joie et de paix.<br />Cette année s’ouvre, comme la précédente, sous le signe du Covid. Pour les plus jeunes, dès 6 ans, cela se résumera vraisemblablement à un masque porté tant à l’école qu’à l’extérieur. Même pour jouer avec les copains ! Pour les plus âgés, cela prendra la forme de rendez-vous pour la dose de rappel et pour les actifs, savoir comment échapper à la contamination, en télé-travaillant quand cela est possible.<br />Cette année ouvre également d’autres perspectives, électorales cette fois-ci. Qui sortira vainqueur au soir du 24 avril ? Bien malin celui qui, aujourd’hui, peut écrire avec certitude le résultat. Néanmoins, j’espère que notre démocratie restera solide et gouvernée par un homme, ou une femme, soucieux du respect des droits fondamentaux de tous, mais aussi, soucieux d’une solidarité humaine, fierté de notre histoire.<br />En ces temps où tout est chamboulé, bousculé, il peut être intéressant de prendre quelques instants pour revisiter ses valeurs, ses croyances, ses engagements. De ces réflexions procéderont des actions témoignant de notre projet personnel mais aussi collectif.<br />Collectif qui peut se référer à ma famille, à mes amis, à ma tribu des réseaux sociaux, à ma commune, mon département, ma région, mon pays, l’humanité. Collectif qui restreint ou qui développe les relations, les interactions. Collectif qui sclérose ou qui engendre.<br />Hisser comme un étendard, ce collectif détermine ma vision du monde. Et ce n’est pas pour rien qu’un drapeau flottant sous l’Arc de triomphe a fait couler beaucoup d’encre. Pour célébrer la présidence française de l’Union européenne, les autorités ont fait hisser le drapeau bleu étoilé sous un monument emblématique au soir du 31 décembre. Pour un drapeau tous s’enflamment. Sacrilège, scandale pour certains, simple geste symbolique temporel pour d’autres. D’ailleurs, il a disparu dans la nuit du 2 janvier.<br />Polémique terminée ? Pas si sûr !<br />Pour un drapeau tous s’enflamment : dans les stades, les manifestations, les meetings ou ailleurs. Simple pièce d’étoffe, il est l’emblème d’une nation, d’un groupe, d’un collectif, ainsi identifié. Le drapeau est, en lui-même, signifiant. Il identifie, témoigne, agrège. Ses couleurs, ses armoiries rappellent l’histoire. Le brandir indique son adhésion, l’appartenance au groupe qu’il identifie. Le brûler témoigne de la haine du groupe ainsi stigmatisé.<br />Pour un drapeau, des hommes et des femmes peuvent mourir. Drapeau national ou politique, noir pour la piraterie, blanc pour parlementer, pour sauver des vies pour la croix rouge sur fond blanc, quel que soit sa couleur, sa forme, le drapeau regroupe ou éloigne.<br />Quelles sont donc mes couleurs ? Quel est donc mon drapeau en ce début d’année ? Drapeau blanc, rouge, noir ? Drapeau de paix, de polémique ou de conflit jusqu’à la mort ? Ces questions rejoignent celles de mes valeurs, de mes croyances, de mes engagements.<br />Quel drapeau vais-je hisser sur le pavillon de ma vie en 2022 ?<br />Un verset biblique m’accompagne depuis plusieurs décennies. Il se trouve dans l’ancien testament, dans le livre d’un prophète appelé Michée. Voici ce qu’il dit, dans un contexte de rassemblement, de paix : « Tandis que tous les peuples marchent, Chacun au nom de son dieu, Nous marchons, nous, Au nom de l’Éternel, notre Dieu, A toujours et à perpétuité. »1 Mon étendard, mon drapeau est celui de Dieu. Car, comme l’écrit, bien plus tard, l’apôtre Paul aux éphésiens : Jésus-Christ « est venu annoncer la Bonne Nouvelle de la paix pour vous qui étiez loin, et aussi pour ceux qui étaient proches. […] C’est pourquoi vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens de passage. Mais vous faites partie du peuple de Dieu, vous en avez tous les droits et vous êtes de la famille de Dieu. »2<br />En prenant la bannière du ciel, il s’agit d’unir pas de rejeter.<br />En prenant l’étendard du ciel, il s’agit de croire dans les promesses de notre Dieu, promesses de paix et d’éternité car il souhaite rassembler tous les blessés de la vie.<br />En prenant le drapeau du ciel, il s’agit de marcher en nouveauté de vie, dans le respect de tous et dans la joie du service à tous.<br />Alors quel drapeau pour 2022 ?<br />Pour ma part, j’ai choisi et souhaite m’engager, au quotidien, avec les valeurs de fraternité, avec les valeurs de l’Evangile.</p>
<p>Philippe Aurouze</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 07 Jan 2022 06:00:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title>"Ce qui change et ce qui ne change pas" - Reflet d'actualité, une chronique qui porte un regard chrétien sur l'actualité - Ps Philippe Penner</title>
      <link>https://hoperadio.live/podcasts/ce-qui-change-et-ce-qui-ne-change-pas-reflet-d-actualite-une-chronique-qui-porte-un-regard-chretien-sur-l-actualite-ps-philippe-penner-768</link>
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      <description> « Ce qui change et ce qui ne change pas »
C’est devenu une tradition, les 1er janvier ou 1er juillet il y a des choses qui changent : décret, loi, impôts, baisse ou hausse… légifèrent sur notre quotidien.  En fait, depuis quelques années il n’y a plus de saisons au changement. C’est désormais chaque mois qu’il y a du changement. En ce début novembre, ce sont de nouvelles annonces de changement que le premier ministre a annoncées. Faisons un tour d’horizon sur ce qui va impacter nos vies.
Première bonne nouvelle : Les prix du gaz sont gelés. Nous assistions impuissants depuis des mois à une hausse importante du prix de l’énergie. Le mois dernier c’était 12,6% d’augmentation. Ce mois de novembre il devait augmenter à nouveau de 15%. Mais le Premier ministre Jean Castex a dit stop et mis en place un « bouclier tarifaire » pour stopper la flambée des prix.
Pour les fumeurs c’est en revanche une nouvelle hausse de 10 centimes par paquet de cigarette. Bonne ou mauvaise nouvelle ? A vous d’en juger …
Nouvelle bonne nouvelle : c’est le début de la trêve hivernale qui va s’étendre jusqu’au 31 mars 2022. Cela signifie que les familles en précarité peuvent garder leur logement sans avoir peur d’être expulsées pour défaut de paiement. Bonne nouvelle, j’ai dit ? mais pour certains petits propriétaires, c’est un période difficile pour recouvrir les créances et faire face à leur crédit !
Autre annonce de ce 1er novembre, les pneus neiges ou chaînes sont obligatoires en montagne pendant la saison hivernale. Désormais, soit vous êtes équipés soit vous vous exposez à une amende. Les médisants diront que les vendeurs d’équipement vont se frotter les mains. Les secouristes, assureurs et services de déneigement auront moins de travail ou de frais mais surtout des vies pourront être sauvées. Cela semble une bonne mesure mais est-elle suffisante face aux conduites à risques dans un milieu soumis à des conditions climatiques difficiles ?
Dans les changements annoncés nous avons aussi le prolongement de l'aide psychologique pour les mineurs en situation de détresse suite à la crise du Covid, la fin des terrasses éphémères à Paris, et enfin la hausse des retraites privées (agirc-Arrcco) de 1%, des retraites agricoles de 75% à 85% du SMIC Agricole.
Bonne nouvelle, mauvaise nouvelle !? Je m’interroge. Nous avons tous du mal à changer. Nous nous installons dans nos habitudes, nous y trouvons un certain confort. Souvent ce confort est inconfortable mais nous nous en contentons. Nous aimerions tous que les changements nous apportent un confort personnel mais ce confort ne peut être individuel. A l’échelle d’un groupe, d’une ville, d’une région ou d’un état tout changement implique des satisfaits et des insatisfaits. Nous sommes tous d’accord avec une amélioration à partir du moment où elle ne nous bouscule pas de trop mais surtout quand elle va dans notre sens.
Dans un pays laïque comme la France on accepte la religion, on la respecte, on la tolère parfois… mais il ne faudrait pas que cette religion vienne bousculer notre confort. Alors permettez moi ce parallèle entre les changements législatifs qui viennent nous bousculer et ce même remous que la religion provoque.
La religion n’est pas une institution vieille de 5000, 2000 ou 1400 ans qui n’a jamais changée ou évoluée.  La religion fait partie de nos vies. La religion, tout comme les réformes de l’Etat, sont sources de protection des plus pauvres, répartition des richesses, mesures d’interdits et d’autorisations, protection des propriétés personnelles mais aussi collectives. La religion est une institution humaine qui exprime des réalités divines et universelles.
Dans la Bible, le livre des lois est le Deutéronome. Aussi rébarbatif que les codes civil, pénal et du travail, le Deutéronome donne des droits mais aussi des devoirs, au riche, au pauvre, à l’immigré, à la veuve, à l’orphelin, au travailleur, à l’employeur, à l’employé, au malade, au soignant, à l’animal.
Alors que nous soyons d’accord ou pas avec les changements, bénéficiaires ou lésés, tout comme la Bible le défend, l’objectif devrait être avant tout le bien et le respect de tous au profit du groupe et non de quelques individualités.
Philippe Penner le mercredi 3 novembre 2021</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b> « Ce qui change et ce qui ne change pas »</b></p>
<p>C’est devenu une tradition, les 1er janvier ou 1er juillet il y a des choses qui changent : décret, loi, impôts, baisse ou hausse… légifèrent sur notre quotidien.  En fait, depuis quelques années il n’y a plus de saisons au changement. C’est désormais chaque mois qu’il y a du changement. En ce début novembre, ce sont de nouvelles annonces de changement que le premier ministre a annoncées. Faisons un tour d’horizon sur ce qui va impacter nos vies.</p>
<p>Première bonne nouvelle : Les prix du gaz sont gelés. Nous assistions impuissants depuis des mois à une hausse importante du prix de l’énergie. Le mois dernier c’était 12,6% d’augmentation. Ce mois de novembre il devait augmenter à nouveau de 15%. Mais le Premier ministre Jean Castex a dit stop et mis en place un « bouclier tarifaire » pour stopper la flambée des prix.</p>
<p>Pour les fumeurs c’est en revanche une nouvelle hausse de 10 centimes par paquet de cigarette. Bonne ou mauvaise nouvelle ? A vous d’en juger …</p>
<p>Nouvelle bonne nouvelle : c’est le début de la trêve hivernale qui va s’étendre jusqu’au 31 mars 2022. Cela signifie que les familles en précarité peuvent garder leur logement sans avoir peur d’être expulsées pour défaut de paiement. Bonne nouvelle, j’ai dit ? mais pour certains petits propriétaires, c’est un période difficile pour recouvrir les créances et faire face à leur crédit !</p>
<p>Autre annonce de ce 1er novembre, les pneus neiges ou chaînes sont obligatoires en montagne pendant la saison hivernale. Désormais, soit vous êtes équipés soit vous vous exposez à une amende. Les médisants diront que les vendeurs d’équipement vont se frotter les mains. Les secouristes, assureurs et services de déneigement auront moins de travail ou de frais mais surtout des vies pourront être sauvées. Cela semble une bonne mesure mais est-elle suffisante face aux conduites à risques dans un milieu soumis à des conditions climatiques difficiles ?</p>
<p>Dans les changements annoncés nous avons aussi le prolongement de l'aide psychologique pour les mineurs en situation de détresse suite à la crise du Covid, la fin des terrasses éphémères à Paris, et enfin la hausse des retraites privées (agirc-Arrcco) de 1%, des retraites agricoles de 75% à 85% du SMIC Agricole.</p>
<p>Bonne nouvelle, mauvaise nouvelle !? Je m’interroge. Nous avons tous du mal à changer. Nous nous installons dans nos habitudes, nous y trouvons un certain confort. Souvent ce confort est inconfortable mais nous nous en contentons. Nous aimerions tous que les changements nous apportent un confort personnel mais ce confort ne peut être individuel. A l’échelle d’un groupe, d’une ville, d’une région ou d’un état tout changement implique des satisfaits et des insatisfaits. Nous sommes tous d’accord avec une amélioration à partir du moment où elle ne nous bouscule pas de trop mais surtout quand elle va dans notre sens.</p>
<p>Dans un pays laïque comme la France on accepte la religion, on la respecte, on la tolère parfois… mais il ne faudrait pas que cette religion vienne bousculer notre confort. Alors permettez moi ce parallèle entre les changements législatifs qui viennent nous bousculer et ce même remous que la religion provoque.</p>
<p>La religion n’est pas une institution vieille de 5000, 2000 ou 1400 ans qui n’a jamais changée ou évoluée.  La religion fait partie de nos vies. La religion, tout comme les réformes de l’Etat, sont sources de protection des plus pauvres, répartition des richesses, mesures d’interdits et d’autorisations, protection des propriétés personnelles mais aussi collectives. La religion est une institution humaine qui exprime des réalités divines et universelles.</p>
<p>Dans la Bible, le livre des lois est le Deutéronome. Aussi rébarbatif que les codes civil, pénal et du travail, le Deutéronome donne des droits mais aussi des devoirs, au riche, au pauvre, à l’immigré, à la veuve, à l’orphelin, au travailleur, à l’employeur, à l’employé, au malade, au soignant, à l’animal.</p>
<p>Alors que nous soyons d’accord ou pas avec les changements, bénéficiaires ou lésés, tout comme la Bible le défend, l’objectif devrait être avant tout le bien et le respect de tous au profit du groupe et non de quelques individualités.</p>
<p>Philippe Penner le mercredi 3 novembre 2021</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 05 Nov 2021 10:30:00 +0000</pubDate>
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      <title>"Tirez pour immobiliser" - Reflet d'actualité, une chronique qui porte un regard chrétien sur l'actualité - Ps Jethro Camille</title>
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      <description>"A chaque fois que nous évitons de prendre une vie, nous renforçons la confiance", déclare Louis Dekmar chef du département Police à LaGrange, Georgie, le dimanche 24 octobre dans un article du Washington post.Ce policier expérimenté et apprécié est en train d'implanter une nouvelle doctrine de riposte. En cas de danger mortel, ce qui était enseigné jusque là aux policiers était "shoot to kill" c’est-à-dire tirez pour tuer. Dorénavant, à chaque fois que cela sera possible, il faudra appliquer "shoot to incapacitate" c’est-à-dire tirez pour neutraliser, en tirant par exemple dans les jambes au de lieu de la tête ou la poitrine.Ainsi en septembre dernier, un homme armé d'une machette qui refusait de se soumettre et avançait agressivement été ainsi neutralisé. L'officier à tiré dans le bas du corps tout en se préparant à tirer plus haut. C'est ce qui a sauvé la vie de cet homme qui sous l'impact et la douleur, s'est effondré.L'officier est retourné chez lui soulagé par cette conclusion : je ne veux jamais être la cause de quelqu'un. Je veux être capable de dire que j'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour éviter ça.Bien sûr dans un pays où tellement de gens sont armés, la mesure a initialement été reçue avec beaucoup de scepticisme. Il faut savoir que dans différents états américains des citoyens à peine majeur peuvent déambuler librement avec des armes à feu pouvant aller du petit pistolet au fusil d'assault automatique quasi-militaire tel que l'AR-15.
En 2018 10 129 morts par arme à feu aux Etats-Unis20 075 blessésParmi les morts, on dénombre 475 enfants de moins de 11 ans et 2012 adolescents (entre 12 et 17 ans).Parmi les 40636 incidents impliquant des armes à feu, on compte :- 254 tueries de masse- 1 162 tirs accidentels- 1 262 usages défensifs- 1 193 cambriolages- 1 547 impliquant un policier tireur- 206 impliquant un policier cible
[chiffres de Gun Violence Archive, septembre 2018]
265.000.000 millions d'armes à feu
À partir de l’adresse &lt;https://www.planetoscope.com/Criminalite/1416-.html&gt;
Les USA ont un taux d'homicides de 5.2 pour 100 000 habitants. Ce qui est frappant est de noter la disparité avec le Mexique au SUD (25) et le canada au nord 1.5). Bien sur la situation sécuritaire du Mexique, avec la domination des cartels de la drogue explique ce chiffre spectaculaire.Par contre si l'on peut se dire que le contrôle bien plus strict des armes au CANADA explique qu'il y ait beaucoup moins de morts, je voudrais évoquer une autre donnée explicative qui est la variable culturelle.Pour avoir été aux USA comme au canada, et avoir regardé les journaux télévisés respectifs et pas mal de films américains, j'ai constaté ce que je qualifierai de climat très anxiogène aux états unis, ou les chaines d'informations capitalisent un maximum sur les événements violents, les poursuites policières, en leur donnant non seulement plus de temps d'antenne mais en les mettant en scène d'une manière stressante. Ne pourrait-on également conclure à une apologie de la violence quand on regarde le nombre d'affiche de films américains dans lesquels le héros porte une arme, la brandit, ou bien fait feu ?D'ailleurs tant de films sont construits pour qu'au dénouement la mise à mort du "méchant" criblé de balles ou roué de coups apporte du soulagement voire de la jubilation.Il ne s'agit pas pour moi de dire que les américains sont plus violents que les autres, mais simplement de mettre en évidence la variable culturelle et l'impact qu'elle peut avoir.Les statistiques donnent une vue d'ensemble au phénomène mais des épisodes particuliers peuvent être éclairants.Une jeune fille de 14 ans et son petit frère de 12ans ont ouvert le feu sur des policiers après avoir pénétré par effraction dans une maison et volé des armes. Elle aurait déclaré : je vais la jouer comme dans GTA (un jeu video très violent).S'il est simpliste de dire que c'est à cause du jeu vidéo que cela est arrivé, ne serait-ce pas se voiler la face que de nier toute influence dans la prise de décision d'une culture qui parle de la violence, qui la mets sans cesse en scène, qui en fait des jeux, des films, des séries où tout se règle, in fine, au révolver ?De la même manière qu'en se nourrissant de thèses complotistes et racistes, des braves citoyens qui n'ont jamais croisé un maghrébin peuvent en arriver à voter pour l'extrême droite et haïr les immigrés, la violence peut découler non seulement de la possibilité de la commettre, mais surtout de la culture qui glorifie son usage.D'où l'importance de véhiculer et de se nourrir d'une culture qui soit la meilleure possible, en termes de valeur. L'apôtre Paul dira dans Philippiens 4: 5,8Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. 6 . 8 Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l'approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l'objet de vos pensées.La nouvelle doctrine de riposte du Chief Dektar commence à convaincre en Georgie. Souhaitons qu'elle se propage au-delà et que la culture de la vie gagne de plus en plus de terrain.
Pasteur Jethro Camille</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>"A chaque fois que nous évitons de prendre une vie, nous renforçons la confiance", déclare Louis Dekmar chef du département Police à LaGrange, Georgie, le dimanche 24 octobre dans un article du Washington post.<br />Ce policier expérimenté et apprécié est en train d'implanter une nouvelle doctrine de riposte. En cas de danger mortel, ce qui était enseigné jusque là aux policiers était "shoot to kill" c’est-à-dire tirez pour tuer. Dorénavant, à chaque fois que cela sera possible, il faudra appliquer "shoot to incapacitate" c’est-à-dire tirez pour neutraliser, en tirant par exemple dans les jambes au de lieu de la tête ou la poitrine.<br />Ainsi en septembre dernier, un homme armé d'une machette qui refusait de se soumettre et avançait agressivement été ainsi neutralisé. L'officier à tiré dans le bas du corps tout en se préparant à tirer plus haut. C'est ce qui a sauvé la vie de cet homme qui sous l'impact et la douleur, s'est effondré.<br />L'officier est retourné chez lui soulagé par cette conclusion : je ne veux jamais être la cause de quelqu'un. Je veux être capable de dire que j'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour éviter ça.<br />Bien sûr dans un pays où tellement de gens sont armés, la mesure a initialement été reçue avec beaucoup de scepticisme. Il faut savoir que dans différents états américains des citoyens à peine majeur peuvent déambuler librement avec des armes à feu pouvant aller du petit pistolet au fusil d'assault automatique quasi-militaire tel que l'AR-15.</p>
<p>En 2018 10 129 morts par arme à feu aux Etats-Unis<br />20 075 blessés<br />Parmi les morts, on dénombre 475 enfants de moins de 11 ans et 2012 adolescents (entre 12 et 17 ans).<br />Parmi les 40636 incidents impliquant des armes à feu, on compte :- 254 tueries de masse<br />- 1 162 tirs accidentels<br />- 1 262 usages défensifs<br />- 1 193 cambriolages<br />- 1 547 impliquant un policier tireur<br />- 206 impliquant un policier cible</p>
<p>[chiffres de Gun Violence Archive, septembre 2018]</p>
<p><br />265.000.000 millions d'armes à feu</p>
<p><br />À partir de l’adresse &lt;https://www.planetoscope.com/Criminalite/1416-.html&gt;</p>
<p>Les USA ont un taux d'homicides de 5.2 pour 100 000 habitants. Ce qui est frappant est de noter la disparité avec le Mexique au SUD (25) et le canada au nord 1.5). Bien sur la situation sécuritaire du Mexique, avec la domination des cartels de la drogue explique ce chiffre spectaculaire.<br />Par contre si l'on peut se dire que le contrôle bien plus strict des armes au CANADA explique qu'il y ait beaucoup moins de morts, je voudrais évoquer une autre donnée explicative qui est la variable culturelle.<br />Pour avoir été aux USA comme au canada, et avoir regardé les journaux télévisés respectifs et pas mal de films américains, j'ai constaté ce que je qualifierai de climat très anxiogène aux états unis, ou les chaines d'informations capitalisent un maximum sur les événements violents, les poursuites policières, en leur donnant non seulement plus de temps d'antenne mais en les mettant en scène d'une manière stressante. Ne pourrait-on également conclure à une apologie de la violence quand on regarde le nombre d'affiche de films américains dans lesquels le héros porte une arme, la brandit, ou bien fait feu ?<br />D'ailleurs tant de films sont construits pour qu'au dénouement la mise à mort du "méchant" criblé de balles ou roué de coups apporte du soulagement voire de la jubilation.<br />Il ne s'agit pas pour moi de dire que les américains sont plus violents que les autres, mais simplement de mettre en évidence la variable culturelle et l'impact qu'elle peut avoir.<br />Les statistiques donnent une vue d'ensemble au phénomène mais des épisodes particuliers peuvent être éclairants.<br />Une jeune fille de 14 ans et son petit frère de 12ans ont ouvert le feu sur des policiers après avoir pénétré par effraction dans une maison et volé des armes. Elle aurait déclaré : je vais la jouer comme dans GTA (un jeu video très violent).<br />S'il est simpliste de dire que c'est à cause du jeu vidéo que cela est arrivé, ne serait-ce pas se voiler la face que de nier toute influence dans la prise de décision d'une culture qui parle de la violence, qui la mets sans cesse en scène, qui en fait des jeux, des films, des séries où tout se règle, in fine, au révolver ?<br />De la même manière qu'en se nourrissant de thèses complotistes et racistes, des braves citoyens qui n'ont jamais croisé un maghrébin peuvent en arriver à voter pour l'extrême droite et haïr les immigrés, la violence peut découler non seulement de la possibilité de la commettre, mais surtout de la culture qui glorifie son usage.<br />D'où l'importance de véhiculer et de se nourrir d'une culture qui soit la meilleure possible, en termes de valeur. L'apôtre Paul dira dans Philippiens 4: 5,8<br />Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. 6 . 8 Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l'approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l'objet de vos pensées.<br />La nouvelle doctrine de riposte du Chief Dektar commence à convaincre en Georgie. Souhaitons qu'elle se propage au-delà et que la culture de la vie gagne de plus en plus de terrain.<br /><br /></p>
<p>Pasteur Jethro Camille</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 29 Oct 2021 07:01:00 +0000</pubDate>
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      <title>"La folie des sondages" - Reflet d'actualité, une chronique qui porte un regard chrétien sur l'actualité - Ps Guy Roullet</title>
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      <description>La folie des sondages
Chaque semaine de nouveaux sondages font la une de l’actualité ou des médias, surtout quand les périodes électorales approchent. Certains vont jusqu’à qualifier ces périodes de frénésie.
La campagne présidentielle de 2002 avait donné lieu à 193 sondages celle de 2014, 560 ! Si bien que Régis Debray1 avait comparé les campagnes électorales à des batailles de « chiffonniers ».
Les sondages, depuis longtemps, le pouvoir en est très gourmand. Certains ont été commandés pour connaître les retombées polémiques comme la piscine de la résidence d'État à Brégançon ou la nouvelle vaisselle du Palais de l’Elysée ! On serait naturellement en droit de s’interroger sur l’utilisation de l’argent public.
Et puis il y a ceux qui réalisent les sondages : on les appelle les Instituts.
Mais depuis les années 2000 une transformation importante a été opérée : les enquêtes téléphoniques ont laissé la place aux sondages en ligne ce qui a réduit considérablement les coûts. Mais reste la difficulté à toucher certaines catégories comme les plus de 70 ans qui selon le Credoc n’ont pas d’ordinateur pour la moitié d’entre eux.
Dans la réalisation d’un sondage il y a plusieurs étapes importantes :
Il y a les commanditaires des sondages : ils peuvent être très divers (un média, une entreprise ou un parti politique)
Ensuite il est nécessaire de préparer la liste des questions : étape très délicate car une mauvaise formulation peut biaiser les résultats.
Puis il y a le plan du sondage : il est nécessaire de respecter des quotas de sexe, d’âge, de profession, de lieu d’habitation…
Et puis il y a le terrain. L’Institut suit en temps réel l’évolution des catégories de l’échantillon.
On recueille ensuite les données brutes et on affine les résultats
Puis le sondeur propose une analyse des chiffres au commanditaire, et c’est là où les divergences de compréhension peuvent être marquantes.
On envoie ensuite les résultats à la Commission des sondages avant la publication
Vient la dernière étape : la publication si l’étude n’est pas confidentielle.
Difficile de critiquer la question des sondages ici dans les limites de cette chronique mais il faut avouer que dans un grand nombre de domaines, les compétences des sondés sont très relatives. Qui peut répondre à la nécessité de telle ou telle intervention militaire à l’étranger? Qui peut se prononcer sur le niveau des « prélèvements obligatoires », sans savoir de quoi il retourne ? 
Le sondage ne reflète qu’une opinion formulée sur le vif. Répondre à un sondeur n’engage à rien. Cela peut être l’occasion de jouer ou d’exprimer sa colère du moment… Combien de sondés répondent plus ou moins au hasard – parfois pour faire plaisir à l’enquêteur – et auraient modifié leur choix s’ils avaient pris quelques minutes de réflexion ? Une partie des réponses se fait dans la précipitation, au « jugé ».
Au fond, l’imperfection des méthodes  n’est pas le problème principal.
C’est l’utilisation de l’outil pour autre chose que ce qu’il permet de faire qui est en cause. Et certains d’affirmer que l’usage médiatique des sondages fonctionne de façon récréative : ils n’ont pas grande valeur, mais ce n’est pas grave. Qu’importe, si cela n’a guère de conséquence. C’est le cas pour l’élection présidentielle transformée en course hippique, et au final les sondages vont faire naître ou disparaître certains candidats. Ensuite, dans un univers où les sondeurs ont pris le pas sur les chercheurs pour analyser les transformations sociales, le décalage grandit entre le discours sur la société et la société réelle.
Et là je ne peux m’empêcher de rappeler ce passage des Ecritures dans le livre des Proverbes : Ne délaisse pas la sagesse et elle t’aidera, aime-la et elle veillera sur toi.
Pour devenir un sage, commence par acquérir la sagesse ; donne tout ce que tu possèdes pour acquérir l’intelligence. 
 
Les sondages ça peut servir, mais le discernement c’est mieux !
 
Guy Roullet
Voir article : www.observationsociete.fr/modes-de-vie/sondages...
1 Régis Debray, Civilisation</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>La folie des sondages</b></p>
<p>Chaque semaine de nouveaux sondages font la une de l’actualité ou des médias, surtout quand les périodes électorales approchent. Certains vont jusqu’à qualifier ces périodes de frénésie.</p>
<p>La campagne présidentielle de 2002 avait donné lieu à 193 sondages celle de 2014, 560 ! Si bien que Régis Debray1 avait comparé les campagnes électorales à des batailles de « chiffonniers ».</p>
<p>Les sondages, depuis longtemps, le pouvoir en est très gourmand. Certains ont été commandés pour connaître les retombées polémiques comme la piscine de la résidence d'État à Brégançon ou la nouvelle vaisselle du Palais de l’Elysée ! On serait naturellement en droit de s’interroger sur l’utilisation de l’argent public.</p>
<p>Et puis il y a ceux qui réalisent les sondages : on les appelle les Instituts.</p>
<p>Mais depuis les années 2000 une transformation importante a été opérée : les enquêtes téléphoniques ont laissé la place aux sondages en ligne ce qui a réduit considérablement les coûts. Mais reste la difficulté à toucher certaines catégories comme les plus de 70 ans qui selon le Credoc n’ont pas d’ordinateur pour la moitié d’entre eux.</p>
<p>Dans la réalisation d’un sondage il y a plusieurs étapes importantes :</p>
<ul><li>Il y a les commanditaires des sondages : ils peuvent être très divers (un média, une entreprise ou un parti politique)</li>
<li>Ensuite il est nécessaire de préparer la liste des questions : étape très délicate car une mauvaise formulation peut biaiser les résultats.</li>
<li>Puis il y a le plan du sondage : il est nécessaire de respecter des quotas de sexe, d’âge, de profession, de lieu d’habitation…</li>
<li>Et puis il y a le terrain. L’Institut suit en temps réel l’évolution des catégories de l’échantillon.</li>
<li>On recueille ensuite les données brutes et on affine les résultats</li>
<li>Puis le sondeur propose une analyse des chiffres au commanditaire, et c’est là où les divergences de compréhension peuvent être marquantes.</li>
<li>On envoie ensuite les résultats à la Commission des sondages avant la publication</li>
<li>Vient la dernière étape : la publication si l’étude n’est pas confidentielle.</li>
</ul><p>Difficile de critiquer la question des sondages ici dans les limites de cette chronique mais il faut avouer que dans un grand nombre de domaines, les compétences des sondés sont très relatives. Qui peut répondre à la nécessité de telle ou telle intervention militaire à l’étranger? Qui peut se prononcer sur le niveau des « prélèvements obligatoires », sans savoir de quoi il retourne ? </p>
<p>Le sondage ne reflète qu’une opinion formulée sur le vif. Répondre à un sondeur n’engage à rien. Cela peut être l’occasion de jouer ou d’exprimer sa colère du moment… Combien de sondés répondent plus ou moins au hasard – parfois pour faire plaisir à l’enquêteur – et auraient modifié leur choix s’ils avaient pris quelques minutes de réflexion ? Une partie des réponses se fait dans la précipitation, au « jugé ».</p>
<p>Au fond, l’imperfection des méthodes  n’est pas le problème principal.</p>
<p>C’est l’utilisation de l’outil pour autre chose que ce qu’il permet de faire qui est en cause. Et certains d’affirmer que l’usage médiatique des sondages fonctionne de façon récréative : ils n’ont pas grande valeur, mais ce n’est pas grave. Qu’importe, si cela n’a guère de conséquence. C’est le cas pour l’élection présidentielle transformée en course hippique, et au final les sondages vont faire naître ou disparaître certains candidats. Ensuite, dans un univers où les sondeurs ont pris le pas sur les chercheurs pour analyser les transformations sociales, le décalage grandit entre le discours sur la société et la société réelle.</p>
<p>Et là je ne peux m’empêcher de rappeler ce passage des Ecritures dans le livre des Proverbes : Ne délaisse pas la sagesse et elle t’aidera, aime-la et elle veillera sur toi.</p>
<p>Pour devenir un sage, commence par acquérir la sagesse ; donne tout ce que tu possèdes pour acquérir l’intelligence. </p>
<p> </p>
<p>Les sondages ça peut servir, mais le discernement c’est mieux !</p>
<p> </p>
<p><b>Guy Roullet<br /></b></p>
<p><b>Voir article : </b><a href="http://www.observationsociete.fr/modes-de-vie/sondages"><b>www.observationsociete.fr/modes-de-vie/sondages</b></a><b>...</b></p>
<p><b>1 Régis Debray, Civilisation</b></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 22 Oct 2021 04:00:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>"La folie des sondages" - Reflet d'actualité, une chronique qui porte un regard chrétien sur l'actualité - Ps Guy Roullet</itunes:title>
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    <item>
      <title>Sans viande - Reflet d'actualité #09-21 - Philippe Aurouze</title>
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      <description>Sans viande !
En 2010, la gastronomie française dans son intégralité est entrée au patrimoine de l’UNESCO (plus précisément, au patrimoine culturel immatériel de l’Humanité). Selon les experts de l’UNESCO, la cuisine française renforce donc l’identité collective du pays et contribue à la diversité culturelle du monde.Dans ce concert culinaire, une ville se détache : la capitale des Gaules : Lyon ! Le site patrimoine-lyon.org relate que « depuis 1935 et grâce à Curnonsky, célèbre critique culinaire, la ville porte le titre de « capitale mondiale de la gastronomie ». Dès le XIXe siècle, quand on vient à Lyon, on veut « manger » : d’abord chez les Mères (femmes de caractère et cuisinières exceptionnelles), ces cuisinières d’excellence qui ont contribué à faire de la cuisine lyonnaise une véritable institution ; aujourd’hui dans les bouchons, ces restaurants typiques où l’on vous sert, dans la convivialité, ces plats si typiquement lyonnais, que l’on aime…ou pas… »1. Qui ne connait pas, au moins de nom, Paul Bocuse, le « pape de la cuisine », « Monsieur Paul ». « Chef étoilé, meilleur ouvrier de France en 1961, désigné « Cuisinier du siècle » par Gault-Millau en 1989, il a contribué à donner à Lyon la renommée gastronomique qu’on lui connait aujourd’hui. En 1987, il crée le Bocuse d’Or, l’un des concours culinaires les plus prestigieux au monde et dont la finale a lieu à Lyon, après des sélections en Europe, en Asie et en Amérique Latine. »2Lyon, capitale mondiale de la gastronomie. Au coeur du vieux Lyon, à côté des toutes aussi célèbres Traboules, de nombreux restaurants vous serviront un tablier de sapeur, de la cervelle de canut, des quenelles lyonnaises, des fromages et autres desserts. Des plats qui tiennent au corps.1 https://www.patrimoine-lyon.org/traditions-lyonnaises/la-gastronomie-lyonnaise2 Idem
Dans ce contexte, une décision récente du maire de Lyon déchaine les passions. Les uns y voient enfin un retour à la raison, un progrès sociétal ; les autres une atteinte à cette culture, ce patrimoine, cette obligation, et n’hésitent même pas à porter l’affaire devant les tribunaux3. Parler d’alimentation, c’est toucher à l’humanité, au coeur de l’humain, à ce qui le fait vivre. Jacques Attali, dans son livre Histoires de l’alimentation4, « révèle comment nous sommes passés d’une nourriture variée, naturelle et abondante à des produits alimentaires standardisés, industriels et uniformisés, poisons pour l’homme et la nature. Elle (l’histoire) nous dévoile la puissance immense, économique, idéologique et politique, de l’industrie agroalimentaire. Elle nous raconte aussi les liens méconnus entre la nourriture et la conversation, entre l’alimentation et le pouvoir, entre ce que nous mangeons et la géopolitique »5.Grégory Doucet, maire écologiste de Lyon, a en effet décidé que les cantines scolaires de sa ville supprimeront temporairement la viande de tous les menus servis aux enfants. Nous comprenons mieux pourquoi cette décision enflamme. Elle pose à nouveau la question polémique des menus sans viande.Sans entrer dans le débat de fond, qu’un simple édito ne saurait trancher, il est bon de rappeler quelques éléments factuels. Comme le titrait Le Monde du 27 février « Non, il n’est pas indispensable de manger de la viande pour être en bonne santé. A rebours des affirmations du ministère de l’agriculture, le consensus scientifique estime que les enfants peuvent grandir en bonne santé sans manger de la viande.»6Au-delà du goût, qui, entre parenthèse, s’éduque également, la consommation de viande coûte à la planète et à la santé. Pour la planète, la production d’un kg de boeuf génère 30 fois plus de CO2 que celle d’un kg de légume !7 En plus des écologistes, des chercheurs à l’INRA comme certains économistes invitent fortement à diminuer la consommation de viande, surtout dans nos pays, et donc sa production intensive.Nous pourrions aussi aborder le bien-être voire le respect de l’animal. L’association L214 publie trop régulièrement des abominations dans le traitement des animaux.3 https://www.lyonmag.com/article/113667/menu-sans-viande-dans-les-cantines-de-lyon-une-decision-pragmatique-pour-la-fcpe4 ATTALI Jacques, Histoire de l’alimentation, De quoi manger est-il le nom ?, Paris : Fayard, 20195 https://www.franceculture.fr/oeuvre/histoires-de-lalimentation6 https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/02/27/non-il-n-est-pas-necessaire-de-manger-de-la-viande-pour-etre-en-bonne-sante_6071378_4355770.html7 https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/consommation-quel-est-l-impact-ecologique-d-un-steak_3134121.html
Comment réagir, comment agir ?Et bien peut-être en revenant à des principes simples : manger des fruits, des légumes et des céréales. Bref, se rapprocher le plus possible du végétarisme voire, pour les plus radicaux, du végétalisme. Le premier exclut la viande et le poisson alors que le végétalisme bannit tous les produits d’origine animal (viande, poisson mais aussi oeufs, produit laitier, miel, etc.). Sans viande ! Est-ce possible ?Bien-sûr ! D’ailleurs, toujours selon Le Monde, « l’Académie de nutrition et de diététique, aux Etats-Unis, a estimé, en 2016, que les végétariens et végétaliens présentaient un risque réduit de développer certaines maladies cardiaques, certains cancers, du diabète ou de l'hypertension - à condition, bien sûr, que leur régime soit équilibré. »8Le débat continuera puisqu’il a commencé depuis la nuit des temps. En reprenant le récit de la création, tel qu’il est mentionné dans la Bible en Genèse 1 et 2, nous constatons un régime végétalien9. Dieu n’autorise la consommation de viande, sans le sang, qu’après l’épisode du déluge10. S’ensuit des conseils nutritionnels sur les types de viande dont certaines impropres à la consommation11. Même si certains estiment caduques toutes ces recommandations, peut-être le moment est venu de réellement s’interroger sur notre pratique alimentaire. Nos choix impacteront la santé de l’homme, la vie des animaux et la préservation de la planète. Ça vaut la peine de s’y arrêter quelques instants.Et si le premier pas était une solidarité avec les élèves lyonnais : au moins un repas par jour sans viande ? A tester.
Philippe Aurouze
8 Op. Cit.9 Genèse 1.29, 3010 Genèse 9.3-511 Lévitique 11.1-23</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Sans viande !</p>
<p><br />En 2010, la gastronomie française dans son intégralité est entrée au patrimoine de l’UNESCO (plus précisément, au patrimoine culturel immatériel de l’Humanité). Selon les experts de l’UNESCO, la cuisine française renforce donc l’identité collective du pays et contribue à la diversité culturelle du monde.<br />Dans ce concert culinaire, une ville se détache : la capitale des Gaules : Lyon ! Le site patrimoine-lyon.org relate que « depuis 1935 et grâce à Curnonsky, célèbre critique culinaire, la ville porte le titre de « capitale mondiale de la gastronomie ». Dès le XIXe siècle, quand on vient à Lyon, on veut « manger » : d’abord chez les Mères (femmes de caractère et cuisinières exceptionnelles), ces cuisinières d’excellence qui ont contribué à faire de la cuisine lyonnaise une véritable institution ; aujourd’hui dans les bouchons, ces restaurants typiques où l’on vous sert, dans la convivialité, ces plats si typiquement lyonnais, que l’on aime…ou pas… »1. Qui ne connait pas, au moins de nom, Paul Bocuse, le « pape de la cuisine », « Monsieur Paul ». « Chef étoilé, meilleur ouvrier de France en 1961, désigné « Cuisinier du siècle » par Gault-Millau en 1989, il a contribué à donner à Lyon la renommée gastronomique qu’on lui connait aujourd’hui. En 1987, il crée le Bocuse d’Or, l’un des concours culinaires les plus prestigieux au monde et dont la finale a lieu à Lyon, après des sélections en Europe, en Asie et en Amérique Latine. »2<br />Lyon, capitale mondiale de la gastronomie. Au coeur du vieux Lyon, à côté des toutes aussi célèbres Traboules, de nombreux restaurants vous serviront un tablier de sapeur, de la cervelle de canut, des quenelles lyonnaises, des fromages et autres desserts. Des plats qui tiennent au corps.<br />1 https://www.patrimoine-lyon.org/traditions-lyonnaises/la-gastronomie-lyonnaise<br />2 Idem</p>
<p><br />Dans ce contexte, une décision récente du maire de Lyon déchaine les passions. Les uns y voient enfin un retour à la raison, un progrès sociétal ; les autres une atteinte à cette culture, ce patrimoine, cette obligation, et n’hésitent même pas à porter l’affaire devant les tribunaux3. Parler d’alimentation, c’est toucher à l’humanité, au coeur de l’humain, à ce qui le fait vivre. Jacques Attali, dans son livre Histoires de l’alimentation4, « révèle comment nous sommes passés d’une nourriture variée, naturelle et abondante à des produits alimentaires standardisés, industriels et uniformisés, poisons pour l’homme et la nature. Elle (l’histoire) nous dévoile la puissance immense, économique, idéologique et politique, de l’industrie agroalimentaire. Elle nous raconte aussi les liens méconnus entre la nourriture et la conversation, entre l’alimentation et le pouvoir, entre ce que nous mangeons et la géopolitique »5.<br />Grégory Doucet, maire écologiste de Lyon, a en effet décidé que les cantines scolaires de sa ville supprimeront temporairement la viande de tous les menus servis aux enfants. Nous comprenons mieux pourquoi cette décision enflamme. Elle pose à nouveau la question polémique des menus sans viande.<br />Sans entrer dans le débat de fond, qu’un simple édito ne saurait trancher, il est bon de rappeler quelques éléments factuels. Comme le titrait Le Monde du 27 février « Non, il n’est pas indispensable de manger de la viande pour être en bonne santé. A rebours des affirmations du ministère de l’agriculture, le consensus scientifique estime que les enfants peuvent grandir en bonne santé sans manger de la viande.»6<br />Au-delà du goût, qui, entre parenthèse, s’éduque également, la consommation de viande coûte à la planète et à la santé. Pour la planète, la production d’un kg de boeuf génère 30 fois plus de CO2 que celle d’un kg de légume !7 En plus des écologistes, des chercheurs à l’INRA comme certains économistes invitent fortement à diminuer la consommation de viande, surtout dans nos pays, et donc sa production intensive.<br />Nous pourrions aussi aborder le bien-être voire le respect de l’animal. L’association L214 publie trop régulièrement des abominations dans le traitement des animaux.<br />3 https://www.lyonmag.com/article/113667/menu-sans-viande-dans-les-cantines-de-lyon-une-decision-pragmatique-pour-la-fcpe<br />4 ATTALI Jacques, Histoire de l’alimentation, De quoi manger est-il le nom ?, Paris : Fayard, 2019<br />5 https://www.franceculture.fr/oeuvre/histoires-de-lalimentation<br />6 https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2021/02/27/non-il-n-est-pas-necessaire-de-manger-de-la-viande-pour-etre-en-bonne-sante_6071378_4355770.html<br />7 <a href="https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/consommation-quel-est-l-impact-ecologique-d-un-steak_3134121.html">https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/consommation-quel-est-l-impact-ecologique-d-un-steak_3134121.html</a></p>
<p><br />Comment réagir, comment agir ?<br />Et bien peut-être en revenant à des principes simples : manger des fruits, des légumes et des céréales. Bref, se rapprocher le plus possible du végétarisme voire, pour les plus radicaux, du végétalisme. Le premier exclut la viande et le poisson alors que le végétalisme bannit tous les produits d’origine animal (viande, poisson mais aussi oeufs, produit laitier, miel, etc.). Sans viande ! Est-ce possible ?<br />Bien-sûr ! D’ailleurs, toujours selon Le Monde, « l’Académie de nutrition et de diététique, aux Etats-Unis, a estimé, en 2016, que les végétariens et végétaliens présentaient un risque réduit de développer certaines maladies cardiaques, certains cancers, du diabète ou de l'hypertension - à condition, bien sûr, que leur régime soit équilibré. »8<br />Le débat continuera puisqu’il a commencé depuis la nuit des temps. En reprenant le récit de la création, tel qu’il est mentionné dans la Bible en Genèse 1 et 2, nous constatons un régime végétalien9. Dieu n’autorise la consommation de viande, sans le sang, qu’après l’épisode du déluge10. S’ensuit des conseils nutritionnels sur les types de viande dont certaines impropres à la consommation11. Même si certains estiment caduques toutes ces recommandations, peut-être le moment est venu de réellement s’interroger sur notre pratique alimentaire. Nos choix impacteront la santé de l’homme, la vie des animaux et la préservation de la planète. Ça vaut la peine de s’y arrêter quelques instants.<br />Et si le premier pas était une solidarité avec les élèves lyonnais : au moins un repas par jour sans viande ? A tester.</p>
<p><br />Philippe Aurouze</p>
<p>8 Op. Cit.<br />9 Genèse 1.29, 30<br />10 Genèse 9.3-5<br />11 Lévitique 11.1-23</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 09 Mar 2021 22:07:00 +0000</pubDate>
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      <title>La flamme vacille - Reflet d'actualités #05-2021 avec Samuel Dinsenmeyer - Une approche chrétienne de l'actualtié de la semaine</title>
      <link>https://hoperadio.live/podcasts/la-flamme-vacille-reflet-d-actualites-05-2021-avec-samuel-dinsenmeyer-une-approche-chretienne-de-l-actualtie-de-la-semaine-401</link>
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      <description>La flamme vacille…
Il y a environ un an, jour pour jour, le 5 février 2020, le comité d'organisation des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 s'inquiète de l'épidémie de COVID19 qui prend de l'ampleur. Toshiro Muto le patron des Jeux Olympiques de Tokyo, déclare alors : « Nous sommes extrêmement inquiets, dans le sens où l’avancée de l’épidémie pourrait tempérer l’intérêt et l’enthousiasme pour les Jeux ». Courant mars 2020, l'hypothèse d'une annulation des Jeux inquiète les athlètes, puis des fédérations nationales et internationales et des comités nationaux olympiques annoncent tour à tour leur intention de ne pas envoyer des athlètes à Tokyo aux dates prévues.
La flamme vacille…
Le 22 mars 2020, face à ce qui est devenu une pandémie, le président du CIO, Thomas Bach, indique que « l’annulation [des J.O. de Tokyo] n'est pas à l'ordre du jour » mais reconnaît qu'il est envisagé « un scénario de report ». La décision devant être prise d'ici fin avril 2020. Trois scénarios seraient étudiés s'il y avait un report : automne 2020, été 2021 ou été 2022. Le même jour, les comités olympique et paralympique canadiens décident qu'aucun athlète canadien ne sera envoyé aux JO de Tokyo si ces derniers ne sont pas reportés à une date ultérieure. Le comité olympique australien annonce lui aussi de ne pas envoyer d'athlètes australiens aux JO.
La flamme vacille…
Le 24 mars, par la voix de son Premier ministre d’alors, Shinzō Abe, le Japon annonce avoir demandé au CIO le report des Jeux de Tokyo à 2021. « Le président Thomas Bach a accepté à 100 % » dit-il. Le même jour, le CIO annonce officiellement le report. Le CIO précise que le nom des Jeux restera inchangé : « Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo 2020 ». Ils auront lieu du vendredi 23 juillet 2021 au dimanche 8 août 2021, tout au moins si la pandémie de Covid-19 est contenue d'ici là.
La flamme vacille…
De nombreuses questions restent cependant en suspens, alors que les frontières japonaises sont actuellement fermées aux visiteurs étrangers, et que les grands événements sont limités à 50% de leur capacité d'accueil, avec une jauge de 5.000 personnes maximum. Une décision sur le nombre de spectateurs autorisés pour les JO sera prise dans les prochains mois. «Il n'est pas souhaitable qu'il n'y ait pas de fans» dans les tribunes, insiste Toshiro Muto, tout en ne pouvant pas garantir pour l'heure la présence de spectateurs, notamment venant de l'étranger: «Je ne peux pas faire de prédictions».
Le comité d'organisation de Tokyo 2020 a dévoilé en décembre une batterie de contre-mesures face au coronavirus, censées permettre à l'événement de se dérouler en toute sécurité cet été, même si la vaccination n'est pas généralisée et si la pandémie n'est pas maîtrisée d'ici là. L'application de ces mesures est «le plus grand défi» des organisateurs, estime M. Muto. Il reconnaît que certaines de ces règles, comme l'interdiction pour les fans de crier (pour éviter les postillons), donneront aux JO de Tokyo une atmosphère inédite.
La flamme vacille…
«L'émotion que ressentiront les spectateurs en observant l'action ne changera pas», croit-il toutefois. «Tant qu'il y aura du sport, il y aura de l'excitation». M. Muto reconnaît qu'il est très peu probable que la pandémie soit endiguée dans un avenir proche, mais «c'est précisément pour cela que nous devons nous souvenir des valeurs olympiques», notamment «la coexistence pacifique des hommes par le sport». «Si nous arrivons à organiser un événement de l'ampleur des Jeux olympiques en pleine pandémie, alors le modèle de Tokyo deviendra une part de notre héritage».
Pourtant certains pensent que la tenue est invraisemblable. Alors que se passera-t-il ?
Cette situation d’une grande incertitude a à la fois un impact économique pour le Japon, et cela met aussi de nombreux athlètes en difficulté. Certains qui avaient programmé de finir leur carrière en 2020 après les Jeux Olympiques ne savent que faire : arrêter ou continuer une année de plus, avec tout l’investissement et l’engagement que l’entrainement pour des JO représentent. Et puis, il y a cette difficulté à s’entrainer avec les restrictions sanitaires… sans compter toutes ces épreuves sportives annulées et qui sont indispensables aux athlètes dans leur préparation.
La flamme vacille…
La flamme olympique est un symbole de l'idéal olympique. Elle fait partie du cérémonial des Jeux olympiques : allumage à Olympe puis relais de la flamme olympique, le dernier relayeur faisant le tour du stade avant de rejoindre une vasque (ou « chaudron olympique ») qu'il embrase grâce à sa torche. Alors est-ce que cette flamme sera à nouveau allumer en 2021 ?
Toute cette situation nous amène à nous interroger sur nos projets. Nous mettons en place des projets au niveau personnel ou au niveau de l’échelle mondiale comme pour les Jeux Olympiques… mais la situation actuelle nous met dans une incertitude réelle… De quoi sera fait l’avenir ? Pouvons-nous encore mettre en place des projets ?
La Bible au travers d’une parole de Dieu veut nous rassurer sur notre avenir : « Car moi, le Seigneur, je sais bien quels projets je forme pour vous ; et je vous l’affirme : ce ne sont pas des projets de malheur mais des projets de bonheur. Je veux vous donner un avenir à espérer ». (Jérémie 29.11)
Malgré la situation actuelle, nous sommes invités à continuer à espérer… Espérer de vivre des projets de bonheur… même si la flamme vacille.

Samuel DINSENMEYER</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>La flamme vacille…</b></p>
<p>Il y a environ un an, jour pour jour, le 5 février 2020, le comité d'organisation des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 s'inquiète de l'épidémie de COVID19 qui prend de l'ampleur. Toshiro Muto le patron des Jeux Olympiques de Tokyo, déclare alors : « Nous sommes extrêmement inquiets, dans le sens où l’avancée de l’épidémie pourrait tempérer l’intérêt et l’enthousiasme pour les Jeux ». Courant mars 2020, l'hypothèse d'une annulation des Jeux inquiète les athlètes, puis des fédérations nationales et internationales et des comités nationaux olympiques annoncent tour à tour leur intention de ne pas envoyer des athlètes à Tokyo aux dates prévues.</p>
<p>La flamme vacille…</p>
<p>Le 22 mars 2020, face à ce qui est devenu une pandémie, le président du CIO, Thomas Bach, indique que « l’annulation [des J.O. de Tokyo] n'est pas à l'ordre du jour » mais reconnaît qu'il est envisagé « un scénario de report ». La décision devant être prise d'ici fin avril 2020. Trois scénarios seraient étudiés s'il y avait un report : automne 2020, été 2021 ou été 2022. Le même jour, les comités olympique et paralympique canadiens décident qu'aucun athlète canadien ne sera envoyé aux JO de Tokyo si ces derniers ne sont pas reportés à une date ultérieure. Le comité olympique australien annonce lui aussi de ne pas envoyer d'athlètes australiens aux JO.</p>
<p>La flamme vacille…</p>
<p>Le 24 mars, par la voix de son Premier ministre d’alors, Shinzō Abe, le Japon annonce avoir demandé au CIO le report des Jeux de Tokyo à 2021. « Le président Thomas Bach a accepté à 100 % » dit-il. Le même jour, le CIO annonce officiellement le report. Le CIO précise que le nom des Jeux restera inchangé : « Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo 2020 ». Ils auront lieu du vendredi 23 juillet 2021 au dimanche 8 août 2021, tout au moins si la pandémie de Covid-19 est contenue d'ici là.</p>
<p>La flamme vacille…</p>
<p>De nombreuses questions restent cependant en suspens, alors que les frontières japonaises sont actuellement fermées aux visiteurs étrangers, et que les grands événements sont limités à 50% de leur capacité d'accueil, avec une jauge de 5.000 personnes maximum. Une décision sur le nombre de spectateurs autorisés pour les JO sera prise dans les prochains mois. «Il n'est pas souhaitable qu'il n'y ait pas de fans» dans les tribunes, insiste Toshiro Muto, tout en ne pouvant pas garantir pour l'heure la présence de spectateurs, notamment venant de l'étranger: «Je ne peux pas faire de prédictions».</p>
<p>Le comité d'organisation de Tokyo 2020 a dévoilé en décembre une batterie de contre-mesures face au coronavirus, censées permettre à l'événement de se dérouler en toute sécurité cet été, même si la vaccination n'est pas généralisée et si la pandémie n'est pas maîtrisée d'ici là. L'application de ces mesures est «le plus grand défi» des organisateurs, estime M. Muto. Il reconnaît que certaines de ces règles, comme l'interdiction pour les fans de crier (pour éviter les postillons), donneront aux JO de Tokyo une atmosphère inédite.</p>
<p>La flamme vacille…</p>
<p>«L'émotion que ressentiront les spectateurs en observant l'action ne changera pas», croit-il toutefois. «Tant qu'il y aura du sport, il y aura de l'excitation». M. Muto reconnaît qu'il est très peu probable que la pandémie soit endiguée dans un avenir proche, mais «c'est précisément pour cela que nous devons nous souvenir des valeurs olympiques», notamment «la coexistence pacifique des hommes par le sport». «Si nous arrivons à organiser un événement de l'ampleur des Jeux olympiques en pleine pandémie, alors le modèle de Tokyo deviendra une part de notre héritage».</p>
<p>Pourtant certains pensent que la tenue est invraisemblable. Alors que se passera-t-il ?</p>
<p>Cette situation d’une grande incertitude a à la fois un impact économique pour le Japon, et cela met aussi de nombreux athlètes en difficulté. Certains qui avaient programmé de finir leur carrière en 2020 après les Jeux Olympiques ne savent que faire : arrêter ou continuer une année de plus, avec tout l’investissement et l’engagement que l’entrainement pour des JO représentent. Et puis, il y a cette difficulté à s’entrainer avec les restrictions sanitaires… sans compter toutes ces épreuves sportives annulées et qui sont indispensables aux athlètes dans leur préparation.</p>
<p>La flamme vacille…</p>
<p>La flamme olympique est un symbole de l'idéal olympique. Elle fait partie du cérémonial des Jeux olympiques : allumage à Olympe puis relais de la flamme olympique, le dernier relayeur faisant le tour du stade avant de rejoindre une vasque (ou « chaudron olympique ») qu'il embrase grâce à sa torche. Alors est-ce que cette flamme sera à nouveau allumer en 2021 ?</p>
<p>Toute cette situation nous amène à nous interroger sur nos projets. Nous mettons en place des projets au niveau personnel ou au niveau de l’échelle mondiale comme pour les Jeux Olympiques… mais la situation actuelle nous met dans une incertitude réelle… De quoi sera fait l’avenir ? Pouvons-nous encore mettre en place des projets ?</p>
<p>La Bible au travers d’une parole de Dieu veut nous rassurer sur notre avenir : « Car moi, le Seigneur, je sais bien quels projets je forme pour vous ; et je vous l’affirme : ce ne sont pas des projets de malheur mais des projets de bonheur. Je veux vous donner un avenir à espérer ». (Jérémie 29.11)</p>
<p>Malgré la situation actuelle, nous sommes invités à continuer à espérer… Espérer de vivre des projets de bonheur… même si la flamme vacille.</p>

<p><b>Samuel DINSENMEYER</b></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 10 Feb 2021 05:00:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title>Merci à toi Covid-19 - Reflets d'actualités - Joël Fayard</title>
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      <description>« Merci à toi Covid-19 »
En ces temps de crise dans lequel nous sommes actuellement tous plongés, que nous traversons bon an mal an et qui nous affectent tous, voilà bien un titre ultra provocateur n’est-ce pas ?Il n’est pas de moi, et si je le reprends et le mets en exergue de cette chronique, c’est qu’après les premiers instants de trouble passés, j’ai voulu approfondir le sens que mon amie correspondante voulait donner à cette formule.En ce début d’année 2021 et alors que chacun se demande si les autorités sanitaires et gouvernementales vont prendre la décision du troisième re-confinement en un an, continuant et participant à mettre ainsi à terre l’économie de l’Europe et de notre pays, des interrogations fusent et se font de plus en plus pressantes.Faut-il refermer les écoles, interdire les activités professionnelles et les commerces dits « non essentiels », afin d’essayer de ralentir, voire d’éradiquer ce virus tentaculaire et aux propensions mondiales ?Chaque pays essaie, teste, tente, se ravise, durcit ou allège telle ou telle décision. Certains nient et ne font rien ! Bref c’est vraiment le chaos généralisé.Cela fait un an (triste anniversaire) que la Covid-19 est entrée dans notre actualité et ses conséquences et ses méfaits sont quotidiennement aux coeurs de nos préoccupations.Je ne veux pas reprendre les très nombreux points qu’elle fait peser sur l’humanité car, vivants au coeur de la tourmente, nous en avons tous une vision précise et une bonne connaissance des nombreux sujets que concentre en matière de restriction cette pandémie.Dès lors, comment oser cette formule choc de remerciement. Que peut-on trouver de positif ou à remercier dans ce virus qui depuis son apparition à tellement modifié nos vies ?Pour nourrir cette réflexion, il nous faut remonter le temps, celle de l’avant Covid. C’était donc il y a à peine un an et un peu plus. Et que se passait-il donc en ces temps-là ? Mais rien, justement. Rien de notable en tous les cas et qui puisse retenir notre attention. La vie et l’industrie allait bon train et si certains ralentissements se faisaient sentir, chaque pays y allait de sa solution de relance économique car le maître mot c’était : consommer.Consommez car c’est cela qui relancera l’économie. Il n’y avait qu’une stratégie possible, une seule : relancer la croissance, produire, consommer ; des biens, des services.Et les publicitaires étaient là pour nous prouver que nous ne pouvions vivre ou serions tellement plus heureux si l’on pouvait se procurer tel ou tel appareil ou prestation indispensable.Voyager, changer de voiture, des médias derniers cris, et en plusieurs exemplaires, pour chacun des membres de la famille, au bureau.Nous allions au travail le plus souvent en voiture et profitant de tarifs particulièrement attractifs, nous partions en vacances à travers le monde ou dans de splendides croisières très abordables financièrement. La guerre industrielle entre Boeing et Airbus était à son comble car il fallait suivre ce marché florissant du transport aérien et fournir de quoi renouveler ou renforcer les flottes aériennes !Les chantiers navals tournaient à plein régime produisant des dizaines de navires toujours plus gigantesques les uns que les autres afin d’accueillir les amateurs et touristes toujours plus nombreux. Les mines d’extractions de minerais rares destinés aux batteries de nos voitures et tablettes tournaient à plein et produisaient (sur le dos de travailleurs exploités à outrance) lesprécieux minerais aux caractéristiques indispensables par l’industrie occidentale ou pour le moins celle des nantis et des plus riches.Des voix s’élevaient pourtant pour dire :– ATTENTION, à ce rythme, les ressources de la terre ne seront pas inépuisables ! Et nous pourrions avoir épuisé ces différents rendements et dans toutes sortes de ressources d’ici les 20, 30, 50 prochaines années, ou à la fin de ce siècle et ce de façon définitive. Que se passera-t-il alors ?Des voix s’élevaient pour annoncer les conséquences dramatiques pour les prochaines générations car entre : changement climatique pouvant entraîner une montée des eaux, surpopulation, raréfaction des ressources naturelles, déchets ingérables, de l’eau potable, certaines voix l’annonçaient déjà : le cocktail allait se révéler dramatiquement explosif. Il fallait stopper tout cela tant qu’il en était encore temps.Ces lanceurs d’alertes en tous genres n’étaient pourtant pas entendus.Le profit immédiat, la demande, la croissance, la confiance aveugle dans la capacité de l’humanité à trouver des solutions faisaient que rien ne pouvait arrêter cette croissance aveugle exponentielle.Soudain, survint, venue on ne sait trop d’où, peut-être échappée d’un laboratoire là-bas en extrême orient, certains affirmant même création humaine, on ne sait… En tous cas une souche virale inconnue se multipliant et traversant les frontières comme l’éclair à la vitesse de nos jets, reliant les extrémités de la terre en quelques heures, répandant et diffusant un virus en se mêlant aux marchandises et aux voyageurs, et commençant son oeuvre de destruction. Les premiers morts furent comptabilisés, victimes de ce que l’on appela : la Covid-19.Ce que les lanceurs d’alertes affirmaient sans être écoutés, les précautions qu’ils réclamaient pour le bien de l’humanité sans être entendus, les interrogations qu’ils soulevaient et qui concernaient les prochaines décennies pour une juste répartition, et pour un meilleur emploi des ressources au service de l’humanité, tout cela allait être accompli et imposé par un virus.Et le monde stupéfait découvrit brutalement qu’un minuscule grain de sable pouvait enrayer et bloquer les plus belles machines créées par l’homme.La planète entière se confina et fut contrainte de stopper son expansion aveugle.Alors vite, vite on se mit au travail pour résoudre cette crise qui avait plusieurs conséquences dévastatrices. D’abord bien sûr empêcher la maladie et la mort pour les cas les plus graves, mais aussi se débarrasser de cet empêcheur de consommer en rond !Car on ne sait où est le plus grand danger : la maladie et la mort ou bien une économie arrêtée, signe d’un chemin vers la paupérisation à marche forcée.Pour faire obstacle à la maladie et la diffusion du virus ce qui causait l’arrêt des activités humaines des entreprises mirent leur savoir à la confection d’un vaccin. C’est à ce point que nous en sommes en cette fin janvier 2021.Et maintenant, comment allons-nous envisager l’avenir ? Tous ces efforts pour vaincre cette pandémie n’aboutiront-ils qu’à la possibilité de voir nos vies reprendre leurs cours comme par le passé, comme si rien ne s’était passé, sans en tirer le moindre enseignement et reprendre cette course en avant aux conséquences si dangereuses pour la survie de l’humanité ?Et si tous, collectivement, nous nous posions quelques instants pour essayer de tirer les conséquences de ces avertissements qui nous disent : on ne peut pas traiter le vivant et ses ressources sans attenter à son devenir et donc à NOTRE devenir.Tous les scientifiques le disent : si rien n’est fait au niveau du climat, de l’exploitation des ressources ou de la gestion de nos déchets, bref de remettre l’homme et le vivant au centre des préoccupations, alors des conséquences redoutables sont à attendre et à craindre pour les prochaines décennies.Si la crise de la Covid-19 et la prise de conscience que rien ne pouvait et ne devait continuer comme auparavant pouvait être intégrée, comprise et suivi d’effets, alors cet incroyable cri prendra tout son sens lorsque nous dirons : « Merci à toi Covid-19 ».
Joël Fayard</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>« Merci à toi Covid-19 »</p>
<p><br />En ces temps de crise dans lequel nous sommes actuellement tous plongés, que nous traversons bon an mal an et qui nous affectent tous, voilà bien un titre ultra provocateur n’est-ce pas ?<br />Il n’est pas de moi, et si je le reprends et le mets en exergue de cette chronique, c’est qu’après les premiers instants de trouble passés, j’ai voulu approfondir le sens que mon amie correspondante voulait donner à cette formule.<br />En ce début d’année 2021 et alors que chacun se demande si les autorités sanitaires et gouvernementales vont prendre la décision du troisième re-confinement en un an, continuant et participant à mettre ainsi à terre l’économie de l’Europe et de notre pays, des interrogations fusent et se font de plus en plus pressantes.<br />Faut-il refermer les écoles, interdire les activités professionnelles et les commerces dits « non essentiels », afin d’essayer de ralentir, voire d’éradiquer ce virus tentaculaire et aux propensions mondiales ?<br />Chaque pays essaie, teste, tente, se ravise, durcit ou allège telle ou telle décision. Certains nient et ne font rien ! Bref c’est vraiment le chaos généralisé.<br />Cela fait un an (triste anniversaire) que la Covid-19 est entrée dans notre actualité et ses conséquences et ses méfaits sont quotidiennement aux coeurs de nos préoccupations.<br />Je ne veux pas reprendre les très nombreux points qu’elle fait peser sur l’humanité car, vivants au coeur de la tourmente, nous en avons tous une vision précise et une bonne connaissance des nombreux sujets que concentre en matière de restriction cette pandémie.<br />Dès lors, comment oser cette formule choc de remerciement. Que peut-on trouver de positif ou à remercier dans ce virus qui depuis son apparition à tellement modifié nos vies ?<br />Pour nourrir cette réflexion, il nous faut remonter le temps, celle de l’avant Covid. C’était donc il y a à peine un an et un peu plus. Et que se passait-il donc en ces temps-là ? Mais rien, justement. Rien de notable en tous les cas et qui puisse retenir notre attention. La vie et l’industrie allait bon train et si certains ralentissements se faisaient sentir, chaque pays y allait de sa solution de relance économique car le maître mot c’était : consommer.<br />Consommez car c’est cela qui relancera l’économie. Il n’y avait qu’une stratégie possible, une seule : relancer la croissance, produire, consommer ; des biens, des services.<br />Et les publicitaires étaient là pour nous prouver que nous ne pouvions vivre ou serions tellement plus heureux si l’on pouvait se procurer tel ou tel appareil ou prestation indispensable.<br />Voyager, changer de voiture, des médias derniers cris, et en plusieurs exemplaires, pour chacun des membres de la famille, au bureau.<br />Nous allions au travail le plus souvent en voiture et profitant de tarifs particulièrement attractifs, nous partions en vacances à travers le monde ou dans de splendides croisières très abordables financièrement. La guerre industrielle entre Boeing et Airbus était à son comble car il fallait suivre ce marché florissant du transport aérien et fournir de quoi renouveler ou renforcer les flottes aériennes !<br />Les chantiers navals tournaient à plein régime produisant des dizaines de navires toujours plus gigantesques les uns que les autres afin d’accueillir les amateurs et touristes toujours plus nombreux. Les mines d’extractions de minerais rares destinés aux batteries de nos voitures et tablettes tournaient à plein et produisaient (sur le dos de travailleurs exploités à outrance) les<br />précieux minerais aux caractéristiques indispensables par l’industrie occidentale ou pour le moins celle des nantis et des plus riches.<br />Des voix s’élevaient pourtant pour dire :<br />– ATTENTION, à ce rythme, les ressources de la terre ne seront pas inépuisables ! Et nous pourrions avoir épuisé ces différents rendements et dans toutes sortes de ressources d’ici les 20, 30, 50 prochaines années, ou à la fin de ce siècle et ce de façon définitive. Que se passera-t-il alors ?<br />Des voix s’élevaient pour annoncer les conséquences dramatiques pour les prochaines générations car entre : changement climatique pouvant entraîner une montée des eaux, surpopulation, raréfaction des ressources naturelles, déchets ingérables, de l’eau potable, certaines voix l’annonçaient déjà : le cocktail allait se révéler dramatiquement explosif. Il fallait stopper tout cela tant qu’il en était encore temps.<br />Ces lanceurs d’alertes en tous genres n’étaient pourtant pas entendus.<br />Le profit immédiat, la demande, la croissance, la confiance aveugle dans la capacité de l’humanité à trouver des solutions faisaient que rien ne pouvait arrêter cette croissance aveugle exponentielle.<br />Soudain, survint, venue on ne sait trop d’où, peut-être échappée d’un laboratoire là-bas en extrême orient, certains affirmant même création humaine, on ne sait… En tous cas une souche virale inconnue se multipliant et traversant les frontières comme l’éclair à la vitesse de nos jets, reliant les extrémités de la terre en quelques heures, répandant et diffusant un virus en se mêlant aux marchandises et aux voyageurs, et commençant son oeuvre de destruction. Les premiers morts furent comptabilisés, victimes de ce que l’on appela : la Covid-19.<br />Ce que les lanceurs d’alertes affirmaient sans être écoutés, les précautions qu’ils réclamaient pour le bien de l’humanité sans être entendus, les interrogations qu’ils soulevaient et qui concernaient les prochaines décennies pour une juste répartition, et pour un meilleur emploi des ressources au service de l’humanité, tout cela allait être accompli et imposé par un virus.<br />Et le monde stupéfait découvrit brutalement qu’un minuscule grain de sable pouvait enrayer et bloquer les plus belles machines créées par l’homme.<br />La planète entière se confina et fut contrainte de stopper son expansion aveugle.<br />Alors vite, vite on se mit au travail pour résoudre cette crise qui avait plusieurs conséquences dévastatrices. D’abord bien sûr empêcher la maladie et la mort pour les cas les plus graves, mais aussi se débarrasser de cet empêcheur de consommer en rond !<br />Car on ne sait où est le plus grand danger : la maladie et la mort ou bien une économie arrêtée, signe d’un chemin vers la paupérisation à marche forcée.<br />Pour faire obstacle à la maladie et la diffusion du virus ce qui causait l’arrêt des activités humaines des entreprises mirent leur savoir à la confection d’un vaccin. C’est à ce point que nous en sommes en cette fin janvier 2021.<br />Et maintenant, comment allons-nous envisager l’avenir ? Tous ces efforts pour vaincre cette pandémie n’aboutiront-ils qu’à la possibilité de voir nos vies reprendre leurs cours comme par le passé, comme si rien ne s’était passé, sans en tirer le moindre enseignement et reprendre cette course en avant aux conséquences si dangereuses pour la survie de l’humanité ?<br />Et si tous, collectivement, nous nous posions quelques instants pour essayer de tirer les conséquences de ces avertissements qui nous disent : on ne peut pas traiter le vivant et ses ressources sans attenter à son devenir et donc à NOTRE devenir.<br />Tous les scientifiques le disent : si rien n’est fait au niveau du climat, de l’exploitation des ressources ou de la gestion de nos déchets, bref de remettre l’homme et le vivant au centre des préoccupations, alors des conséquences redoutables sont à attendre et à craindre pour les prochaines décennies.<br />Si la crise de la Covid-19 et la prise de conscience que rien ne pouvait et ne devait continuer comme auparavant pouvait être intégrée, comprise et suivi d’effets, alors cet incroyable cri prendra tout son sens lorsque nous dirons : « Merci à toi Covid-19 ».</p>
<p><br />Joël Fayard</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 01 Feb 2021 04:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Libérez la liberté ! Eric Denimal - Reflets d'actualités, un regard chrétien sur l'actualité de la semaine</title>
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      <description>LIBÉREZ LA LIBERTÉ
Nous traversons une situation très particulière qui risque de durer autant de temps qu’a duré la Grippe Espagnole, il y a juste un siècle. Laquelle grippe a emporté plus de 50 millions de personnes dans le monde en l’espace de deux ans, entre 1918 et 1920.
Aujourd’hui, la pandémie suscite beaucoup d’inquiétudes et déstabilise nos sociétés.
Dans notre pays, chaque jour, des directives contraignantes, des informations contradictoires, des décisions prises dans l’urgence viennent effacer ou accentuer les directives, les informations et les décisions de la veille.
Et chaque jour amène son sujet polémique.
 
On parle pas mal, en ce moment, des déclarations du ministre français de l’Intérieur, lequel interdit les rassemblements religieux devant les lieux de culte. À plus forte raison interdit-il les célébrations du même type dans les églises.
Pour lui, et sans doute pour plusieurs de ses collègues, la culture, le loisir, le sport, la spiritualité ne sont pas essentiels à la vie des citoyens puisque ces secteurs sont frappés d’interdits.
Dès lors, il serait intéressant de savoir ce qui est essentiel, et ce qui ne l’est pas. Et d’expliquer également ce qui est vraiment « de première nécessité » et ce qui est accessoire.
 
Or, disons-le sans ambages avant qu’il soit interdit de le dire :
L’État outrepasse son pouvoir et ses compétences lorsqu’il prétend pouvoir dire, aux citoyens que nous sommes, ce qui est essentiel pour nous, et ce qui ne l’est pas.
Osons le répéter : il y a quelque chose d’infantilisant pour la population lorsqu’un État liste les choses à vivre et celles qui doivent être oubliées, pour un temps ou pour longtemps.
 
Derrière cette position se cache à peine une idéologie qui part du principe que la vie, c’est la vie matérielle. Du coup, la spiritualité est une option acceptée, une opinion tolérée, mais non essentielle.
 
Certes, nous sommes en guerre contre un virus, et il faut agir. Peut-être même par décret ! Mais les prescriptions sont-elles seulement sanitaires ou un tantinet autoritaires ? N’y a-t-il pas exploitation des circonstances pour mettre en place un pouvoir directif ? Sommes-nous toujours dans un pays libre, ou dans une colonie ?
 
Par ailleurs, au nom de la précaution sanitaire, n’est-on pas en train de tuer plus de gens que le virus ?
Peut-être que les morts ne sont pas tout à faire les mêmes, mais tuer les raisons d’être, tuer le petit commerce, tuer les espérances, tuer les horizons, tuer les relations humaines, tuer les liens intergénérationnels, n’est-ce pas tuer ?
Le paiement sans contact, c’est pratique, mais la vie sans contact, c’est mortel !
 
L’augmentation des faillites, du nombre de chômeurs et particulièrement l’explosion de la pauvreté dans une société comme la nôtre, n’est-ce pas aussi une hécatombe ?
 
Bien sûr qu’il faut ralentir et neutraliser la pandémie, mais la médecine employée par les politiques n’est-elle pas pire que le mal combattu ? Quand, pour soigner les gens, les savants d’hier faisaient des saignées qui tuaient plus rapidement que les maladies, ne se trompaient-ils pas de façon magistrale ? On le sait aujourd’hui, le remède était pire que le mal.
Il n’est pas impossible que l’erreur se répète.
 
Lorsqu’une centaine de maires alertent le Président sur la situation de pauvreté catastrophique des populations ; lorsque les associations humanitaires signalent la détresse rencontrées partout ; lorsque les personnels soignants annoncent l’émergence de nouvelles pathologies nées de l’isolement et du manque de contacts physiques ; lorsque les psychiatres  annoncent une flambée de dépressions et d’ humeurs suicidaires…, peut-on encore parler d’effets positifs des gestes barrières ?
 
« Oui, mais, la vie est importante et c’est pour elle que nous nous battons ! » semble dire les autorités politiques.
Sans doute !
Cependant, un gouvernement ne peut pas prétendre défendre la vie, justifiant ainsi des restrictions de libertés, et en même temps, allonger le délai qui permet l’avortement d’un enfant à naître.
Quelque part, on a bel et bien choisi la vie à défendre, laquelle semble furieusement économique, pour ne pas dire matérialiste.
 
Faut-il opposer santé et liberté comme si l’une était l’ennemie de l’autre ?
Ce serait une erreur.
C’est pourquoi il ne faut pas, dans ces circonstances, oublier de défendre la liberté.
Liberté ! mais laquelle ?Même dans ce domaine, il peut y avoir déviance.
En effet, la tendance est toujours de voir midi à sa porte.
Tout le monde semble demander et réclamer la liberté, mais le libraire demande la liberté de vendre ses livres,
le restaurateur réclame la liberté d’ouvrir ses tables,
le marchand de jouets revendique la possibilité d’écouler ses joujoux
et même les catholiques implorent la liberté d’aller à la messe.
 
Tout cela semble juste, mais chacun à tendance à réclamer la liberté qui l’intéresse, alors que le vrai combat - et la parole juste - serait de vouloir et d’espérer la liberté pour la liberté. Sinon, les revendications risquent d’être partisanes.
Il est possible de parodier l’apôtre Paul : « Amis, vous avez été appelés à la liberté, mais ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre égoïstement ! »
On parle de laïcité comme une valeur de la république et de la démocratie, mais en fait, ce qui nous est présenté aujourd’hui, c’est le laïcisme : l’Etat a le monopole de l’espace publique et la religion doit être confinée dans la sphère privée. Il n’est pas impossible que cette idée, fausse, soit devenue une loi à laquelle se plie même les instances religieuses.
Les lois sont acceptables si elles défendent des principes qui nous sont supérieurs, et non qui protègent ou défendent des intérêts particuliers, y compris l’idéologie du pouvoir en place.
On peut être un parfait citoyen sans être pour autant un mouton qui se résigne à obéir parce qu’un gouvernement l’ordonne.
Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas lutter contre la maladie, mais la fin ne justifie pas les moyens. Il faut avoir un sens des proportions des mesures que l’on prend sans porter atteinte de manière excessive aux libertés fondamentales énoncées dans la Déclaration des Droits de l’Homme.
Bien sûr, il ne s’agit pas pour chacun, d’interpréter la loi et de la réduire à sa compréhension pour ensuite faire ce qu’on juge personnellement bien de faire. Il faut accepter d’être, au moins généralement, légaliste et respectueux des lois. Sinon, de la démocratie au despotisme, on en vient à la démocrature ou à la distocratie ; c’est-à-dire une dictature qui se fait passer pour une démocratie. Ce qui risque d’arriver alors, c’est une montée de colères incontrôlables qui prendra le chemin de l’anarchie.
Éric Denimal</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>LIBÉREZ LA LIBERTÉ</b></p>
<p>Nous traversons une situation très particulière qui risque de durer autant de temps qu’a duré la Grippe Espagnole, il y a juste un siècle. Laquelle grippe a emporté plus de 50 millions de personnes dans le monde en l’espace de deux ans, entre 1918 et 1920.</p>
<p>Aujourd’hui, la pandémie suscite beaucoup d’inquiétudes et déstabilise nos sociétés.</p>
<p>Dans notre pays, chaque jour, des directives contraignantes, des informations contradictoires, des décisions prises dans l’urgence viennent effacer ou accentuer les directives, les informations et les décisions de la veille.</p>
<p>Et chaque jour amène son sujet polémique.</p>
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<p>On parle pas mal, en ce moment, des déclarations du ministre français de l’Intérieur, lequel interdit les rassemblements religieux devant les lieux de culte. À plus forte raison interdit-il les célébrations du même type dans les églises.</p>
<p>Pour lui, et sans doute pour plusieurs de ses collègues, la culture, le loisir, le sport, la spiritualité ne sont pas essentiels à la vie des citoyens puisque ces secteurs sont frappés d’interdits.</p>
<p>Dès lors, il serait intéressant de savoir ce qui est essentiel, et ce qui ne l’est pas. Et d’expliquer également ce qui est vraiment « de première nécessité » et ce qui est accessoire.</p>
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<p>Or, disons-le sans ambages avant qu’il soit interdit de le dire :</p>
<p>L’État outrepasse son pouvoir et ses compétences lorsqu’il prétend pouvoir dire, aux citoyens que nous sommes, ce qui est essentiel pour nous, et ce qui ne l’est pas.</p>
<p>Osons le répéter : il y a quelque chose d’infantilisant pour la population lorsqu’un État liste les choses à vivre et celles qui doivent être oubliées, pour un temps ou pour longtemps.</p>
<p> </p>
<p>Derrière cette position se cache à peine une idéologie qui part du principe que la vie, c’est la vie matérielle. Du coup, la spiritualité est une option acceptée, une opinion tolérée, mais non essentielle.</p>
<p> </p>
<p>Certes, nous sommes en guerre contre un virus, et il faut agir. Peut-être même par décret ! Mais les prescriptions sont-elles seulement sanitaires ou un tantinet autoritaires ? N’y a-t-il pas exploitation des circonstances pour mettre en place un pouvoir directif ? Sommes-nous toujours dans un pays libre, ou dans une colonie ?</p>
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<p>Par ailleurs, au nom de la précaution sanitaire, n’est-on pas en train de tuer plus de gens que le virus ?</p>
<p>Peut-être que les morts ne sont pas tout à faire les mêmes, mais tuer les raisons d’être, tuer le petit commerce, tuer les espérances, tuer les horizons, tuer les relations humaines, tuer les liens intergénérationnels, n’est-ce pas tuer ?</p>
<p>Le paiement sans contact, c’est pratique, mais la vie sans contact, c’est mortel !</p>
<p> </p>
<p>L’augmentation des faillites, du nombre de chômeurs et particulièrement l’explosion de la pauvreté dans une société comme la nôtre, n’est-ce pas aussi une hécatombe ?</p>
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<p>Bien sûr qu’il faut ralentir et neutraliser la pandémie, mais la médecine employée par les politiques n’est-elle pas pire que le mal combattu ? <br />Quand, pour soigner les gens, les savants d’hier faisaient des saignées qui tuaient plus rapidement que les maladies, ne se trompaient-ils pas de façon magistrale ? On le sait aujourd’hui, le remède était pire que le mal.</p>
<p>Il n’est pas impossible que l’erreur se répète.</p>
<p> </p>
<p>Lorsqu’une centaine de maires alertent le Président sur la situation de pauvreté catastrophique des populations ; lorsque les associations humanitaires signalent la détresse rencontrées partout ; lorsque les personnels soignants annoncent l’émergence de nouvelles pathologies nées de l’isolement et du manque de contacts physiques ; lorsque les psychiatres  annoncent une flambée de dépressions et d’ humeurs suicidaires…, peut-on encore parler d’effets positifs des gestes barrières ?</p>
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<p>« Oui, mais, la vie est importante et c’est pour elle que nous nous battons ! » semble dire les autorités politiques.</p>
<p>Sans doute !</p>
<p>Cependant, un gouvernement ne peut pas prétendre défendre la vie, justifiant ainsi des restrictions de libertés, et en même temps, allonger le délai qui permet l’avortement d’un enfant à naître.</p>
<p>Quelque part, on a bel et bien choisi la vie à défendre, laquelle semble furieusement économique, pour ne pas dire matérialiste.</p>
<p> </p>
<p>Faut-il opposer santé et liberté comme si l’une était l’ennemie de l’autre ?</p>
<p>Ce serait une erreur.</p>
<p>C’est pourquoi il ne faut pas, dans ces circonstances, oublier de défendre la liberté.</p>
<p>Liberté ! mais laquelle ?<br />Même dans ce domaine, il peut y avoir déviance.</p>
<p>En effet, la tendance est toujours de voir midi à sa porte.</p>
<p>Tout le monde semble demander et réclamer la liberté, mais le libraire demande la liberté de vendre ses livres,</p>
<p>le restaurateur réclame la liberté d’ouvrir ses tables,</p>
<p>le marchand de jouets revendique la possibilité d’écouler ses joujoux</p>
<p>et même les catholiques implorent la liberté d’aller à la messe.</p>
<p> </p>
<p>Tout cela semble juste, mais chacun à tendance à réclamer la liberté qui l’intéresse, alors que le vrai combat - et la parole juste - serait de vouloir et d’espérer la liberté pour la liberté. Sinon, les revendications risquent d’être partisanes.</p>
<p>Il est possible de parodier l’apôtre Paul : « Amis, vous avez été appelés à la liberté, mais ne faites pas de cette liberté un prétexte pour vivre égoïstement ! »</p>
<p>On parle de laïcité comme une valeur de la république et de la démocratie, mais en fait, ce qui nous est présenté aujourd’hui, c’est le laïcisme : l’Etat a le monopole de l’espace publique et la religion doit être confinée dans la sphère privée. Il n’est pas impossible que cette idée, fausse, soit devenue une loi à laquelle se plie même les instances religieuses.</p>
<p>Les lois sont acceptables si elles défendent des principes qui nous sont supérieurs, et non qui protègent ou défendent des intérêts particuliers, y compris l’idéologie du pouvoir en place.</p>
<p>On peut être un parfait citoyen sans être pour autant un mouton qui se résigne à obéir parce qu’un gouvernement l’ordonne.</p>
<p>Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas lutter contre la maladie, mais la fin ne justifie pas les moyens. Il faut avoir un sens des proportions des mesures que l’on prend sans porter atteinte de manière excessive aux libertés fondamentales énoncées dans la Déclaration des Droits de l’Homme.</p>
<p>Bien sûr, il ne s’agit pas pour chacun, d’interpréter la loi et de la réduire à sa compréhension pour ensuite faire ce qu’on juge personnellement bien de faire. Il faut accepter d’être, au moins généralement, légaliste et respectueux des lois. Sinon, de la démocratie au despotisme, on en vient à la démocrature ou à la distocratie ; c’est-à-dire une dictature qui se fait passer pour une démocratie. Ce qui risque d’arriver alors, c’est une montée de colères incontrôlables qui prendra le chemin de l’anarchie.</p>
<p><b>Éric Denimal</b></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 24 Nov 2020 19:00:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>Libérez la liberté ! Eric Denimal - Reflets d'actualités, un regard chrétien sur l'actualité de la semaine</itunes:title>
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      <title>Confusion - Reflets d'actualités par Samuel Dinsenmeyer - Une approche chrétienne de l'actualité de la semaine</title>
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      <description>Action de confondre, de prendre quelque chose ou quelqu'un, pour quelque chose, quelqu'un d'autre ; erreur, méprise.
État de ce qui est confus, indistinct, désordonné ; désordre.
Situation d'un groupe où tout le monde s'agite de manière désordonnée.
 
Voilà les définitions que l’on peut trouver de ce mot « confusion ».
Et j’ai vraiment l’impression que c’est une des caractéristiques des actualités que nous vivons actuellement. Permettez-moi de faire un tour d’horizon, de ce qui me semble confus de nos jours… Peut-être que cela ne l’est pas pour vous, mais pardonnez-moi si je n’y vois pas très clair et que les choses me semblent confuses.
 
Il y a encore quelques jours, nous avons vécu plusieurs heures de confusion lors des élections américaines… entre les votes par correspondances arrivés ou pas dans les temps, les annonces de victoire de l’un des candidats sans officialisation des médias, un discours du président sortant dont la diffusion est arrêtée par les télévisions parce que l’on considère que ce qu’il dit est faux, des suspicions de tricherie, des menaces de recours en justice… et on ne sait toujours pas comment la passation officielle va se dérouler compte tenu des tensions… tout cela me semble bien confus !
 
Si nous abordons l’actualité qui est en lien avec la Covid, il y aussi là plein de confusion, d’après moi. Je vous propose un rapide tour d’horizon, que ne se veut en rien polémique, mais qui veut mettre en avant la difficulté que nous pouvons, que je peux, avoir à y voir clair…
Au printemps, on dit que le port du masque n’est pas nécessaire… quelques mois plus tard, les enfants à partir de 6 ans doivent le porter en classe et même dans la rue dans certaines villes... Il y a eu aussi au printemps cette confusion autour d’un traitement qui pourrait être la solution à cette maladie, avec un médecin marseillais se faisant le porte-parole de cela… face à d’autres scientifiques qui en se basant également sur des recherches scientifiques disaient que ce n’était pas le remède miracle ! A longueur de journée, nous entendons dans les médias, radios, télévisions, internet via les réseaux sociaux, de nombreux médecins et scientifiques qui apportent leur point de vue… on s’agite… mais pas de discours clair… difficile de savoir ce qui est vrai ou juste… ce qu’il faut faire. Confusion !
Confusion également au niveau des tests entre les vrais positifs, les faux positifs, les vrais négatifs et les faux négatifs….
Avec cette fameuse deuxième vague, on a aussi vu apparaître des personnes interrogeant les chiffres indicateurs publiés… amenant à nouveau de la confusion. Face à cette deuxième vague, et pour la contrer, on nous propose de mettre en place un couvre-feu dans les grandes villes… la durée annoncée pour en voir les effets n’est pas encore terminée qu’on nous annonce un deuxième confinement… Difficile de s’y retrouver.
D’ailleurs, on parle de confinement, mais pas comme le premier… il y a toujours le système d’attestation avec ces multiples cases à cocher pour justifier d’un déplacement… pas toujours clair de s’y retrouver… il y a ensuite les personnes à qui on interdit de travailler alors qu’elles le voudraient et celles à qui on demande de travailler et qui ne le veulent pas ! Encore de la confusion…
Ensuite, il y a ce flou sur les commerces essentiels et non essentiels… entre les petits commerces qui doivent fermer, les grandes surfaces qui doivent interdire l’accès à certains rayons et pendant ce temps des sites internet qui continuent à vendre tout ce qui est possible et imaginable ! Difficile de comprendre. Face à tout cela, je me retrouve bien confus…
 
Je ne fais pas ce tour d’horizon pour critiquer, comme si moi, je savais… mais c’est bien là, une des difficultés, quand « ceux devraient savoir » n’arrivent plus à faire passer un message clair… la conséquence : la confusion.
J’ai d’ailleurs l’impression que ce flou est amplifié avec les réseaux sociaux. A coup de clic, des quantités et des quantités d’informations sont relayées sur toute la terre, en un instant… Une info fait son importance par le buzz et non par sa véracité… On voit apparaitre de plus en plus de fake news, de fausses informations… D’ailleurs de nombreux médias ont mis en place des services spécifiques de vérification pour essayer d’atténuer cette confusion… et de nous aider à être le relais de vraies informations…
 
Cette période de confusion voit apparaître de plus en plus de théorie du complot. Des personnes se font les relais d’hypothèses selon lesquelles un événement politique serait causé par l'action concertée et secrète d'un groupe de personnes qui auraient intérêt à ce qu'il se produise. On cherche à mettre en garde les citoyens qui seraient manipuler et à qui on cacherait la vérité. C’est aussi d’une certaine manière ce que font ce que l’on appelle les « lanceurs d’alerte »…  des personnes qui dénoncent un danger, un risque ou un scandale, qui adressent un signal d'alarme, en espérant enclencher un processus de régulation, de controverse ou de mobilisation collective. On peut citer par exemple les lanceurs d’alerte pour le sang contaminé, le Médiator, Edward Snowden, les Football Leaks… Difficile parfois ce savoir si une dénonciation est une théorie du complot ou une démarche de lanceur d’alerte…
 
Pour finir, j’ai pu entendre dernièrement une conférence de Jacques Lecomte sur le sujet « Espérer malgré les défis sanitaires actuels ». C’est un psychologue français, l'un des principaux experts francophones de la psychologie positive. Dans cette intervention, il a mis en avant que le monde va bien mieux qu’on ne le pense. C’est d’ailleurs le titre de son dernier livre « Le monde va beaucoup mieux que vous ne le croyez ! »… Un discours qui tranche avec les informations continues des médias sur un monde et une société qui vont mal… Encore, un point de réflexion qui amène peut-être un peu de confusion…
 
Alors comment s’y retrouver ? Comment y voir clair ? Comment sortir de cette confusion ? Loin de moi, de penser avoir la solution… peut-être que la première étape est de prendre conscience de cette confusion. Pour ceux qui ont fait l’expérience de skier par « jour blanc », c’est-à-dire dans le brouillard, on est dans la confusion… on ne sait plus si on descend, si on tourne à droite ou à gauche… On a le « mal de mer ». Un comble ! Que faire ? Se rendre compte que l’on ne sait plus où l’on va… puis s’arrêter… et enfin, chercher des points de repères… avec cette météo, il est conseillé de skier près des sapins ou des piquets de bord de pistes… parce qu’un point fixe nous aide à nous repérer et à diminuer une certaines confusions.
 
Dans le texte biblique, c’est Jésus qui se présente à l’être humain comme un point de repère. Il veut être celui qui enlève la confusion. Voilà ce qu’il dit dans un texte de l’Evangile de Jean, chapitre 14, verset 6 : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». C’est à la fois, une invitation personnelle à réfléchir sur quel chemin de vie je suis… est-ce un chemin jalonné par la vérité et qui m’amène par la vie ? C’est une réflexion personnelle, mais cela peut aussi être des critères de lecture face à cette actualité confuse… en recherchant ce qui est vrai et ce qui amène et produit la vie !
Samuel DINSENMEYER, le 09/11/2020</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Action de confondre, de prendre quelque chose ou quelqu'un, pour quelque chose, quelqu'un d'autre ; erreur, méprise.</p>
<p>État de ce qui est confus, indistinct, désordonné ; désordre.</p>
<p>Situation d'un groupe où tout le monde s'agite de manière désordonnée.</p>
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<p>Voilà les définitions que l’on peut trouver de ce mot « confusion ».</p>
<p>Et j’ai vraiment l’impression que c’est une des caractéristiques des actualités que nous vivons actuellement. Permettez-moi de faire un tour d’horizon, de ce qui me semble confus de nos jours… Peut-être que cela ne l’est pas pour vous, mais pardonnez-moi si je n’y vois pas très clair et que les choses me semblent confuses.</p>
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<p>Il y a encore quelques jours, nous avons vécu plusieurs heures de confusion lors des élections américaines… entre les votes par correspondances arrivés ou pas dans les temps, les annonces de victoire de l’un des candidats sans officialisation des médias, un discours du président sortant dont la diffusion est arrêtée par les télévisions parce que l’on considère que ce qu’il dit est faux, des suspicions de tricherie, des menaces de recours en justice… et on ne sait toujours pas comment la passation officielle va se dérouler compte tenu des tensions… tout cela me semble bien confus !</p>
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<p>Si nous abordons l’actualité qui est en lien avec la Covid, il y aussi là plein de confusion, d’après moi. Je vous propose un rapide tour d’horizon, que ne se veut en rien polémique, mais qui veut mettre en avant la difficulté que nous pouvons, que je peux, avoir à y voir clair…</p>
<p>Au printemps, on dit que le port du masque n’est pas nécessaire… quelques mois plus tard, les enfants à partir de 6 ans doivent le porter en classe et même dans la rue dans certaines villes... Il y a eu aussi au printemps cette confusion autour d’un traitement qui pourrait être la solution à cette maladie, avec un médecin marseillais se faisant le porte-parole de cela… face à d’autres scientifiques qui en se basant également sur des recherches scientifiques disaient que ce n’était pas le remède miracle ! A longueur de journée, nous entendons dans les médias, radios, télévisions, internet via les réseaux sociaux, de nombreux médecins et scientifiques qui apportent leur point de vue… on s’agite… mais pas de discours clair… difficile de savoir ce qui est vrai ou juste… ce qu’il faut faire. Confusion !</p>
<p>Confusion également au niveau des tests entre les vrais positifs, les faux positifs, les vrais négatifs et les faux négatifs….</p>
<p>Avec cette fameuse deuxième vague, on a aussi vu apparaître des personnes interrogeant les chiffres indicateurs publiés… amenant à nouveau de la confusion. Face à cette deuxième vague, et pour la contrer, on nous propose de mettre en place un couvre-feu dans les grandes villes… la durée annoncée pour en voir les effets n’est pas encore terminée qu’on nous annonce un deuxième confinement… Difficile de s’y retrouver.</p>
<p>D’ailleurs, on parle de confinement, mais pas comme le premier… il y a toujours le système d’attestation avec ces multiples cases à cocher pour justifier d’un déplacement… pas toujours clair de s’y retrouver… il y a ensuite les personnes à qui on interdit de travailler alors qu’elles le voudraient et celles à qui on demande de travailler et qui ne le veulent pas ! Encore de la confusion…</p>
<p>Ensuite, il y a ce flou sur les commerces essentiels et non essentiels… entre les petits commerces qui doivent fermer, les grandes surfaces qui doivent interdire l’accès à certains rayons et pendant ce temps des sites internet qui continuent à vendre tout ce qui est possible et imaginable ! Difficile de comprendre. Face à tout cela, je me retrouve bien confus…</p>
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<p>Je ne fais pas ce tour d’horizon pour critiquer, comme si moi, je savais… mais c’est bien là, une des difficultés, quand « ceux devraient savoir » n’arrivent plus à faire passer un message clair… la conséquence : la confusion.</p>
<p>J’ai d’ailleurs l’impression que ce flou est amplifié avec les réseaux sociaux. A coup de clic, des quantités et des quantités d’informations sont relayées sur toute la terre, en un instant… Une info fait son importance par le buzz et non par sa véracité… On voit apparaitre de plus en plus de fake news, de fausses informations… D’ailleurs de nombreux médias ont mis en place des services spécifiques de vérification pour essayer d’atténuer cette confusion… et de nous aider à être le relais de vraies informations…</p>
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<p>Cette période de confusion voit apparaître de plus en plus de théorie du complot. Des personnes se font les relais d’hypothèses selon lesquelles un événement politique serait causé par l'action concertée et secrète d'un groupe de personnes qui auraient intérêt à ce qu'il se produise. On cherche à mettre en garde les citoyens qui seraient manipuler et à qui on cacherait la vérité. C’est aussi d’une certaine manière ce que font ce que l’on appelle les « lanceurs d’alerte »…  des personnes qui dénoncent un danger, un risque ou un scandale, qui adressent un signal d'alarme, en espérant enclencher un processus de régulation, de controverse ou de mobilisation collective. On peut citer par exemple les lanceurs d’alerte pour le sang contaminé, le Médiator, Edward Snowden, les Football Leaks… Difficile parfois ce savoir si une dénonciation est une théorie du complot ou une démarche de lanceur d’alerte…</p>
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<p>Pour finir, j’ai pu entendre dernièrement une conférence de Jacques Lecomte sur le sujet « Espérer malgré les défis sanitaires actuels ». C’est un psychologue français, l'un des principaux experts francophones de la psychologie positive. Dans cette intervention, il a mis en avant que le monde va bien mieux qu’on ne le pense. C’est d’ailleurs le titre de son dernier livre « Le monde va beaucoup mieux que vous ne le croyez ! »… Un discours qui tranche avec les informations continues des médias sur un monde et une société qui vont mal… Encore, un point de réflexion qui amène peut-être un peu de confusion…</p>
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<p>Alors comment s’y retrouver ? Comment y voir clair ? Comment sortir de cette confusion ? Loin de moi, de penser avoir la solution… peut-être que la première étape est de prendre conscience de cette confusion. Pour ceux qui ont fait l’expérience de skier par « jour blanc », c’est-à-dire dans le brouillard, on est dans la confusion… on ne sait plus si on descend, si on tourne à droite ou à gauche… On a le « mal de mer ». Un comble ! Que faire ? Se rendre compte que l’on ne sait plus où l’on va… puis s’arrêter… et enfin, chercher des points de repères… avec cette météo, il est conseillé de skier près des sapins ou des piquets de bord de pistes… parce qu’un point fixe nous aide à nous repérer et à diminuer une certaines confusions.</p>
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<p>Dans le texte biblique, c’est Jésus qui se présente à l’être humain comme un point de repère. Il veut être celui qui enlève la confusion. Voilà ce qu’il dit dans un texte de l’Evangile de Jean, chapitre 14, verset 6 : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». C’est à la fois, une invitation personnelle à réfléchir sur quel chemin de vie je suis… est-ce un chemin jalonné par la vérité et qui m’amène par la vie ? C’est une réflexion personnelle, mais cela peut aussi être des critères de lecture face à cette actualité confuse… en recherchant ce qui est vrai et ce qui amène et produit la vie !</p>
<p><b>Samuel DINSENMEYER, le 09/11/2020<br /></b></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 16 Nov 2020 11:15:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>Confusion - Reflets d'actualités par Samuel Dinsenmeyer - Une approche chrétienne de l'actualité de la semaine</itunes:title>
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      <title>Tout se tient - Reflet d'actualités avec Joël Fayard - Une approche chrétienne de l'actualtié de la semaine</title>
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      <description>Il y a quelques semaines à ce même micro, je faisais la triste constatation que, d’une semaine sur l’autre, les sujets à aborder au cours de ces chroniques d’actualité se résumaient, hélas, en une alternance quasi régulière entre 2 sujets : les frappes aveugles d’un islamisme intégriste et les conséquences d’une pandémie galopante…Mais alors, que dire en cette dernière semaine d’octobre 2020 où, dans la même semaine, une attaque terroriste à Nice fait 3 morts et on voit la mise en place du re-confinement de la population, alors que l’on croyait ces épisodes derrière nous ? Le temps, les événements s’emballent devant des populations prises en otage et impuissantes.Il y a quelques jours, lors d’un débat animé sur France inter par Natacha Polony, directrice du journal Marianne et le politologue Gilles Finchelstein, une phrase a retenu mon attention, lorsque le politologue a déclaré : « L’angoisse qui monte à travers le monde est le résultat de 4 éléments qui, bien que semblant ne pas avoir de liens les uns avec les autres, inquiètent pourtant de plus en plus les populations car ces phénomènes se produisent simultanément et semblent ne pas avoir de solutions ».Et de citer en 1- la montée du radicalisme musulman, en 2 - la pandémie du Covid-19, en 3 - la situation alarmiste des finances du monde et en 4 – le réchauffement climatique mondial.Reprendre ces 4 thèmes, c’est constater que :• Les radicalistes musulmans se moquent des discours et des appels apaisants des autorités officielles de l’Islam et poursuivent leurs oeuvres de radicalisation et de terreur.• La pandémie du Covid-19 repart de plus belle et certains commencent même à parler d’une troisième vague pour le printemps 2021.• Les finances des sociétés industrielles du monde entier sont aux abois. Pourra-t-on ainsi indéfiniment injecter de l’argent dans ces économies mises à mal par les conséquences du virus ?• Le réchauffement climatique, quant à lui, poursuit son oeuvre destructrice et ses effets visibles dans la fonte des glaciers, dans le réchauffement du permafrost ou bien l’élévation du niveau des mers, laissent présager d’un proche avenir plus qu’inquiétant.Mais ces 4 sujets ne sont pas les seuls, car on pourrait aussi rajouter la démographie galopante qui fait qu’en une seule génération, nous avons quadruplé la population sur terre, passant de 2 milliards d’individus en 1930 à 8 milliards en 2020. Soit 90 ans plus tard. Imaginez la terre à la fin de ce siècle si la population mondiale devait ainsi à nouveau être multipliée par 4 d’ici 2100 ! D’autant que, pendant ce temps, les ressources de la terre s’épuisent et se tarissent.A ce propos, avez-vous vu la semaine dernière ce communiqué de la société américaine Exxon, spécialisée dans l’exploitation des champs pétrolifères lorsqu’ils déclarent ; propos rapportés par le journal « Le Monde » : « Conformément aux prévisions établies dès les années 1990, nous nous acheminons vers un déclin de l’approvisionnement en pétrole pour les années 2030 ». https://www.lemonde.fr/le-monde-evenements/article/2020/10/15/le-petrole-a-t-il-amorce-un-lent-declin_6056088_4333359.htmlComment ça : dès 2030 ? Mais 2030, c’est dans 10 ans, c’est donc pour demain !Il y a plusieurs façons de réagir à ces propos que je tiens aujourd’hui à ce micro.• Soit les balayer d’un revers de main en disant : mais qui est-il, lui et quelles sont ses sources pour nous annoncer de tels lendemains anxiogènes et sans solutions ?• On pourra aussi penser : on verra bien, nous n’y sommes pas encore, on verra à ce moment-là !• On peut se dire : mais non, l’homme jusqu’ici et malgré les difficultés croissantes s’en est toujours bien sorti. Inutile alors de paniquer et d’imaginer le pire. Oui c’est vrai, cela s’est en effet passé ainsi : jusqu’à présent, jusqu’ici !• Mais peut-être cultivons-nous, chérissons-nous l'idée que bientôt, dans quelques temps, un traitement, un vaccin, un professeur, un chercheur tel un de ces savants géniaux du début du XXème siècle va nous refaire le coup et inventer et produire le produit miracle qui surgira comme ça, sauvant inextrémice et d'un coup l'humanité du marasme dans lequel elle se débat en ce début de XXIème siècle ? Pasteur l’a bien fait, alors !• On peut aussi conscient des vérités annoncées et que l’on comprend incontournables se replier sur soi, figés, impuissants et résignés, attendant la succession et le déroulement des manifestations hostiles annoncées…• Et puis, on peut enfin, tout en sachant que la période qui arrive s’ouvre à l’inconnu et aux difficultés grandissantes, se rappeler les promesses de Jésus, le Christ, lorsqu'il l'affirme dans Matthieu 24.37-39 « Ce qui s’est passé du temps de Noé se passera de la même façon quand viendra le Fils de l’homme. En effet, à cette époque, avant le déluge, les gens mangeaient et buvaient, se mariaient ou donnaient leurs filles en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; ils ne se rendirent compte de rien jusqu’au moment où le déluge vint et les emporta tous. Ainsi en serat-il quand viendra le Fils de l’homme ».Il est vrai que, pour ceux qui auront à vivre ces événements, cela va sûrement devenir de plus en plus difficile. Alors on prie pour que cela ne nous concerne pas, mais concerne une autre population, la génération suivante ! Nous aimerions tellement dire à ceux que nous aimons que tout va s'arranger, que nous laissons aux générations futures une terre en ordre de marche et armée pour faire face aux défis de notre temps. Et même si, par peur ou comme pour conjurer le sort, nous revendiquons ou proclamons des jours meilleurs et qui arrivent, n'y a-t-il pas au fond de nous une voix qui sait bien, elle, que l'on ne peut plus ainsi renverser la vapeur et que l'inéluctable est en marche et que ce sont ces temps troublés qui se préparent et qui arrivent.Pourtant ce n’est pas un message de peur, d’anxiété et de désespoir qui habite le chrétien, car il sait que les promesses du Christ sont certaines.Espoir, confiance et paix, tels sont les encouragements qui accompagnent le chrétien en ces temps de trouble, car le Christ l'affirme dans Jean 16.33 « Je vous ai dit cela afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez à souffrir dans le monde, mais prenez courage : car moi, j'ai vaincu le monde. »
Joël Fayard – mardi 3 novembre 2020</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Il y a quelques semaines à ce même micro, je faisais la triste constatation que, d’une semaine sur l’autre, les sujets à aborder au cours de ces chroniques d’actualité se résumaient, hélas, en une alternance quasi régulière entre 2 sujets : les frappes aveugles d’un islamisme intégriste et les conséquences d’une pandémie galopante…<br />Mais alors, que dire en cette dernière semaine d’octobre 2020 où, dans la même semaine, une attaque terroriste à Nice fait 3 morts et on voit la mise en place du re-confinement de la population, alors que l’on croyait ces épisodes derrière nous ? Le temps, les événements s’emballent devant des populations prises en otage et impuissantes.<br />Il y a quelques jours, lors d’un débat animé sur France inter par Natacha Polony, directrice du journal Marianne et le politologue Gilles Finchelstein, une phrase a retenu mon attention, lorsque le politologue a déclaré : « L’angoisse qui monte à travers le monde est le résultat de 4 éléments qui, bien que semblant ne pas avoir de liens les uns avec les autres, inquiètent pourtant de plus en plus les populations car ces phénomènes se produisent simultanément et semblent ne pas avoir de solutions ».<br />Et de citer en 1- la montée du radicalisme musulman, en 2 - la pandémie du Covid-19, en 3 - la situation alarmiste des finances du monde et en 4 – le réchauffement climatique mondial.<br />Reprendre ces 4 thèmes, c’est constater que :<br />• Les radicalistes musulmans se moquent des discours et des appels apaisants des autorités officielles de l’Islam et poursuivent leurs oeuvres de radicalisation et de terreur.<br />• La pandémie du Covid-19 repart de plus belle et certains commencent même à parler d’une troisième vague pour le printemps 2021.<br />• Les finances des sociétés industrielles du monde entier sont aux abois. Pourra-t-on ainsi indéfiniment injecter de l’argent dans ces économies mises à mal par les conséquences du virus ?<br />• Le réchauffement climatique, quant à lui, poursuit son oeuvre destructrice et ses effets visibles dans la fonte des glaciers, dans le réchauffement du permafrost ou bien l’élévation du niveau des mers, laissent présager d’un proche avenir plus qu’inquiétant.<br />Mais ces 4 sujets ne sont pas les seuls, car on pourrait aussi rajouter la démographie galopante qui fait qu’en une seule génération, nous avons quadruplé la population sur terre, passant de 2 milliards d’individus en 1930 à 8 milliards en 2020. Soit 90 ans plus tard. Imaginez la terre à la fin de ce siècle si la population mondiale devait ainsi à nouveau être multipliée par 4 d’ici 2100 ! D’autant que, pendant ce temps, les ressources de la terre s’épuisent et se tarissent.<br />A ce propos, avez-vous vu la semaine dernière ce communiqué de la société américaine Exxon, spécialisée dans l’exploitation des champs pétrolifères lorsqu’ils déclarent ; propos rapportés par le journal « Le Monde » : « Conformément aux prévisions établies dès les années 1990, nous nous acheminons vers un déclin de l’approvisionnement en pétrole pour les années 2030 ». https://www.lemonde.fr/le-monde-evenements/article/2020/10/15/le-petrole-a-t-il-amorce-un-lent-declin_6056088_4333359.html<br />Comment ça : dès 2030 ? Mais 2030, c’est dans 10 ans, c’est donc pour demain !<br />Il y a plusieurs façons de réagir à ces propos que je tiens aujourd’hui à ce micro.<br />• Soit les balayer d’un revers de main en disant : mais qui est-il, lui et quelles sont ses sources pour nous annoncer de tels lendemains anxiogènes et sans solutions ?<br />• On pourra aussi penser : on verra bien, nous n’y sommes pas encore, on verra à ce moment-là !<br />• On peut se dire : mais non, l’homme jusqu’ici et malgré les difficultés croissantes s’en est toujours bien sorti. Inutile alors de paniquer et d’imaginer le pire. Oui c’est vrai, cela s’est en effet passé ainsi : jusqu’à présent, jusqu’ici !<br />• Mais peut-être cultivons-nous, chérissons-nous l'idée que bientôt, dans quelques temps, un traitement, un vaccin, un professeur, un chercheur tel un de ces savants géniaux du début du XXème siècle va nous refaire le coup et inventer et produire le produit miracle qui surgira comme ça, sauvant inextrémice et d'un coup l'humanité du marasme dans lequel elle se débat en ce début de XXIème siècle ? Pasteur l’a bien fait, alors !<br />• On peut aussi conscient des vérités annoncées et que l’on comprend incontournables se replier sur soi, figés, impuissants et résignés, attendant la succession et le déroulement des manifestations hostiles annoncées…<br />• Et puis, on peut enfin, tout en sachant que la période qui arrive s’ouvre à l’inconnu et aux difficultés grandissantes, se rappeler les promesses de Jésus, le Christ, lorsqu'il l'affirme dans Matthieu 24.37-39 « Ce qui s’est passé du temps de Noé se passera de la même façon quand viendra le Fils de l’homme. En effet, à cette époque, avant le déluge, les gens mangeaient et buvaient, se mariaient ou donnaient leurs filles en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; ils ne se rendirent compte de rien jusqu’au moment où le déluge vint et les emporta tous. Ainsi en serat-il quand viendra le Fils de l’homme ».<br />Il est vrai que, pour ceux qui auront à vivre ces événements, cela va sûrement devenir de plus en plus difficile. Alors on prie pour que cela ne nous concerne pas, mais concerne une autre population, la génération suivante ! Nous aimerions tellement dire à ceux que nous aimons que tout va s'arranger, que nous laissons aux générations futures une terre en ordre de marche et armée pour faire face aux défis de notre temps. Et même si, par peur ou comme pour conjurer le sort, nous revendiquons ou proclamons des jours meilleurs et qui arrivent, n'y a-t-il pas au fond de nous une voix qui sait bien, elle, que l'on ne peut plus ainsi renverser la vapeur et que l'inéluctable est en marche et que ce sont ces temps troublés qui se préparent et qui arrivent.<br />Pourtant ce n’est pas un message de peur, d’anxiété et de désespoir qui habite le chrétien, car il sait que les promesses du Christ sont certaines.<br />Espoir, confiance et paix, tels sont les encouragements qui accompagnent le chrétien en ces temps de trouble, car le Christ l'affirme dans Jean 16.33 « Je vous ai dit cela afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez à souffrir dans le monde, mais prenez courage : car moi, j'ai vaincu le monde. »</p>
<p><br />Joël Fayard – mardi 3 novembre 2020</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 13 Nov 2020 06:15:00 +0000</pubDate>
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      <title>Laïcité, es-tu morte ?- Reflet d'actualité avec Philippe Penner - Une approche chrétienne de l'actualité de la semaine</title>
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      <description>En cette nouvelle semaine d’actualité les sujets ne manquent pas. Coronavirus, test, couvre-feu, confinement, élection américaine, hausse de la violence, loi sur la bioéthique, poussée des nationalismes, explosion de la pauvreté. Je voudrais vous parler d’un sujet qui revient, lui aussi, de manière violente dans l’actualité : la laïcité.
 
Ce week-end le président Turc, Recep Erdogan s’est affiché contre le président français Emmanuel Macron, je cite : "Tout ce qu'on peut dire d'un chef d'Etat qui traite des millions de membres de communautés religieuses différentes de cette manière, c'est : 'allez d'abord faire des examens de santé mentale". Le ton monte entre Ankara et Paris, sur la question des caricatures à caractère religieux, entendez particulièrement les caricatures visant l’Islam et le prophète Mahomet. Les deux pays laïcs sont en profond désaccord. C’est à coup de phrases chocs, de déclarations publiques, de boycott de produits d’importation, de convocations diplomatiques que les deux protagonistes s’affrontent. Mais où cette escalade s’arrêtera-t-elle ? 
 
Faisons un bref retour sur la chronologie des faits :
Tout commence avec un projet de loi sur le séparatisme religieux. Depuis de nombreuses années, la France voit apparaitre des écoles confessionnelles d’origine musulmane. L’école confessionnelle n’est pas une nouveauté en France. On peut même dire que depuis la séparation de l’Etat et de la religion en 1905, les écoles confessionnelles d’abord catholiques puis juives, protestantes, évangéliques ne cessent d’augmenter. Mais c’est un nouveau phénomène qui apparait : le séparatisme.  Ce terme en lui-même crée déjà l’incompréhension. A quel moment peut-on dire qu’il y a séparatisme ? Qu’est ce qui définit la ligne rouge à ne pas franchir ?  C’est au législateur de répondre à cette question et de définir un cadre et la tâche est ardue.
 
Le deuxième fait marquant qui relance la question de la laïcité, est l’abominable assassinat de Samuel Paty. Cet enseignant d’histoire géographie avait présenté dans le cadre du cours d’éducation civique, les caricatures du journal satirique Charlie hebdo. Suite aux remous idéologiques, créés notamment sur les réseaux sociaux, un jeune radicalisé a lâchement tué cet enseignant laïc en pleine rue, en plein jour. C’est toute la république qui est touchée, le corps enseignant, mais aussi la liberté d’expression qui est encore une fois endeuillée 5 ans après les attaques non moins dramatiques du même journal satirique provoquant la mort de plusieurs personnes de renoms. Lors des obsèques de Samuel Paty au temple de l’enseignement, la Sorbonne, le président Macron dira que la France ne renoncera pas aux caricatures et aux dessins.
 
La troisième étape de ce débat sur la laïcité se fait à présent sur les plateaux télévisés. Chacun, journaliste, sociologue, politique, religieux chrétien, musulman, ou juif commente, argumente ce que doit être la laïcité, ce qu’elle est, ce qu’elle n’est pas. Dans cette cacophonie apologétique difficile de savoir qui a raison et qui a tort. Les défenseurs d’une laïcité dure sans aucun signe ou expression religieuse dans la sphère publique se confrontent à ceux qui prônent une laïcité qui respecte la religion de chacun et donc tolèrent dans la sphère publique les signes religieux. Quel que soit le bord, tout le monde est d’accord pour dire que la violence et l’isolement doctrinal n’ont pas leur place. Mais alors comment trouver un terrain d’entente entre ultrareligieux et libéralistes, entre laïcards et religieux ?
 
Le débat est loin, très loin d’être clôturé. Le pourrait-il un jour ?
 
J’en reviens à présent à ce dernier épisode entre les deux présidents turc et français. J’en reviens finalement à la véritable problématique qui dure depuis des millénaires. Le problème est-il la religion ? la place de la religion dans la société ? La conception de la laïcité ? Non, il n’y a qu’un seul problème depuis Jésus-Christ, ou Mahomet en passant par les croisades jusqu’aux guerres modernes… C’est le problème du pouvoir ! Tantôt exercé par un roi, un empereur ou un dictateur. Tantôt exercé par un pape ou un khalife.
 
Alors oui la laïcité est une très bonne chose mais faut-il la dégager elle aussi de tout abus de pouvoir, de vengeance vis-à-vis de la sphère religieuse ? La religion « abuseur » des peuples peut le devenir aussi sous la forme de la laïcité. La nouvelle religion laïque !
 
Le premier texte laïc bien avant Jean Jaurès ou l’édit de tolérance de Voltaire, fut écrit par un homme qui s’appelait Jésus de Nazareth. Alors que déjà de son temps les chefs religieux voulaient le mettre en porte-à-faux avec les hommes politiques. Il répondit très simplement de rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César.
Voici les bases de la laïcité : la séparation des pouvoirs pour que l’on ne confonde pas ce qui est d’ordre spirituel et ce qui est d’ordre législatif et organisationnel.
 
Le dialogue de sourds entre Erdogan et Macron le montre bien. Ils ne parlent pas de la même chose. Ils ne parlent pas au même public. Certains sûrement plus que d’autres se servent de l’actualité pour servir leur propre intérêt de réélection ou pour remonter dans les sondages. Toutefois tout cela n’a rien à voir avec la religion. C’est une question d’égo, de fierté nationale, de fierté personnelle. Et tout ceci n’est pas la faute de la religion. Les seuls coupables sont ceux qui utilisent la foi à des fins personnelles.
 
Alors Non la laïcité n’est pas morte car c’est à nous tous de la faire vivre et de la défendre comme une valeur fondamentale tout comme l’est la liberté, l’égalité ou la fraternité.

Philippe Penner, le mardi 27 octobre 2020</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>En cette nouvelle semaine d’actualité les sujets ne manquent pas. Coronavirus, test, couvre-feu, confinement, élection américaine, hausse de la violence, loi sur la bioéthique, poussée des nationalismes, explosion de la pauvreté. Je voudrais vous parler d’un sujet qui revient, lui aussi, de manière violente dans l’actualité : la laïcité.</p>
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<p>Ce week-end le président Turc, Recep Erdogan s’est affiché contre le président français Emmanuel Macron, je cite : "Tout ce qu'on peut dire d'un chef d'Etat qui traite des millions de membres de communautés religieuses différentes de cette manière, c'est : 'allez d'abord faire des examens de santé mentale". Le ton monte entre Ankara et Paris, sur la question des caricatures à caractère religieux, entendez particulièrement les caricatures visant l’Islam et le prophète Mahomet. Les deux pays laïcs sont en profond désaccord. C’est à coup de phrases chocs, de déclarations publiques, de boycott de produits d’importation, de convocations diplomatiques que les deux protagonistes s’affrontent. Mais où cette escalade s’arrêtera-t-elle ? </p>
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<p>Faisons un bref retour sur la chronologie des faits :</p>
<p>Tout commence avec un projet de loi sur le séparatisme religieux. Depuis de nombreuses années, la France voit apparaitre des écoles confessionnelles d’origine musulmane. L’école confessionnelle n’est pas une nouveauté en France. On peut même dire que depuis la séparation de l’Etat et de la religion en 1905, les écoles confessionnelles d’abord catholiques puis juives, protestantes, évangéliques ne cessent d’augmenter. Mais c’est un nouveau phénomène qui apparait : le séparatisme.  Ce terme en lui-même crée déjà l’incompréhension. A quel moment peut-on dire qu’il y a séparatisme ? Qu’est ce qui définit la ligne rouge à ne pas franchir ?  C’est au législateur de répondre à cette question et de définir un cadre et la tâche est ardue.</p>
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<p>Le deuxième fait marquant qui relance la question de la laïcité, est l’abominable assassinat de Samuel Paty. Cet enseignant d’histoire géographie avait présenté dans le cadre du cours d’éducation civique, les caricatures du journal satirique Charlie hebdo. Suite aux remous idéologiques, créés notamment sur les réseaux sociaux, un jeune radicalisé a lâchement tué cet enseignant laïc en pleine rue, en plein jour. C’est toute la république qui est touchée, le corps enseignant, mais aussi la liberté d’expression qui est encore une fois endeuillée 5 ans après les attaques non moins dramatiques du même journal satirique provoquant la mort de plusieurs personnes de renoms. Lors des obsèques de Samuel Paty au temple de l’enseignement, la Sorbonne, le président Macron dira que la France ne renoncera pas aux caricatures et aux dessins.</p>
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<p>La troisième étape de ce débat sur la laïcité se fait à présent sur les plateaux télévisés. Chacun, journaliste, sociologue, politique, religieux chrétien, musulman, ou juif commente, argumente ce que doit être la laïcité, ce qu’elle est, ce qu’elle n’est pas. Dans cette cacophonie apologétique difficile de savoir qui a raison et qui a tort. Les défenseurs d’une laïcité dure sans aucun signe ou expression religieuse dans la sphère publique se confrontent à ceux qui prônent une laïcité qui respecte la religion de chacun et donc tolèrent dans la sphère publique les signes religieux. Quel que soit le bord, tout le monde est d’accord pour dire que la violence et l’isolement doctrinal n’ont pas leur place. Mais alors comment trouver un terrain d’entente entre ultrareligieux et libéralistes, entre laïcards et religieux ?</p>
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<p>Le débat est loin, très loin d’être clôturé. Le pourrait-il un jour ?</p>
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<p>J’en reviens à présent à ce dernier épisode entre les deux présidents turc et français. J’en reviens finalement à la véritable problématique qui dure depuis des millénaires. Le problème est-il la religion ? la place de la religion dans la société ? La conception de la laïcité ? Non, il n’y a qu’un seul problème depuis Jésus-Christ, ou Mahomet en passant par les croisades jusqu’aux guerres modernes… C’est le problème du pouvoir ! Tantôt exercé par un roi, un empereur ou un dictateur. Tantôt exercé par un pape ou un khalife.</p>
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<p>Alors oui la laïcité est une très bonne chose mais faut-il la dégager elle aussi de tout abus de pouvoir, de vengeance vis-à-vis de la sphère religieuse ? La religion « abuseur » des peuples peut le devenir aussi sous la forme de la laïcité. La nouvelle religion laïque !</p>
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<p>Le premier texte laïc bien avant Jean Jaurès ou l’édit de tolérance de Voltaire, fut écrit par un homme qui s’appelait Jésus de Nazareth. Alors que déjà de son temps les chefs religieux voulaient le mettre en porte-à-faux avec les hommes politiques. Il répondit très simplement de rendre à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César.</p>
<p>Voici les bases de la laïcité : la séparation des pouvoirs pour que l’on ne confonde pas ce qui est d’ordre spirituel et ce qui est d’ordre législatif et organisationnel.</p>
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<p>Le dialogue de sourds entre Erdogan et Macron le montre bien. Ils ne parlent pas de la même chose. Ils ne parlent pas au même public. Certains sûrement plus que d’autres se servent de l’actualité pour servir leur propre intérêt de réélection ou pour remonter dans les sondages. Toutefois tout cela n’a rien à voir avec la religion. C’est une question d’égo, de fierté nationale, de fierté personnelle. Et tout ceci n’est pas la faute de la religion. Les seuls coupables sont ceux qui utilisent la foi à des fins personnelles.</p>
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<p>Alors Non la laïcité n’est pas morte car c’est à nous tous de la faire vivre et de la défendre comme une valeur fondamentale tout comme l’est la liberté, l’égalité ou la fraternité.</p>

<p>Philippe Penner, le mardi 27 octobre 2020</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 12 Nov 2020 00:15:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>Laïcité, es-tu morte ?- Reflet d'actualité avec Philippe Penner - Une approche chrétienne de l'actualité de la semaine</itunes:title>
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      <title>Une religion d'amour - Joël Fayard #Reflets d'actualité, un regard chrétien sur l'actualité de la semaine</title>
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      <description>L’actualité, depuis quelques temps déjà, oscille quasi quotidiennement entre ces deux thèmes récurrents que sont les conflits ayant pour base les oppositions religieuses, que ce soit en France ou de par le monde et bien sûr, les méfaits causés par la pandémie du Coronavirus en France et dans le monde. Et au moment où je rédige cette chronique, la France est une fois de plus et à nouveau confrontée à une attaque terroriste.Ce WE à Conflans-Sainte-Honorine, un homme, un enseignant, a été décapité par un intégriste musulman qui lui faisait reproche d’avoir montré dans sa classe, à ses élèves, dans le cadre d’un éveil à la conscience et au respect de la laïcité, des caricatures du prophète de l’Islam, celles-là mêmes produites par les dessinateurs de Charlie Hebdo.Vais-je donc faire une nouvelle chronique pour dénoncer ces excès, cette intolérance, le dégout et le rejet que nous inspirent ces actes barbares ? Nous sommes nombreux et majoritaires dans notre pays de France, que l’on soit laïcs, chrétiens, bouddhistes, ou bien d’autres encore à dénoncer quasi unanimement, autorités musulmanes en tête, ces actes d’intolérance. Ils sont dénoncés et condamnés et notre antenne, notamment dans le cadre de ces « Reflets d’Actualité », s’en est déjà plusieurs fois fait l’écho.Il ne s’agit pourtant de l’oeuvre que de quelques fanatiques ignorants des enseignements du coran et de ces prescriptions et uniquement galvanisés par ces imams autoproclamés, extrémistes radicalisés, non reconnus par les autorités musulmanes officielles de France.Oui bien sûr, dénoncer, désigner du doigt, mettre à l’index, se désolidariser de ces comportements inadmissibles…Mais je me suis demandé s’il n’y avait pas une autre conséquence, un autre risque tel celui qui se profile et qui est déjà là chez nombre d’observateurs lorsqu’ils se disent en toute logique, et on l’entend çà et là :- Mais c’est incroyable ça le mal que peuvent faire toutes ces religions et toutes ces croyances. Cela fait des siècles, voire des millénaires que cela existe et qu’au non de leurs divinités ou de leurs croyances les adeptes de ces différentes façons de célébrer leur culte tuent et massacrent tous ceux qui ne pensent ou n’agissent pas comme eux.Et dans un raccourci somme toute bien compréhensible, beaucoup en viennent à penser, voire à dire tout haut, je l’ai encore entendu cette semaine :- Supprimons toutes les religions, interdisons-les d’exercer, de proliférer et de se répandre comme une lèpre. On sera ainsi beaucoup plus libre et heureux sans la pression de ces « fous de dieu » et de leurs agissements néfastes !Oui cette pensée existe et elle s’exprime et refait surface chaque fois que des exactions sont faites au nom de la religion. On peut comprendre ce réflexe de peur et de rejet face à ces dérives. Aujourd’hui, celle d’un islam radical, mais hier face aux exactions d’une religion chrétienne semant la terreur par l’inquisition et le bûcher.Cela, c’était au temps où autorités civiles et religieuses se confondaient en une seule autorité.Il a fallu du temps pour dissocier ces deux entités et ce n’est dans le fond qu’assez récemment que l’Eglise et l’Etat ont vu leur autorité séparée, du moins en France. C’était en 1904, dans une loi promulguant et imposant cette séparation.Faudra-t-il ainsi aller plus loin en interdisant tous cultes, quels qu’ils soient comme certains l’évoquent suite à la violence imposée par certains fanatiques ?Cela pourrait surement satisfaire ceux qui n’ayant pas la foi, réclament cette interdiction.Mais il y a tout lieu de penser que les croyants, les fidèles, pacifiques et respectueux : et des autres croyances, et des diverses autorités se trouveraient ainsi mis à l’index et que surement des cultes clandestins et souterrains verraient alors le jour comme ce fut le cas aux temps des Huguenots, au moment de la réforme protestante dans l’Europe des XVème et XVIème siècle.L’URSS, au début du XXème siècle, l’a bien compris puisque les autorités d’un communisme naissant et bien qu’imposant une laïcité hostile à toute religion, n’ont toutefois pas cherché à interdire les cultes de l’église Orthodoxe ces citoyens, chrétiens, représentant des millions de fidèles dans cet immense pays.Vous qui nous écoutez, vous le savez, vous l’entendez, notre radio et ses programmes défendent une foi chrétienne pacifique et cette foi et cette espérance sont plus que jamais nécessaires au chrétien qui y puise force et réconfort.Nous vivons en effet dans un monde qui doit faire face à des violences religieuses, mais aussi à cette incroyable pandémie qui met à mal santé et économie et dont nous ne savons jusqu’où elle nous emmènera dans le temps.Il faut aussi faire face à cette sourde angoisse qui monte en nous lorsque l’on veut se projeter dans le futur car nous nous heurtons de plus en plus souvent à ces constatations que renvoie la terre. Car comment ne pas être inquiet face à l’explosion démographique de la terre, alors que dans le même temps, ses ressources s’épuisent, face aux conséquences du réchauffement climatique et qui ne laissent guère de place à l’optimisme. Devant les grandes craintes de son existence, le croyant se tourne tout naturellement vers Dieu et cherche à comprendre ses plans afin de faire face aux circonstances et aléas de sa vie.En ces temps de troubles et au moment où la religion est de plus en plus : soit attaquée, soit méprisée et rejetée, il reste nombres de croyants, des chrétiens qui, confiants dans les messages d’espérances de la bible et du Christ, mettent leur foi et leur confiance en ce Dieu et Père qui, il l’a promis, jamais n’abandonnera ses enfants, ses créatures, au moment où précisément l’humanité en a le plus besoin.C’est cette croyance que nous voulons défendre, faire connaître et vivre quotidiennement.Nous détournant de ces croyances d’un Dieu qui punit, châtie, demande vengeance, sacrifice et réparation, nous voulons présenter et défendre un Dieu de tolérance, de pardon, de douceur et d’amour.Je ne reconnais pas le Dieu d’amour que je connais et que j’adore dans les violences de ces fanatismes, c’est pourquoi je ne peux que me dissocier et ne peut que me tenir éloigné de ces revendication et exactions prônant la vengeance et semant la mort.Loin de toute autre considération nous ne demandons qu’à vivre notre culte de prière et d’adoration dans la paix, le partage et l’amour, car nous ne nous réclamons que de la tendre autorité d’un Père bienveillant qui ne veut que le bonheur et l’épanouissement de ses enfants dans la liberté d’un amour partagé.
Joël Fayard – grandir@gmx.fr 20 octobre 2020</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>L’actualité, depuis quelques temps déjà, oscille quasi quotidiennement entre ces deux thèmes récurrents que sont les conflits ayant pour base les oppositions religieuses, que ce soit en France ou de par le monde et bien sûr, les méfaits causés par la pandémie du Coronavirus en France et dans le monde. Et au moment où je rédige cette chronique, la France est une fois de plus et à nouveau confrontée à une attaque terroriste.<br />Ce WE à Conflans-Sainte-Honorine, un homme, un enseignant, a été décapité par un intégriste musulman qui lui faisait reproche d’avoir montré dans sa classe, à ses élèves, dans le cadre d’un éveil à la conscience et au respect de la laïcité, des caricatures du prophète de l’Islam, celles-là mêmes produites par les dessinateurs de Charlie Hebdo.<br />Vais-je donc faire une nouvelle chronique pour dénoncer ces excès, cette intolérance, le dégout et le rejet que nous inspirent ces actes barbares ? Nous sommes nombreux et majoritaires dans notre pays de France, que l’on soit laïcs, chrétiens, bouddhistes, ou bien d’autres encore à dénoncer quasi unanimement, autorités musulmanes en tête, ces actes d’intolérance. Ils sont dénoncés et condamnés et notre antenne, notamment dans le cadre de ces « Reflets d’Actualité », s’en est déjà plusieurs fois fait l’écho.<br />Il ne s’agit pourtant de l’oeuvre que de quelques fanatiques ignorants des enseignements du coran et de ces prescriptions et uniquement galvanisés par ces imams autoproclamés, extrémistes radicalisés, non reconnus par les autorités musulmanes officielles de France.<br />Oui bien sûr, dénoncer, désigner du doigt, mettre à l’index, se désolidariser de ces comportements inadmissibles…<br />Mais je me suis demandé s’il n’y avait pas une autre conséquence, un autre risque tel celui qui se profile et qui est déjà là chez nombre d’observateurs lorsqu’ils se disent en toute logique, et on l’entend çà et là :<br />- Mais c’est incroyable ça le mal que peuvent faire toutes ces religions et toutes ces croyances. Cela fait des siècles, voire des millénaires que cela existe et qu’au non de leurs divinités ou de leurs croyances les adeptes de ces différentes façons de célébrer leur culte tuent et massacrent tous ceux qui ne pensent ou n’agissent pas comme eux.<br />Et dans un raccourci somme toute bien compréhensible, beaucoup en viennent à penser, voire à dire tout haut, je l’ai encore entendu cette semaine :<br />- Supprimons toutes les religions, interdisons-les d’exercer, de proliférer et de se répandre comme une lèpre. On sera ainsi beaucoup plus libre et heureux sans la pression de ces « fous de dieu » et de leurs agissements néfastes !<br />Oui cette pensée existe et elle s’exprime et refait surface chaque fois que des exactions sont faites au nom de la religion. On peut comprendre ce réflexe de peur et de rejet face à ces dérives. Aujourd’hui, celle d’un islam radical, mais hier face aux exactions d’une religion chrétienne semant la terreur par l’inquisition et le bûcher.<br />Cela, c’était au temps où autorités civiles et religieuses se confondaient en une seule autorité.<br />Il a fallu du temps pour dissocier ces deux entités et ce n’est dans le fond qu’assez récemment que l’Eglise et l’Etat ont vu leur autorité séparée, du moins en France. C’était en 1904, dans une loi promulguant et imposant cette séparation.<br />Faudra-t-il ainsi aller plus loin en interdisant tous cultes, quels qu’ils soient comme certains l’évoquent suite à la violence imposée par certains fanatiques ?<br />Cela pourrait surement satisfaire ceux qui n’ayant pas la foi, réclament cette interdiction.<br />Mais il y a tout lieu de penser que les croyants, les fidèles, pacifiques et respectueux : et des autres croyances, et des diverses autorités se trouveraient ainsi mis à l’index et que surement des cultes clandestins et souterrains verraient alors le jour comme ce fut le cas aux temps des Huguenots, au moment de la réforme protestante dans l’Europe des XVème et XVIème siècle.<br />L’URSS, au début du XXème siècle, l’a bien compris puisque les autorités d’un communisme naissant et bien qu’imposant une laïcité hostile à toute religion, n’ont toutefois pas cherché à interdire les cultes de l’église Orthodoxe ces citoyens, chrétiens, représentant des millions de fidèles dans cet immense pays.<br />Vous qui nous écoutez, vous le savez, vous l’entendez, notre radio et ses programmes défendent une foi chrétienne pacifique et cette foi et cette espérance sont plus que jamais nécessaires au chrétien qui y puise force et réconfort.<br />Nous vivons en effet dans un monde qui doit faire face à des violences religieuses, mais aussi à cette incroyable pandémie qui met à mal santé et économie et dont nous ne savons jusqu’où elle nous emmènera dans le temps.<br />Il faut aussi faire face à cette sourde angoisse qui monte en nous lorsque l’on veut se projeter dans le futur car nous nous heurtons de plus en plus souvent à ces constatations que renvoie la terre. Car comment ne pas être inquiet face à l’explosion démographique de la terre, alors que dans le même temps, ses ressources s’épuisent, face aux conséquences du réchauffement climatique et qui ne laissent guère de place à l’optimisme. Devant les grandes craintes de son existence, le croyant se tourne tout naturellement vers Dieu et cherche à comprendre ses plans afin de faire face aux circonstances et aléas de sa vie.<br />En ces temps de troubles et au moment où la religion est de plus en plus : soit attaquée, soit méprisée et rejetée, il reste nombres de croyants, des chrétiens qui, confiants dans les messages d’espérances de la bible et du Christ, mettent leur foi et leur confiance en ce Dieu et Père qui, il l’a promis, jamais n’abandonnera ses enfants, ses créatures, au moment où précisément l’humanité en a le plus besoin.<br />C’est cette croyance que nous voulons défendre, faire connaître et vivre quotidiennement.<br />Nous détournant de ces croyances d’un Dieu qui punit, châtie, demande vengeance, sacrifice et réparation, nous voulons présenter et défendre un Dieu de tolérance, de pardon, de douceur et d’amour.<br />Je ne reconnais pas le Dieu d’amour que je connais et que j’adore dans les violences de ces fanatismes, c’est pourquoi je ne peux que me dissocier et ne peut que me tenir éloigné de ces revendication et exactions prônant la vengeance et semant la mort.<br />Loin de toute autre considération nous ne demandons qu’à vivre notre culte de prière et d’adoration dans la paix, le partage et l’amour, car nous ne nous réclamons que de la tendre autorité d’un Père bienveillant qui ne veut que le bonheur et l’épanouissement de ses enfants dans la liberté d’un amour partagé.</p>
<p><br />Joël Fayard – <a href="mailto:grandir@gmx.fr">grandir@gmx.fr</a> 20 octobre 2020</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 22 Oct 2020 15:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>2ème vague - Philippe Aurouze #Reflets d'actalité , un regard chrétien sur l'actualité</title>
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      <description>A regarder les cartes présentées dans tous les médias en ce moment, nul doute est permis : l’automne est bien là ! Nous y voyons du jaune, de l’orange, du rouge et même de l’écarlate. Les spécialistes se succèdent pour expliquer l’arrivée inéluctable de la deuxième vague. Impossible, semble-t-il, d’y échapper. C’est ainsi ! Comme une fatalité. Depuis mars 2020, nous sommes plongés dans une spirale infernale où il devient difficile de savoir à cause du flot continue d’avis spécialisés, de débats plus ou moins de qualité sur les médias d’information en boucle, de réglementations plus ou moins claires. Les uns développent un sentiment d’anxiété, de peur et se barricadent chez eux limitant tout contact au strict minimum vital. Les autres, par dépit, par ignorance ou par indifférence -pour ne pas employer des termes plus familiers-, bravent les interdits et poursuivent leur vie sociale, relationnelle comme si de rien n’était. D’où l’apparition de nouveaux clusters, l’affolement des autorités sanitaires et de nouvelles contraintes pour endiguer la propagation du virus.
 
Le mot est lâché : virus ! Covid-19 ! Impossible de passer à côté en ces temps troublés ici et de par le monde. Peut-être vaudrait-il mieux évoqué d’autres sujets, moins anxiogènes, moins redondants.
 
Néanmoins, avec cette deuxième vague… Remarquez qu’aucun ne s’exprime en parlant de seconde vague. Le terme second signifiant qu’il n’y aura rien après alors que deuxième peut laisser la place au troisième voire plus. Aucun scientifique ne peut garantir, même avec l’arrivée d’un supposé vaccin, que cette deuxième vague ne sera que la seconde ! Malheureusement.
 
Néanmoins, disais-je, avec cette deuxième vague, la distanciation physique souvent confondue avec la distanciation sociale –terme consacré-, devient quasi la norme. L’utilisation exponentiel des réseaux sociaux, des plateformes de visioconférence en témoigne. Et en plus, c’est bon pour la planète car cela réduit les déplacements ! L’écologie récupératrice passe par là. Et puis, que de temps gagné. Il semblerait que le télétravail rende plus efficace. A démontrer sur la durée. En effet, l’individu ne peut faire société sans liens, sans relations concrètes, sans proximité. « Des gestes physiques, des expressions du visage, des silences, le langage corporel, voire du parfum, le tremblement des mains, le rougissement, la transpiration sont nécessaires, car tout cela parle et fait partie de la communication humaine. […] La connexion numérique ne suffit pas pour construire des ponts, elle ne suffit pas pour unir l’humanité »[1] écrit le Pape François dans sa dernière encyclique publiée la semaine dernière. Les penseurs, les philosophes, les sociologues, les psychologues, les éducateurs et bien d’autres interpellent la société dans le même sens. Comment faire société à distance les uns des autres ?
 
La deuxième vague aura des conséquences bien plus dramatique que la première. D’abord parce que nous connaissons maintenant les effets du virus mais aussi parce que les Etats, les personnels de santé, les entreprises auront beaucoup de difficulté à porter à bout de bras l’ensemble d’une société affectée et dont les individus se replient sur eux-mêmes.
 
A nous d’inventer des formes de proximité nouvelles. A nous d’affuter notre regard afin qu’il perçoive mieux celles et ceux qui décrochent, souffrent d’isolement, de solitude. Et, comme nous le savons que trop bien, nous pouvons être seul au milieu de la foule !
 
Avec cette deuxième vague, une chance, des opportunités s’offrent à chacun : repenser ses modalités de fonctionnement ; réviser ses priorités ; revoir ses relations ; etc. Peut-être moins mais mieux. Vraisemblablement différemment. « La religion pure et authentique consiste à prendre soin des orphelins et des veuves dans leur détresse »[2] écrivait l’apôtre Jacques au début de l’Eglise naissante. Jésus invitait également ses disciples à prendre soin des plus faibles, des oubliés, des mis-de-côté[3]. C’est d’ailleurs une constante dans toute la Bible.
 
Avec la deuxième vague, cet état d’esprit demeure voire s’élargit à tous les « en dehors du réseau ». Vous savez, tous ceux dont nous n’avons plus de nouvelles ou seulement par personnes interposées car ils n’apparaissent pas sur Facebook, Insta ou WhatsApp.
 
Avec la deuxième vague, nous voici responsable de « notre prochain »[4], de notre voisin. Bien plus et certainement mieux qu’avant. C’est compliqué. C’est risqué. Mais c’est le seul moyen de rester société, ensemble.
 
Et qui sait, soyons utopistes, une fois la pandémie éradiquée, ces nouvelles formes d’entraide, de soutien, de proximité pourront perdurer. L’avenir nous le dira.
Philippe Aurouze
Semaine 2020-42

[1] Pape François, Fratelli tutti, Cerf, Bayard, Mame, 2020, p. 33.
[2] La Bible, Jacques 1.27 (BFC)
[3] Voir entre autres La Bible, Matthieu 25.31-46
[4] Voir l’histoire racontée par Jésus dite La parabole du bon samaritain, La Bible, Luc 10.25-36</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>A regarder les cartes présentées dans tous les médias en ce moment, nul doute est permis : l’automne est bien là ! Nous y voyons du jaune, de l’orange, du rouge et même de l’écarlate. Les spécialistes se succèdent pour expliquer l’arrivée inéluctable de la deuxième vague. Impossible, semble-t-il, d’y échapper. C’est ainsi ! Comme une fatalité. Depuis mars 2020, nous sommes plongés dans une spirale infernale où il devient difficile de savoir à cause du flot continue d’avis spécialisés, de débats plus ou moins de qualité sur les médias d’information en boucle, de réglementations plus ou moins claires. Les uns développent un sentiment d’anxiété, de peur et se barricadent chez eux limitant tout contact au strict minimum vital. Les autres, par dépit, par ignorance ou par indifférence -pour ne pas employer des termes plus familiers-, bravent les interdits et poursuivent leur vie sociale, relationnelle comme si de rien n’était. D’où l’apparition de nouveaux clusters, l’affolement des autorités sanitaires et de nouvelles contraintes pour endiguer la propagation du virus.</p>
<p> </p>
<p>Le mot est lâché : virus ! Covid-19 ! Impossible de passer à côté en ces temps troublés ici et de par le monde. Peut-être vaudrait-il mieux évoqué d’autres sujets, moins anxiogènes, moins redondants.</p>
<p> </p>
<p>Néanmoins, avec cette deuxième vague… Remarquez qu’aucun ne s’exprime en parlant de seconde vague. Le terme second signifiant qu’il n’y aura rien après alors que deuxième peut laisser la place au troisième voire plus. Aucun scientifique ne peut garantir, même avec l’arrivée d’un supposé vaccin, que cette deuxième vague ne sera que la seconde ! Malheureusement.</p>
<p> </p>
<p>Néanmoins, disais-je, avec cette deuxième vague, la distanciation physique souvent confondue avec la distanciation sociale –terme consacré-, devient quasi la norme. L’utilisation exponentiel des réseaux sociaux, des plateformes de visioconférence en témoigne. Et en plus, c’est bon pour la planète car cela réduit les déplacements ! L’écologie récupératrice passe par là. Et puis, que de temps gagné. Il semblerait que le télétravail rende plus efficace. A démontrer sur la durée. En effet, l’individu ne peut faire société sans liens, sans relations concrètes, sans proximité. « Des gestes physiques, des expressions du visage, des silences, le langage corporel, voire du parfum, le tremblement des mains, le rougissement, la transpiration sont nécessaires, car tout cela parle et fait partie de la communication humaine. […] La connexion numérique ne suffit pas pour construire des ponts, elle ne suffit pas pour unir l’humanité »<a href="#_ftn1"><span>[1]</span></a> écrit le Pape François dans sa dernière encyclique publiée la semaine dernière. Les penseurs, les philosophes, les sociologues, les psychologues, les éducateurs et bien d’autres interpellent la société dans le même sens. Comment faire société à distance les uns des autres ?</p>
<p> </p>
<p>La deuxième vague aura des conséquences bien plus dramatique que la première. D’abord parce que nous connaissons maintenant les effets du virus mais aussi parce que les Etats, les personnels de santé, les entreprises auront beaucoup de difficulté à porter à bout de bras l’ensemble d’une société affectée et dont les individus se replient sur eux-mêmes.</p>
<p> </p>
<p>A nous d’inventer des formes de proximité nouvelles. A nous d’affuter notre regard afin qu’il perçoive mieux celles et ceux qui décrochent, souffrent d’isolement, de solitude. Et, comme nous le savons que trop bien, nous pouvons être seul au milieu de la foule !</p>
<p> </p>
<p>Avec cette deuxième vague, une chance, des opportunités s’offrent à chacun : repenser ses modalités de fonctionnement ; réviser ses priorités ; revoir ses relations ; etc. Peut-être moins mais mieux. Vraisemblablement différemment. « La religion pure et authentique consiste à prendre soin des orphelins et des veuves dans leur détresse »<a href="#_ftn2"><span>[2]</span></a> écrivait l’apôtre Jacques au début de l’Eglise naissante. Jésus invitait également ses disciples à prendre soin des plus faibles, des oubliés, des mis-de-côté<a href="#_ftn3"><span>[3]</span></a>. C’est d’ailleurs une constante dans toute la Bible.</p>
<p> </p>
<p>Avec la deuxième vague, cet état d’esprit demeure voire s’élargit à tous les « en dehors du réseau ». Vous savez, tous ceux dont nous n’avons plus de nouvelles ou seulement par personnes interposées car ils n’apparaissent pas sur Facebook, Insta ou WhatsApp.</p>
<p> </p>
<p>Avec la deuxième vague, nous voici responsable de « notre prochain »<a href="#_ftn4"><span>[4]</span></a>, de notre voisin. Bien plus et certainement mieux qu’avant. C’est compliqué. C’est risqué. Mais c’est le seul moyen de rester société, ensemble.</p>
<p> </p>
<p>Et qui sait, soyons utopistes, une fois la pandémie éradiquée, ces nouvelles formes d’entraide, de soutien, de proximité pourront perdurer. L’avenir nous le dira.</p>
<p><b>Philippe Aurouze</b></p>
<p><b>Semaine 2020-42</b></p>

<p><a href="#_ftnref1"><span>[1]</span></a> Pape François, Fratelli tutti, Cerf, Bayard, Mame, 2020, p. 33.</p>
<p><a href="#_ftnref2"><span>[2]</span></a> La Bible, Jacques 1.27 (BFC)</p>
<p><a href="#_ftnref3"><span>[3]</span></a> Voir entre autres La Bible, Matthieu 25.31-46</p>
<p><a href="#_ftnref4"><span>[4]</span></a> Voir l’histoire racontée par Jésus dite La parabole du bon samaritain, La Bible, Luc 10.25-36</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 22 Oct 2020 02:25:00 +0000</pubDate>
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      <title>Quand le sol se dérobe sous vos pieds - Jethro Camille. Reflets d'actualité, un regard chrétien sur l'actualité de la semaine</title>
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      <description>Quand le sol se dérobe sous vos pieds
 
 
Comment ne pas être abasourdi, terrifié même quand le sol se dérobe sous vos pieds. Quand  il est secoué comme un prunier par un tremblement de terre ou quand sous la pression de l’eau il se dérobe en un dévastateur glissement de terrain comment il s’en est produit dans l’arrière-pays niçois pendant la tempête Alex.
 
« Il y a des dizaines et des dizaines de maisons qui ont disparu. Ce qu’on voit à la télévision, c’est multiplié par vingt, trente. Ce ne sont pas des plans isolés pris à la caméra pour faire du sensationnel, c’est vraiment dramatique. C’est partout », a raconté M. Ginesy, président du département des alpes maritimes.
 
Il raconte encore au journal le monde ce 5 octobre : les scènes de désolation qui se sont succédé alors qu’il sillonnait les vallées en hélicoptère, dimanche : un couple de Saint-Martin-Vésubie en pleurs après avoir perdu « sa maison, ses meubles, ses souvenirs, trente-huit ans de vie commune », 
 
38 ans de vie commune balayés en quelques secondes par une coulée de boue. Un traumatisme d’autant plus grand que nous les humains avons besoin d’avoir un lieu. Ce lieu est presquez toujours tous un endroit fixe, une maison, un immeuble, une ville, une région. Mais il peut être aussi symbolique : le centre du camp, le feu, ou la hutte communautaire des peuples nomades.
De nombreuses études ont d’ailleurs montré que les Personnes sans domicile fixe souffrent fréquemment de troubles psychiatriques liés à l’absence de lieu auquel se référer, auquel s’ancrer, auquel s’identifier.
Un lieu, c’est un peu comme le sol sous nos pieds, c’est une certitude, un substrat. Alors quand ce lieu disparait que reste-t-il ?
Voilà une question à se poser de temps à autre, je crois. Je me la suis posée quand un autre lieu symbolique a tremblé sous mes pieds : la France. En effet, quand un de mes collègues ayant contracté la COVID a failli mourir en étouffant, sa femme a contacté les services de secours qui ont simplement refusé de se déplacer, arguant à juste titre que les hôpitaux étaient en surcapacité, et incapables de recevoir du public.
La certitude que j’avais qu’en France on serait automatiquement hospitalisé en cas de coup dur en a pris un coup, ainsi que ma vision très positive et chauvine de mon pays.
Notre incapacité à produire des masques, nous rendant dépendants des produits asiatiques, notre manque de discipline amenant la deuxième vague que nous constatons, m’ont amené à repenser mon rapport à la représentation de ce lieu physique, mais aussi symbolique qu’est la France. Oh, je l’aime toujours autant, mais certainement ai-je moins de certitudes.
 
Et j’en arrive à ce point : si nos lieux physiques ne sont pas indestructibles, et si nos lieux symboliques peuvent aussi être altérés par les circonstances, quelles garanties pouvons-nous avoir, particulièrement dans la perspective chrétienne ?
 
Du point de vue physique, aucune. Jésus lui-même, le fils de Dieu n’en a pas eu. Du point de vue des lieux symboliques (patrie, famille, village, communauté) guère plus : la vie peut être tellement fragile et tout disparaitre en un clin d’oeil
 
Par contre la Bible nous fait l’éblouissante promesse suivante dans romains au chapitre 8 :
Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, (ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur.
—&gt; La foi dans l’amour de Dieu, avec sa fragilité, ses limites conceptuelles, et parfois le poids des traditions religieuses est encore ce qui nous permet le mieux de nous tenir moralement debout, de continuer à cultiver notre humanité.
Et ça marche ! Ça marche à une seule condition toutefois : que ce soit une foi pratique à l’image de celle de Jésus, tournée vers le prochain, et qui ne cherchant pas son intérêt propre. Elle n’a pas besoin d’être confessionnelle, ou structurée, mais elle doit venir du fond du cœur, animer tout l’être. C’est cette capacité d’empathie qui fait de nous des humains au sens noble du terme !
D’ailleurs, n’est pas bien souvent quand un cataclysme frappe que se ravivent les flammes de la solidarité et de l’amour inconditionnel ?
Notre humanité, voilà un sol qui ne se dérobera jamais sous nos pieds inspiré et nourri par l’amour de Dieu pour ses enfants.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Quand le sol se dérobe sous vos pieds</p>
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<p>Comment ne pas être abasourdi, terrifié même quand le sol se dérobe sous vos pieds. Quand  il est secoué comme un prunier par un tremblement de terre ou quand sous la pression de l’eau il se dérobe en un dévastateur glissement de terrain comment il s’en est produit dans l’arrière-pays niçois pendant la tempête Alex.</p>
<p> </p>
<p>« Il y a des dizaines et des dizaines de maisons qui ont disparu. Ce qu’on voit à la télévision, c’est multiplié par vingt, trente. Ce ne sont pas des plans isolés pris à la caméra pour faire du sensationnel, c’est vraiment dramatique. C’est partout », a raconté M. Ginesy, président du département des alpes maritimes.</p>
<p> </p>
<p>Il raconte encore au journal le monde ce 5 octobre : les scènes de désolation qui se sont succédé alors qu’il sillonnait les vallées en hélicoptère, dimanche : un couple de Saint-Martin-Vésubie en pleurs après avoir perdu « sa maison, ses meubles, ses souvenirs, trente-huit ans de vie commune », </p>
<p> </p>
<p>38 ans de vie commune balayés en quelques secondes par une coulée de boue. Un traumatisme d’autant plus grand que nous les humains avons besoin d’avoir un lieu. Ce lieu est presquez toujours tous un endroit fixe, une maison, un immeuble, une ville, une région. Mais il peut être aussi symbolique : le centre du camp, le feu, ou la hutte communautaire des peuples nomades.</p>
<p>De nombreuses études ont d’ailleurs montré que les Personnes sans domicile fixe souffrent fréquemment de troubles psychiatriques liés à l’absence de lieu auquel se référer, auquel s’ancrer, auquel s’identifier.</p>
<p>Un lieu, c’est un peu comme le sol sous nos pieds, c’est une certitude, un substrat. Alors quand ce lieu disparait que reste-t-il ?</p>
<p>Voilà une question à se poser de temps à autre, je crois. Je me la suis posée quand un autre lieu symbolique a tremblé sous mes pieds : la France. En effet, quand un de mes collègues ayant contracté la COVID a failli mourir en étouffant, sa femme a contacté les services de secours qui ont simplement refusé de se déplacer, arguant à juste titre que les hôpitaux étaient en surcapacité, et incapables de recevoir du public.</p>
<p>La certitude que j’avais qu’en France on serait automatiquement hospitalisé en cas de coup dur en a pris un coup, ainsi que ma vision très positive et chauvine de mon pays.</p>
<p>Notre incapacité à produire des masques, nous rendant dépendants des produits asiatiques, notre manque de discipline amenant la deuxième vague que nous constatons, m’ont amené à repenser mon rapport à la représentation de ce lieu physique, mais aussi symbolique qu’est la France. Oh, je l’aime toujours autant, mais certainement ai-je moins de certitudes.</p>
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<p>Et j’en arrive à ce point : si nos lieux physiques ne sont pas indestructibles, et si nos lieux symboliques peuvent aussi être altérés par les circonstances, quelles garanties pouvons-nous avoir, particulièrement dans la perspective chrétienne ?</p>
<p> </p>
<p>Du point de vue physique, aucune. Jésus lui-même, le fils de Dieu n’en a pas eu. Du point de vue des lieux symboliques (patrie, famille, village, communauté) guère plus : la vie peut être tellement fragile et tout disparaitre en un clin d’oeil</p>
<p> </p>
<p>Par contre la Bible nous fait l’éblouissante promesse suivante dans romains au chapitre 8 :</p>
<p>Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, (ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur.</p>
<p>—&gt; La foi dans l’amour de Dieu, avec sa fragilité, ses limites conceptuelles, et parfois le poids des traditions religieuses est encore ce qui nous permet le mieux de nous tenir moralement debout, de continuer à cultiver notre humanité.</p>
<p>Et ça marche ! Ça marche à une seule condition toutefois : que ce soit une foi pratique à l’image de celle de Jésus, tournée vers le prochain, et qui ne cherchant pas son intérêt propre. Elle n’a pas besoin d’être confessionnelle, ou structurée, mais elle doit venir du fond du cœur, animer tout l’être. C’est cette capacité d’empathie qui fait de nous des humains au sens noble du terme !</p>
<p>D’ailleurs, n’est pas bien souvent quand un cataclysme frappe que se ravivent les flammes de la solidarité et de l’amour inconditionnel ?</p>
<p>Notre humanité, voilà un sol qui ne se dérobera jamais sous nos pieds inspiré et nourri par l’amour de Dieu pour ses enfants.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 09 Oct 2020 06:00:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title>Nous apprenons l'humilité - Reflets d'actualité avec Philippe Penner - Un regard chrétien sur l'actualité de la semaine</title>
      <link>https://hoperadio.live/podcasts/nous-apprenons-l-humilite-reflets-d-actualite-avec-philippe-penner-un-regard-chretien-sur-l-actualite-de-la-semaine-123</link>
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      <description>Reflets d’actualité :
Une approche chrétienne de l’actualité de la semaine…
« Nous apprenons l’humilité »
« Nous apprenons l’humilité », ainsi était titré un article de France info de la semaine dernière. Ce titre m’a accroché. Vous me direz c’est le but d’un titre. Je crois que ce qui m’a le plus accroché ce n’est pas tant le titre que la photo qui l’illustrait. On y voit deux retraités septuagénaires debout devant ce qui reste de leur maison, c’est-à-dire quelques briques rouges et surtout des débris d’habitation au milieu d’une végétation carbonisée.
Depuis la mi-septembre les Etats-Unis font face à des incendies dévastateurs. La côte Ouest du nouveau monde est ravagée. Les états de Californie et de l’Oregon sont particulièrement touchés. Rien n’est assez fort pour décrire la puissance, la rapidité et l’impact de ces feux de forêts hors normes. Les fumées particulièrement épaisses montent dans l’atmosphère et atteignent même l’Europe. On parle de 2 millions d’hectares touchés et plus de 30 mégatonnes de Carbonne rejetés dans l’air. Des monuments emblématiques comme le Golden Gates ou la Tour de Seattle disparaissent dans un épais manteau de fumées grises. Les villes de Ashland, Phoenix, San Francisco ou Los Angeles sont éclairées artificiellement en pleine journée tellement le ciel est obscurci par ce nouveau ciel irrespirable.
Au milieu de ce paysage lunaire, Carol et Fréderic Berger ne peuvent que constater que leur maison qu’ils ont construite pour leur retraite, est totalement détruite. Ils font alors le constat suivant et « nous devons nous inspirer d’eux, nous apprenons l’humilité ».
Ces deux victimes de ces incendies font référence aux indiens qui peuplaient le nouveau monde et qui ont toujours fait face à des feux de forêts. Ils n’avaient pas de camions citernes ou de lances à incendies. Ils géraient ces incendies différemment. Ils prenaient soin de la terre. La réaction de ce couple, qui peut paraitre résigné, démontre une chose. Nous allons devoir tirer des bilans de nos erreurs pour ne plus les reproduire. Nous allons devoir apprendre à vivre différemment voire plus simplement, dans une plus grande humilité.
 
La semaine dernière c’est une autre catastrophe qui a frappé cette fois-ci notre pays. Nous en avons pris l’habitude, les épisodes cévenols s’abattent, toutes les fins d’été, sur l’arrière-pays montagneux qui borde la méditerranée. Les nuages venant de la méditerranée, chargés d’eau, touchent le massif et déversent en des temps records une quantité d’eau équivalente à des mois de précipitations. La petite ville d’Anduze dans le Gard, que l’on nomme « la porte des Cévennes » a été inondée par une montée brutale du proche gardon qui ressemble pourtant en été à un ruisseau desséché. Des dizaines de commerçants et des centaines d’habitations ont été inondées. Les anduziens ont l’habitude de ces fortes pluies mais paroles de cévenols, les épisodes n’étaient pas si violents et si intenses. Là encore, la question climatique est abordée.
 
Feux de forêt, pluies dévastatrices ne sont que quelques signes visibles d’un équilibre terrestre bouleversé. Même s’il reste encore quelques climato septiques dont certains chefs d’état plus préoccupés par leur popularité ou le PIB de leur pays, la planète entière fait le même constat : nous devons changer !
Changer notre manière de consommer, changer notre manière d’acheter, changer notre manière de produire, finalement changer notre manière d’être et de vivre.
 
Seule la prise de conscience profonde, sincère et personnelle peut faire un vrai changement. Alors permettez-moi de faire un parallèle avec la foi.
Un ami me disait il y a quelques jours. Mais comment est-ce possible que des gens qui se disent chrétiens « font telle ou telle chose » ou encore « ont tel ou tel comportement ». Ce que l’on appelle « conversion » dans le jargon chrétien n’est-il pas le signe d’un changement radical, total ?
 
Dans le livre des actes chapitre 2.37, On nous parle d’une foule nombreuse qui écouta le discours de l’apôtre Pierre. Quand ils entendirent ses paroles le texte nous dit qu’ils eurent le « cœur transpercé ». C’est une expression surprenante pour dire qu’ils ont vécu un changement profond, total et sincère. Ils ont pris conscience qu’une vie sans Dieu n’a pas d’avenir, qu’une vie sans croire n’a pas d’intérêt, qu’une vie sans la connaissance de Jésus manque de sens. Lorsqu’on mon ami m’a interpellé sur l’attitude de ceux qui se disent chrétiens, je lui ai répondu qu’être chrétien n’est pas une question de « paroles » mais une question « d‘actes » et de « décisions ».
 
Notre société est malade. Sans une prise de conscience rapide et entière que nous devons changer notre manière de vivre, la planète court à sa perte. Il en est de même dans nos vies. Le monde a besoin de prendre conscience de son état pour vivre un changement total et entier.
 
Alors serons-nous capables de vivre un changement écologique ? Serons-nous capables de vivre un changement de vie ? Serons-nous capables de nous laisser transpercer le cœur par un message d’amour essentiel ?
 
Philippe Penner</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Reflets d’actualité :</b></p>
<p>Une approche chrétienne de l’actualité de la semaine…</p>
<p><b>« Nous apprenons l’humilité »</b></p>
<p>« Nous apprenons l’humilité », ainsi était titré un article de France info de la semaine dernière. Ce titre m’a accroché. Vous me direz c’est le but d’un titre. Je crois que ce qui m’a le plus accroché ce n’est pas tant le titre que la photo qui l’illustrait. On y voit deux retraités septuagénaires debout devant ce qui reste de leur maison, c’est-à-dire quelques briques rouges et surtout des débris d’habitation au milieu d’une végétation carbonisée.</p>
<p>Depuis la mi-septembre les Etats-Unis font face à des incendies dévastateurs. La côte Ouest du nouveau monde est ravagée. Les états de Californie et de l’Oregon sont particulièrement touchés. Rien n’est assez fort pour décrire la puissance, la rapidité et l’impact de ces feux de forêts hors normes. Les fumées particulièrement épaisses montent dans l’atmosphère et atteignent même l’Europe. On parle de 2 millions d’hectares touchés et plus de 30 mégatonnes de Carbonne rejetés dans l’air. Des monuments emblématiques comme le Golden Gates ou la Tour de Seattle disparaissent dans un épais manteau de fumées grises. Les villes de Ashland, Phoenix, San Francisco ou Los Angeles sont éclairées artificiellement en pleine journée tellement le ciel est obscurci par ce nouveau ciel irrespirable.</p>
<p>Au milieu de ce paysage lunaire, Carol et Fréderic Berger ne peuvent que constater que leur maison qu’ils ont construite pour leur retraite, est totalement détruite. Ils font alors le constat suivant et « nous devons nous inspirer d’eux, nous apprenons l’humilité ».</p>
<p>Ces deux victimes de ces incendies font référence aux indiens qui peuplaient le nouveau monde et qui ont toujours fait face à des feux de forêts. Ils n’avaient pas de camions citernes ou de lances à incendies. Ils géraient ces incendies différemment. Ils prenaient soin de la terre. La réaction de ce couple, qui peut paraitre résigné, démontre une chose. Nous allons devoir tirer des bilans de nos erreurs pour ne plus les reproduire. Nous allons devoir apprendre à vivre différemment voire plus simplement, dans une plus grande humilité.</p>
<p> </p>
<p>La semaine dernière c’est une autre catastrophe qui a frappé cette fois-ci notre pays. Nous en avons pris l’habitude, les épisodes cévenols s’abattent, toutes les fins d’été, sur l’arrière-pays montagneux qui borde la méditerranée. Les nuages venant de la méditerranée, chargés d’eau, touchent le massif et déversent en des temps records une quantité d’eau équivalente à des mois de précipitations. La petite ville d’Anduze dans le Gard, que l’on nomme « la porte des Cévennes » a été inondée par une montée brutale du proche gardon qui ressemble pourtant en été à un ruisseau desséché. Des dizaines de commerçants et des centaines d’habitations ont été inondées. Les anduziens ont l’habitude de ces fortes pluies mais paroles de cévenols, les épisodes n’étaient pas si violents et si intenses. Là encore, la question climatique est abordée.</p>
<p> </p>
<p>Feux de forêt, pluies dévastatrices ne sont que quelques signes visibles d’un équilibre terrestre bouleversé. Même s’il reste encore quelques climato septiques dont certains chefs d’état plus préoccupés par leur popularité ou le PIB de leur pays, la planète entière fait le même constat : nous devons changer !</p>
<p>Changer notre manière de consommer, changer notre manière d’acheter, changer notre manière de produire, finalement changer notre manière d’être et de vivre.</p>
<p> </p>
<p>Seule la prise de conscience profonde, sincère et personnelle peut faire un vrai changement. Alors permettez-moi de faire un parallèle avec la foi.</p>
<p>Un ami me disait il y a quelques jours. Mais comment est-ce possible que des gens qui se disent chrétiens « font telle ou telle chose » ou encore « ont tel ou tel comportement ». Ce que l’on appelle « conversion » dans le jargon chrétien n’est-il pas le signe d’un changement radical, total ?</p>
<p> </p>
<p>Dans le livre des actes chapitre 2.37, On nous parle d’une foule nombreuse qui écouta le discours de l’apôtre Pierre. Quand ils entendirent ses paroles le texte nous dit qu’ils eurent le « cœur transpercé ». C’est une expression surprenante pour dire qu’ils ont vécu un changement profond, total et sincère. Ils ont pris conscience qu’une vie sans Dieu n’a pas d’avenir, qu’une vie sans croire n’a pas d’intérêt, qu’une vie sans la connaissance de Jésus manque de sens. Lorsqu’on mon ami m’a interpellé sur l’attitude de ceux qui se disent chrétiens, je lui ai répondu qu’être chrétien n’est pas une question de « paroles » mais une question « d‘actes » et de « décisions ».</p>
<p> </p>
<p>Notre société est malade. Sans une prise de conscience rapide et entière que nous devons changer notre manière de vivre, la planète court à sa perte. Il en est de même dans nos vies. Le monde a besoin de prendre conscience de son état pour vivre un changement total et entier.</p>
<p> </p>
<p>Alors serons-nous capables de vivre un changement écologique ? Serons-nous capables de vivre un changement de vie ? Serons-nous capables de nous laisser transpercer le cœur par un message d’amour essentiel ?</p>
<p> </p>
<p><b>Philippe Penner<br /></b></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 01 Oct 2020 18:00:00 +0000</pubDate>
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      <title>Bas les masques - Reflets d'actualité avec Joël Fayard</title>
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      <description>Reflets d’actualitéUne approche chrétienne de l’actualité de la semaineJoël Fayard, « Bas les masques »
Il y a plusieurs années déjà j’avais été interpellé par un reportage qui décrivait la vie dans les grandes agglomérations chinoises. Et mon étonnement avait été grand lorsque ce reportage avait montré nombre d’habitants qui se déplaçaient portant un masque. Non pas toute la population, non, mais quelques-uns, par-ci, par-là.C’était en tous cas quelque chose de tout à fait inhabituel pour moi à l’époque et de jamais vu, ni pratiqué ici dans les rues de nos villes occidentales.Dans ma pensée d’occidental donc et ne connaissant rien de la Chine, je pensais immédiatement que la pollution (phénomène bien connu dans ces grandes villes) était telle là-bas que les plus fragiles de ses habitant se protégeaient comme ils le pouvaient. Et que s’ils avançaient ainsi masqués dans la rue, c’était afin de protéger leurs bronches des effets de la pollution.Mais à mon étonnement, le reporter expliqua la raison du port du masque, et ce n’était pas du tout celle que je croyais.– L’habitude et la tradition du port du masque, expliqua-t-il, est très répandue ici, en Chine. Le masque est en fait porté depuis longtemps ici par tous ceux qui ayant un rhume ou une infection contagieuse ne veulent pas contaminer les personnes autour d’eux. C’est donc par respect pour ceux qu’ils croisent et afin de ne pas les contaminer, empêchant ainsi que leurs propres microbes ou virus ne se répandent que les populations, là-bas, portent un masque.Je rappelle avoir vu ce reportage dans les années 2010 ! Mais pourquoi donc dans une chronique traitant d’actualité faire référence à un reportage aussi ancien ?Oh vous avez surement déjà fait le parallèle avec la situation actuelle de ce mois de septembre 2020 où les populations sont appelées à porter le masque ici, chez nous, en France, pour se protéger et pour empêcher la propagation et l’expansion du redoutable Covid-19.Mais rappelons brièvement les faits…Lorsqu’en début de cette année 2020 on commença à parler de ce virus, une des manières recommandées pour s’en protéger fut, parmi d’autres consignes qui étaient : de se laver régulièrement les mains, la distanciation sociale, pas d’accolades et ne pas se serrer la main pour se saluer. Et il fut en effet en plus demandé de porter un masque et de se désinfecter régulièrement les mains avec une solution hydroalcoolique.Et c’est là que les difficultés commencèrent. Personnes n’ayant anticipé cette crise, la pénurie de masques et de solution hydroalcoolique fut très rapidement là !Tollé alors dans les populations.Relayé par les médias la pénurie fut bien sûr attribuée aux dirigeants actuels, mais aussi aux gouvernements successifs qui (par économie probablement) n’avaient pas su anticiper et s’était laissé « piégés », mettant ainsi la France face à une pénurie « inacceptable ».La communication gouvernementale ne fut surement pas non plus exempte de reproches, et maladroitement celui-ci expliqua que le masque n’était pas somme toute pas indispensable.Mais dire que le produit dont on avait besoin n’était pas indispensable alors même qu’il n’y en avait pas, cela fut considéré, opposition en tête, comme une dérobade et pour le moins pour une façon de botter en touche tout à fait inadmissible.Mais le temps passa et au bout de quelques mois les masques, les solutions hydroalcooliques remplirent à nouveaux les rayons de nos pharmacies et grandes surfaces. Après une astreignante période de confinement, la pandémie commença à reculer et arriva enfin l’allègement des mesures de précautions sanitaires.Hélas ce que l’on redoutait arriva sous la forme d’une deuxième vague de contagions. Nous y sommes en ce mois de septembre. Oui mais cette fois il y a nombre de stocks de masques et profusion de solutions hydroalcooliques. Mais alors tout va donc bien dans le meilleur des mondes, nous avons les moyens et la possibilité de faire face cette fois !Et bien pas tout à fait, car une partie de la population (avec forces pétitions et manifestations) refuse catégoriquement et obstinément, maintenant qu’il y en a suffisamment, le port du masque ! Certains affirment aujourd’hui : les informations de la reprise de la pandémie et surtout de l’imposition du port du masque pour se protéger des effets du Covid se situe entre conspiration et théorie du complot.Est-ce la peur que la situation économique ne s’aggrave encore, est-ce le « ras-le-bol » de toutes ces contraintes ? Le port du masque il est vrai en ces dernières périodes de fortes chaleurs a été particulièrement pénible à porter.Toujours est-il que, certains l’affirment, le port du masque n’empêche ni ne protège celui qui le porte et donc on veut s’en débarrasser aux cris de : « arrêtez de nous imposer le port de ce masque inutile » !Je n’ai aucune compétence médicale en la matière, mais si j’en juge par le bon sens, l’observation et ces constatations faites en Chine et rapportées au début de cette chronique, peut-être serait-il temps que l’on se rappelle de l’utilité du port du masque et à quoi il sert réellement.Il est en fait en premier lieu destiné à protéger notre entourage, à empêcher la propagation du virus si jamais nous en étions porteurs, même sans le savoir.Pour mémoire, rappelons-nous que lorsqu’un chirurgien porte un masque en salle d’opération, tout le monde sait bien que c’est bien pour protéger l’opéré et non pour se protéger lui-même !Il s’agit donc bien d’un effort de protection que j’offre à autrui et non de ma propre sécurité, même si l’on peut imaginer, les voies respiratoires étant protégées, que je serai moins touché si j’en porte un et que je me trouve au contact d’une personne porteuse.Compris ainsi et loin de toute contestations complotistes peut-être aurons-nous plus de facilités à porter notre masque puisque ce faisant et avant tout, je protège les autres et empêche, ou tout le moins limite, la propagation du virus.N’est-il pas là le but essentiel, notre solidarité et notre part à accomplir en cette période si particulière ?
Joël Fayard</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Reflets d’actualité<br />Une approche chrétienne de l’actualité de la semaine<br /><br />Joël Fayard, « Bas les masques »</p>
<p><br />Il y a plusieurs années déjà j’avais été interpellé par un reportage qui décrivait la vie dans les grandes agglomérations chinoises. Et mon étonnement avait été grand lorsque ce reportage avait montré nombre d’habitants qui se déplaçaient portant un masque. Non pas toute la population, non, mais quelques-uns, par-ci, par-là.<br />C’était en tous cas quelque chose de tout à fait inhabituel pour moi à l’époque et de jamais vu, ni pratiqué ici dans les rues de nos villes occidentales.<br />Dans ma pensée d’occidental donc et ne connaissant rien de la Chine, je pensais immédiatement que la pollution (phénomène bien connu dans ces grandes villes) était telle là-bas que les plus fragiles de ses habitant se protégeaient comme ils le pouvaient. Et que s’ils avançaient ainsi masqués dans la rue, c’était afin de protéger leurs bronches des effets de la pollution.<br />Mais à mon étonnement, le reporter expliqua la raison du port du masque, et ce n’était pas du tout celle que je croyais.<br />– L’habitude et la tradition du port du masque, expliqua-t-il, est très répandue ici, en Chine. Le masque est en fait porté depuis longtemps ici par tous ceux qui ayant un rhume ou une infection contagieuse ne veulent pas contaminer les personnes autour d’eux. C’est donc par respect pour ceux qu’ils croisent et afin de ne pas les contaminer, empêchant ainsi que leurs propres microbes ou virus ne se répandent que les populations, là-bas, portent un masque.<br />Je rappelle avoir vu ce reportage dans les années 2010 ! Mais pourquoi donc dans une chronique traitant d’actualité faire référence à un reportage aussi ancien ?<br />Oh vous avez surement déjà fait le parallèle avec la situation actuelle de ce mois de septembre 2020 où les populations sont appelées à porter le masque ici, chez nous, en France, pour se protéger et pour empêcher la propagation et l’expansion du redoutable Covid-19.<br />Mais rappelons brièvement les faits…<br />Lorsqu’en début de cette année 2020 on commença à parler de ce virus, une des manières recommandées pour s’en protéger fut, parmi d’autres consignes qui étaient : de se laver régulièrement les mains, la distanciation sociale, pas d’accolades et ne pas se serrer la main pour se saluer. Et il fut en effet en plus demandé de porter un masque et de se désinfecter régulièrement les mains avec une solution hydroalcoolique.<br />Et c’est là que les difficultés commencèrent. Personnes n’ayant anticipé cette crise, la pénurie de masques et de solution hydroalcoolique fut très rapidement là !<br />Tollé alors dans les populations.<br />Relayé par les médias la pénurie fut bien sûr attribuée aux dirigeants actuels, mais aussi aux gouvernements successifs qui (par économie probablement) n’avaient pas su anticiper et s’était laissé « piégés », mettant ainsi la France face à une pénurie « inacceptable ».<br />La communication gouvernementale ne fut surement pas non plus exempte de reproches, et maladroitement celui-ci expliqua que le masque n’était pas somme toute pas indispensable.<br />Mais dire que le produit dont on avait besoin n’était pas indispensable alors même qu’il n’y en avait pas, cela fut considéré, opposition en tête, comme une dérobade et pour le moins pour une façon de botter en touche tout à fait inadmissible.<br />Mais le temps passa et au bout de quelques mois les masques, les solutions hydroalcooliques remplirent à nouveaux les rayons de nos pharmacies et grandes surfaces. Après une astreignante période de confinement, la pandémie commença à reculer et arriva enfin l’allègement des mesures de précautions sanitaires.<br />Hélas ce que l’on redoutait arriva sous la forme d’une deuxième vague de contagions. Nous y sommes en ce mois de septembre. Oui mais cette fois il y a nombre de stocks de masques et profusion de solutions hydroalcooliques. Mais alors tout va donc bien dans le meilleur des mondes, nous avons les moyens et la possibilité de faire face cette fois !<br />Et bien pas tout à fait, car une partie de la population (avec forces pétitions et manifestations) refuse catégoriquement et obstinément, maintenant qu’il y en a suffisamment, le port du masque ! Certains affirment aujourd’hui : les informations de la reprise de la pandémie et surtout de l’imposition du port du masque pour se protéger des effets du Covid se situe entre conspiration et théorie du complot.<br />Est-ce la peur que la situation économique ne s’aggrave encore, est-ce le « ras-le-bol » de toutes ces contraintes ? Le port du masque il est vrai en ces dernières périodes de fortes chaleurs a été particulièrement pénible à porter.<br />Toujours est-il que, certains l’affirment, le port du masque n’empêche ni ne protège celui qui le porte et donc on veut s’en débarrasser aux cris de : « arrêtez de nous imposer le port de ce masque inutile » !<br />Je n’ai aucune compétence médicale en la matière, mais si j’en juge par le bon sens, l’observation et ces constatations faites en Chine et rapportées au début de cette chronique, peut-être serait-il temps que l’on se rappelle de l’utilité du port du masque et à quoi il sert réellement.<br />Il est en fait en premier lieu destiné à protéger notre entourage, à empêcher la propagation du virus si jamais nous en étions porteurs, même sans le savoir.<br />Pour mémoire, rappelons-nous que lorsqu’un chirurgien porte un masque en salle d’opération, tout le monde sait bien que c’est bien pour protéger l’opéré et non pour se protéger lui-même !<br />Il s’agit donc bien d’un effort de protection que j’offre à autrui et non de ma propre sécurité, même si l’on peut imaginer, les voies respiratoires étant protégées, que je serai moins touché si j’en porte un et que je me trouve au contact d’une personne porteuse.<br />Compris ainsi et loin de toute contestations complotistes peut-être aurons-nous plus de facilités à porter notre masque puisque ce faisant et avant tout, je protège les autres et empêche, ou tout le moins limite, la propagation du virus.<br />N’est-il pas là le but essentiel, notre solidarité et notre part à accomplir en cette période si particulière ?</p>
<p><br />Joël Fayard</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 26 Sep 2020 05:30:00 +0000</pubDate>
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      <title>Pour un nom - Reflets d'actualité avec Philippe Aurouze</title>
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      <description>Reflets d’actualité :Une approche chrétienne de l’actualité de la semaine…Pour un nomEn cette période de rentrée scolaire, universitaire, avec cette reprise d’activité malgré le spectre pandémique et ses peurs légitimes, les affaires judiciaires passionnent moins. D’autant que la plupart ne nous concernent pas ou n’ont que peu de retentissement médiatique. J’aurais pu, pour cette chronique, réfléchir au procès des attentats de 2015. Charlie hebdo, l’hyper casher et tout ce que nous avons connu cette année-là. Mais, dans un contexte encore anxiogène, j’ai préféré m’attarder sur un autrefait judiciaire, moins pesant.Il s’agit néanmoins de l’avant-dernier acte d’une procédure débutée il y a plus de 20 ans. La dernière audience devant la cour d’appel de Bruxelles s’est tenue le 10 septembre de cette année. Vous avez bien entendu : cour de Bruxelles ! Nous allons donc nous déporter vers le plat pays, comme l’a si bien chanté Jacques Brel.
Tout commence le 19 octobre 1999 par la publication d’une biographie de la reine Paola de Belgique. Au fil des pages, l’auteure, une jeune journaliste, révèle la relation extra-conjugale entretenue par le roi Albert II. De cette relation secrète nait une fille, Delphine Michèle Anne Marie Ghislaine Boël. Les années passent. Delphine grandit et devient artiste. Alors qu’elle a quarante-cinq ans, âge des questionnements existentiels et suite aux révélations devenues publiques, elle entend obtenir la reconnaissance officielle de sa filiation. Comme l’indique Francetvinfo1 « après de nombreuses péripéties, l’ex-roi des Belges Albert II a admis, lundi 27 janvier [2020], être le père biologique d’une fille née hors mariage il y a plus de cinquante ans, à la suite d’un test ADN auquel la justice l’a contraint, après plusieurs années de procédure. »Lors de l’audience du 10 septembre, par la voix de son avocat, Albert II décidait de ne plus s’opposer à la demande de celle-ci d’être reconnu comme son père légal. Fin de la saga judiciaire. Début d’une autre histoire. Comment et quelles relations Delphine et son père biologique entretiendront-ils ? Cela les regarde. Au regard de leur notoriété il semble peu probable que cela reste dans la sphère privée. Je ne sais pas si Delphine Boël appellera finalement Albert II « Papa ». Mais elle portera son nom. Elle deviendra Delphine de Saxe-Cobourg. Et, de fait, elle bénéficiera de tous les avantages liés à sa filiation à savoir un titre : « princesse de Belgique » mais aussi une part de l’héritage auquel tous les enfants ont droit.Qu’en est-il de moi, de vous ? Qu’en est-il de nos questionnements existentiels, de nos questionnements liés à nos parents, grands-parents ? Qu’en est-il de notrefiliation ? Nous avons tous un nom. Un nom de famille.Pour la plupart, nous connaissons nos deux parents et notre arbre généalogique sur au moins trois générations. Rares sont ceux à pouvoir bénéficier d’un nom prestigieux tel que Windsor, Grimaldi, Kennedy, Rockefeller, Michelin, Peugeot ou même Kardashian pour les plus jeunes.Vingt ans de batailles devant les tribunaux pour enfin être reconnue par son père biologique. Delphine avait ses raisons et aspirait à la reconnaissance de ses droits. D’autres ont les leurs également : enfants adoptés en quête de leur identité ; enfants déracinés en quête d’origine ; enfants désireux de se construire en quête d’une histoire, d’un enracinement ; tous se plongent dans une généalogie parlante. Nombreuses sont les raisons poussant les uns et les autres à rechercher un nom, une famille.La Bible nous invite à accepter une filiation bien plus grande que celle que nous connaissons avec nos parents. Elle nous invite à remonter à la source, au Créateur.Comme l’écrivait l’apôtre Paul, « […] c’est l’Esprit Saint qui fait de vous des enfants de Dieu et qui nous permet de crier à Dieu : « Papa, ô mon Père ! ». L’Esprit de Dieu atteste lui-même à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Nous sommes ses enfants, donc nous aurons aussi part aux biens que Dieu a promis à son peuple… » 2Pas besoin de procès, de batailles judiciaires, de test ADN ! Nous sommes tous enfants de Dieu. Et, à l’inverse de Delphine et d’Albert, ce n’est pas au père de reconnaitre sa progéniture mais à celle-ci de reconnaitre son père.Quel que soit notre chemin de vie, notre filiation, notre histoire familiale heureuse ou malheureuse, prestigieuse ou non, nous avons un père qui nous aime. Tant mieux pour celles et ceux qui bénéficient de cela avec leur famille charnelle.Mais pour tous, « le Christ Jésus est donc venu annoncer la Bonne Nouvelle de la paix à vous les plus lointains comme aux plus proches. Et c’est grâce à lui que les uns et les autres, dans un seul Esprit, nous pouvons nous présenter devant Dieu, le Père.Ainsi, nous ne sommes plus des étrangers, ni des gens venus d’ailleurs ; nous sommes concitoyens des membres du peuple de Dieu, nous appartenons à la famille de Dieu. »3Et ça change la vie !Nous savons d’où nous venons, de qui nous sommes, à quelle famille nous appartenons. Finalement, notre nom dépasse tous les titres de noblesse ou de notoriété. Nous bénéficions d’un Père et de tous ses privilèges.Delphine continuera d’écrire son histoire avec ses deux pères.A nous d’écrire la nôtre avec aussi nos deux pères.
1 https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/belgique-l-ex-roi-albert-albert-ii-reconnait-une-filleillegitime-apres-un-test-adn_3802095.htmlPhilippe Aurouze : édito enregistré le mardi 15 septembre – semaine 2020-38
2 Romains 8.15-17 (BFC)3 Ephésiens 2.17-19 (mélange NBS &amp; BFC et adapté)</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Reflets d’actualité :<br />Une approche chrétienne de l’actualité de la semaine…<br /><br />Pour un nom<br />En cette période de rentrée scolaire, universitaire, avec cette reprise d’activité malgré le spectre pandémique et ses peurs légitimes, les affaires judiciaires passionnent moins. D’autant que la plupart ne nous concernent pas ou n’ont que peu de retentissement médiatique. J’aurais pu, pour cette chronique, réfléchir au procès des attentats de 2015. Charlie hebdo, l’hyper casher et tout ce que nous avons connu cette année-là. Mais, dans un contexte encore anxiogène, j’ai préféré m’attarder sur un autre<br />fait judiciaire, moins pesant.<br />Il s’agit néanmoins de l’avant-dernier acte d’une procédure débutée il y a plus de 20 ans. La dernière audience devant la cour d’appel de Bruxelles s’est tenue le 10 septembre de cette année. Vous avez bien entendu : cour de Bruxelles ! Nous allons donc nous déporter vers le plat pays, comme l’a si bien chanté Jacques Brel.</p>
<p>Tout commence le 19 octobre 1999 par la publication d’une biographie de la reine Paola de Belgique. Au fil des pages, l’auteure, une jeune journaliste, révèle la relation extra-conjugale entretenue par le roi Albert II. De cette relation secrète nait une fille, Delphine Michèle Anne Marie Ghislaine Boël. Les années passent. Delphine grandit et devient artiste. Alors qu’elle a quarante-cinq ans, âge des questionnements existentiels et suite aux révélations devenues publiques, elle entend obtenir la reconnaissance officielle de sa filiation. Comme l’indique Francetvinfo1 « après de nombreuses péripéties, l’ex-roi des Belges Albert II a admis, lundi 27 janvier [2020], être le père biologique d’une fille née hors mariage il y a plus de cinquante ans, à la suite d’un test ADN auquel la justice l’a contraint, après plusieurs années de procédure. »<br /><br />Lors de l’audience du 10 septembre, par la voix de son avocat, Albert II décidait de ne plus s’opposer à la demande de celle-ci d’être reconnu comme son père légal. Fin de la saga judiciaire. Début d’une autre histoire. Comment et quelles relations Delphine et son père biologique entretiendront-ils ? Cela les regarde. Au regard de leur notoriété il semble peu probable que cela reste dans la sphère privée. Je ne sais pas si Delphine Boël appellera finalement Albert II « Papa ». Mais elle portera son nom. Elle deviendra Delphine de Saxe-Cobourg. Et, de fait, elle bénéficiera de tous les avantages liés à sa filiation à savoir un titre : « princesse de Belgique » mais aussi une part de l’héritage auquel tous les enfants ont droit.<br />Qu’en est-il de moi, de vous ? Qu’en est-il de nos questionnements existentiels, de nos questionnements liés à nos parents, grands-parents ? Qu’en est-il de notrefiliation ? Nous avons tous un nom. Un nom de famille.<br />Pour la plupart, nous connaissons nos deux parents et notre arbre généalogique sur au moins trois générations. Rares sont ceux à pouvoir bénéficier d’un nom prestigieux tel que Windsor, Grimaldi, Kennedy, Rockefeller, Michelin, Peugeot ou même Kardashian pour les plus jeunes.<br />Vingt ans de batailles devant les tribunaux pour enfin être reconnue par son père biologique. Delphine avait ses raisons et aspirait à la reconnaissance de ses droits. D’autres ont les leurs également : enfants adoptés en quête de leur identité ; enfants déracinés en quête d’origine ; enfants désireux de se construire en quête d’une histoire, d’un enracinement ; tous se plongent dans une généalogie parlante. Nombreuses sont les raisons poussant les uns et les autres à rechercher un nom, une famille.<br />La Bible nous invite à accepter une filiation bien plus grande que celle que nous connaissons avec nos parents. Elle nous invite à remonter à la source, au Créateur.<br />Comme l’écrivait l’apôtre Paul, « […] c’est l’Esprit Saint qui fait de vous des enfants de Dieu et qui nous permet de crier à Dieu : « Papa, ô mon Père ! ». L’Esprit de Dieu atteste lui-même à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Nous sommes ses enfants, donc nous aurons aussi part aux biens que Dieu a promis à son peuple… » 2<br />Pas besoin de procès, de batailles judiciaires, de test ADN ! Nous sommes tous enfants de Dieu. Et, à l’inverse de Delphine et d’Albert, ce n’est pas au père de reconnaitre sa progéniture mais à celle-ci de reconnaitre son père.<br />Quel que soit notre chemin de vie, notre filiation, notre histoire familiale heureuse ou malheureuse, prestigieuse ou non, nous avons un père qui nous aime. Tant mieux pour celles et ceux qui bénéficient de cela avec leur famille charnelle.<br />Mais pour tous, « le Christ Jésus est donc venu annoncer la Bonne Nouvelle de la paix à vous les plus lointains comme aux plus proches. Et c’est grâce à lui que les uns et les autres, dans un seul Esprit, nous pouvons nous présenter devant Dieu, le Père.<br />Ainsi, nous ne sommes plus des étrangers, ni des gens venus d’ailleurs ; nous sommes concitoyens des membres du peuple de Dieu, nous appartenons à la famille de Dieu. »3<br />Et ça change la vie !<br />Nous savons d’où nous venons, de qui nous sommes, à quelle famille nous appartenons. Finalement, notre nom dépasse tous les titres de noblesse ou de notoriété. Nous bénéficions d’un Père et de tous ses privilèges.<br />Delphine continuera d’écrire son histoire avec ses deux pères.<br />A nous d’écrire la nôtre avec aussi nos deux pères.</p>
<p><br />1 https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/belgique-l-ex-roi-albert-albert-ii-reconnait-une-filleillegitime-<br />apres-un-test-adn_3802095.htmlPhilippe Aurouze : édito enregistré le mardi 15 septembre – semaine 2020-38</p>
<p>2 Romains 8.15-17 (BFC)<br />3 Ephésiens 2.17-19 (mélange NBS &amp; BFC et adapté)</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Sat, 26 Sep 2020 05:25:00 +0000</pubDate>
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      <title>Stupides - Reflet d'actualité avec Jethro Camille</title>
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      <description>« Stupide » contre « lâche » : le ton monte aux Etats-Unis entre Donald Trump et Joe Biden tel est le titre d’un article atterrant sorti sur le site lemonde.fr et les extraits du discours du président américain ne le sont pas moins.Je cite : Biden veut livrer notre pays au virus, il veut livrer nos familles aux violents d’extrême gauche, et il veut livrer nos emplois à la Chine », a-t-il encore accusé lundi. Le démocrate dénonce sans détour les violences et les pillages, tout en martelant que le pays doit en finir avec le « racisme sous-jacent » qui ronge les Etats-Unis.En faisant miroiter l’arrivée d’un vaccin contre le nouveau coronavirus et un rebond « fantastique » de l’économie juste avant l’élection, le président des Etats-Unis a aussi mis en garde contre Joe Biden et « les démocrates radicaux », qui feraient « immédiatement s’effondrer l’économie ». « La Chine profite des gens stupides, et Biden est quelqu’un de stupide », a-t-il lancé. » fin de citation.Stupéfiante époque où même la fine couche de vernis de respectabilité dont certains hommes politiques avaient besoin pour être crédibles est devenue dispensable. Voire même contreproductive pour gagner une élection.Logique retour de balancier d’une époque où les éléments de langages étaient soigneusement calibrés et repris par toute l’intelligentsia d’un parti. Où les conseillers en communication, les spins doctors (faiseurs d’opinion) fabriquaient des discours dans lesquels la sincérité et l’authenticité étaient minutieusement calibrés. Où le naturel était millimétré pour faire vrai.En un mot et comme l’a si bien dit Laurent Wauquiez : du Bullshit à servir sur les plateaux télé, mais qui finissent par créer une profonde désaffection pour la chose politique jugée artificielle, insincère, remplie d’arrière pensées.Cette politique la a aussi créé une appétence pour les attitudes non filtrées, brutes, voire brutales sur laquelle surfent certains opportunistes qui disent tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.Et alors qu’on a été habitué à voir le petit peuple se conformer aux standards de l’élite, on voit qu’une certaine élite se conforme aux standards du peuple. Et pas forcément de la partie la plus éduquée du peuple.Langage ordurier, insultes homophobes ou racistes, sexistes, adhésion à des théories du complot, mensonges décomplexés, contradictions et retournage de veste permanents, attisement des divisions pour mieux régner. L’opportunisme est le même, mais on nivèle clairement par le bas.Je me souviens de débats où les hommes et les femmes politiques devaient sortir des chiffres, étayer des propos par des faits, des analyses précises, et où l’on ergotait sur une virgule, un point.Maintenant il suffit pour certains d’arriver et de raconter n’importe quoi avec conviction puis d’accuser la presse de chasse aux sorcières pour avoir l’adhésion de ceux qui se reconnaissent en vous. Alors à quoi bon se casser la tête ?Bien sur, réduire l’ensemble de la classe politique à ce type de comportement serait non seulement erroné mais malhonnête et irrespectueux.Or, j’ai le plus grand respect pour la chose et l’action politique, qui change véritablement.Pour autant cette montée en puissance d’une démagogie décomplexée, truffée de fake news, de théories du complot, et de grossièreté ma ramène ce texte de proverbes 1: 16-20 La sagesse crie dans les rues, Elle élève sa voix dans les places: Elle crie à l'entrée des lieux bruyants; Aux portes, dans la ville, elle fait entendre ses paroles: Jusqu'à quand, stupides, aimerez-vous la stupidité? Jusqu'à quand les moqueurs se plairont-ils à la moquerie, Et les insensés haïront-ils la science? Tournez-vous pour écouter mes réprimandes !Au delà de l’élection, et même de la moralité, ce type de comportements a de vraies répercussions sur les populations qui ont de tels dirigeants. Agression homophobes en hausseau Brésil, société américaine de plus en plus clivée, langage raciste de plus en plus libre dans nos pays…Plus que jamais, les paroles de Jésus me semblent vitales pour ne pas rentrer dans une surenchère mortifère : ne rendez pas le mal pour le mal, mais rendez le bien pour le mal, priez pour ceux qui vous haïssent.Souhaitons que la vie politique de nos pays profite de cette époque pour repartir sur des bases saines : en évinçant la fausseté que l’on recouvre d’une pellicule de bien-pensance, la grossièreté et l’agressivité, et en surtout respectant chacun, à commencer par ses adversaires politiques.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>« Stupide » contre « lâche » : le ton monte aux Etats-Unis entre Donald Trump et Joe Biden tel est le titre d’un article atterrant sorti sur le site lemonde.fr et les extraits du discours du président américain ne le sont pas moins.<br />Je cite : Biden veut livrer notre pays au virus, il veut livrer nos familles aux violents d’extrême gauche, et il veut livrer nos emplois à la Chine », a-t-il encore accusé lundi. Le démocrate dénonce sans détour les violences et les pillages, tout en martelant que le pays doit en finir avec le « racisme sous-jacent » qui ronge les Etats-Unis.<br />En faisant miroiter l’arrivée d’un vaccin contre le nouveau coronavirus et un rebond « fantastique » de l’économie juste avant l’élection, le président des Etats-Unis a aussi mis en garde contre Joe Biden et « les démocrates radicaux », qui feraient « immédiatement s’effondrer l’économie ». « La Chine profite des gens stupides, et Biden est quelqu’un de stupide », a-t-il lancé. » fin de citation.<br />Stupéfiante époque où même la fine couche de vernis de respectabilité dont certains hommes politiques avaient besoin pour être crédibles est devenue dispensable. Voire même contreproductive pour gagner une élection.<br />Logique retour de balancier d’une époque où les éléments de langages étaient soigneusement calibrés et repris par toute l’intelligentsia d’un parti. Où les conseillers en communication, les spins doctors (faiseurs d’opinion) fabriquaient des discours dans lesquels la sincérité et l’authenticité étaient minutieusement calibrés. Où le naturel était millimétré pour faire vrai.<br />En un mot et comme l’a si bien dit Laurent Wauquiez : du Bullshit à servir sur les plateaux télé, mais qui finissent par créer une profonde désaffection pour la chose politique jugée artificielle, insincère, remplie d’arrière pensées.<br />Cette politique la a aussi créé une appétence pour les attitudes non filtrées, brutes, voire brutales sur laquelle surfent certains opportunistes qui disent tout haut ce que beaucoup pensent tout bas.<br />Et alors qu’on a été habitué à voir le petit peuple se conformer aux standards de l’élite, on voit qu’une certaine élite se conforme aux standards du peuple. Et pas forcément de la partie la plus éduquée du peuple.<br />Langage ordurier, insultes homophobes ou racistes, sexistes, adhésion à des théories du complot, mensonges décomplexés, contradictions et retournage de veste permanents, attisement des divisions pour mieux régner. L’opportunisme est le même, mais on nivèle clairement par le bas.<br />Je me souviens de débats où les hommes et les femmes politiques devaient sortir des chiffres, étayer des propos par des faits, des analyses précises, et où l’on ergotait sur une virgule, un point.<br />Maintenant il suffit pour certains d’arriver et de raconter n’importe quoi avec conviction puis d’accuser la presse de chasse aux sorcières pour avoir l’adhésion de ceux qui se reconnaissent en vous. Alors à quoi bon se casser la tête ?<br />Bien sur, réduire l’ensemble de la classe politique à ce type de comportement serait non seulement erroné mais malhonnête et irrespectueux.<br />Or, j’ai le plus grand respect pour la chose et l’action politique, qui change véritablement.<br />Pour autant cette montée en puissance d’une démagogie décomplexée, truffée de fake news, de théories du complot, et de grossièreté ma ramène ce texte de proverbes 1: 16-20 La sagesse crie dans les rues, Elle élève sa voix dans les places: Elle crie à l'entrée des lieux bruyants; Aux portes, dans la ville, elle fait entendre ses paroles: Jusqu'à quand, stupides, aimerez-vous la stupidité? Jusqu'à quand les moqueurs se plairont-ils à la moquerie, Et les insensés haïront-ils la science? Tournez-vous pour écouter mes réprimandes !<br />Au delà de l’élection, et même de la moralité, ce type de comportements a de vraies répercussions sur les populations qui ont de tels dirigeants. Agression homophobes en hausse<br />au Brésil, société américaine de plus en plus clivée, langage raciste de plus en plus libre dans nos pays…<br />Plus que jamais, les paroles de Jésus me semblent vitales pour ne pas rentrer dans une surenchère mortifère : ne rendez pas le mal pour le mal, mais rendez le bien pour le mal, priez pour ceux qui vous haïssent.<br />Souhaitons que la vie politique de nos pays profite de cette époque pour repartir sur des bases saines : en évinçant la fausseté que l’on recouvre d’une pellicule de bien-pensance, la grossièreté et l’agressivité, et en surtout respectant chacun, à commencer par ses adversaires politiques.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 10 Sep 2020 16:29:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>Stupides - Reflet d'actualité avec Jethro Camille</itunes:title>
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      <title>Une déferlante verte - Reflet d'actualité, une chronique qui porte un regard chrétien sur l'actualité - Joël Fayard</title>
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      <description>« Une déferlante verte »
« Déferlante écologique », « Vague verte », ce sont, au lendemain des élections municipales de ce dimanche 28 juin 2020, quelques-uns des titres de nos journaux nationaux.Il est bien vrai que de voir de grandes mairies comme : Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Grenoble, mais aussi Poitiers, Annecy, Tours, Besançon et bien d’autres passer ainsi aux mains des verts, c’est pour le moins, historique !Et si, comme à Paris, l’étiquette politique n’est pas celle des Verts, la tendance écologique est clairement affichée lorsque l’on sait que la socialiste Anne Hidalgo est réélue alors même qu’elle a annoncé vouloir faire passer la circulation dans les rues de Paris de 50 à 30 km/h. Malgré les agacements, protestations, déclarations hostiles face aux annonces de ces programmes restrictifs, ce sont nombres de ces programmes attentifs à la sauvegarde de la planète qui sont soutenus et leurs représentants élus.Une conscience écologique semble donc émerger et si l’on ne sait pas toujours quoi mettre derrière ni imaginer vers quoi ces politiques vont conduire le pays il semble que le souci de l’avenir l’emporte et que face à certains défis et catastrophes annoncées, les électeurs aient choisi de confier leur destinée à des élus verts qui semblent les mieux à même de maîtriser un avenir que d’aucuns estiment incertain ou pour le moins anxiogène.En même temps la participation n’a jamais aussi basse avec une abstention de 60%. Comme si l’avenir de la cité ne mobilisait que très peu de citoyen ou, plus grave, que l’on ne croyait plus aux solutions proposées par nos élus.Il faut dire que cette fois on ne peut plus nier les effets sur la planète des activités humaines. Avec stupeur on s’est aperçu qu’en l’espace d’à peine deux mois, alors que les activités humaines polluantes étaient suspendues pour cause de Covid-19, la pollution s’était très fortement résorbée sur la planète, voire avait quasiment disparue, des photos satellites étant venues le certifier.En somme on a le choix : ou bien produire et asphyxier la planète et sa population, ou bien arrêter ou réduire toutes activités polluantes au risque de rendre la vie impossible puisqu’il faut bien produire pour continuer de consommer et de vivre.Cet arrêt de toute activité industrielle durant ces deux mois à désorganisé les pays, commerces et industries à travers le monde et à l’heure où les activités reprennent, l’inquiétude est palpable. Car les mêmes causes produisant les mêmes effets il est fortement à craindre que l’on recrée les mêmes schémas de pollution et de destruction de la planète qu’auparavant !Il est probablement là le signal qu’envoie les populations inquiètent en donnant leurs voix aux représentants écologistes.Et voilà, c’est fait, les Verts s’installent dans nombre de mairies, mais pour faire quoi ? Par quel bout prendre ce défi fantastique et apporter des solutions viables et salutaires pour tous ? Les populations seront-elles d’accord, suivront-elles les consignes de limitations et de restrictions que ces nouveaux élus auront sûrement à coeur de mettre en place, fort de leur nouveau mandat ?Des idées naissent et apparaissent çà et là et on vient par exemple de voir émerger les 150 propositions de la « Convention citoyenne pour le climat ».Cette convention a réuni 150 personnes, toutes tirées au sort ; panel représentatif de la diversité de la population française. Elle a pour mandat de définir une série de mesures permettant d’atteindre une baisse d’au moins 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 1990 (il reste donc 10 ans pour y parvenir !) dans un esprit de justice sociale.Après plus de 8 mois de travail (puisqu’elle fut constituée en octobre 2019), après de nombreux jours d’auditions et de débats, les 150 membres de cette Convention Citoyenne pour le Climat ont rendu leurs propositions au gouvernement.Et ces propositions abordent de très nombreux thèmes comme :• Transformer nos habitudes de consommation• Se loger en revoyant les émissions de gaz à effet de serre que cela soit dans la construction comme dans la façon de vivre dans l’habitat• Comment se déplacer et transporter autrement les marchandises• Produire et travailler différemment en respectant l’environnement• Mieux cultiver et se nourrir, en réinventant un système alimentaire durable et accessible à tous d’ici 2030.Ces propositions viennent d’arriver sur la table du Président de la République qui les a approuvées dans leur grande majorité. C’est à lui à présent de trancher. Il peut légiférer par arrêté, débat au parlement ou par référendum, c’est à lui à présent et au gouvernement de prendre leurs responsabilités.Mais à peine nées ses propositions on bien sûr immédiatement été combattues, et avec quelle virulence, par ceux qui craignent que ces mesures n’entrainent un ralentissement de la reprise ou simplement des contraintes sur nos habitudes de vies – comme de baisser la vitesse sur nos routes et autoroutes, impossible disent certains de toucher à nos sacro saintes « bagnoles », ou d’acheter un T-Short en promo à 3€ l’unité, sachant bien qu’à ce prix (marges des commerçants et intermédiaires comprise !) il ne peut provenir que de petites mains indiennes, pakistanaises, du Bengladesh ou d’ailleurs. Et tant pis pour la pollution, pour les conditions de vie et les effets sur la planète et les populations. Car le dilemme est bien là : relancer la production, la croissance, donner du travail, consommer, mais hélas et ce faisant, reproduire les effets dévastateurs sur le climat et les populations, en hâtant les catastrophes annoncées par les scientifiques, écolos et divers observateurs.Les choix sont à nouveaux devant nous, l’avenir de la planète entre nos mains. Notre responsabilité face aux génération futures est entière, même s’il est sûr que la conscience de notre responsabilité est bien diluée et moins lourde à porter puisqu’elle ne représente, peut-on se dire qu’une seule voix sur les huit milliards d’habitants que compte aujourd’hui notre terre.La France a souhaité des municipalités vertes et l’on peut se dire que c’est pour que nos élus appliquent des engagements de respect et de survie de la planète.Allons-nous les laisser mettre en place ces orientations ou bien seront nous arc-boutés sur le moindre risque de restriction de nos libertés ? Quel sera notre choix ?C’est à chacun de l’écrire maintenant.
Joël Fayard</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>« Une déferlante verte »</p>
<p><br />« Déferlante écologique », « Vague verte », ce sont, au lendemain des élections municipales de ce dimanche 28 juin 2020, quelques-uns des titres de nos journaux nationaux.<br />Il est bien vrai que de voir de grandes mairies comme : Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Grenoble, mais aussi Poitiers, Annecy, Tours, Besançon et bien d’autres passer ainsi aux mains des verts, c’est pour le moins, historique !<br />Et si, comme à Paris, l’étiquette politique n’est pas celle des Verts, la tendance écologique est clairement affichée lorsque l’on sait que la socialiste Anne Hidalgo est réélue alors même qu’elle a annoncé vouloir faire passer la circulation dans les rues de Paris de 50 à 30 km/h. Malgré les agacements, protestations, déclarations hostiles face aux annonces de ces programmes restrictifs, ce sont nombres de ces programmes attentifs à la sauvegarde de la planète qui sont soutenus et leurs représentants élus.<br />Une conscience écologique semble donc émerger et si l’on ne sait pas toujours quoi mettre derrière ni imaginer vers quoi ces politiques vont conduire le pays il semble que le souci de l’avenir l’emporte et que face à certains défis et catastrophes annoncées, les électeurs aient choisi de confier leur destinée à des élus verts qui semblent les mieux à même de maîtriser un avenir que d’aucuns estiment incertain ou pour le moins anxiogène.<br />En même temps la participation n’a jamais aussi basse avec une abstention de 60%. Comme si l’avenir de la cité ne mobilisait que très peu de citoyen ou, plus grave, que l’on ne croyait plus aux solutions proposées par nos élus.<br />Il faut dire que cette fois on ne peut plus nier les effets sur la planète des activités humaines. Avec stupeur on s’est aperçu qu’en l’espace d’à peine deux mois, alors que les activités humaines polluantes étaient suspendues pour cause de Covid-19, la pollution s’était très fortement résorbée sur la planète, voire avait quasiment disparue, des photos satellites étant venues le certifier.<br />En somme on a le choix : ou bien produire et asphyxier la planète et sa population, ou bien arrêter ou réduire toutes activités polluantes au risque de rendre la vie impossible puisqu’il faut bien produire pour continuer de consommer et de vivre.<br />Cet arrêt de toute activité industrielle durant ces deux mois à désorganisé les pays, commerces et industries à travers le monde et à l’heure où les activités reprennent, l’inquiétude est palpable. Car les mêmes causes produisant les mêmes effets il est fortement à craindre que l’on recrée les mêmes schémas de pollution et de destruction de la planète qu’auparavant !<br />Il est probablement là le signal qu’envoie les populations inquiètent en donnant leurs voix aux représentants écologistes.<br />Et voilà, c’est fait, les Verts s’installent dans nombre de mairies, mais pour faire quoi ? Par quel bout prendre ce défi fantastique et apporter des solutions viables et salutaires pour tous ? Les populations seront-elles d’accord, suivront-elles les consignes de limitations et de restrictions que ces nouveaux élus auront sûrement à coeur de mettre en place, fort de leur nouveau mandat ?<br />Des idées naissent et apparaissent çà et là et on vient par exemple de voir émerger les 150 propositions de la « Convention citoyenne pour le climat ».<br />Cette convention a réuni 150 personnes, toutes tirées au sort ; panel représentatif de la diversité de la population française. Elle a pour mandat de définir une série de mesures permettant d’atteindre une baisse d’au moins 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport à 1990 (il reste donc 10 ans pour y parvenir !) dans un esprit de justice sociale.<br />Après plus de 8 mois de travail (puisqu’elle fut constituée en octobre 2019), après de nombreux jours d’auditions et de débats, les 150 membres de cette Convention Citoyenne pour le Climat ont rendu leurs propositions au gouvernement.<br />Et ces propositions abordent de très nombreux thèmes comme :<br />• Transformer nos habitudes de consommation<br />• Se loger en revoyant les émissions de gaz à effet de serre que cela soit dans la construction comme dans la façon de vivre dans l’habitat<br />• Comment se déplacer et transporter autrement les marchandises<br />• Produire et travailler différemment en respectant l’environnement<br />• Mieux cultiver et se nourrir, en réinventant un système alimentaire durable et accessible à tous d’ici 2030.<br />Ces propositions viennent d’arriver sur la table du Président de la République qui les a approuvées dans leur grande majorité. C’est à lui à présent de trancher. Il peut légiférer par arrêté, débat au parlement ou par référendum, c’est à lui à présent et au gouvernement de prendre leurs responsabilités.<br />Mais à peine nées ses propositions on bien sûr immédiatement été combattues, et avec quelle virulence, par ceux qui craignent que ces mesures n’entrainent un ralentissement de la reprise ou simplement des contraintes sur nos habitudes de vies – comme de baisser la vitesse sur nos routes et autoroutes, impossible disent certains de toucher à nos sacro saintes « bagnoles », ou d’acheter un T-Short en promo à 3€ l’unité, sachant bien qu’à ce prix (marges des commerçants et intermédiaires comprise !) il ne peut provenir que de petites mains indiennes, pakistanaises, du Bengladesh ou d’ailleurs. Et tant pis pour la pollution, pour les conditions de vie et les effets sur la planète et les populations. Car le dilemme est bien là : relancer la production, la croissance, donner du travail, consommer, mais hélas et ce faisant, reproduire les effets dévastateurs sur le climat et les populations, en hâtant les catastrophes annoncées par les scientifiques, écolos et divers observateurs.<br />Les choix sont à nouveaux devant nous, l’avenir de la planète entre nos mains. Notre responsabilité face aux génération futures est entière, même s’il est sûr que la conscience de notre responsabilité est bien diluée et moins lourde à porter puisqu’elle ne représente, peut-on se dire qu’une seule voix sur les huit milliards d’habitants que compte aujourd’hui notre terre.<br />La France a souhaité des municipalités vertes et l’on peut se dire que c’est pour que nos élus appliquent des engagements de respect et de survie de la planète.<br />Allons-nous les laisser mettre en place ces orientations ou bien seront nous arc-boutés sur le moindre risque de restriction de nos libertés ? Quel sera notre choix ?<br />C’est à chacun de l’écrire maintenant.</p>
<p><br />Joël Fayard</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 30 Jun 2020 18:34:00 +0000</pubDate>
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      <title>Couleur de peau - Reflet d'actualité, une chronique qui porte un regard chrétien sur l'actualité - Pr Jethro Camille</title>
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      <description>Couleur de peau

« Créés à l’image de Dieu » : ce passage énigmatique de la Bible parait devenir plus clair à la lumière de cette extraordinaire capacité qu’a l’esprit humain de créer, ne serait-ce que partiellement sa propre réalité.
Aussi, la mort de Georges Floyd et le racisme systémique qu’elle met en exergue interroge sur le saisissant   contraste qu’il y a d’une part entre l’extraordinaire capacité créatrice dont dispose le cerveau humain et d’autre part l’ahurissante pauvreté qu’il y a à évaluer la valeur d’une personne en fonction de la manière dont sa peau réfléchit la lumière.
Il y a tant de manière de percevoir l’autre et je voudrais en proposer trois tirées de la Bible 
Tout d’abord scrutons le corps, et sondons-en les merveilles :
Dans le Psaume 139 : 14-15 une exclamation est scandée : Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n'était point caché devant toi, Lorsque j'ai été fait dans un lieu secret, Tissé dans les profondeurs de la terre.
La vie, usuellement banale, devient proprement miraculeuse quand on prend le temps de sonder le merveilleux entrelacs de systèmes qui la soutiennent. Du système immunitaire au système nerveux capable d’animer une ballerine du « Lac des cygnes », nos performances ont de quoi décrocher la mâchoire. Pourquoi ne pas percevoir, même ponctuellement, le corps de l’autre comme la prouesse technologique qu’il est ?
Deuxième perspective : Scruter l’âme, et réaliser avec proverbes 17 :22 que
Un cœur joyeux est un bon remède, Mais un esprit abattu dessèche les os
Voilà une invitation à planter non des ronces et des orties sur le fertiles terreau de nos émotions mais plutôt fleurs de et les fruits de la bonté.
De la bonté non seulement pour nous même mais aussi pour notre prochain. D’ailleurs, est-ce tellement différent ?
Troisième angle celui de son potentiel : Du petit berger au grand roi David, du peuple d’esclaves au peuple choisi par Dieu pour une cruciale mission diplomatique, il y a un chemin de croissance. Si notre théologie en a tiré deux termes un peu compliqués (justification et sanctification), même un enfant peut comprendre qu’une graine qui est entourée des soins nécessaires va grandir et libérer peu à peu son potentiel jusqu’à devenir à son tour un arbre porteurs de fruits.
Pourquoi ne pas regarder autrui non pas sous l’angle du mal réel ou supposé qu’il a commis, mais sous l’angle du potentiel qui est en lui ?
Ce ne sont là que trois approches, et il y en a certainement des centaines ! Elles peuvent pourtant suffire à faire voler en éclat les réductionnismes culturels qui commencent par créer des apartheids dans les esprits, puis, de vrais ghettos.
Quand on en a pas l’habitude ces  approches demandent  un effort de discipline mentale au début, mais quand les cloisons de nos préjugés tombent et que l’on commence à percevoir toute la richesse qui peut résider en autrui, alors le mépris disparait au profit de la curiosité, la haine fait la place à la tolérance, la peur à l’ouverture.
C’est alors que l’on découvre et que l’on apprécie la fabuleuse diversité du monde.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><span><b>Couleur de peau</b></span></p>

<p>« Créés à l’image de Dieu » : ce passage énigmatique de la Bible parait devenir plus clair à la lumière de cette extraordinaire capacité qu’a l’esprit humain de créer, ne serait-ce que partiellement sa propre réalité.</p>
<p>Aussi, la mort de Georges Floyd et le racisme systémique qu’elle met en exergue interroge sur le saisissant   contraste qu’il y a d’une part entre l’extraordinaire capacité créatrice dont dispose le cerveau humain et d’autre part l’ahurissante pauvreté qu’il y a à évaluer la valeur d’une personne en fonction de la manière dont sa peau réfléchit la lumière.</p>
<p>Il y a tant de manière de percevoir l’autre et je voudrais en proposer trois tirées de la Bible </p>
<ol><li>Tout d’abord scrutons le corps, et sondons-en les merveilles :</li>
</ol><p>Dans le Psaume 139 : 14-15 une exclamation est scandée : Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n'était point caché devant toi, Lorsque j'ai été fait dans un lieu secret, Tissé dans les profondeurs de la terre.</p>
<p>La vie, usuellement banale, devient proprement miraculeuse quand on prend le temps de sonder le merveilleux entrelacs de systèmes qui la soutiennent. Du système immunitaire au système nerveux capable d’animer une ballerine du « Lac des cygnes », nos performances ont de quoi décrocher la mâchoire. Pourquoi ne pas percevoir, même ponctuellement, le corps de l’autre comme la prouesse technologique qu’il est ?</p>
<ol><li>Deuxième perspective : Scruter l’âme, et réaliser avec proverbes 17 :22 que</li>
</ol><p>Un cœur joyeux est un bon remède, Mais un esprit abattu dessèche les os</p>
<p>Voilà une invitation à planter non des ronces et des orties sur le fertiles terreau de nos émotions mais plutôt fleurs de et les fruits de la bonté.</p>
<p>De la bonté non seulement pour nous même mais aussi pour notre prochain. D’ailleurs, est-ce tellement différent ?</p>
<ol><li>Troisième angle celui de son potentiel : Du petit berger au grand roi David, du peuple d’esclaves au peuple choisi par Dieu pour une cruciale mission diplomatique, il y a un chemin de croissance. Si notre théologie en a tiré deux termes un peu compliqués (justification et sanctification), même un enfant peut comprendre qu’une graine qui est entourée des soins nécessaires va grandir et libérer peu à peu son potentiel jusqu’à devenir à son tour un arbre porteurs de fruits.</li>
</ol><p>Pourquoi ne pas regarder autrui non pas sous l’angle du mal réel ou supposé qu’il a commis, mais sous l’angle du potentiel qui est en lui ?</p>
<p>Ce ne sont là que trois approches, et il y en a certainement des centaines ! Elles peuvent pourtant suffire à faire voler en éclat les réductionnismes culturels qui commencent par créer des apartheids dans les esprits, puis, de vrais ghettos.</p>
<p>Quand on en a pas l’habitude ces  approches demandent  un effort de discipline mentale au début, mais quand les cloisons de nos préjugés tombent et que l’on commence à percevoir toute la richesse qui peut résider en autrui, alors le mépris disparait au profit de la curiosité, la haine fait la place à la tolérance, la peur à l’ouverture.</p>
<p>C’est alors que l’on découvre et que l’on apprécie la fabuleuse diversité du monde.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 24 Jun 2020 05:35:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title>Le prix de la protection - Reflet d'actualité, une chronique qui porte un regard chrétien sur l'actualité - Pr Eric Denimal</title>
      <link>https://hoperadio.live/podcasts/le-prix-de-la-protection-reflet-d-actualite-une-chronique-qui-porte-un-regard-chretien-sur-l-actualite-pr-eric-denimal-79</link>
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      <description>LE PRIX DE LA PROTECTION
 
Quand Abraham quitte la Mésopotamie pour les déserts de Canaan et répond ainsi à l’appel de Dieu, il quitte aussi une ville et une société que l’on peut dire avancées.
Le nomadisme - qui sera désormais sa vie - peut paraître bucolique, sympathique, champêtre et pastoral, c’est aussi et surtout un examen de passage, de passage en passage.
 
Partir
Quitter une société bien établie pour une vie pastorale, c’est devenir berger là où on était mouton. L’errance et la migration sont une espèce de refus, un éloignement de tous les systèmes politiques, économiques et sociétaux trop bien ordonnés, surtout lorsque ces derniers s’organisent autour d’un pouvoir central.
Or, la Bible se méfie de la ville (et de ce qu'elle représente) depuis que la première a été fondée par un meurtrier nommé Caïn.
C’est sans doute pour cela qu’elle propose toujours un élargissement, provoquant ainsi le mouvement perpétuel, le changement permanent plutôt que la stagnation et l’inertie qui paralysent.
 
Retourner
Le nomadisme n’est pas un mode de vie de tout repos pour autant. En effet, dès après que le patriarche a commencé à sillonner le pays promis, de génération en génération, la situation économique fragile l’oblige, lui et sa descendance, à trouver régulièrement des refuges, des lieux de replis. L’attraction de la ville fortifiée devient alors une tentation.
C’est souvent la famine qui contraint Abraham ou les enfants d’Israël, à trouver le secours dans un retour à la cité, auprès d’un État fort où s’exerce le Pouvoir. L’Égypte en est l’archétype.
L’État offre alors la protection recherchée et espérée, mais c’est au prix de la liberté. Protégés, mais conduits dans un harem (c’est le cas de Sarah, l’épouse d’Abraham) ou dans une position d’esclave (Joseph, puis les Hébreux).
Voilà qui mérite réflexion.
 
Découvrir
Nous érigeons des systèmes où la protection légitime de chaque individu impose des mesures restrictives illégitimes faisant de cet individu un prisonnier volontaire.
Dans le monde de la criminalité, le parrain (celui qui se substitue au père) protège, mais il réduit également les libertés en contrôlant tout, jusqu’à imposer une certaine forme d’enfermement.
Les Pharaons ne sont pas tous morts !
La Bible, qui pointe la perversion de nos organisations, nous présente aussi quelqu’un qui protège tout en respectant la liberté de chacun ; celui-là est Amour. C’est la différence entre le Père Éternel et le parrain temporaire.
 
 
Eric Denimal</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>LE PRIX DE LA PROTECTION</b></p>
<p> </p>
<p>Quand Abraham quitte la Mésopotamie pour les déserts de Canaan et répond ainsi à l’appel de Dieu, il quitte aussi une ville et une société que l’on peut dire avancées.</p>
<p>Le nomadisme - qui sera désormais sa vie - peut paraître bucolique, sympathique, champêtre et pastoral, c’est aussi et surtout un examen de passage, de passage en passage.</p>
<p> </p>
<p><b>Partir</b></p>
<p>Quitter une société bien établie pour une vie pastorale, c’est devenir berger là où on était mouton. L’errance et la migration sont une espèce de refus, un éloignement de tous les systèmes politiques, économiques et sociétaux trop bien ordonnés, surtout lorsque ces derniers s’organisent autour d’un pouvoir central.</p>
<p>Or, la Bible se méfie de la ville (et de ce qu'elle représente) depuis que la première a été fondée par un meurtrier nommé Caïn.</p>
<p>C’est sans doute pour cela qu’elle propose toujours un élargissement, provoquant ainsi le mouvement perpétuel, le changement permanent plutôt que la stagnation et l’inertie qui paralysent.</p>
<p> </p>
<p><b>Retourner</b></p>
<p>Le nomadisme n’est pas un mode de vie de tout repos pour autant. En effet, dès après que le patriarche a commencé à sillonner le pays promis, de génération en génération, la situation économique fragile l’oblige, lui et sa descendance, à trouver régulièrement des refuges, des lieux de replis. L’attraction de la ville fortifiée devient alors une tentation.</p>
<p>C’est souvent la famine qui contraint Abraham ou les enfants d’Israël, à trouver le secours dans un retour à la cité, auprès d’un État fort où s’exerce le Pouvoir. L’Égypte en est l’archétype.</p>
<p>L’État offre alors la protection recherchée et espérée, mais c’est au prix de la liberté. Protégés, mais conduits dans un harem (c’est le cas de Sarah, l’épouse d’Abraham) ou dans une position d’esclave (Joseph, puis les Hébreux).</p>
<p>Voilà qui mérite réflexion.</p>
<p> </p>
<p><b>Découvrir</b></p>
<p>Nous érigeons des systèmes où la protection légitime de chaque individu impose des mesures restrictives illégitimes faisant de cet individu un prisonnier volontaire.</p>
<p>Dans le monde de la criminalité, le parrain (celui qui se substitue au père) protège, mais il réduit également les libertés en contrôlant tout, jusqu’à imposer une certaine forme d’enfermement.</p>
<p>Les Pharaons ne sont pas tous morts !</p>
<p>La Bible, qui pointe la perversion de nos organisations, nous présente aussi quelqu’un qui protège tout en respectant la liberté de chacun ; celui-là est Amour. C’est la différence entre le Père Éternel et le parrain temporaire.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><b>Eric Denimal</b></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 17 Jun 2020 08:26:00 +0000</pubDate>
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    <item>
      <title>Des contradictions qui interpellent - Reflet d'actualité, une chronique qui porte un regard chrétien sur l'actualité - Pr Gabriel Monet</title>
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      <description>Des contradictions qui interpellent
 
Il y a en chacun de nous une part de lumière et une part d’ombre. Oui, nous sommes parfois des êtres paradoxaux, désirant tout et son contraire, adhérant à des idées pas toujours compatibles, et dont les comportements ne sont pas toujours aussi cohérents qu’on le souhaiterait. Personne n’est à l’abri de ses propres contradictions. Ceci étant, l’idéal reste évidemment de tendre vers une harmonie de pensée, de parole et d’action.
 
Ainsi par exemple, qui d’entre nous se déclare ouvertement raciste ? Personne, ou presque. Heureusement ! Pourtant, en toute honnêteté, qui d’entre nous n’a pas une fois ou l’autre été surpris par des sentiments partagés envers quelqu’un de « différent ». C’est probablement ce qu’ont dû ressentir ce groupe de manifestants mardi 2 juin, alors qu’ils participaient à un rassemblement contre le racisme et les violences policières, et qui pourtant ont insulté un policier noir, qui a réussi à demeurer impassible alors qu’il était traité de « vendu ». Quel paradoxe de défendre le # Black Lives Matter en s’en prenant à un noir parce qu’il est policier. Quelle pertinence de prôner le respect pour tous, en commençant par des groupes ethniques spécifiques, comme les noirs et les arabes, effectivement trop souvent stigmatisés, mais en dénigrant simultanément un autre segment de la population, comme les policiers. Si on désire vraiment le respect, alors ne faut-il pas l’appliquer à tous ?
 
En fait, cela met en exergue la difficulté de l’altérité, le défi d’accepter celui ou celle qui est différent, que ce soit du fait de sa nationalité, de sa couleur de peau, de sa religion, de sa fonction, de sa manière de voir. Au-delà même des aspects géographiques ou ethno-culturels, le statut d’étranger est une réalité psychologique et existentielle. Non seulement l’autre demeure toujours d’une certaine manière un étranger, mais nous sommes même parfois étrangers à nous-mêmes, comme certains auteurs l’on bien compris. Julia Kristova affirme : « Etrangement, l’étranger nous habite : il est la face cachée de notre identité »[1]. Cette prise de conscience a forcément un impact sur notre rapport à autrui, comme Eric Fromm l’exprime : « Une fois que j’ai découvert l’étranger en moi, je ne peux plus haïr l’étranger hors de moi, parce qu’il a cessé, pour moi, de l’être »[2]. Finalement, peut-être que nos contradictions internes, et surtout la prise de conscience qu’elles existent, peuvent nous servir pour développer un vivre-ensemble plus convivial et ouvert.
 
S’il est un dirigeant qui est champion en termes de contradictions et de paradoxes, c’est bien Donald Trump. En a-t-il conscience ou pas, en tous cas, cela ne semble pas le déranger, mais avec des résultats en termes de relations qui ne favorisent clairement pas l’unité, mais bien les tensions et les oppositions. La dernière des nombreuses contradictions de l’hôte de la Maison blanche, certainement pour faire diversion face à l’actualité américaine qui lui est peu favorable, vient de proposer à l’Iran de rapidement signer un accord, alors qu’il n’a eu de cesse s’y opposer frontalement. Dès lors qu’il y a un intérêt supérieur, en l’occurrence pour Donald Trump l’espérance de sa réélection, ce n’est souvent plus un problème que de faire ou dire le contraire de ce qui prévalait jadis.
 
Même si on est facilement enclin à se focaliser sur les contradictions d’autrui, elles ne concernent pas seulement quelques individus, mais souvent tout un chacun et c’est même souvent vrai au niveau des relations entre nations. Ainsi par exemple, avec la pandémie du coronavirus, il y a eu une prise de conscience de notre dépendance de marchés extérieurs pour ce qui est des médicaments notamment, mais aussi de nombreux matériels, au premier rang desquels les masques. L’unanimité a été flagrante… Il faut relocaliser. Ainsi, poussés par la pénurie et forcés par les complications de transport, tout a été fait pour mettre en route une production franco-française. Sauf qu’aujourd’hui, la majorité des français préfèrent acheter des masques jetables fabriqués en Chine et il y a des millions de masques locaux qui ne trouvent pas preneurs. Dans le même ordre d’idée, on voudrait limiter les importations, mais on imagine et on finance des plans de relance à coups de milliards pour développer l’exportation. La vérité d’un jour change rapidement avec le lendemain ou même nos conceptions théoriques du moment diffèrent allègrement avec nos propres pratiques. A y regarder de plus près, nos contradictions son bien souvent des paradoxes relationnels. C’est un peu le « je t’aime moi non plus ». Ou alors, c’est parfois conditionnel : Nous ouvrons nos frontières si vous ouvrez les vôtres.
 
C’est vrai, nous avons tous nos contradictions, mais cela justifie-t-il que nous ne cherchions pas à mettre de la cohérence dans nos propos, dans nos vies. J’ose penser qu’il est bon, pour soi comme pour les autres, d’être authentique et vrai, autant que possible. Dans la Bible Paul affirme : « Le bien que je veux, je ne le fais pas et le mal que je ne veux pas, je le fais » (Romains 7.19). Notre nature humaine est ce qu’elle est. Il n’empêche que Jésus nous encourage malgré tout à tendre vers l’effacement de nos contradictions. Il affirme : « Que votre parole soit "oui, oui", "non, non" » (Matthieu 5.37). En d’autres termes, il nous encourage à être vrais avec nous-mêmes et avec les autres en toutes circonstances. Nos contradictions ne doivent pas nous paralyser, au contraire, et nous pouvons nous regarder nous-même avec bienveillance, mais si l’on est facilement enclin à justifier nos paradoxes, cela peut nous encourager à mieux accepter ceux des autres et donc à prôner la tolérance. Jésus a pris une image parlante en invitant à mettre à l’épreuve de la réalité nos idéaux et regarder dans son propre œil la poutre que nous avons parfois plutôt que de trop vite dénoncer la paille dans l’œil du voisin (Matthieu 7.3). Et si nous ne sommes pas plus dur avec les autres que nous le sommes avec nous-mêmes, nous appliquons souvent ce qu’on appelle « la loi du talion » : « œil pour œil, dent pour dent ». Mais à cette stricte réciprocité, Jésus répond par une forme de justice généreuse : « Faire à l’autre ce qu’on voudrait qu’il nous fasse et ne pas se contenter de ce qu’on croit qu’il ne devrait pas nous faire ». C’est un renversement de contradiction : essayer de penser et faire le bien qu’on n’a peut-être pas envie. C’est surtout un changement de regard, sur les autres, mais aussi sur soi.
 
 
 
 
Gabriel Monet

[1] Julia Kristeva, Etrangers à nous-mêmes, Paris, Fayard, 1988, p. 9.
[2] Eric Fromm, Vous serez comme des dieux, Bruxelles, Complexe, 1975, p. 124.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Des contradictions qui interpellent</b></p>
<p> </p>
<p>Il y a en chacun de nous une part de lumière et une part d’ombre. Oui, nous sommes parfois des êtres paradoxaux, désirant tout et son contraire, adhérant à des idées pas toujours compatibles, et dont les comportements ne sont pas toujours aussi cohérents qu’on le souhaiterait. Personne n’est à l’abri de ses propres contradictions. Ceci étant, l’idéal reste évidemment de tendre vers une harmonie de pensée, de parole et d’action.</p>
<p> </p>
<p>Ainsi par exemple, qui d’entre nous se déclare ouvertement raciste ? Personne, ou presque. Heureusement ! Pourtant, en toute honnêteté, qui d’entre nous n’a pas une fois ou l’autre été surpris par des sentiments partagés envers quelqu’un de « différent ». C’est probablement ce qu’ont dû ressentir ce groupe de manifestants mardi 2 juin, alors qu’ils participaient à un rassemblement contre le racisme et les violences policières, et qui pourtant ont insulté un policier noir, qui a réussi à demeurer impassible alors qu’il était traité de « vendu ». Quel paradoxe de défendre le # Black Lives Matter en s’en prenant à un noir parce qu’il est policier. Quelle pertinence de prôner le respect pour tous, en commençant par des groupes ethniques spécifiques, comme les noirs et les arabes, effectivement trop souvent stigmatisés, mais en dénigrant simultanément un autre segment de la population, comme les policiers. Si on désire vraiment le respect, alors ne faut-il pas l’appliquer à tous ?</p>
<p> </p>
<p>En fait, cela met en exergue la difficulté de l’altérité, le défi d’accepter celui ou celle qui est différent, que ce soit du fait de sa nationalité, de sa couleur de peau, de sa religion, de sa fonction, de sa manière de voir. Au-delà même des aspects géographiques ou ethno-culturels, le statut d’étranger est une réalité psychologique et existentielle. Non seulement l’autre demeure toujours d’une certaine manière un étranger, mais nous sommes même parfois étrangers à nous-mêmes, comme certains auteurs l’on bien compris. Julia Kristova affirme : « Etrangement, l’étranger nous habite : il est la face cachée de notre identité »<a href="#_ftn1"><span>[1]</span></a>. Cette prise de conscience a forcément un impact sur notre rapport à autrui, comme Eric Fromm l’exprime : « Une fois que j’ai découvert l’étranger en moi, je ne peux plus haïr l’étranger hors de moi, parce qu’il a cessé, pour moi, de l’être »<a href="#_ftn2"><span>[2]</span></a>. Finalement, peut-être que nos contradictions internes, et surtout la prise de conscience qu’elles existent, peuvent nous servir pour développer un vivre-ensemble plus convivial et ouvert.</p>
<p> </p>
<p>S’il est un dirigeant qui est champion en termes de contradictions et de paradoxes, c’est bien Donald Trump. En a-t-il conscience ou pas, en tous cas, cela ne semble pas le déranger, mais avec des résultats en termes de relations qui ne favorisent clairement pas l’unité, mais bien les tensions et les oppositions. La dernière des nombreuses contradictions de l’hôte de la Maison blanche, certainement pour faire diversion face à l’actualité américaine qui lui est peu favorable, vient de proposer à l’Iran de rapidement signer un accord, alors qu’il n’a eu de cesse s’y opposer frontalement. Dès lors qu’il y a un intérêt supérieur, en l’occurrence pour Donald Trump l’espérance de sa réélection, ce n’est souvent plus un problème que de faire ou dire le contraire de ce qui prévalait jadis.</p>
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<p>Même si on est facilement enclin à se focaliser sur les contradictions d’autrui, elles ne concernent pas seulement quelques individus, mais souvent tout un chacun et c’est même souvent vrai au niveau des relations entre nations. Ainsi par exemple, avec la pandémie du coronavirus, il y a eu une prise de conscience de notre dépendance de marchés extérieurs pour ce qui est des médicaments notamment, mais aussi de nombreux matériels, au premier rang desquels les masques. L’unanimité a été flagrante… Il faut relocaliser. Ainsi, poussés par la pénurie et forcés par les complications de transport, tout a été fait pour mettre en route une production franco-française. Sauf qu’aujourd’hui, la majorité des français préfèrent acheter des masques jetables fabriqués en Chine et il y a des millions de masques locaux qui ne trouvent pas preneurs. Dans le même ordre d’idée, on voudrait limiter les importations, mais on imagine et on finance des plans de relance à coups de milliards pour développer l’exportation. La vérité d’un jour change rapidement avec le lendemain ou même nos conceptions théoriques du moment diffèrent allègrement avec nos propres pratiques. A y regarder de plus près, nos contradictions son bien souvent des paradoxes relationnels. C’est un peu le « je t’aime moi non plus ». Ou alors, c’est parfois conditionnel : Nous ouvrons nos frontières si vous ouvrez les vôtres.</p>
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<p>C’est vrai, nous avons tous nos contradictions, mais cela justifie-t-il que nous ne cherchions pas à mettre de la cohérence dans nos propos, dans nos vies. J’ose penser qu’il est bon, pour soi comme pour les autres, d’être authentique et vrai, autant que possible. Dans la Bible Paul affirme : « Le bien que je veux, je ne le fais pas et le mal que je ne veux pas, je le fais » (Romains 7.19). Notre nature humaine est ce qu’elle est. Il n’empêche que Jésus nous encourage malgré tout à tendre vers l’effacement de nos contradictions. Il affirme : « Que votre parole soit "oui, oui", "non, non" » (Matthieu 5.37). En d’autres termes, il nous encourage à être vrais avec nous-mêmes et avec les autres en toutes circonstances. Nos contradictions ne doivent pas nous paralyser, au contraire, et nous pouvons nous regarder nous-même avec bienveillance, mais si l’on est facilement enclin à justifier nos paradoxes, cela peut nous encourager à mieux accepter ceux des autres et donc à prôner la tolérance. Jésus a pris une image parlante en invitant à mettre à l’épreuve de la réalité nos idéaux et regarder dans son propre œil la poutre que nous avons parfois plutôt que de trop vite dénoncer la paille dans l’œil du voisin (Matthieu 7.3). Et si nous ne sommes pas plus dur avec les autres que nous le sommes avec nous-mêmes, nous appliquons souvent ce qu’on appelle « la loi du talion » : « œil pour œil, dent pour dent ». Mais à cette stricte réciprocité, Jésus répond par une forme de justice généreuse : « Faire à l’autre ce qu’on voudrait qu’il nous fasse et ne pas se contenter de ce qu’on croit qu’il ne devrait pas nous faire ». C’est un renversement de contradiction : essayer de penser et faire le bien qu’on n’a peut-être pas envie. C’est surtout un changement de regard, sur les autres, mais aussi sur soi.</p>
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<p><b>Gabriel Monet</b></p>

<p><a href="#_ftnref1"><span>[1]</span></a> Julia Kristeva, Etrangers à nous-mêmes, Paris, Fayard, 1988, p. 9.</p>
<p><a href="#_ftnref2"><span>[2]</span></a> Eric Fromm, Vous serez comme des dieux, Bruxelles, Complexe, 1975, p. 124.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 11 Jun 2020 05:23:00 +0000</pubDate>
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      <title>"Je ne respire plus !" - Reflet d'actualité, une chronique qui porte un regard chrétien sur l'actualité - Pr Philippe Aurouze</title>
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      <description>Je ne respire plus !
 
« Je ne respire plus ».
C’est souvent ce que j’ai pu entendre lorsque je jouais avec ma plus jeune fille. Alors qu’elle venait se confronter à son père, des batailles fraternelles se vivaient, dans la joie et la bonne humeur. C’était à celui qui pouvait prendre la place sur le canapé et la garder. Jusqu’au moment où, pour diverses raisons mais principalement pour gagner un peu d’espace, elle se mettait à évoquer son manque d’air. Je pouvais, comme tous les pères, reconnaitre un souffle réellement coupé d’une stratégie pour s’en sortir. Dans le premier, nous devions juste diminuer l’intensité de nos mouvements. Dans le second, nous pouvions continuer tout en demeurant attentif à l’autre. Mais cela restait un jeu plaisant qui, aujourd’hui encore, nous fait sourire et rire.
 
« Je ne respire plus ». « Je ne respire plus ». « Je ne respire plus ».
Une phrase prononcée à plusieurs reprises, calmement, par un homme agonisant sous le genou d’un policier venu l’interpeller. Bien loin d’un jeu ! Bien loin d’un divertissement entre personnes consentantes. La dureté de la réalité diverge de l’espace d’amusement agréable. Pas de rires ! Pas même de sourires ! Mais des larmes de douleur. Puis un silence. Lourd. Plus de mots. Plus de respiration. Le souffle s’envole et le corps git, sans vie, au sol. Un homme vient de mourir.
 
George FLOYD, afro-américain de 46 ans, interpellé en pleine rue parce qu’il était soupçonné d’avoir utilisé un faux billet de 20 dollars. Les images des caméras de surveillance comme celles des smartphones des passants font le tour du monde. Durant plus de 5 mn, l’homme, plaqué au sol, calme, demande juste à respirer. A ne pas mourir.
 
George décèdera quand même parce que la pression du genou de ce policier ne diminuera point. Il ne se lèvera pas. L’affaire rappelle la mort d’Eric Garner, un New-Yorkais, afro-américain lui aussi, décédé en 2014 après avoir été asphyxié, de la même manière, lors de son arrestation.
 
L’évènement de trop dans un climat urbain déjà tendu aux Etats-Unis. Le drame qui déclenche une profonde colère, des manifestations, des émeutes. Quand l’injustice ou ce qui est perçu comme telle embrase un pays. Chacun possède son avis sur les faits. Chacun justifie sa position, ses engagements. Deux clans s’affrontent. Deux groupes convaincus de défendre la vérité, sa compréhension de la réalité.  
 
Pas de justice, pas de paix ! scandent les uns.
Loi et Ordre leur répondent les autres !
 
Mai 2020. Minneapolis au Minnesota, Etats-Unis d’Amérique !
Pays démocratique où des gens meurent pour un rien, pour rien. Pays où les victimes se trouvent bien plus souvent du côté noir et latino que du côté blanc. Pays où la gangrène des conflits de races ronge sournoisement et violement sa population.
 
Le poing levé du Black Power des années soixante n’a pas suffi.
Le poing levé des athlètes afro-américains Tommie Smith et John Carlos lors de la cérémonie de remise des médailles du 200 mètres, le 16 octobre 1968 aux Jeux Olympiques de Mexico, « pour les droits de l’homme » diront-ils, n’a pas suffi.
 
Le genou à terre de ces dernières années n’a pas suffi.
Le genou à terre repris par de nombreuses stars sportives de la NFL ou de la NBA n’a pas suffi.
 
Des hommes et des femmes meurent trop régulièrement parce qu’ils sont différents. Parce qu’ils n’appartiennent pas au bon clan. Parce qu’ils n’ont pas la bonne identité.
 
Alors combien faudra-t-il de morts, combien faudra-t-il d’émeutes pour que les droits des humains, de tous les humains soient enfin respectés ?
 
La violence, de chaque côté, est inexcusable. Elle vient détruire la cause défendue. Elle se retourne même contre la personne qui exprime ainsi sa colère profonde. Sans oublier tous les profiteurs de ces situations tragiques, des groupes anarchistes, pilleurs de magasins aux suprémacistes intégrant des forces armées pour agir en toute légitimité, qui viennent, par leurs actions, salir le bien-vivre ensemble.
 
La France, pays des droits de l’homme, n’est pas exempte de ces situations. Nous avons aussi nos tensions, nos regards et nos comportements peu acceptables. D’ailleurs, pas plus tard que la semaine dernière, la chanteuse et actrice de 27 ans, Camélia Jordana exprime ses peurs sur le plateau d’On n’est pas couché. Petite fille d’immigrés algériens, elle évoque « les milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic » et ajoute « j'en fais partie »[1]. Ses propos, bien plus longs, ont provoqué de multiples réactions. Là encore, deux camps, deux clans. Mais les mêmes racines : l’inégalité entre les gens.
 
Loin de moi l’idée de vouloir exacerber des situations marginales dans un contexte bien plus paisible qu’à d’autres époques. Loin de moi l’idée de vouloir prendre position pour l’un ou l’autre camp et ainsi alimenter la tension entre les deux. Loin de moi l’idée angélique d’utiliser une baguette magique pour transformer l’homme en doux agneau.
 
Et pourtant, le croyant que je suis désire se laisser interpellé, dans le bon sens du terme, par des propos bibliques toujours d’actualité.
 
Dès l’Ancien Testament, la question de l’étranger, de l’autre est abordée. Je relèverai juste le texte le plus sacré, les dix commandements ou plus précisément, les dix paroles[2]. Durant le jour de repos, le sabbat, tous doivent cesser leur activité. Même l’étranger. « Le septième jour, c’est le sabbat qui m’est réservé, à moi, le Seigneur ton Dieu ; tu ne feras aucun travail ce jour-là, ni toi, ni tes enfants, ni tes serviteurs ou servantes, ni ton bétail, ni l’étranger qui réside chez toi. » L’étranger a le même droit que tous, y compris de se reposer en ne travaillant pas sans fin.
L’apôtre Paul ira plus loin en écrivant aux Galates et aux Colossiens. « Il n’importe donc plus que l’on soit juif ou non juif, esclave ou libre, homme ou femme ; en effet, vous êtes tous un dans la communion avec Jésus-Christ. »[3] Les différences de culture, de statut social, de genre n’existent plus. Devraient ne plus exister pour être juste.
 
Cela nécessite un changement de regard, de pensées, un réel travail sur soi, sur ses convictions, croyances générant un changement d’attitudes, un changement de vie. Seul un nouvel esprit peut engendrer cela. La Bible parle du Saint Esprit. D’ailleurs, le véritable sens de l’Esprit est souffle. Le Saint Esprit devient donc comme un second souffle pour celui qui l’accepte.
 
Le roi David écrit le Psaume 51 en confession de fautes lourdes dont un meurtre avec préméditation. Voici ce qu’il exprime à partir du verset 10 :
Crée pour moi un cœur pur, Dieu ; enracine en moi un esprit (souffle) tout neuf.
Ne me rejette pas loin de toi, ne me reprends pas ton esprit saint (souffle) ; rends-moi la joie d’être sauvé, et que l’esprit (souffle) généreux me soutienne !
J’enseignerai ton chemin aux coupables, et les pécheurs reviendront vers toi.
 
La demande repose sur une transformation intérieure. David souhaite vivre différemment. Jésus, bien plus tard, le dira lui-même : « C’est l’Esprit de Dieu qui donne la vie ! »[4]
 
Finalement, par et avec l’Esprit, je respire !
 
Philippe Aurouze

[1] https://www.france.tv/france-2/on-n-est-pas-couche/1484611-emission-du-samedi-23-mai-2020.html
[2] Exode 20.8-11
[3] Galates 3.28 BFC
[4] Jn 6.63 BFC</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Je ne respire plus !</b></p>
<p> </p>
<p>« Je ne respire plus ».</p>
<p>C’est souvent ce que j’ai pu entendre lorsque je jouais avec ma plus jeune fille. Alors qu’elle venait se confronter à son père, des batailles fraternelles se vivaient, dans la joie et la bonne humeur. C’était à celui qui pouvait prendre la place sur le canapé et la garder. Jusqu’au moment où, pour diverses raisons mais principalement pour gagner un peu d’espace, elle se mettait à évoquer son manque d’air. Je pouvais, comme tous les pères, reconnaitre un souffle réellement coupé d’une stratégie pour s’en sortir. Dans le premier, nous devions juste diminuer l’intensité de nos mouvements. Dans le second, nous pouvions continuer tout en demeurant attentif à l’autre. Mais cela restait un jeu plaisant qui, aujourd’hui encore, nous fait sourire et rire.</p>
<p> </p>
<p>« Je ne respire plus ». « Je ne respire plus ». « Je ne respire plus ».</p>
<p>Une phrase prononcée à plusieurs reprises, calmement, par un homme agonisant sous le genou d’un policier venu l’interpeller. Bien loin d’un jeu ! Bien loin d’un divertissement entre personnes consentantes. La dureté de la réalité diverge de l’espace d’amusement agréable. Pas de rires ! Pas même de sourires ! Mais des larmes de douleur. Puis un silence. Lourd. Plus de mots. Plus de respiration. Le souffle s’envole et le corps git, sans vie, au sol. Un homme vient de mourir.</p>
<p> </p>
<p>George FLOYD, afro-américain de 46 ans, interpellé en pleine rue parce qu’il était soupçonné d’avoir utilisé un faux billet de 20 dollars. Les images des caméras de surveillance comme celles des smartphones des passants font le tour du monde. Durant plus de 5 mn, l’homme, plaqué au sol, calme, demande juste à respirer. A ne pas mourir.</p>
<p> </p>
<p>George décèdera quand même parce que la pression du genou de ce policier ne diminuera point. Il ne se lèvera pas. L’affaire rappelle la mort d’Eric Garner, un New-Yorkais, afro-américain lui aussi, décédé en 2014 après avoir été asphyxié, de la même manière, lors de son arrestation.</p>
<p> </p>
<p>L’évènement de trop dans un climat urbain déjà tendu aux Etats-Unis. Le drame qui déclenche une profonde colère, des manifestations, des émeutes. Quand l’injustice ou ce qui est perçu comme telle embrase un pays. Chacun possède son avis sur les faits. Chacun justifie sa position, ses engagements. Deux clans s’affrontent. Deux groupes convaincus de défendre la vérité, sa compréhension de la réalité.  </p>
<p> </p>
<p>Pas de justice, pas de paix ! scandent les uns.</p>
<p>Loi et Ordre leur répondent les autres !</p>
<p> </p>
<p>Mai 2020. Minneapolis au Minnesota, Etats-Unis d’Amérique !</p>
<p>Pays démocratique où des gens meurent pour un rien, pour rien. Pays où les victimes se trouvent bien plus souvent du côté noir et latino que du côté blanc. Pays où la gangrène des conflits de races ronge sournoisement et violement sa population.</p>
<p> </p>
<p>Le poing levé du Black Power des années soixante n’a pas suffi.</p>
<p>Le poing levé des athlètes afro-américains Tommie Smith et John Carlos lors de la cérémonie de remise des médailles du 200 mètres, le 16 octobre 1968 aux Jeux Olympiques de Mexico, « pour les droits de l’homme » diront-ils, n’a pas suffi.</p>
<p> </p>
<p>Le genou à terre de ces dernières années n’a pas suffi.</p>
<p>Le genou à terre repris par de nombreuses stars sportives de la NFL ou de la NBA n’a pas suffi.</p>
<p> </p>
<p>Des hommes et des femmes meurent trop régulièrement parce qu’ils sont différents. Parce qu’ils n’appartiennent pas au bon clan. Parce qu’ils n’ont pas la bonne identité.</p>
<p> </p>
<p>Alors combien faudra-t-il de morts, combien faudra-t-il d’émeutes pour que les droits des humains, de tous les humains soient enfin respectés ?</p>
<p> </p>
<p>La violence, de chaque côté, est inexcusable. Elle vient détruire la cause défendue. Elle se retourne même contre la personne qui exprime ainsi sa colère profonde. Sans oublier tous les profiteurs de ces situations tragiques, des groupes anarchistes, pilleurs de magasins aux suprémacistes intégrant des forces armées pour agir en toute légitimité, qui viennent, par leurs actions, salir le bien-vivre ensemble.</p>
<p> </p>
<p>La France, pays des droits de l’homme, n’est pas exempte de ces situations. Nous avons aussi nos tensions, nos regards et nos comportements peu acceptables. D’ailleurs, pas plus tard que la semaine dernière, la chanteuse et actrice de 27 ans, Camélia Jordana exprime ses peurs sur le plateau d’On n’est pas couché. Petite fille d’immigrés algériens, elle évoque « les milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic » et ajoute « j'en fais partie »<a href="#_ftn1"><span>[1]</span></a>. Ses propos, bien plus longs, ont provoqué de multiples réactions. Là encore, deux camps, deux clans. Mais les mêmes racines : l’inégalité entre les gens.</p>
<p> </p>
<p>Loin de moi l’idée de vouloir exacerber des situations marginales dans un contexte bien plus paisible qu’à d’autres époques. Loin de moi l’idée de vouloir prendre position pour l’un ou l’autre camp et ainsi alimenter la tension entre les deux. Loin de moi l’idée angélique d’utiliser une baguette magique pour transformer l’homme en doux agneau.</p>
<p> </p>
<p>Et pourtant, le croyant que je suis désire se laisser interpellé, dans le bon sens du terme, par des propos bibliques toujours d’actualité.</p>
<p> </p>
<p>Dès l’Ancien Testament, la question de l’étranger, de l’autre est abordée. Je relèverai juste le texte le plus sacré, les dix commandements ou plus précisément, les dix paroles<a href="#_ftn2"><span>[2]</span></a>. Durant le jour de repos, le sabbat, tous doivent cesser leur activité. Même l’étranger. « Le septième jour, c’est le sabbat qui m’est réservé, à moi, le Seigneur ton Dieu ; tu ne feras aucun travail ce jour-là, ni toi, ni tes enfants, ni tes serviteurs ou servantes, ni ton bétail, ni l’étranger qui réside chez toi. » L’étranger a le même droit que tous, y compris de se reposer en ne travaillant pas sans fin.</p>
<p>L’apôtre Paul ira plus loin en écrivant aux Galates et aux Colossiens. « Il n’importe donc plus que l’on soit juif ou non juif, esclave ou libre, homme ou femme ; en effet, vous êtes tous un dans la communion avec Jésus-Christ. »<a href="#_ftn3"><span>[3]</span></a> Les différences de culture, de statut social, de genre n’existent plus. Devraient ne plus exister pour être juste.</p>
<p> </p>
<p>Cela nécessite un changement de regard, de pensées, un réel travail sur soi, sur ses convictions, croyances générant un changement d’attitudes, un changement de vie. Seul un nouvel esprit peut engendrer cela. La Bible parle du Saint Esprit. D’ailleurs, le véritable sens de l’Esprit est souffle. Le Saint Esprit devient donc comme un second souffle pour celui qui l’accepte.</p>
<p> </p>
<p>Le roi David écrit le Psaume 51 en confession de fautes lourdes dont un meurtre avec préméditation. Voici ce qu’il exprime à partir du verset 10 :</p>
<p>Crée pour moi un cœur pur, Dieu ; enracine en moi un <b>esprit</b> (souffle) tout neuf.</p>
<p>Ne me rejette pas loin de toi, ne me reprends pas ton <b>esprit</b> <b>saint</b> (souffle) ; rends-moi la joie d’être sauvé, et que <b>l’esprit</b> (souffle) généreux me soutienne !</p>
<p>J’enseignerai ton chemin aux coupables, et les pécheurs reviendront vers toi.</p>
<p> </p>
<p>La demande repose sur une transformation intérieure. David souhaite vivre différemment. Jésus, bien plus tard, le dira lui-même : « C’est l’Esprit de Dieu qui donne la vie ! »<a href="#_ftn4"><span>[4]</span></a></p>
<p> </p>
<p>Finalement, par et avec l’Esprit, je respire !</p>
<p><b> </b></p>
<p><b>Philippe Aurouze</b></p>

<p><a href="#_ftnref1"><span>[1]</span></a> https://www.france.tv/france-2/on-n-est-pas-couche/1484611-emission-du-samedi-23-mai-2020.html</p>
<p><a href="#_ftnref2"><span>[2]</span></a> Exode 20.8-11</p>
<p><a href="#_ftnref3"><span>[3]</span></a> Galates 3.28 BFC</p>
<p><a href="#_ftnref4"><span>[4]</span></a> Jn 6.63 BFC</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 03 Jun 2020 04:30:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>"Je ne respire plus !" - Reflet d'actualité, une chronique qui porte un regard chrétien sur l'actualité - Pr Philippe Aurouze</itunes:title>
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      <title>La réalité ? Pourquoi faire ? Reflet d'actualité, une chronique qui porte un regard chrétien sur l'actualité - Pr Jéthro CAMILLE</title>
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      <description>La réalité ? Pourquoi faire ?
Avant même que des études scientifiques dûment menées aient démontré son efficacité, leprix de l’hydroxychloroquine a flambé aux USA, tout le monde souhaitant en acquérir. Àl’heure où j’écris cette chronique, ce produit n’est pas recommandé par les autoritéssanitaires car présentant une balance bénéfice/risque négative.Cela n’empêche pas certains de s’en faire littéralement les apôtres, croyant dur comme ferdans ses vertus thérapeutiques.Le président Trump a notamment fait son éloge et déclarer en prendre régulièrement.Dans un article du monde daté du 19 mai, il affirme :« J’ai commencé à en prendre parce que je pense que c’est bon, j’ai entendu beaucoup debonnes histoires » à ce propos, a-t-il ajouté, précisant qu’il n’est pas porteur del’infection. « Vous seriez surpris de découvrir combien de personnes en prennent, enparticulier celles qui sont en première ligne » dans les hôpitaux, « avant d’attraper » le virus,a-t-il ajouté.Un peu plus tard, il qualifie ce produit de «game changer » c’est-à-dire de changeur dedonne.Le président des états unis ne sera ni le premier ni le dernier humain à penser que répéterune idée la rend vraie, ou bien que croire de toutes ses forces à quelque chose le rend réelet tangible. Son cas en tant que personne n’est guère intéressant, mais fort emblématiquede la période de post-vérité que nous traversons.Cette attitude mentale est fort rare dans le monde scientifique dans lequel tout doit êtrescrupuleusement vérifié, prouvé, expérimenté.Il est atterrant de la trouver dans le monde politique où les décisions que vous prenez sontsusceptibles d’impacter des centaines de millions des gens et ce, sur plusieurs générations.L’on est moins étonné de trouver ce rapport hypersubjectif au vrai dans le monde desreligions.Ce genre de « foi » est en effet véhiculée par des croyants fragiles :Dieu est mon masque et ma solution hydro alcoolique. Ma foi me protège. La lecture de nosécrits sacrés est notre bouclier. La bible, la torah ou le coran nous protègent.Mais est-ce vraiment la religion en soi qui est en cause, ou la lecture souvent litéraliste quefont certains des textes sacrés ?Ainsi quand jésus ditJe vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cettemontagne: Transporte-toi d'ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible.(Matthieu 17 :20)Son but n’est pas de rendre impossible le travail des géographes ou de faire sombrer endépression les alpinistes les plus chevronnés, mais d’éclairer nos esprit sur le fait que nousn’irons jamais plus loin que notre horizon conceptuel qu’il faut donc faire reculer !La foi dont parle Jésus dans Matthieu 17 :20 n’a pas vocation à gommer le réel pour leremplacer à notre fantaisie par des croyances plus ou moins sensées. C’est une foi quitransforme notre rapport au réel, notre rapport au possible, sans annihiler pour autant cedernier. « Père, non pas ma volonté mais la tienne » dira Jésus dans Luc 22 : 42. Sa foi n’apas été un instrument d’asservissement du réel, voire de Dieu, mais au contraire ou moyende participer à un projet transcendant qui dépassait l’immédiateté de ses besoins. Quellevision et quelle inspiration !</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>La réalité ? Pourquoi faire ?</p>
<p><br />Avant même que des études scientifiques dûment menées aient démontré son efficacité, le<br />prix de l’hydroxychloroquine a flambé aux USA, tout le monde souhaitant en acquérir. À<br />l’heure où j’écris cette chronique, ce produit n’est pas recommandé par les autorités<br />sanitaires car présentant une balance bénéfice/risque négative.<br />Cela n’empêche pas certains de s’en faire littéralement les apôtres, croyant dur comme fer<br />dans ses vertus thérapeutiques.<br />Le président Trump a notamment fait son éloge et déclarer en prendre régulièrement.<br />Dans un article du monde daté du 19 mai, il affirme :<br />« J’ai commencé à en prendre parce que je pense que c’est bon, j’ai entendu beaucoup de<br />bonnes histoires » à ce propos, a-t-il ajouté, précisant qu’il n’est pas porteur de<br />l’infection. « Vous seriez surpris de découvrir combien de personnes en prennent, en<br />particulier celles qui sont en première ligne » dans les hôpitaux, « avant d’attraper » le virus,<br />a-t-il ajouté.<br />Un peu plus tard, il qualifie ce produit de «game changer » c’est-à-dire de changeur de<br />donne.<br />Le président des états unis ne sera ni le premier ni le dernier humain à penser que répéter<br />une idée la rend vraie, ou bien que croire de toutes ses forces à quelque chose le rend réel<br />et tangible. Son cas en tant que personne n’est guère intéressant, mais fort emblématique<br />de la période de post-vérité que nous traversons.<br />Cette attitude mentale est fort rare dans le monde scientifique dans lequel tout doit être<br />scrupuleusement vérifié, prouvé, expérimenté.<br />Il est atterrant de la trouver dans le monde politique où les décisions que vous prenez sont<br />susceptibles d’impacter des centaines de millions des gens et ce, sur plusieurs générations.<br />L’on est moins étonné de trouver ce rapport hypersubjectif au vrai dans le monde des<br />religions.<br />Ce genre de « foi » est en effet véhiculée par des croyants fragiles :<br />Dieu est mon masque et ma solution hydro alcoolique. Ma foi me protège. La lecture de nos<br />écrits sacrés est notre bouclier. La bible, la torah ou le coran nous protègent.<br />Mais est-ce vraiment la religion en soi qui est en cause, ou la lecture souvent litéraliste que<br />font certains des textes sacrés ?<br />Ainsi quand jésus dit<br />Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette<br />montagne: Transporte-toi d'ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible.<br />(Matthieu 17 :20)<br />Son but n’est pas de rendre impossible le travail des géographes ou de faire sombrer en<br />dépression les alpinistes les plus chevronnés, mais d’éclairer nos esprit sur le fait que nous<br />n’irons jamais plus loin que notre horizon conceptuel qu’il faut donc faire reculer !<br />La foi dont parle Jésus dans Matthieu 17 :20 n’a pas vocation à gommer le réel pour le<br />remplacer à notre fantaisie par des croyances plus ou moins sensées. C’est une foi qui<br />transforme notre rapport au réel, notre rapport au possible, sans annihiler pour autant ce<br />dernier. « Père, non pas ma volonté mais la tienne » dira Jésus dans Luc 22 : 42. Sa foi n’a<br />pas été un instrument d’asservissement du réel, voire de Dieu, mais au contraire ou moyen<br />de participer à un projet transcendant qui dépassait l’immédiateté de ses besoins. Quelle<br />vision et quelle inspiration !</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Wed, 27 May 2020 10:34:00 +0000</pubDate>
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      <title>Comme avant ! J. Fayard</title>
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      <description>Lorsque les difficultés s’accumulent sur nos vies, lorsqu’elles durent dans le temps, lorsque – comme on le dit familièrement – on ne voit pas le bout du tunnel, il peut arriver que dans un soupir de lassitude, on se laisse aller à prononcer une expression telle : « ah, si tout pouvait redevenir comme avant ! ».Cette période de pandémie qui traverse le monde, l’Europe et la France, n’échappe pas à cette règle. Avec l’arrivée de la maladie et son expansion, après ces différentes étapes où l’on a commencé d’abord par compter le nombre de personnes contaminées, puis de personnes décédées des suites du virus : par dizaines, puis par centaines et même par milliers, on a subi des restrictions de plus en plus sévères, allant jusqu’à ce fameux confinement de près de deux mois. Alors que l’on commence timidement à renouer, mais avec quelles prudences et force masques obligatoires, j’ai entendu dans un reportage une personne qui soupirait ainsi en disant « mais quand retrouverons-nous le temps d’avant ? ».Alors j’ai essayé de me souvenir de ce temps d’avant la pandémie, essayant de me resituer dans ce fameux temps d’avant. Et vous savez ce que l’on y trouve dans ce fameux temps d’avant auquel certains semblent vouloir revenir ?Rappelez-vous ! Nous étions en pleine crise de protestations contre le gouvernement qui voulait réformer la répartition des retraites. Et cela dans la confrontation, et avec des grèves à répétitions. Et cette crise des retraites venait juste de succéder à une autre, celle des gilets jaunes, qui d’ailleurs était toujours en cours avec leur fameux slogan « ce qui nous importe, ce n’est pas la fin du monde, mais la fin du mois ! »Oui, un événement chassant l’autre, il peut arriver que le temps suivant étant au final pire que celui vécu précédemment, on en vienne à regretter « le temps d’avant ».Lorsqu’une situation évolue et se dégrade, il est humain de vouloir revenir à la situation antérieure. Et ici, c’est bien, afin d’échapper aux temps anxiogènes de la pandémie, que fait référence cette phrase du retour en arrière.Il y a quelques jours paraissait dans l’hebdomadaire « Valeurs Actuelles » un article intitulé : « Juliette Binoche, Pierre Niney, Nicolas Hulot… Les pétitions creuses des VIP, l’autre épidémie qui nous guette ». https://cutt.ly/GybyIvcEt l’auteur se moquait de ces alertes qui font circuler listes et pétitions pour que des prises de conscience se fassent et que l’on cesse de ne penser qu’en terme de futur immédiat afin de la remplacer par une vision plus large qui engloberait le monde dans son ensemble, dans sa fragilité. En somme, concevoir le monde avec le respect que l’on trouve énoncé dans ce proverbe attribué aux amérindiens : Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants et aux générations futures ».Car revenir « comme avant », pourquoi pas, mais ce serait pour remonter à quel temps, quel avant ? Celui dont je viens de parler avec ces grèves et ce pays bloqué ? Pas sûr que cela nous tente. Mais alors plus loin encore, au début de l’ère industrielle peut-être ! Ou plus avant encore, à la révolution française, au Moyen-Age ? Ou bien, bien plus avant encore au début du christianisme ou même au temps des pyramides ?Quelle serait la période heureuse et paisible que l’on voudrait voir ressurgir afin d’y vivre ces jours heureux tant souhaités ?Cette propension à vouloir revenir « comme c’était avant » appartient bien à la pensée humaine. Souvenons-nous de ce cri poussé par le peuple hébreu à peine sorti de l’esclavage en pays d’Égypte. On peut lire ces passages dans les chapitres 16 et suivants du livre de l’Exode, où nous voyons le peuple regretter le temps d’avant alors qu’il mangeait à sa faim au temps de sa servitude en Égypte.« Comme avant » c’est aussi faire référence au passé, à notre jeunesse envolée, à ce que nous rêvions d’accomplir et qui peut-être ne s’est pas fait.Il me semble que si nous voulons vivre sans regrets, ce n’est pas en évoquant le passé que nous l’obtiendrons, mais c’est bien plutôt en nous tournant vers l’avenir et en travaillant, en nous investissant pour le rendre meilleur et même au regard d’aujourd’hui, possible.Pour paraphraser une phrase célèbre d’un discours du président Kennedy, qui avait dit « ne vous demandez pas ce que l’Amérique peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour l’Amérique ! », alors nous pourrions peut-être nous demander : « ne nous demandons pas ce qui a été fait dans le passé, mais tournons-nous vers l’avenir et regardons ce que nous pourrions faire pour rendre le futur possible ».Il y a sûrement des enseignements à tirer du passé. Mais plutôt que de souhaiter y revenir, peut-être pourrions-nous imaginer, inventer un futur plus heureux et surtout plus égalitaire. Car puis-je être vraiment heureux dans l’opulence si à l’autre bout de la planète, une autre humanité meurt de faim ? Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il est à craindre que si nous ne changeons rien, les événements qui nous ont amenés à vivre cette période difficile auront toutes les chances de se reproduire.L’humanité est très fière d’avoir dans le passé mis le pied sur la lune. Mais cela c’est le passé. L’écrivain François Mauriac a déclaré : « Il ne sert de rien à l’homme de gagner la lune s’il vient à perdre la Terre ». Cela pourrait être, devrait être le combat de tous ceux qui veulent encore parler d’avenir. Alors et sans regret pour le passé, je préfère me tourner vers l’avenir pour être parmi ces faiseurs d’espoirs.Alors au terme de ces réflexions, décidément NON, je n’ai pas envie de revenir « comme avant » mais bien plutôt en tant que chrétien de me tourner vers l’avenir, vers ce temps promis par le Christ, vers ce futur de paix et de gloire qu’il me promet de vivre auprès de Lui.Joël Fayard</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p>Lorsque les difficultés s’accumulent sur nos vies, lorsqu’elles durent dans le temps, lorsque – comme on le dit familièrement – on ne voit pas le bout du tunnel, il peut arriver que dans un soupir de lassitude, on se laisse aller à prononcer une expression telle : « ah, si tout pouvait redevenir comme avant ! ».<br />Cette période de pandémie qui traverse le monde, l’Europe et la France, n’échappe pas à cette règle. Avec l’arrivée de la maladie et son expansion, après ces différentes étapes où l’on a commencé d’abord par compter le nombre de personnes contaminées, puis de personnes décédées des suites du virus : par dizaines, puis par centaines et même par milliers, on a subi des restrictions de plus en plus sévères, allant jusqu’à ce fameux confinement de près de deux mois. Alors que l’on commence timidement à renouer, mais avec quelles prudences et force masques obligatoires, j’ai entendu dans un reportage une personne qui soupirait ainsi en disant « mais quand retrouverons-nous le temps d’avant ? ».<br />Alors j’ai essayé de me souvenir de ce temps d’avant la pandémie, essayant de me resituer dans ce fameux temps d’avant. Et vous savez ce que l’on y trouve dans ce fameux temps d’avant auquel certains semblent vouloir revenir ?<br />Rappelez-vous ! Nous étions en pleine crise de protestations contre le gouvernement qui voulait réformer la répartition des retraites. Et cela dans la confrontation, et avec des grèves à répétitions. Et cette crise des retraites venait juste de succéder à une autre, celle des gilets jaunes, qui d’ailleurs était toujours en cours avec leur fameux slogan « ce qui nous importe, ce n’est pas la fin du monde, mais la fin du mois ! »<br />Oui, un événement chassant l’autre, il peut arriver que le temps suivant étant au final pire que celui vécu précédemment, on en vienne à regretter « le temps d’avant ».<br />Lorsqu’une situation évolue et se dégrade, il est humain de vouloir revenir à la situation antérieure. Et ici, c’est bien, afin d’échapper aux temps anxiogènes de la pandémie, que fait référence cette phrase du retour en arrière.<br />Il y a quelques jours paraissait dans l’hebdomadaire « Valeurs Actuelles » un article intitulé : « Juliette Binoche, Pierre Niney, Nicolas Hulot… Les pétitions creuses des VIP, l’autre épidémie qui nous guette ». https://cutt.ly/GybyIvc<br />Et l’auteur se moquait de ces alertes qui font circuler listes et pétitions pour que des prises de conscience se fassent et que l’on cesse de ne penser qu’en terme de futur immédiat afin de la remplacer par une vision plus large qui engloberait le monde dans son ensemble, dans sa fragilité. En somme, concevoir le monde avec le respect que l’on trouve énoncé dans ce proverbe attribué aux amérindiens : Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants et aux générations futures ».<br />Car revenir « comme avant », pourquoi pas, mais ce serait pour remonter à quel temps, quel avant ? Celui dont je viens de parler avec ces grèves et ce pays bloqué ? Pas sûr que cela nous tente. Mais alors plus loin encore, au début de l’ère industrielle peut-être ! Ou plus avant encore, à la révolution française, au Moyen-Age ? Ou bien, bien plus avant encore au début du christianisme ou même au temps des pyramides ?<br />Quelle serait la période heureuse et paisible que l’on voudrait voir ressurgir afin d’y vivre ces jours heureux tant souhaités ?<br />Cette propension à vouloir revenir « comme c’était avant » appartient bien à la pensée humaine. Souvenons-nous de ce cri poussé par le peuple hébreu à peine sorti de l’esclavage en pays d’Égypte. On peut lire ces passages dans les chapitres 16 et suivants du livre de l’Exode, où nous voyons le peuple regretter le temps d’avant alors qu’il mangeait à sa faim au temps de sa servitude en Égypte.<br />« Comme avant » c’est aussi faire référence au passé, à notre jeunesse envolée, à ce que nous rêvions d’accomplir et qui peut-être ne s’est pas fait.<br />Il me semble que si nous voulons vivre sans regrets, ce n’est pas en évoquant le passé que nous l’obtiendrons, mais c’est bien plutôt en nous tournant vers l’avenir et en travaillant, en nous investissant pour le rendre meilleur et même au regard d’aujourd’hui, possible.<br />Pour paraphraser une phrase célèbre d’un discours du président Kennedy, qui avait dit « ne vous demandez pas ce que l’Amérique peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour l’Amérique ! », alors nous pourrions peut-être nous demander : « ne nous demandons pas ce qui a été fait dans le passé, mais tournons-nous vers l’avenir et regardons ce que nous pourrions faire pour rendre le futur possible ».<br />Il y a sûrement des enseignements à tirer du passé. Mais plutôt que de souhaiter y revenir, peut-être pourrions-nous imaginer, inventer un futur plus heureux et surtout plus égalitaire. Car puis-je être vraiment heureux dans l’opulence si à l’autre bout de la planète, une autre humanité meurt de faim ? Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il est à craindre que si nous ne changeons rien, les événements qui nous ont amenés à vivre cette période difficile auront toutes les chances de se reproduire.<br />L’humanité est très fière d’avoir dans le passé mis le pied sur la lune. Mais cela c’est le passé. L’écrivain François Mauriac a déclaré : « Il ne sert de rien à l’homme de gagner la lune s’il vient à perdre la Terre ». Cela pourrait être, devrait être le combat de tous ceux qui veulent encore parler d’avenir. Alors et sans regret pour le passé, je préfère me tourner vers l’avenir pour être parmi ces faiseurs d’espoirs.<br />Alors au terme de ces réflexions, décidément NON, je n’ai pas envie de revenir « comme avant » mais bien plutôt en tant que chrétien de me tourner vers l’avenir, vers ce temps promis par le Christ, vers ce futur de paix et de gloire qu’il me promet de vivre auprès de Lui.<br />Joël Fayard</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 19 May 2020 10:00:00 +0000</pubDate>
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      <itunes:title>Comme avant ! J. Fayard</itunes:title>
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      <title>Vive la liberté ! Pr Ph. Penner</title>
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      <description>Vive la liberté
 
Vive la liberté. Après 2 mois de confinement les français redécouvrent la liberté. Mais quelle liberté ? Liberté de pourvoir aller au supermarché sans attestation de sortie ? Liberté de pouvoir se promener dans les bois ou sur la plage sans risquer une amende ? Liberté de pouvoir inviter et se faire inviter par des amis pour un verre de l’amitié ou pour un repas ? Liberté de vivre tout simplement ?
Certes nous avons pu reprendre une vie faites de mobilités, rencontres, travail et loisirs mais notre liberté est-elle totale ?
 
Nous nous rappelons tous de l’impact dans nos vies des attentats terroristes du 11 septembre 2001 à New York. Pour les plus jeunes, ils ont vu les vidéos sur Internet ou même les photos dans les manuels scolaires de ces deux avions pilotés par des terroristes islamistes, qui se sont écrasés sur ces deux tours du quartier d’affaire de Manhattan. Comment ne pas oublier ces plus de 3 000 morts et les milliers de familles endeuillées ? Mais tout ne se résume pas à cet épisode tragique. Nous le savons suite à ces attaques, le président américain de l’époque, Georges W Bush junior, va envahir l’Afghanistan pour poursuivre le chef des terroristes, Ben Laden. L’Amérique des années 2000 découvre au cœur même de son pays des terroristes qui ont grandi, sont allés à l’école publique, ont étudié dans des prestigieuses universités et travaillé dans des multinationales, parfois même dans le secteur de la défense et de l’armement. Va se passer alors un événement sans précédent le 26 octobre 2001. Afin de lutter contre un mal qui ronge le pays, le terrorisme, le Patriot act est voté. Il confère aux agences gouvernementales : FBI, CIA, NSA, Armée, une liberté d’action sans précédent. Parmi les actions possibles on trouve :
Réduction des droits de la défense
L’intrusion informatique sera jugée comme acte terroriste
Surveillance massive des emails
Cette brève histoire du patriot act n’est pas sans rappeler quelques similarités avec ce que nous vivons en cette période de Covid 19.
 
Nos libertés des déplacements ont été réduites et normées par la détention de feuilles d’autorisation à circuler. A présent que le déconfinement s’applique, c’est une application qui est proposée pour être tracés et savoir si nous sommes en contact ou en proximité avec des personnes potentiellement contaminées. Atteinte aux libertés de circuler en toute discrétion ou outil pour se protéger d’un virus qu’on ne maitrise pas ?
Cette application proposée amène bien des interrogations mais la question qu’elle soulève en moi est véritablement celle de la liberté. Nos démocraties modernes sont très attachées à ce terme : Liberté. Nombre de pays en ont fait des devises ou un slogan. Mais n’est-il pas surprenant, paradoxal, que le pays des libertés, les États-Unis d’Amérique, soit un des pays qui surveille le plus ? 
 
Alors que le virus faisait ses ravages en Europe et commençait son arrivée sur le nouveau continent, le président américain, Donald Trump, appelle à la révolte contre le confinement imposé. Par un simple tweet, il encourage ses partisans à la rébellion contre ses gouverneurs des états du Minnesota, du Michigan ou de la Virginie. Ces Personnes libres prennent alors les armes et défient l’autorité politique locale en brandissant le second amendement qui permet à chaque citoyen de se défendre.
 
Liberté, nous t’aimons mais allons-nous pouvoir te protéger ? Protéger des peurs, des préjugés, de l’autoritarisme.
 
Le célèbre astrophysicien français, Aurélien Barrau, dans une de ses nombreuses conférences, évoque ce principe de liberté qui risque d’être mis à mal pour lutter contre le réchauffement climatique. Il est certain que les états n’auront d’autres choix que de contraindre leurs citoyens pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Interdiction des déplacements non essentiels, limite de distance de déplacement, interdiction de prendre l’avion là où un train existe.
Ces règles qui vont restreindre nos libertés nous les imaginions dans les films de science fiction, pas dans le quotidien de nos vies. Et pourtant, nous nous en approchons à grand pas.
 
La foi n’est pas non plus épargnée par ces crises de liberté que nous traversons. Les lieux de culte sont ouverts mais on ne peut s’y réunir à plus de 20. Toutes les croyances sont acceptées mais certaines sont plus autorisés que d’autres. La liberté de croire est une valeur fondamentale mais elle ne peut être trop visible dans la sphère publique. Tant de paradoxes, de tensions alors que la liberté est partout présentée comme une valeur universelle. 
 
La liberté est un bien précieux. Mais quelle est la liberté la plus intéressante. La liberté physique, la liberté de pensée, de croire, d’agir.
 
L’apôtre Paul nous présente la liberté sous un angle différent, pas opposé mais complémentaire. 2 Co 3.17 Or le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où est l’Esprit du Seigneur là est la liberté.
La liberté passe aussi par la prise de conscience de notre état. Il ne s’agit pas d’un acquis mais d’une chose que nous devons rechercher en permanence. Ce n’est pas un objet, un graal, mais une disposition que nous obtenons, gratuitement.
 
Que L’esprit de Dieu vous révèle vos libertés malgré les privations de liberté constantes et croissantes.
 
 
Philippe Penner</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Vive la liberté</b></p>
<p> </p>
<p>Vive la liberté. Après 2 mois de confinement les français redécouvrent la liberté. Mais quelle liberté ? Liberté de pourvoir aller au supermarché sans attestation de sortie ? Liberté de pouvoir se promener dans les bois ou sur la plage sans risquer une amende ? Liberté de pouvoir inviter et se faire inviter par des amis pour un verre de l’amitié ou pour un repas ? Liberté de vivre tout simplement ?</p>
<p>Certes nous avons pu reprendre une vie faites de mobilités, rencontres, travail et loisirs mais notre liberté est-elle totale ?</p>
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<p>Nous nous rappelons tous de l’impact dans nos vies des attentats terroristes du 11 septembre 2001 à New York. Pour les plus jeunes, ils ont vu les vidéos sur Internet ou même les photos dans les manuels scolaires de ces deux avions pilotés par des terroristes islamistes, qui se sont écrasés sur ces deux tours du quartier d’affaire de Manhattan. Comment ne pas oublier ces plus de 3 000 morts et les milliers de familles endeuillées ? Mais tout ne se résume pas à cet épisode tragique. Nous le savons suite à ces attaques, le président américain de l’époque, Georges W Bush junior, va envahir l’Afghanistan pour poursuivre le chef des terroristes, Ben Laden. L’Amérique des années 2000 découvre au cœur même de son pays des terroristes qui ont grandi, sont allés à l’école publique, ont étudié dans des prestigieuses universités et travaillé dans des multinationales, parfois même dans le secteur de la défense et de l’armement. Va se passer alors un événement sans précédent le 26 octobre 2001. Afin de lutter contre un mal qui ronge le pays, le terrorisme, le Patriot act est voté. Il confère aux agences gouvernementales : FBI, CIA, NSA, Armée, une liberté d’action sans précédent. Parmi les actions possibles on trouve :</p>
<ul><li>Réduction des droits de la défense</li>
<li>L’intrusion informatique sera jugée comme acte terroriste</li>
<li>Surveillance massive des emails</li>
</ul><p>Cette brève histoire du patriot act n’est pas sans rappeler quelques similarités avec ce que nous vivons en cette période de Covid 19.</p>
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<p>Nos libertés des déplacements ont été réduites et normées par la détention de feuilles d’autorisation à circuler. A présent que le déconfinement s’applique, c’est une application qui est proposée pour être tracés et savoir si nous sommes en contact ou en proximité avec des personnes potentiellement contaminées. Atteinte aux libertés de circuler en toute discrétion ou outil pour se protéger d’un virus qu’on ne maitrise pas ?</p>
<p>Cette application proposée amène bien des interrogations mais la question qu’elle soulève en moi est véritablement celle de la liberté. Nos démocraties modernes sont très attachées à ce terme : Liberté. Nombre de pays en ont fait des devises ou un slogan. Mais n’est-il pas surprenant, paradoxal, que le pays des libertés, les États-Unis d’Amérique, soit un des pays qui surveille le plus ? </p>
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<p>Alors que le virus faisait ses ravages en Europe et commençait son arrivée sur le nouveau continent, le président américain, Donald Trump, appelle à la révolte contre le confinement imposé. Par un simple tweet, il encourage ses partisans à la rébellion contre ses gouverneurs des états du Minnesota, du Michigan ou de la Virginie. Ces Personnes libres prennent alors les armes et défient l’autorité politique locale en brandissant le second amendement qui permet à chaque citoyen de se défendre.</p>
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<p>Liberté, nous t’aimons mais allons-nous pouvoir te protéger ? Protéger des peurs, des préjugés, de l’autoritarisme.</p>
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<p>Le célèbre astrophysicien français, Aurélien Barrau, dans une de ses nombreuses conférences, évoque ce principe de liberté qui risque d’être mis à mal pour lutter contre le réchauffement climatique. Il est certain que les états n’auront d’autres choix que de contraindre leurs citoyens pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Interdiction des déplacements non essentiels, limite de distance de déplacement, interdiction de prendre l’avion là où un train existe.</p>
<p>Ces règles qui vont restreindre nos libertés nous les imaginions dans les films de science fiction, pas dans le quotidien de nos vies. Et pourtant, nous nous en approchons à grand pas.</p>
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<p>La foi n’est pas non plus épargnée par ces crises de liberté que nous traversons. Les lieux de culte sont ouverts mais on ne peut s’y réunir à plus de 20. Toutes les croyances sont acceptées mais certaines sont plus autorisés que d’autres. La liberté de croire est une valeur fondamentale mais elle ne peut être trop visible dans la sphère publique. Tant de paradoxes, de tensions alors que la liberté est partout présentée comme une valeur universelle. </p>
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<p>La liberté est un bien précieux. Mais quelle est la liberté la plus intéressante. La liberté physique, la liberté de pensée, de croire, d’agir.</p>
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<p>L’apôtre Paul nous présente la liberté sous un angle différent, pas opposé mais complémentaire. 2 Co 3.17 Or le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où est l’Esprit du Seigneur là est la liberté.</p>
<p>La liberté passe aussi par la prise de conscience de notre état. Il ne s’agit pas d’un acquis mais d’une chose que nous devons rechercher en permanence. Ce n’est pas un objet, un graal, mais une disposition que nous obtenons, gratuitement.</p>
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<p>Que L’esprit de Dieu vous révèle vos libertés malgré les privations de liberté constantes et croissantes.</p>
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<p><b>Philippe Penner</b></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 11 May 2020 20:12:00 +0000</pubDate>
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      <title>Fin du (des) match(s) - Pr G. Monet</title>
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      <description>Fin du (des) match(s)
 
« Du pain et des jeux » ! Ainsi procédaient les empereurs romains pour s’attirer la bienveillance de l’opinion populaire : distribuer de quoi manger et divertir les gens avec des jeux. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil, et même si les modalités diffèrent, assurer le minimum vital et favoriser des occasions de détente ou de loisir au plus grand nombre est essentiel pour une forme de cohésion nationale. Dans nos sociétés modernes, les distributions de pains ont pris les formes de sécurité sociale ou d’allocations diverses… Quant aux jeux, notre société offre quantité de loisirs et d’activités diverses parmi lesquelles les compétitions sportives prennent une place de choix.
 
Or, dans la situation de crise sanitaire et de pandémie du coronavirus, si le pain est bien là, au travers du maintien de l’activité de nos supermarchés et grâce au chômage partiel de masse, les jeux, eux, sont absents ! Plus de loisirs, plus de concerts, plus de festivals, plus de vacances, plus de soirée entre amis, et même plus de championnat de foot ou de tout autre sport ! Cette absence criante explique certainement, au moins en partie, le moral déclinant de bien des gens, et même peut-être le déficit de confiance envers nos gouvernants.
 
Mais est-ce vraiment si grave que le championnat d’Europe de football, les Jeux Olympiques, le Tour de France aient été reportés et qu’il ait été mis fin à la majorité des compétitions sportives ? Est-ce si dramatique que le championnat de football ait été arrêté ? Certes, cela manque aux fans qui n’ont plus ces rendez-vous réguliers pour se passionner, pour vibrer et espérer que leur favori l’emporte ; pour discuter des derniers matchs ou compétitions avec voisins ou collègues ; ou même pour tisser l’union nationale en voyant augmenter le nombre des médailles. Nul doute que cela manque aux sportifs eux-mêmes qui vivent leur sport avec rêve et passion. Cela manque aussi indéniablement à toute une économie du sport qui soudain se voit privée d’une manne importante.
 
Mais justement, il me semble que cette mise en suspens de toutes les compétitions sportives est révélatrice et interpellante. Et je ne parle pas du sport que chacun peut ou devrait faire pour garder une bonne condition physique. Le sport en soi est et demeure essentiel. Je parle bien du sport spectacle ; du sport qui brasse des millions ; du sport qui exacerbe les passions.
 
S’il joue un rôle de régulateur social, s’il est l’occasion d’égayer des vies un peu trop mornes, ou s’il encourage les plus jeunes à se dépasser en essayant d’imiter les champions, alors oui, le sport de haut niveau peut avoir des vertus. Mais il est aussi potentiellement et probablement source de certaines dérives.
 
Tout d’abord, cela étale au grand jour à quel point la compétition peut parfois nous faire manquer d’objectivité. Les gesticulations assez ridicules de Jean-Michel Aulas, le président de l’Olympique lyonnais, en sont un bon exemple : il a été très inventif pour trouver des subterfuges réglementaires ou organisationnels pour essayer de trouver une solution alors qu’au moment où la Ligue 1 française de football s’est arrêtée, son club n’était pas en situation favorable. Quand l’appât du gain ou de la gloire devient trop grand, attention à ne pas tomber dans des schémas qui nous font perdre le sens des réalités, de l’équité et du respect des règles et des autres.
 
Par ailleurs, la dimension financière biaise forcément les choses. La professionnalisation est une réalité qu’il semble difficile de contourner ou d’éviter, mais quand elle se construit sur des bases fragiles et surtout quand elle s’emballe, alors quand les rouages se bloquent, les conséquences sont d’autant plus difficiles à encaisser. On comprend que les clubs aient tout fait pour reprendre au plus vite les compétitions, car les droits télé exorbitants en dépendent. Et ce sont ces sommes énormes qui permettent de payer les salaires faramineux des joueurs. Mais il faut bien reconnaître que nous marchons sur la tête : est-il franchement logique, compréhensible, acceptable qu’un Neymar, aussi talentueux soit-il, touche un salaire équivalent à 3000 fois le smic ? Non seulement ce modèle économique peut vite montrer ses limites, mais il est éthiquement discutable. Peut-être que revenir à un peu plus de raison après la crise sanitaire sera un effet collatéral positif du coronavirus.
 
En fait, il est logique que ces compétitions sportives aient été arrêtées, annulées ou reportées. Car, dans des moments aussi extra-ordinaires que cette la crise globale que nous vivons, comme dans tout moment de crise, de remise en question, de gestion de l’urgence et de l’important, et bien, les priorités émergent. Et tant mieux. La question se pose de savoir quelles sont nos priorités, nos besoins essentiels. Comme l’affirmait Goethe : « Les choses qui importent le plus ne doivent jamais être à la merci de celles qui importent le moins. »
 
Comme beaucoup de monde, je me réjouissais de suivre cet été le championnat d’Europe de football ou les Jeux Olympiques, il n’en sera rien… et franchement, je ne m’en porte pas plus mal, au contraire peut-être. Ce moment de confinement et cette mise en pause de bien des activités nous poussent à repenser l’important, à nous recentrer sur les valeurs, les choses et les gens qui comptent. Tant mieux si nous remettons à leur place, même forcés, tous ces héros sportifs, qui deviennent trop vite des dieux alternatifs qui nous détournent de l’essentiel. Comme le dit l’apôtre Jean, dans la Bible : « Gardez-vous des faux dieux, de tout ce qui peut occuper la place de Dieu dans votre cœur, de toutes sortes de choses qui se substitueraient à Dieu et qui pourraient prendre sa place dans votre vie » (1 Jean 5.21). Pour moi, qui suis croyant, Dieu occupe une place centrale, et grâce à ma foi, je ressens une sérénité même dans ces temps de crise. Chacun peut réfléchir à ce qui compte vraiment. Et j’ose penser que la santé, la joie du travail, la famille, des relations épanouies… sont plus importantes que de savoir qui aura le plus de médailles aux JO ou qui va gagner le Tour de France.
 
Alors « du pain et des jeux » ? Non ! Du pain oui, c’est le symbole du vital (et au passage il n’est pas anodin que Jésus se soit présenté symboliquement comme le « pain de vie »)… Mais les jeux, eux restent accessoires ! Si un terme a été mis aux matchs de foot, le vrai match de la vie du moment qui, lui, continue et qu’on espère achever en gagnants, c’est celui du confinement et du désir de mettre fin à cette pandémie avec aussi peu de dégâts que possible. Alors, ce n’est pas : Que le meilleur gagne ! Mais bien : Que le plus grand nombre finisse vainqueurs ! Et plus vite ce match sera fini, mieux ce sera ! Les qualités pour le gagner sont la solidarité, le respect et l’espérance.
 
 
 
 
 
 
 
Gabriel Monet</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Fin du (des) match(s)</b></p>
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<p>« Du pain et des jeux » ! Ainsi procédaient les empereurs romains pour s’attirer la bienveillance de l’opinion populaire : distribuer de quoi manger et divertir les gens avec des jeux. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil, et même si les modalités diffèrent, assurer le minimum vital et favoriser des occasions de détente ou de loisir au plus grand nombre est essentiel pour une forme de cohésion nationale. Dans nos sociétés modernes, les distributions de pains ont pris les formes de sécurité sociale ou d’allocations diverses… Quant aux jeux, notre société offre quantité de loisirs et d’activités diverses parmi lesquelles les compétitions sportives prennent une place de choix.</p>
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<p>Or, dans la situation de crise sanitaire et de pandémie du coronavirus, si le pain est bien là, au travers du maintien de l’activité de nos supermarchés et grâce au chômage partiel de masse, les jeux, eux, sont absents ! Plus de loisirs, plus de concerts, plus de festivals, plus de vacances, plus de soirée entre amis, et même plus de championnat de foot ou de tout autre sport ! Cette absence criante explique certainement, au moins en partie, le moral déclinant de bien des gens, et même peut-être le déficit de confiance envers nos gouvernants.</p>
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<p>Mais est-ce vraiment si grave que le championnat d’Europe de football, les Jeux Olympiques, le Tour de France aient été reportés et qu’il ait été mis fin à la majorité des compétitions sportives ? Est-ce si dramatique que le championnat de football ait été arrêté ? Certes, cela manque aux fans qui n’ont plus ces rendez-vous réguliers pour se passionner, pour vibrer et espérer que leur favori l’emporte ; pour discuter des derniers matchs ou compétitions avec voisins ou collègues ; ou même pour tisser l’union nationale en voyant augmenter le nombre des médailles. Nul doute que cela manque aux sportifs eux-mêmes qui vivent leur sport avec rêve et passion. Cela manque aussi indéniablement à toute une économie du sport qui soudain se voit privée d’une manne importante.</p>
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<p>Mais justement, il me semble que cette mise en suspens de toutes les compétitions sportives est révélatrice et interpellante. Et je ne parle pas du sport que chacun peut ou devrait faire pour garder une bonne condition physique. Le sport en soi est et demeure essentiel. Je parle bien du sport spectacle ; du sport qui brasse des millions ; du sport qui exacerbe les passions.</p>
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<p>S’il joue un rôle de régulateur social, s’il est l’occasion d’égayer des vies un peu trop mornes, ou s’il encourage les plus jeunes à se dépasser en essayant d’imiter les champions, alors oui, le sport de haut niveau peut avoir des vertus. Mais il est aussi potentiellement et probablement source de certaines dérives.</p>
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<p>Tout d’abord, cela étale au grand jour à quel point la compétition peut parfois nous faire manquer d’objectivité. Les gesticulations assez ridicules de Jean-Michel Aulas, le président de l’Olympique lyonnais, en sont un bon exemple : il a été très inventif pour trouver des subterfuges réglementaires ou organisationnels pour essayer de trouver une solution alors qu’au moment où la Ligue 1 française de football s’est arrêtée, son club n’était pas en situation favorable. Quand l’appât du gain ou de la gloire devient trop grand, attention à ne pas tomber dans des schémas qui nous font perdre le sens des réalités, de l’équité et du respect des règles et des autres.</p>
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<p>Par ailleurs, la dimension financière biaise forcément les choses. La professionnalisation est une réalité qu’il semble difficile de contourner ou d’éviter, mais quand elle se construit sur des bases fragiles et surtout quand elle s’emballe, alors quand les rouages se bloquent, les conséquences sont d’autant plus difficiles à encaisser. On comprend que les clubs aient tout fait pour reprendre au plus vite les compétitions, car les droits télé exorbitants en dépendent. Et ce sont ces sommes énormes qui permettent de payer les salaires faramineux des joueurs. Mais il faut bien reconnaître que nous marchons sur la tête : est-il franchement logique, compréhensible, acceptable qu’un Neymar, aussi talentueux soit-il, touche un salaire équivalent à 3000 fois le smic ? Non seulement ce modèle économique peut vite montrer ses limites, mais il est éthiquement discutable. Peut-être que revenir à un peu plus de raison après la crise sanitaire sera un effet collatéral positif du coronavirus.</p>
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<p>En fait, il est logique que ces compétitions sportives aient été arrêtées, annulées ou reportées. Car, dans des moments aussi extra-ordinaires que cette la crise globale que nous vivons, comme dans tout moment de crise, de remise en question, de gestion de l’urgence et de l’important, et bien, les priorités émergent. Et tant mieux. La question se pose de savoir quelles sont nos priorités, nos besoins essentiels. Comme l’affirmait Goethe : « Les choses qui importent le plus ne doivent jamais être à la merci de celles qui importent le moins. »</p>
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<p>Comme beaucoup de monde, je me réjouissais de suivre cet été le championnat d’Europe de football ou les Jeux Olympiques, il n’en sera rien… et franchement, je ne m’en porte pas plus mal, au contraire peut-être. Ce moment de confinement et cette mise en pause de bien des activités nous poussent à repenser l’important, à nous recentrer sur les valeurs, les choses et les gens qui comptent. Tant mieux si nous remettons à leur place, même forcés, tous ces héros sportifs, qui deviennent trop vite des dieux alternatifs qui nous détournent de l’essentiel. Comme le dit l’apôtre Jean, dans la Bible : « Gardez-vous des faux dieux, de tout ce qui peut occuper la place de Dieu dans votre cœur, de toutes sortes de choses qui se substitueraient à Dieu et qui pourraient prendre sa place dans votre vie » (1 Jean 5.21). Pour moi, qui suis croyant, Dieu occupe une place centrale, et grâce à ma foi, je ressens une sérénité même dans ces temps de crise. Chacun peut réfléchir à ce qui compte vraiment. Et j’ose penser que la santé, la joie du travail, la famille, des relations épanouies… sont plus importantes que de savoir qui aura le plus de médailles aux JO ou qui va gagner le Tour de France.</p>
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<p>Alors « du pain et des jeux » ? Non ! Du pain oui, c’est le symbole du vital (et au passage il n’est pas anodin que Jésus se soit présenté symboliquement comme le « pain de vie »)… Mais les jeux, eux restent accessoires ! Si un terme a été mis aux matchs de foot, le vrai match de la vie du moment qui, lui, continue et qu’on espère achever en gagnants, c’est celui du confinement et du désir de mettre fin à cette pandémie avec aussi peu de dégâts que possible. Alors, ce n’est pas : Que le meilleur gagne ! Mais bien : Que le plus grand nombre finisse vainqueurs ! Et plus vite ce match sera fini, mieux ce sera ! Les qualités pour le gagner sont la solidarité, le respect et l’espérance.</p>
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<p><b>Gabriel Monet</b></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Fri, 08 May 2020 11:19:00 +0000</pubDate>
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      <title>Le retour inespéré ! Pr Ph. Aurouze</title>
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      <description>Un retour inespéré
 
En cette période morose, voici une bonne, voire une excellente nouvelle ! Enfin !
Ce n’est pas tous les jours que nous pouvons nous réjouir d’une information positive. Et bien, permettez-moi dans cette chronique, de relever une brève passée quasiment inaperçue dans le contexte actuel. Je veux parler du retour inespéré du Figolu !
Il ne s’agit pas d’un personnage sorti de l’imaginaire provençal de Pagnol.
Mais cela aurait pu !
Il ne s’agit pas d’un nouveau médicament pour guérir je ne sais quel bobo.
Mais cela aurait pu !
Sans faire trop de publicité à la marque, il s’agit d’un biscuit fourré à la figue. Créé en 1961, il a disparu des rayons en 2015 pour être remplacé par un biscuit plus volumineux, plus pâteux. Les critiques pleuvent. Le goût et la texture diffèrent. Inadmissible pour un grand nombre de consommateurs, habitués à leur biscuit préféré.
 
Je dois vous avouer que le Figolu m’a très longuement accompagné lors de mes voyages en train. Peu onéreux, facile à transporter, petit en taille mais suffisamment consistant pour vous permettre, avec une petite bouteille d’eau, de tenir 5h de voyage. La farine de blé et la pâte de figues callent pour de longues heures les estomacs les plus affamés. Le sucre apporte l’énergie nécessaire. D’ailleurs, tous les kiosques ou les boutiques de journaux dans les gares proposaient ce paquet de 16 Figolus.
 
La disparition de ce biscuit en 2015 a donc généré la frustration de milliers de consommateurs. Au point que certains ont lancé une pétition pour le retour du Figolu[1]. Vous avez bien entendu : une pétition ! Mais, échec ! Pas assez de mobilisation. Une seconde pétition est lancée en 2019, soutenue cette fois-ci, par de nombreux titres de presse et un #rendeznouslesfigolus. Elle obtient plus de dix mille signataires. Et là, victoire ! En avril 2020, la société commercialisant le biscuit annonce la reprise de la production sur la base de l’ancienne et authentique recette. C’est le retour du Figolu.
Prenant beaucoup moins souvent le train qu’auparavant, je soulagerai donc mon estomac et veillerai sur mon poids en diminuant ma consommation.
Au-delà de l’anecdote, cocasse en ces temps de crise, cette information retient mon attention sur plusieurs points.
 
Le premier relève de l’acte citoyen ou, plus exactement, de l’acte du consommateur privé de son biscuit favori. Sa frustration le pousse à lancer une pétition. Je sais qu’en ce moment, chacun veut obtenir satisfaction sur tout et n’importe quoi en recherchant le nombre pour soutenir sa cause. Courriels, SMS, Tweet à relayer ; collecte de fonds pour tel ou tel projet ; pétitions multiples sur sites dédiés pour faire le buzz, pour faire émerger une situation voire, pour faire changer les choses à son avantage. Loin de moi l’idée de porter un jugement de valeur sur ces actions, même si certaines relèvent plus du gag voire de l’abus de faiblesse misant sur la crédulité de l’internaute. Dans tous les cas, une cause est mise en avant et certains se mobilisent pour obtenir satisfaction. D’où ma question : quelles sont mes batailles ? Pour quoi, en deux mots, suis-je prêt à m’impliquer, à m’engager, à mobiliser autour de moi ? Qu’est-ce qui m’anime ?
 
Le deuxième élément à relever est que la perte d’une bataille ne signifie pas automatiquement la perte de la guerre pour reprendre une citation du Général De Gaulle, dans un contexte bien différent. Ces pétitionnaires y ont cru. C’était faisable. Cette confiance dans l’avenir, la certitude de continuer les batailles au-delà des échecs par une persévérance à toute épreuve un homme l’a vécu : Abraham Lincoln. En effet, il ne connut pas moins de 2 faillites et 8 échecs électoraux. Entre autres. Pourtant il n’abandonna point et devint finalement le seizième président des Etats-Unis. Il permettra l’adoption le 18 décembre 1865 du 13ème amendement abolissant l’esclavage. Qu’en est-il de ma persévérance ? Vais-je jusqu’au bout pour ce que je crois juste ?
 
La troisième et dernière interpellation liée à cette pétition est presque le contrepied de la première. Il concerne la puissance des médias et principalement des médias numériques. Comme l’expriment Marc Dugain et Christophe Labbé dans leur excellent ouvrage L’homme nu, la dictature invisible du numérique[2] : « chaque minute, environ 300 000 tweets, 15 millions de SMS, 204 millions de mails sont envoyés à travers la planète et 2 millions de mots-clefs sont tapés sur le moteur de recherche Google […] Depuis 2010, l’humanité produit autant d’informations en deux jours qu’elle ne l’a fait depuis l’invention de l’écriture il y a cinq mille trois cents ans. » Finalement, tout s’échange, tout se partage, tout se cherche sur le web. Et dans ce flot, difficile de s’y retrouver. Qui dit vrai ? Comment émerger, comment sortir du lot face à la déferlante de l’information principale du moment ? Alors les fondamentalistes pointent et, avec leurs radicalismes, deviennent les valeurs sûres. Ils sont rappelés, implorés par nombres d’individus perdus. Comme pour les Figolus mais avec des conséquences bien plus fâcheuses ! Je n’irai pas plus loin mais je m’interpelle : en quoi, en qui vais-je placer ma confiance ?
 
L’apôtre Paul écrivait au premier siècle, dans sa deuxième lettre aux Corinthiens chapitre 3 verset 17, « là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. » Une clé pour ma vie se trouve dans cette belle phrase. Cultiver la présence de Dieu dans mon existence, dans la durée c’est-à-dire avec persévérance, produira la liberté, ma liberté. Ma bataille devient alors une lutte avec moi-même pour rester lucide et pour choisir avec raison la relation avec Dieu plutôt que l’égocentrisme voire le populisme. Une déconnexion numérique, une re-connexion spirituelle peut alors devenir nécessaire pour un rétablissement salutaire.
 
Permettez-moi encore de citer Marc Dugain et Christophe Labbé : « résister va devenir de plus en plus compliqué. Cela passera par l’acceptation d’une marginalisation. Une méfiance vis-à-vis du monde connecté. Une extraction du temps contracté. […] L’acte de résistance sera de remettre l’humain au centre du jeu. […] Sinon, nous vivrons tous irrémédiablement nus, avec ce faux sentiment d’émancipation que provoque la nudité. Les avantages proposés par les nouveaux maitres du monde sont trop attrayants et la perte de liberté trop diffuse pour que l’individu moderne souhaite s’y opposer, pour autant qu’il en ait les moyens. Il ne faut pas compter sur les big data pour nous rendre cette liberté. En revanche, nous pouvons leur faire confiance pour convaincre l’humanité qu’elle n’est pas essentielle. »[3]
 
Alors tant mieux pour mes Figolus. Ils seront à nouveau disponibles.
En revanche, je me réjouis bien plus d’un retour à cette relation transcendante avec Dieu me permettant de découvrir, de bénéficier et de profiter d’une vraie liberté. Et cette relation ne demande ni pétition, ni pression pour exister. Seulement mon désir, ma volonté et mon acceptation.
 
Philippe Aurouze 

[1] https://www.mesopinions.com/petition/social/retour-veritables-figolu-rayons/15895
[2] DUGAIN Marc et LABBÉ Christophe, L’homme nu, la dictature invisible du numérique, Paris, Robert Laffont et Plon, 2016, p. 22
[3] Op. Cit. p. 196, 197</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Un retour inespéré</b></p>
<p> </p>
<p>En cette période morose, voici une bonne, voire une excellente nouvelle ! Enfin !</p>
<p>Ce n’est pas tous les jours que nous pouvons nous réjouir d’une information positive. Et bien, permettez-moi dans cette chronique, de relever une brève passée quasiment inaperçue dans le contexte actuel. Je veux parler du retour inespéré du Figolu !</p>
<p>Il ne s’agit pas d’un personnage sorti de l’imaginaire provençal de Pagnol.</p>
<p>Mais cela aurait pu !</p>
<p>Il ne s’agit pas d’un nouveau médicament pour guérir je ne sais quel bobo.</p>
<p>Mais cela aurait pu !</p>
<p>Sans faire trop de publicité à la marque, il s’agit d’un biscuit fourré à la figue. Créé en 1961, il a disparu des rayons en 2015 pour être remplacé par un biscuit plus volumineux, plus pâteux. Les critiques pleuvent. Le goût et la texture diffèrent. Inadmissible pour un grand nombre de consommateurs, habitués à leur biscuit préféré.</p>
<p> </p>
<p>Je dois vous avouer que le Figolu m’a très longuement accompagné lors de mes voyages en train. Peu onéreux, facile à transporter, petit en taille mais suffisamment consistant pour vous permettre, avec une petite bouteille d’eau, de tenir 5h de voyage. La farine de blé et la pâte de figues callent pour de longues heures les estomacs les plus affamés. Le sucre apporte l’énergie nécessaire. D’ailleurs, tous les kiosques ou les boutiques de journaux dans les gares proposaient ce paquet de 16 Figolus.</p>
<p> </p>
<p>La disparition de ce biscuit en 2015 a donc généré la frustration de milliers de consommateurs. Au point que certains ont lancé une pétition pour le retour du Figolu<a href="#_ftn1"><span>[1]</span></a>. Vous avez bien entendu : une pétition ! Mais, échec ! Pas assez de mobilisation. Une seconde pétition est lancée en 2019, soutenue cette fois-ci, par de nombreux titres de presse et un #rendeznouslesfigolus. Elle obtient plus de dix mille signataires. Et là, victoire ! En avril 2020, la société commercialisant le biscuit annonce la reprise de la production sur la base de l’ancienne et authentique recette. C’est le retour du Figolu.</p>
<p>Prenant beaucoup moins souvent le train qu’auparavant, je soulagerai donc mon estomac et veillerai sur mon poids en diminuant ma consommation.</p>
<p>Au-delà de l’anecdote, cocasse en ces temps de crise, cette information retient mon attention sur plusieurs points.</p>
<p> </p>
<p>Le premier relève de l’acte citoyen ou, plus exactement, de l’acte du consommateur privé de son biscuit favori. Sa frustration le pousse à lancer une pétition. Je sais qu’en ce moment, chacun veut obtenir satisfaction sur tout et n’importe quoi en recherchant le nombre pour soutenir sa cause. Courriels, SMS, Tweet à relayer ; collecte de fonds pour tel ou tel projet ; pétitions multiples sur sites dédiés pour faire le buzz, pour faire émerger une situation voire, pour faire changer les choses à son avantage. Loin de moi l’idée de porter un jugement de valeur sur ces actions, même si certaines relèvent plus du gag voire de l’abus de faiblesse misant sur la crédulité de l’internaute. Dans tous les cas, une cause est mise en avant et certains se mobilisent pour obtenir satisfaction. D’où ma question : quelles sont mes batailles ? Pour quoi, en deux mots, suis-je prêt à m’impliquer, à m’engager, à mobiliser autour de moi ? Qu’est-ce qui m’anime ?</p>
<p> </p>
<p>Le deuxième élément à relever est que la perte d’une bataille ne signifie pas automatiquement la perte de la guerre pour reprendre une citation du Général De Gaulle, dans un contexte bien différent. Ces pétitionnaires y ont cru. C’était faisable. Cette confiance dans l’avenir, la certitude de continuer les batailles au-delà des échecs par une persévérance à toute épreuve un homme l’a vécu : Abraham Lincoln. En effet, il ne connut pas moins de 2 faillites et 8 échecs électoraux. Entre autres. Pourtant il n’abandonna point et devint finalement le seizième président des Etats-Unis. Il permettra l’adoption le 18 décembre 1865 du 13ème amendement abolissant l’esclavage. Qu’en est-il de ma persévérance ? Vais-je jusqu’au bout pour ce que je crois juste ?</p>
<p> </p>
<p>La troisième et dernière interpellation liée à cette pétition est presque le contrepied de la première. Il concerne la puissance des médias et principalement des médias numériques. Comme l’expriment Marc Dugain et Christophe Labbé dans leur excellent ouvrage L’homme nu, la dictature invisible du numérique<a href="#_ftn2"><span><b>[2]</b></span></a> : « chaque minute, environ 300 000 tweets, 15 millions de SMS, 204 millions de mails sont envoyés à travers la planète et 2 millions de mots-clefs sont tapés sur le moteur de recherche Google […] Depuis 2010, l’humanité produit autant d’informations en deux jours qu’elle ne l’a fait depuis l’invention de l’écriture il y a cinq mille trois cents ans. » Finalement, tout s’échange, tout se partage, tout se cherche sur le web. Et dans ce flot, difficile de s’y retrouver. Qui dit vrai ? Comment émerger, comment sortir du lot face à la déferlante de l’information principale du moment ? Alors les fondamentalistes pointent et, avec leurs radicalismes, deviennent les valeurs sûres. Ils sont rappelés, implorés par nombres d’individus perdus. Comme pour les Figolus mais avec des conséquences bien plus fâcheuses ! Je n’irai pas plus loin mais je m’interpelle : en quoi, en qui vais-je placer ma confiance ?</p>
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<p>L’apôtre Paul écrivait au premier siècle, dans sa deuxième lettre aux Corinthiens chapitre 3 verset 17, « là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. » Une clé pour ma vie se trouve dans cette belle phrase. Cultiver la présence de Dieu dans mon existence, dans la durée c’est-à-dire avec persévérance, produira la liberté, ma liberté. Ma bataille devient alors une lutte avec moi-même pour rester lucide et pour choisir avec raison la relation avec Dieu plutôt que l’égocentrisme voire le populisme. Une déconnexion numérique, une re-connexion spirituelle peut alors devenir nécessaire pour un rétablissement salutaire.</p>
<p> </p>
<p>Permettez-moi encore de citer Marc Dugain et Christophe Labbé : « résister va devenir de plus en plus compliqué. Cela passera par l’acceptation d’une marginalisation. Une méfiance vis-à-vis du monde connecté. Une extraction du temps contracté. […] L’acte de résistance sera de remettre l’humain au centre du jeu. […] Sinon, nous vivrons tous irrémédiablement nus, avec ce faux sentiment d’émancipation que provoque la nudité. Les avantages proposés par les nouveaux maitres du monde sont trop attrayants et la perte de liberté trop diffuse pour que l’individu moderne souhaite s’y opposer, pour autant qu’il en ait les moyens. Il ne faut pas compter sur les big data pour nous rendre cette liberté. En revanche, nous pouvons leur faire confiance pour convaincre l’humanité qu’elle n’est pas essentielle. »<a href="#_ftn3"><span>[3]</span></a></p>
<p> </p>
<p>Alors tant mieux pour mes Figolus. Ils seront à nouveau disponibles.</p>
<p>En revanche, je me réjouis bien plus d’un retour à cette relation transcendante avec Dieu me permettant de découvrir, de bénéficier et de profiter d’une vraie liberté. Et cette relation ne demande ni pétition, ni pression pour exister. Seulement mon désir, ma volonté et mon acceptation.</p>
<p><b> </b></p>
<p><b>Philippe Aurouze </b></p>

<p><a href="#_ftnref1"><span>[1]</span></a> https://www.mesopinions.com/petition/social/retour-veritables-figolu-rayons/15895</p>
<p><a href="#_ftnref2"><span>[2]</span></a> DUGAIN Marc et LABBÉ Christophe, L’homme nu, la dictature invisible du numérique, Paris, Robert Laffont et Plon, 2016, p. 22</p>
<p><a href="#_ftnref3"><span>[3]</span></a> Op. Cit. p. 196, 197</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Thu, 30 Apr 2020 09:04:00 +0000</pubDate>
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      <title>Observer la nature - Pr S. Dinsenmeyer</title>
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      <description>Reflets d’actualité : Observer la nature
Une approche chrétienne de l’actualité de la semaine…
 
Observer la nature
 
Bonjour. Cette chronique s’appelle « Reflets d’actualité » et en toute logique, je vais vous parler d’actualité. Toutefois, depuis plus d’un mois, il n’y qu’une seule activité le COVID-19. C’est tout du moins l’impression que l’on a.
 
Alors, j’ai cherché à pouvoir parler d’autre chose, pour porter nos regards sur autre chose. Bien sûr, je considère que cette situation est importante, qu’elle nous préoccupe, nous inquiète, nous questionne… aujourd’hui et pour le futur.
J’aimerai donc vous partager une partie de mon actualité, qui peut-être pour certains d’entre vous fait aussi partie de votre actualité.
 
J’ai la chance d’habiter une maison avec un jardin. Et comme, vous l’avez certainement remarqué : c’est le printemps. Nous avons eu de très belles journées ensoleillées, quelques gouttes de pluie ces derniers jours… Avec ces beaux jours qui reviennent, on en profite pour être plus dehors… tout en étant confiné.
                               
J’ai pu fabriquer un bac à compost, préparer le jardin avec des plantations de graines : haricots, courgettes, radis, courges, tomates, fraisiers, plantes aromatiques, salades… j’ai pu planter quelques fleurs dont des géraniums…
Ce qui est chouette, c’est que ça change les idées quand l’actualité ne parle que d’une seule chose. Ça permet de faire un peu d’activités. Et j’espère que l’on pourra se régaler dans quelques temps.
Faire le jardin n’est plus seulement le privilège de ceux qui ont du terrain autour de leur maison… il y a de nouvelles manières de jardiner : avec des jardins partagés où des collectivités mettent à disposition un espace pour cultiver, des systèmes de bacs pour les balcons pour produire quelques légumes…
 
Dans notre jardin, il y aussi un cerisier. Nous avons eu le temps de l’observer avec le confinement. Tout d’abord nu à la sortie de l’hiver, puis avec des belles fleurs blanches. Ensuite, ces fleurs blanches sont tombées comme des flocons de neige… puis des feuilles vertes ont poussées et maintenant on voit apparaitre des petits fruits verts… ce qui nous laisse imaginer des belles cerises dans quelques semaines…
 
Dans ce cerisier, nous avons installé une cabane à oiseaux fabriquée par ma fille. Quand on fait cela, on espère toujours que des oiseaux viennent y faire leur nid. Alors, on a commencé à observer quels étaient les oiseaux qui venaient dans le cerisier… nous avons bien repéré des mésanges. Et un jour, nous avons vu qu’une mésange entrait dans la maison à oiseaux…
Mon épouse a même cherché à pouvoir prendre en photo cette mésange entrant ou sortant de la cabane. Nous avons alors découvert qu’un nid avait était fabriqué… avec 8 œufs à l’intérieur… depuis quelques jours, quand on s’approche silencieusement du cerisier, on peut même entendre de petits cris d’oiseaux…
 
L’objectif de cette chronique n’est pas de vous raconter la vie de ma famille dans son jardin. Mais je trouve qu’en prenant le temps d’observer la nature, on peut y apprendre beaucoup de choses. D’ailleurs, on met actuellement en avant qu’avec cette période de confinement dans de nombreux endroits la nature est en train de reprendre ses droits.
 
Tout cela me fait penser plusieurs textes dans la Bible où les différents auteurs s’inspirent de la nature. Dans le Psaume celui qui suit les préceptes de Dieu est comparé à un bel arbre planté près d’un cours d’eau par exemple. Jésus aimait raconter des histoires en lien avec la nature. On trouve de nombreuses paraboles dans lesquelles Jésus parle de graines plantés, soit dans différents terrains, soit avec des mauvaises herbes… En fait, il y a beaucoup à apprendre de la nature.
 
Je pense en particulier, et pour faire malgré tout le lien avec l’actualité, au texte de Matthieu 6 verset 26 « Regardez les oiseaux. Ils ne sèment pas, ils ne moissonnent pas. Ils ne mettent pas  de récoltes dans les greniers. Et votre Père qui est dans les cieux les nourrit ! Vous valez plus que les oiseaux ! » et versets 28 et 29 « Observez les fleurs des champs, regardez comment elles poussent. Elles ne filent pas et elles ne tissent pas. Pourtant, je vous le dis ! même Salomon, avec toute sa richesse, n’a jamais eu de vêtements aussi beaux qu’une seule de ces fleurs ».
 
Ces paroles sont là dans un discours sur l’inquiétude et sur ce qui est important et nous préoccupe dans nos vies. Ce n’est pas une invitation à l’oisiveté en pensant que tout viendra de Dieu car il prend soin de nous. C’est plutôt une invitation à regarder et observer la nature pour y apprendre des leçons de vie… mais aussi à porter notre attention ailleurs… avoir un autre regard sur l’actualité… dans une confiance en quelqu’un qui nous veut du bien et pour qui nous sommes précieux.
 
 
Samuel DINSENMEYER</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Reflets d’actualité : Observer la nature</b></p>
<p>Une approche chrétienne de l’actualité de la semaine…</p>
<p> </p>
<p><b>Observer la nature</b></p>
<p> </p>
<p>Bonjour. Cette chronique s’appelle « Reflets d’actualité » et en toute logique, je vais vous parler d’actualité. Toutefois, depuis plus d’un mois, il n’y qu’une seule activité le COVID-19. C’est tout du moins l’impression que l’on a.</p>
<p> </p>
<p>Alors, j’ai cherché à pouvoir parler d’autre chose, pour porter nos regards sur autre chose. Bien sûr, je considère que cette situation est importante, qu’elle nous préoccupe, nous inquiète, nous questionne… aujourd’hui et pour le futur.</p>
<p>J’aimerai donc vous partager une partie de mon actualité, qui peut-être pour certains d’entre vous fait aussi partie de votre actualité.</p>
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<p>J’ai la chance d’habiter une maison avec un jardin. Et comme, vous l’avez certainement remarqué : c’est le printemps. Nous avons eu de très belles journées ensoleillées, quelques gouttes de pluie ces derniers jours… Avec ces beaux jours qui reviennent, on en profite pour être plus dehors… tout en étant confiné.</p>
<p>                               </p>
<p>J’ai pu fabriquer un bac à compost, préparer le jardin avec des plantations de graines : haricots, courgettes, radis, courges, tomates, fraisiers, plantes aromatiques, salades… j’ai pu planter quelques fleurs dont des géraniums…</p>
<p>Ce qui est chouette, c’est que ça change les idées quand l’actualité ne parle que d’une seule chose. Ça permet de faire un peu d’activités. Et j’espère que l’on pourra se régaler dans quelques temps.</p>
<p>Faire le jardin n’est plus seulement le privilège de ceux qui ont du terrain autour de leur maison… il y a de nouvelles manières de jardiner : avec des jardins partagés où des collectivités mettent à disposition un espace pour cultiver, des systèmes de bacs pour les balcons pour produire quelques légumes…</p>
<p> </p>
<p>Dans notre jardin, il y aussi un cerisier. Nous avons eu le temps de l’observer avec le confinement. Tout d’abord nu à la sortie de l’hiver, puis avec des belles fleurs blanches. Ensuite, ces fleurs blanches sont tombées comme des flocons de neige… puis des feuilles vertes ont poussées et maintenant on voit apparaitre des petits fruits verts… ce qui nous laisse imaginer des belles cerises dans quelques semaines…</p>
<p> </p>
<p>Dans ce cerisier, nous avons installé une cabane à oiseaux fabriquée par ma fille. Quand on fait cela, on espère toujours que des oiseaux viennent y faire leur nid. Alors, on a commencé à observer quels étaient les oiseaux qui venaient dans le cerisier… nous avons bien repéré des mésanges. Et un jour, nous avons vu qu’une mésange entrait dans la maison à oiseaux…</p>
<p>Mon épouse a même cherché à pouvoir prendre en photo cette mésange entrant ou sortant de la cabane. Nous avons alors découvert qu’un nid avait était fabriqué… avec 8 œufs à l’intérieur… depuis quelques jours, quand on s’approche silencieusement du cerisier, on peut même entendre de petits cris d’oiseaux…</p>
<p> </p>
<p>L’objectif de cette chronique n’est pas de vous raconter la vie de ma famille dans son jardin. Mais je trouve qu’en prenant le temps d’observer la nature, on peut y apprendre beaucoup de choses. D’ailleurs, on met actuellement en avant qu’avec cette période de confinement dans de nombreux endroits la nature est en train de reprendre ses droits.</p>
<p> </p>
<p>Tout cela me fait penser plusieurs textes dans la Bible où les différents auteurs s’inspirent de la nature. Dans le Psaume celui qui suit les préceptes de Dieu est comparé à un bel arbre planté près d’un cours d’eau par exemple. Jésus aimait raconter des histoires en lien avec la nature. On trouve de nombreuses paraboles dans lesquelles Jésus parle de graines plantés, soit dans différents terrains, soit avec des mauvaises herbes… En fait, il y a beaucoup à apprendre de la nature.</p>
<p> </p>
<p>Je pense en particulier, et pour faire malgré tout le lien avec l’actualité, au texte de Matthieu 6 verset 26 « Regardez les oiseaux. Ils ne sèment pas, ils ne moissonnent pas. Ils ne mettent pas  de récoltes dans les greniers. Et votre Père qui est dans les cieux les nourrit ! Vous valez plus que les oiseaux ! » et versets 28 et 29 « Observez les fleurs des champs, regardez comment elles poussent. Elles ne filent pas et elles ne tissent pas. Pourtant, je vous le dis ! même Salomon, avec toute sa richesse, n’a jamais eu de vêtements aussi beaux qu’une seule de ces fleurs ».</p>
<p> </p>
<p>Ces paroles sont là dans un discours sur l’inquiétude et sur ce qui est important et nous préoccupe dans nos vies. Ce n’est pas une invitation à l’oisiveté en pensant que tout viendra de Dieu car il prend soin de nous. C’est plutôt une invitation à regarder et observer la nature pour y apprendre des leçons de vie… mais aussi à porter notre attention ailleurs… avoir un autre regard sur l’actualité… dans une confiance en quelqu’un qui nous veut du bien et pour qui nous sommes précieux.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><b>Samuel DINSENMEYER</b></p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Tue, 21 Apr 2020 17:57:00 +0000</pubDate>
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      <title>Le survivalisme - Pr J. Camille</title>
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      <description>Reflets d’actualité :
 
Une approche chrétienne de l’actualité de la semaine…
 
Chronique hebdomadaire produite par la Coordination des radios locales de France avec le concours des professeurs de la Faculté adventiste de théologie, de pasteurs et de chroniqueurs bibliques.
 
Jethro CAMILLE : édito enregistré le mardi 14 avril – semaine 2020-16
 
 
Survivalisme : épurer l’imaginaire
 
Alors que l’industrie des smartphones travaille dur à nous faire croire que l’on ne peut pas vivre sans changer de téléphone tous les ans,
Alors que celle des sites de rencontres nous promet des partenaires idéaux une sexualité épanouie et libérée de toute contrainte tout cela grâce à une « app »
Alors l’industrie AgroChimique a déjà pris un pouvoir colossal une immense partie de l’agriculture mondiale et donc sur notre souveraineté alimentaire
Alors qu’une crise économique liée au COVID19 se profile, notre économie dépendant de la croissance et de la consommation
 
Un nombre croissant de canadiens s’entrainent à se dépouiller de tout, et à survivre en conditions extrêmes. On les appelle les survivalistes et ils seraient déjà près de 10000.
Dans un article du monde daté du 10 avril
Mathieu Hébert, survivaliste, relate qu’il a surtout acquis toutes les compétences pour survivre « des années ». Il sait faire du feu avec un bout de bois, tailler des silex pour les transformer en pointes de flèche, repérer les traces des animaux ­sauvages afin de comprendre ce qu’ils fuient ou vers quel point d’eau ils se dirigent, fabriquer ses propres vêtements ou encore prodiguer des soins d’urgence. Si la situation devait s’aggraver, son plan est prêt : il partira en forêt, « mon terrain de jeu », dit-il
 
 
Souvent raillés, traités d’oiseaux de mauvais augure, de paranoïaques, de doux rêveurs, Ils me semblent pour ma part avoir pas mal de qualités dont une retient mon attention : la capacité à changer de paradigme et à se projeter dans un monde complètement différent.
Un monde dans lequel les ressources, les activités, les loisirs, les relations humaines sont cadrées par des impératifs radicalement autres :
Pas question de se demander quand le dernière série aura sa nouvelle saison sur Netflix
Pas question d’aller chercher un tube de dentifrice ou un tube de Doliprane, il faut faire autrement.
La modernité n’est pas rejetée et ses objets sont utilisés mais l’emprise de la société de consommation sur nos imaginaires est battue en brèche.
Plus d’achat en un-click sur Amazon, d’objets recommandés que vous n’avez même plus besoin de chercher dans le magasin virtuel.
Il faut bricoler, revenir à un bon sens de base, être créatif, imaginatif.
il faut aller chercher les ressources, ne pas les épuiser trop vite, les améliorer
Échanger des trucs et astuces avec les camarades du groupe, oui, parce qu’il faut aussi un groupe soudé et collaboratif pour survivre dans la forêt canadienne en hiver.
 
La reconquête de notre imaginaire est un enjeu vital :
 
J’écoutais hier soir le président de la république parler de l’épidémie de COVID19 et il n’attend de la science que deux choses, comme la plupart des humains actuellement :
Un remède ou un vaccin. Pas un mot sur le repos, sur l’impact de saines relations sur la santé, sur la manière de renforcer naturellement le système immunitaire qui est pourtant notre tout premier laboratoire scientifique. Pas un mot sur l’alimentation, le tabac, l’alcool, le sport.
Non, l’industrie pharmaceutique a réussi comme bien d’autres à prendre la maitrise de notre imaginaire à tel point que tout ce que nous attendons est un vaccin, ou un médicament.
Pas de remise en question de nos styles de vie, pas de recherches et d’exposé sur une santé holistique, globale. Non, juste la pilule magique qui va régler tous les problèmes.
Vous mangez trop ? Pas de problèmes, voilà notre pilule qui fait fondre la graisse
Vous ne dormez pas, vous avez des troubles mentaux, ou la peau trop sèche ?  Pareil.
 
Ce que j’aime chez les survivalistes, c’est qu’ils se placent dans une situation d’inconfort telle qu’il faut s’adapter en permanence à la réalité, pour survivre.
Pas de réponses toute faites dans les bois, pas de pilule magique qui va tout régler. Il vaut sans cesse inventer et se réinventer, quitte à revoir en profondeur ses fondamentaux.
 
Souhaitons que cette crise du Covid amène au moins à une envie de se réapproprier nos vies nos modes de consommations, notre rapport aux choses, et surtout, surtout notre imaginaire, car c’est de là que tout procède.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<p><b>Reflets d’actualité :</b></p>
<p> </p>
<p>Une approche chrétienne de l’actualité de la semaine…</p>
<p> </p>
<p><b>Chronique hebdomadaire produite par la Coordination des radios locales de France avec le concours des professeurs de la Faculté adventiste de théologie, de pasteurs et de chroniqueurs bibliques.</b></p>
<p> </p>
<p><b>Jethro CAMILLE : édito enregistré le mardi 14 avril – semaine 2020-16</b></p>
<p> </p>
<p> </p>
<p><b>Survivalisme : épurer l’imaginaire</b></p>
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<p>Alors que l’industrie des smartphones travaille dur à nous faire croire que l’on ne peut pas vivre sans changer de téléphone tous les ans,</p>
<p>Alors que celle des sites de rencontres nous promet des partenaires idéaux une sexualité épanouie et libérée de toute contrainte tout cela grâce à une « app »</p>
<p>Alors l’industrie AgroChimique a déjà pris un pouvoir colossal une immense partie de l’agriculture mondiale et donc sur notre souveraineté alimentaire</p>
<p>Alors qu’une crise économique liée au COVID19 se profile, notre économie dépendant de la croissance et de la consommation</p>
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<p>Un nombre croissant de canadiens s’entrainent à se dépouiller de tout, et à survivre en conditions extrêmes. On les appelle les survivalistes et ils seraient déjà près de 10000.</p>
<p>Dans un article du monde daté du 10 avril</p>
<p>Mathieu Hébert, survivaliste, relate qu’il a surtout acquis toutes les compétences pour survivre « des années ». Il sait faire du feu avec un bout de bois, tailler des silex pour les transformer en pointes de flèche, repérer les traces des animaux ­sauvages afin de comprendre ce qu’ils fuient ou vers quel point d’eau ils se dirigent, fabriquer ses propres vêtements ou encore prodiguer des soins d’urgence. Si la situation devait s’aggraver, son plan est prêt : il partira en forêt, « mon terrain de jeu », dit-il</p>
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<p>Souvent raillés, traités d’oiseaux de mauvais augure, de paranoïaques, de doux rêveurs, Ils me semblent pour ma part avoir pas mal de qualités dont une retient mon attention : la capacité à changer de paradigme et à se projeter dans un monde complètement différent.</p>
<p>Un monde dans lequel les ressources, les activités, les loisirs, les relations humaines sont cadrées par des impératifs radicalement autres :</p>
<p>Pas question de se demander quand le dernière série aura sa nouvelle saison sur Netflix</p>
<p>Pas question d’aller chercher un tube de dentifrice ou un tube de Doliprane, il faut faire autrement.</p>
<p>La modernité n’est pas rejetée et ses objets sont utilisés mais l’emprise de la société de consommation sur nos imaginaires est battue en brèche.</p>
<p>Plus d’achat en un-click sur Amazon, d’objets recommandés que vous n’avez même plus besoin de chercher dans le magasin virtuel.</p>
<p>Il faut bricoler, revenir à un bon sens de base, être créatif, imaginatif.</p>
<p>il faut aller chercher les ressources, ne pas les épuiser trop vite, les améliorer</p>
<p>Échanger des trucs et astuces avec les camarades du groupe, oui, parce qu’il faut aussi un groupe soudé et collaboratif pour survivre dans la forêt canadienne en hiver.</p>
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<p>La reconquête de notre imaginaire est un enjeu vital :</p>
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<p>J’écoutais hier soir le président de la république parler de l’épidémie de COVID19 et il n’attend de la science que deux choses, comme la plupart des humains actuellement :</p>
<p>Un remède ou un vaccin. Pas un mot sur le repos, sur l’impact de saines relations sur la santé, sur la manière de renforcer naturellement le système immunitaire qui est pourtant notre tout premier laboratoire scientifique. Pas un mot sur l’alimentation, le tabac, l’alcool, le sport.</p>
<p>Non, l’industrie pharmaceutique a réussi comme bien d’autres à prendre la maitrise de notre imaginaire à tel point que tout ce que nous attendons est un vaccin, ou un médicament.</p>
<p>Pas de remise en question de nos styles de vie, pas de recherches et d’exposé sur une santé holistique, globale. Non, juste la pilule magique qui va régler tous les problèmes.</p>
<p>Vous mangez trop ? Pas de problèmes, voilà notre pilule qui fait fondre la graisse</p>
<p>Vous ne dormez pas, vous avez des troubles mentaux, ou la peau trop sèche ?  Pareil.</p>
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<p>Ce que j’aime chez les survivalistes, c’est qu’ils se placent dans une situation d’inconfort telle qu’il faut s’adapter en permanence à la réalité, pour survivre.</p>
<p>Pas de réponses toute faites dans les bois, pas de pilule magique qui va tout régler. Il vaut sans cesse inventer et se réinventer, quitte à revoir en profondeur ses fondamentaux.</p>
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<p>Souhaitons que cette crise du Covid amène au moins à une envie de se réapproprier nos vies nos modes de consommations, notre rapport aux choses, et surtout, surtout notre imaginaire, car c’est de là que tout procède.</p>]]></content:encoded>
      <pubDate>Mon, 20 Apr 2020 14:42:00 +0000</pubDate>
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